{"id":1078,"date":"2011-09-01T00:01:31","date_gmt":"2011-09-01T04:01:31","guid":{"rendered":"https:\/\/legionmagfren.wpengine.com\/?p=1078"},"modified":"2011-09-06T11:37:31","modified_gmt":"2011-09-06T15:37:31","slug":"de-jeunes-ecrivains-et-artistes-s-inspirent-d-histoires-familiales","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/2011\/09\/de-jeunes-ecrivains-et-artistes-s-inspirent-d-histoires-familiales\/","title":{"rendered":"De jeunes \u00e9crivains et artistes s\u2019inspirent d\u2019histoires familiales"},"content":{"rendered":"<p><strong>L\u2019affiche en noir et blanc qui a d\u00e9croch\u00e9 le premier prix aux concours litt\u00e9raires et d\u2019affiches de la L\u00e9gion royale canadienne de 2011 comporte en gros plan l\u2019\u0153il larmoyant d\u2019une personne \u00e2g\u00e9e. Dans cet \u0153il est profil\u00e9 un soldat en tenue de combat sur un fond d\u2019explosion. \u00c0 cette image s\u2019ajoute un po\u00e8me : \u00ab Au champ de bataille autrefois pi\u00e9tin\u00e9 coulent ces larmes comm\u00e9moratives que nous devrions tous verser. \u00bb <\/strong><\/p>\n<p>Son cr\u00e9ateur, Tim MacDonald de Malagash (N.-\u00c9.), \u00e9l\u00e8ve de 12e ann\u00e9e \u00e2g\u00e9 de 18 ans dont l\u2019\u0153uvre est pass\u00e9e par la filiale Pugwash, dit qu\u2019il a \u00ab d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment omis d\u2019indiquer une guerre ou un conflit en particulier \u00bb. Le sacrifice et le service, tout comme le chagrin, n\u2019appartiennent pas qu\u2019\u00e0 une seule guerre ni \u00e0 une seule g\u00e9n\u00e9ration. Mais, ajoute-t-il, \u00ab on pourrait dire que, d\u2019une g\u00e9n\u00e9ration \u00e0 l\u2019autre, les souvenirs s\u2019estompent; soit les histoires ne sont pas racont\u00e9es, soit personne n\u2019\u00e9coute \u00bb.<\/p>\n<p>Plusieurs des gagnants des concours de 2011, dans le cadre desquels plus de 100 000 \u0153uvres ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9es, ont racont\u00e9 des histoires personnelles sur le service et le sacrifice d\u2019un membre de leur propre famille, et d\u2019autres ont rendu hommage \u00e0 ceux qui ont pay\u00e9, et ceux qui paient encore, le prix de notre libert\u00e9 \u00e0 tous.<\/p>\n<p>MacDonald dit que \u00ab les jeunes d\u2019aujourd\u2019hui [captiv\u00e9s par la t\u00e9l\u00e9vision, les ordinateurs et les messages textes] n\u2019\u00e9coutent plus autant qu\u2019avant les ain\u00e9s qui ont \u00e9t\u00e9 les t\u00e9moins de tout cela, qui l\u2019ont v\u00e9cu. J\u2019essaie d\u2019encourager les gens \u00e0 y r\u00e9fl\u00e9chir, et au moins \u00e0 verser une larme avec ceux qui l\u2019ont endur\u00e9 ou en l\u2019honneur de ces derniers. \u00bb<\/p>\n<p>Deux grands-oncles de MacDonald ont fait l\u2019ultime sacrifice \u00e0 un jeune \u00e2ge : les fr\u00e8res Beldon et Burton Treen. Beldon, sergent suppl\u00e9ant des First Canadian Mounted Rifles du Saskatchewan Regiment, tu\u00e9 \u00e0 la bataille de la cr\u00eate de Vimy, le 9 avril 1917, \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 28 ans, git au cimeti\u00e8re canadien no 2 de Neuville-Saint-Vasst, en France. Quatre mois plus tard, lors des f\u00e9roces combats qui eurent lieu \u00e0 la colline 70, pr\u00e8s de Lens, Burton fut aveugl\u00e9 et bless\u00e9 par une bombe \u00e0 gaz moutarde. Rapatri\u00e9 en Nouvelle-\u00c9cosse, il mourut des s\u00e9quelles du gaz deux ans plus tard, \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 21 ans et fut enseveli au cimeti\u00e8re de Malagash.<\/p>\n<p>Laura Howells, \u00e9l\u00e8ve \u00e2g\u00e9e de 16 ans, en 11e ann\u00e9e au St. Bonaventure\u2019s College de St. John\u2019s (T.-N.), qui a obtenu la premi\u00e8re place de la cat\u00e9gorie po\u00e9sie s\u00e9niore, a aussi tir\u00e9 parti des exp\u00e9riences d\u2019un membre de sa famille : son grand-p\u00e8re, David Stinson, v\u00e9t\u00e9ran du Vietnam. La filiale Pleasantville de St. John\u2019s avait soumis son \u0153uvre.<\/p>\n<p>Le meilleur ami de Stinson est mort le jour o\u00f9 naissait la m\u00e8re de Laura. \u00ab Il ne parle jamais de ses exp\u00e9riences militaires, dit Howells. Il ne r\u00e9v\u00e8le que ceci : [\u2026] son meilleur ami, atteint d\u2019une balle au visage, lui saignait dessus. Il refuse d\u2019en dire plus. \u00bb Quoi qu\u2019il en soit, Howells interpr\u00e8te les sentiments profonds dans son po\u00e8me sur \u00ab l\u2019hommage singulier \u00e0 son pass\u00e9 sombre et tabou \u00bb, dans une salle o\u00f9 \u00ab entour\u00e9 de m\u00e9dailles et de fiert\u00e9, le pr\u00e9cieux drapeau est en berne \u00bb.<\/p>\n<p>Elle a \u00e9t\u00e9 heureusement surprise d\u2019entendre un ami de son grand-p\u00e8re, un autre ancien combattant, lui dire qu\u2019il a aussi trouv\u00e9 son po\u00e8me prenant. \u00ab J\u2019ai \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s touch\u00e9e que ce po\u00e8me puisse avoir de la signification pour d\u2019autres anciens combattants, qu\u2019il puisse les \u00e9mouvoir. \u00bb<\/p>\n<p>Ses propres id\u00e9es sur l\u2019importance du souvenir ont \u00e9t\u00e9 fa\u00e7onn\u00e9es par l\u2019exp\u00e9rience de son grand-p\u00e8re. \u00ab Peu importe si vous croyez \u00e0 la guerre ou pas, ou si vous \u00eates pour ou contre ce pour quoi les gens se battent, dit-elle. Le simple fait que des gens risquent leur vie et font de tels sacrifices de fa\u00e7on d\u00e9sint\u00e9ress\u00e9e [\u2026]. Si on l\u2019oublie, on oublie une tr\u00e8s grande partie de notre histoire et de notre culture. Toutes ces vies [\u2026], c\u2019est vraiment inacceptable. \u00bb<\/p>\n<p>Une \u00e9l\u00e8ve de 12e ann\u00e9e de St. Brieux (Sask.), Katelyn Major, gagnante du concours de composition s\u00e9nior \u00e2g\u00e9e de 17 ans, dont l\u2019\u0153uvre a \u00e9t\u00e9 inscrite \u00e0 la filiale Pathlow, \u00e9crit \u00e0 propos de son grand-p\u00e8re qui a servi en tant qu\u2019ing\u00e9nieur. \u00ab Et comme c\u2019est le cas pour beaucoup de soldats qui y ont surv\u00e9cu, il a \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9 par la guerre. \u00bb Bien qu\u2019on lui ait parl\u00e9 des \u00e9preuves et de la tristesse qu\u2019il a endur\u00e9es, elle n\u2019a \u00ab pas vu les \u00e9preuves dans ses yeux. [Elle a] vu la fiert\u00e9 et elle pouvait entendre l\u2019honneur \u00bb dans le cliquetis de ses m\u00e9dailles lorsqu\u2019il participait aux services du jour du Souvenir.<\/p>\n<p>Plusieurs autres jeunes artistes et \u00e9crivains ont \u00e9t\u00e9 inspir\u00e9s par leur grand-p\u00e8re.<\/p>\n<p>Les gagnants de la premi\u00e8re et de la deuxi\u00e8me place en composition interm\u00e9diaire ont \u00e9crit \u00e0 propos de leur grand-p\u00e8re. La premi\u00e8re, Katrina Laing d\u2019Unity (Sask.), \u00e9crit : \u00ab Je ne pourrai jamais vraiment savoir ce que tu as endur\u00e9, grand-papa, mais je te serai toujours reconnaissante. \u00bb Il a \u00e9t\u00e9 bless\u00e9 et a perdu un bon ami en d\u00e9barquant \u00e0 la plage Juno. La lettre que Jayna Butler a \u00e9crite \u00e0 son arri\u00e8re-grand-p\u00e8re lui a valu la deuxi\u00e8me place au concours interm\u00e9diaire de composition. L\u2019\u00e9l\u00e8ve de Gilbert Plains (Man.) l\u2019a remerci\u00e9 de ses histoires militaires \u00ab qui \u00e9taient peu nombreuses, mais qui [l\u2019ont] aid\u00e9e \u00e0 comprendre [ses] exp\u00e9riences et comment \u00e9tait la guerre. Elle [sait qu\u2019il aurait] voulu que les gens apprennent les le\u00e7ons des deux premi\u00e8res guerres mondiales afin que [\u2026] les soldats canadiens ne soient pas oblig\u00e9s d\u2019aller se battre en Afghanistan. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Ma famille m\u2019a dress\u00e9 le portrait d\u2019un homme qui est all\u00e9 \u00e0 une guerre qu\u2019il n\u2019a jamais comprise \u00bb, \u00e9crivait C\u00e9line Dubeau de Penetanguishene (Ont.) \u00e0 propos de son grand-p\u00e8re, Marcel DeVillers, qui fut sous les drapeaux \u00e0 partir de 1942. Il disait qu\u2019au menu quotidien, il y avait \u00ab de l\u2019agneau, du b\u00e9lier ou du mouton \u00bb et que les soldats, ne le prisant gu\u00e8re, le donnaient aux enfants affam\u00e9s qui \u00ab avaient si faim qu\u2019ils mangeaient sans m\u00e2cher ni respirer \u00bb. Les histoires de guerre de son grand-p\u00e8re concernent surtout les enfants, \u00ab jamais les batailles \u00bb. Bien qu\u2019il ait combattu en Italie, en Hollande et en Allemagne, DeVillers ne parlait pas de ses exp\u00e9riences dangereuses. La famille se pose donc toujours des questions \u00e0 propos de l\u2019histoire racont\u00e9e par un ancien combattant comme quoi il est le seul de son r\u00e9giment qui aurait surv\u00e9cu \u00e0 une certaine bataille. \u00ab L\u2019histoire ne sera jamais prouv\u00e9e puisque Marcel n\u2019en a jamais touch\u00e9 mot et, \u00e9tant donn\u00e9 qu\u2019il est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 en 1990, il n\u2019y a pas moyen d\u2019aller au fond des choses \u00bb, \u00e9crivait-elle dans la copie pour laquelle elle a obtenu la deuxi\u00e8me place du concours de composition s\u00e9nior.<\/p>\n<p>\u00ab Je n\u2019ai jamais eu d\u2019exp\u00e9rience guerri\u00e8re \u00bb, dit Atalanta Shi de Burnaby (C.-B.), laur\u00e9ate de 15 ans qui a obtenu le premier prix du concours d\u2019affiches couleurs s\u00e9nior, \u00ab toutefois, les guerres nous ont tous affect\u00e9s, que nous y ayons pris part ou pas. C\u2019est gr\u00e2ce aux braves soldats qui ont offert leur vie pour nous que nous pouvons vivre en paix au Canada aujourd\u2019hui, et je pense que, des fois, c\u2019est facile de tenir \u00e7a pour acquis. \u00bb Au centre de son affiche intitul\u00e9e Remember the Sacrifice, une femme et son enfant marchent main dans la main avec le mari et p\u00e8re repr\u00e9sent\u00e9 par un personnage au corps compos\u00e9 de coquelicots. En haut de la peinture se trouvent les yeux d\u2019un vieil ancien combattant et, en bas, deux personnes qui se serrent la main \u00ab comme pour dire que nous faisons tous partie de cela et que nous sommes tous \u00e0 l\u2019unisson \u00bb, dit Shi.<\/p>\n<p>La talentueuse Shi s\u2019inscrivait pour la quatri\u00e8me fois au concours. En 2010, elle s\u2019est class\u00e9e deuxi\u00e8me de sa province dans la cat\u00e9gorie interm\u00e9diaire des affiches en couleurs, un des six prix qu\u2019elle a obtenus pendant l\u2019ann\u00e9e, dont la premi\u00e8re place dans sa cat\u00e9gorie aux Peace Pals International Art Awards and Exhibition et \u00e0 la comp\u00e9tition Canadian Naval Centennial pour les enfants. Shi, qui est en 11e ann\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9cole secondaire Burnaby North, a l\u2019intention de faire carri\u00e8re dans les arts.<\/p>\n<p>Le th\u00e8me de l\u2019affiche couleurs interm\u00e9diaire pour laquelle Mu Qing Kuang de Surrey (C.-B,) a remport\u00e9 le premier prix est le sacrifice d\u00e9sint\u00e9ress\u00e9. L\u2019\u0153uvre de l\u2019\u00e9l\u00e8ve de l\u2019\u00e9cole se\u00adcondaire Elgin Park comprend un soldat portant un coll\u00e8gue, du sang d\u00e9goulinant au bout de ses doigts. Les gouttes rouges se transforment en coquelicots, ce qui correspond bien aux mots de l\u2019affiche : \u00ab Du sang aux souvenirs, Nous nous sou\u00adviendrons d\u2019eux\u2026 \u00bb.<\/p>\n<p>Lin Han, de la Gordon A. Brown Middle School de Toronto et Bruce Gifford David Marpole, de Banff (Alb.), se sont concentr\u00e9s sur les deux minutes de silence lors des services du jour du Souvenir. \u00ab Ils ont donn\u00e9 toute leur vie, tandis que nous ne donnons que deux minutes \u00bb, \u00e9crivait Han dans le po\u00e8me qui lui a m\u00e9rit\u00e9 la deuxi\u00e8me place dans la cat\u00e9gorie interm\u00e9diaire. \u00ab Prendre le temps de rendre hommage aux soldats qui ont combattu et qui sont morts au combat, c\u2019est quelque chose que nous pouvons faire pour nous assurer que leurs sacrifices ne soient jamais oubli\u00e9s \u00bb, \u00e9crivait Marpole dans la composition junior pour laquelle il a obtenu la premi\u00e8re place et qui refl\u00e8te les 11 ann\u00e9es o\u00f9 il a assist\u00e9 aux c\u00e9r\u00e9monies et observ\u00e9 le silence pendant deux minutes. \u00ab Ce jour du Souvenir, j\u2019ai pens\u00e9 aux nombreuses personnes affect\u00e9es par la guerre, dont les civils, les prisonniers militaires et les enfants comme moi [\u2026]. J\u2019esp\u00e8re que la paix aura lieu dans tous les pays avant la fin de ma vie, et prendre le temps de respecter nos anciens combattants, ce n\u2019est qu\u2019un petit pas dans cette direction. \u00bb<\/p>\n<p>La L\u00e9gion royale canadienne organise son concours de composition depuis les ann\u00e9es 1950. Le programme a pris peu \u00e0 peu de l\u2019ampleur en int\u00e9grant les comp\u00e9titions annuelles pour les meilleurs po\u00e8mes, compositions et affiches en couleurs et en noir et blanc. Les concours ont trois cat\u00e9gories : juniors (4e \u00e0 6e ann\u00e9e), interm\u00e9diaires (7e \u00e0 9e ann\u00e9e) et s\u00e9niors (10e \u00e0 12e ann\u00e9e). Il y a aussi une cat\u00e9gorie primaire (de la maternelle \u00e0 la 3e ann\u00e9e) qui ne s\u2019applique qu\u2019aux affiches.<\/p>\n<p>Les \u0153uvres sont jug\u00e9es au niveau de la collectivit\u00e9 par des b\u00e9n\u00e9voles, aux filiales de la L\u00e9gion, et les gagnantes font leur chemin jusqu\u2019au niveau divisionnaire. Les cr\u00e9ations qui gagnent \u00e0 ce niveau sont envoy\u00e9es \u00e0 Ottawa o\u00f9 l\u2019on choisit les gagnants nationaux. Deux \u00e9l\u00e8ves de l\u2019\u00e9cole secondaire De Mortagne de Boucherville (Qc) ont obtenu une mention hono\u00adrable pour des \u0153uvres soumises \u00e0 la dure comp\u00e9tition s\u00e9niors : Philippe Desjardins pour une composition et Laurie Desmarais pour une affiche en noir et blanc. Les deux inscriptions \u00e9taient pass\u00e9es par la filiale Pierre Boucher de Boucherville.<\/p>\n<p>Les \u0153uvres des grands gagnants \u00e0 l\u2019\u00e9chelle nationale des concours d\u2019affiches, de composition et de po\u00e9sie sont expos\u00e9es au Mus\u00e9e canadien de la guerre du mois de juin au mois de mai de l\u2019ann\u00e9e suivante. Celles qui se sont m\u00e9rit\u00e9 la deu\u00adxi\u00e8me place ou une mention honorable sont expos\u00e9es au foyer des \u00e9difices du Parlement pendant la semaine du Souvenir, au mois de novembre.<\/p>\n<p>La L\u00e9gion offre un voyage \u00e0 Ottawa aux gagnants s\u00e9niors des quatre comp\u00e9titions. Ils assistent aux c\u00e9r\u00e9monies natio\u00adnales du jour du Souvenir, o\u00f9 ils d\u00e9posent une couronne de la part de la jeunesse canadienne, et visitent le Mus\u00e9e canadien de la guerre et la Colline du Parlement.<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sultats nationaux de 2011<\/strong><\/p>\n<p><strong>S\u00e9niors<\/strong><\/p>\n<p>Affiches en couleurs\u2014premi\u00e8re : Atalanta Shi de Burnaby (C.-B.); deuxi\u00e8me : Hermina Paull de Summerberry (Sask.); mention honorable : Brett Halland de Ponoka (Alb.).<\/p>\n<p>Affiches en noir et blanc\u2014premier : Tim MacDonald de Malagash (N.-\u00c9.); deuxi\u00e8me : Sienna Cho de Surrey (C.-B.); mention honorable : Laurie Desmarais de Varennes (Qc).<\/p>\n<p>Composition\u2014premi\u00e8re : Katelyn Major de St. Brieux (Sask.); deuxi\u00e8me : C\u00e9line Dubeau de Penetanguishene (Ont.); mention honorable : Philippe Desmarais de Varennes (Qc).<\/p>\n<p>Po\u00e9sie\u2014premi\u00e8re : Laura Rhiannon Howells de St. John\u2019s (T.-N.); deuxi\u00e8me : Kelsey Lee Adler de Lacombe (Alb.); mention honorable : Serena Ambler de Clinton (C.-B.).<\/p>\n<p><strong>Interm\u00e9diaires<\/strong><\/p>\n<p>Affiches en couleurs\u2014premi\u00e8re : Mu Qing Kuang de Surrey (C.-B.); deuxi\u00e8me : Lauren McCracken de Kingsville (Ont.); mention honorable : Aadyn Oleksyn de Prince Albert (Sask.).<\/p>\n<p>Affiches en noir et blanc\u2014premi\u00e8re : Iris Shen de Markham (Ont.); deuxi\u00e8me : Joy Penpenia de Surrey (C.-B.); mention honorable : Erika Stonehouse de Baddeck (N.-\u00c9.).<\/p>\n<p>Composition\u2014premi\u00e8re : Katrina Laing d\u2019Unity (Sask.); deuxi\u00e8me : Jayna Butler de Gilbert Plains (Man.); mention honorable : Shanna R\u00e9hel de Saint-Georges-de-Malbaie (Qc).<\/p>\n<p>Po\u00e9sie\u2014premi\u00e8re : Madison Boon de Maryfield (Sask.); deuxi\u00e8me : Lin Han de Toronto; mention honorable : Ryan Michael O\u2019Connor de Gasp\u00e9 (Qc).<\/p>\n<p><strong>Juniors<\/strong><\/p>\n<p>Affiches en couleurs\u2014premi\u00e8re : Kelaiah Quinn Guiel de Bailieboro (Ont.); deuxi\u00e8me : Torri Jamel Person de Marwayne (Alb.); mention honora\u00adble : Katya Winters d\u2019Oak Lake (Man.).<\/p>\n<p>Affiches en noir et blanc\u2014premi\u00e8re : Colleen Hallett de Boissevain (Man.); deuxi\u00e8me : Melody Chen de Richmond (C.-B.); mention honorable : Cassandra Stubbington de Nine Mile River (N.-\u00c9.).<\/p>\n<p>Composition\u2014premier : Bruce Gifford David Marpole de Banff (Alb.); deuxi\u00e8me : David \u00ab Bailey \u00bb Clark d\u2019Indian River (\u00ce.-P.-\u00c9.); mention honora\u00adble : Chloe Mailloux de Sturgeon Falls (Ont.).<\/p>\n<p>\u00adPo\u00e9sie\u2014premi\u00e8re : Madeleine Crawford de Cornwall (\u00ce.-P.-\u00c9.); deuxi\u00e8me : Cole Stephenson de Wakefield (N.B.); mention honorable : Marissa Hope Mueller de Petrolia (Ont.).<\/p>\n<p><strong>Primaires<\/strong><\/p>\n<p>Affiches en couleurs\u2014premi\u00e8re : Madison Bolyea de Shanty Bay (Ont.); deuxi\u00e8me : Ruby Kinash de Wishart (Sask.); mention honorable : Lillie Lax de Keewatin (Ont.).<\/p>\n<p>Affiches en noir et blanc\u2014premier : Terrence Chase G. Hill de Clairmont (Alb.); deuxi\u00e8me : Daniel Rust de Petrolia (Ont.); mention honorable : Dylan Anderson de Surrey (C.-B.).<\/p>\n<p><strong>Composition\u2014premi\u00e8re : <\/strong>Katelyn Major<\/p>\n<p><strong>Le prix de la libert\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>Oui, une voix nous demande d\u2019\u00e9couter<br \/>\nEt voil\u00e0! Le texte est simple.<br \/>\n\u00ab Nous avons pay\u00e9 pour la libert\u00e9,<br \/>\nQue ce ne soit pas en vain! \u00bb<br \/>\n-Un extrait du po\u00e8me de Don Crawford L\u2019homme que nous n\u2019avons jamais connu<\/p>\n<p>Quel est le prix de la libert\u00e9? De quoi pourrait-on se d\u00e9faire pour avoir le droit de vivre? Le 11 novembre, chaque ann\u00e9e, nous rendons hommage \u00e0 ceux qui ont pay\u00e9 le prix de notre libert\u00e9. Ces gens sont les braves hommes et femmes qui se sont battus dans les tranch\u00e9es, dans les h\u00f4pitaux et dans les champs de bataille ensanglant\u00e9s. Ce sont des gens qui ont quitt\u00e9 leur foyer, leur famille et tout ce qui leur \u00e9tait familier pour aller dans des endroits effrayants ravag\u00e9s par la guerre en Europe, en Asie et en Afrique. Ils ont donn\u00e9 leur vie et leur innocence afin que nous puissions vivre dans un monde en paix.<\/p>\n<p>Beaucoup de ces hommes et femmes h\u00e9ro\u00efques sont en train de s\u2019\u00e9teindre au bout d\u2019une longue vie de service \u00e0 la patrie. Ce sont leurs souvenirs qui maintiennent la flamme du souvenir. Or, sans ces souvenirs, la flamme commence \u00e0 vaciller. Comment pourrait-on le laisser mourir, ce feu qui a recoll\u00e9 un monde si bris\u00e9 et fatigu\u00e9 au bout de plusieurs ann\u00e9es de guerre? Comment pourrait-on le laisser se consumer et permettre \u00e0 la guerre de recommencer? Il ne le faut pas.<\/p>\n<p>Il ne faut pas oublier. Il faut que ces souvenirs restent grav\u00e9s dans toutes nos m\u00e9moires. Il faut se souvenir du son des balles rompant l\u2019air silencieux, et la plainte des sir\u00e8nes annon\u00e7ant les bombardements nocturnes. Il faut se souvenir de ce qu\u2019on ressent face \u00e0 l\u2019ennemi froidement haineux et plein de pr\u00e9jug\u00e9s, et de ce qu\u2019on ressent en voyant son meilleur ami tomber. M\u00eame si on n\u2019\u00e9tait pas l\u00e0 soi-m\u00eame, il ne faut pas laisser les souvenirs de ceux qui y \u00e9taient se perdre comme les murmures dans le vent.<\/p>\n<p>Il faut aussi se souvenir des cris de joie quand la reddition a \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9e, et des millions de remerciements, de larmes et d\u2019\u00e9loges offerts aux soldats quand ils sont finalement rentr\u00e9s. Il faut se souvenir de l\u2019air qu\u2019avaient les prisonniers de guerre quand ils ont \u00e9t\u00e9 rel\u00e2ch\u00e9s, et des cris d\u2019exultation quand des pays entiers ont \u00e9t\u00e9 lib\u00e9r\u00e9s.<\/p>\n<p>C\u2019est le jour du Souvenir que je pense \u00e0 mon grand-p\u00e8re. Il \u00e9tait ing\u00e9nieur durant la Seconde Guerre mondiale. Et comme c\u2019est le cas pour beaucoup de soldats qui y ont surv\u00e9cu, il a \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9 par la guerre. Je ne me souviens pas de la tristesse ni des \u00e9preuves qu\u2019il a support\u00e9es apr\u00e8s la guerre. M\u00eame quand on m\u2019en a parl\u00e9, m\u00eame quand je le voyais aux services du jour du Souvenir, je ne voyais pas les \u00e9preuves dans ses yeux. Je voyais la fiert\u00e9 quand, en costume bleu marine, il marchait dans l\u2019all\u00e9e centrale de l\u2019\u00e9glise. J\u2019entendais l\u2019honneur \u00e0 chaque pas accompagnant le cliquetis de ses m\u00e9dailles, et \u00e0 chaque note de la derni\u00e8re sonnerie. Je n\u2019ai pas vu de cicatrices.<\/p>\n<p>Il faut honorer ces hommes et ces femmes, et la meilleure mani\u00e8re de le faire, c\u2019est de ne jamais oublier ce qu\u2019ils ont fait pour nous. Souvenez-vous de leur sacrifice, sinon vous risquez de perdre une importante partie de notre histoire et la fiert\u00e9 nationale. Se souvenir, ce n\u2019est pas seulement lire les batailles dans les livres d\u2019histoire. C\u2019est porter le coquelicot sur le c\u0153ur, et baisser la t\u00eate pendant un moment de silence. Se souvenir, c\u2019est visiter les monuments militaires diss\u00e9min\u00e9s autour du monde. Se souvenir, c\u2019est ne plus jamais permettre aux jeunes hommes et femmes de donner leur vie pour une telle cause.<\/p>\n<p>Le jour du Souvenir ne concerne pas seulement la comm\u00e9moration de ceux qui ont fait le sacrifice supr\u00eame; il s\u2019agit de lutter pour leur cause, ce pour quoi ils ont donn\u00e9 leur vie. Oublier cela, oublier la raison, mais se souvenir du combat, oublier les victimes, mais se souvenir de la gloire, c\u2019est les oublier. Nous nous souviendrons de ceux qui ont pay\u00e9 le prix de notre libert\u00e9.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019affiche en noir et blanc qui a d\u00e9croch\u00e9 le premier prix aux concours litt\u00e9raires et d\u2019affiches de la L\u00e9gion royale canadienne de 2011 comporte en gros plan l\u2019\u0153il larmoyant d\u2019une personne \u00e2g\u00e9e. Dans cet \u0153il est profil\u00e9 un soldat en tenue de combat sur un fond d\u2019explosion. \u00c0 cette image s\u2019ajoute un po\u00e8me : \u00ab Au champ de bataille autrefois pi\u00e9tin\u00e9 coulent ces larmes comm\u00e9moratives que nous devrions tous verser. \u00bb <\/p>\n<p>Son cr\u00e9ateur, Tim MacDonald de Malagash (N.-\u00c9.), \u00e9l\u00e8ve de 12e ann\u00e9e \u00e2g\u00e9 de 18 ans dont l\u2019\u0153uvre est pass\u00e9e par la filiale Pugwash, dit qu\u2019il a \u00ab d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment omis d\u2019indiquer une guerre ou un conflit en particulier \u00bb. Le sacrifice et le service, tout comme le chagrin, n\u2019appartiennent pas qu\u2019\u00e0 une seule guerre ni \u00e0 une seule g\u00e9n\u00e9ration. Mais, ajoute-t-il, \u00ab on pourrait dire que, d\u2019une g\u00e9n\u00e9ration \u00e0 l\u2019autre, les souvenirs s\u2019estompent; soit les histoires ne sont pas racont\u00e9es, soit personne n\u2019\u00e9coute \u00bb. <\/p>\n<p>Plusieurs des gagnants des concours de 2011, dans le cadre desquels plus de 100 000 \u0153uvres ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9es, ont racont\u00e9 des histoires personnelles sur le service et le sacrifice d\u2019un membre de leur propre famille, et d\u2019autres ont rendu hommage \u00e0 ceux qui ont pay\u00e9, et ceux qui paient encore, le prix de notre libert\u00e9 \u00e0 tous.  <\/p>\n<p>MacDonald dit que \u00ab les jeunes d\u2019aujourd\u2019hui [captiv\u00e9s par la t\u00e9l\u00e9vision, les ordinateurs et les messages textes] n\u2019\u00e9coutent plus autant qu\u2019avant les ain\u00e9s qui ont \u00e9t\u00e9 les t\u00e9moins de tout cela, qui l\u2019ont v\u00e9cu. J\u2019essaie d\u2019encourager les gens \u00e0 y r\u00e9fl\u00e9chir, et au moins \u00e0 verser une larme avec ceux qui l\u2019ont endur\u00e9 ou en l\u2019honneur de ces derniers. \u00bb <\/p>\n<p>Deux grands-oncles de MacDonald ont fait l\u2019ultime sacrifice \u00e0 un jeune \u00e2ge : les fr\u00e8res Beldon et Burton Treen. Beldon, sergent suppl\u00e9ant des First Canadian Mounted Rifles du Saskatchewan Regiment, tu\u00e9 \u00e0 la bataille de la cr\u00eate de Vimy, le 9 avril 1917, \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 28 ans, git au cimeti\u00e8re canadien no 2 de Neuville-Saint-Vasst, en France. Quatre mois plus tard, lors des f\u00e9roces combats qui eurent lieu \u00e0 la colline 70, pr\u00e8s de Lens, Burton fut aveugl\u00e9 et bless\u00e9 par une bombe \u00e0 gaz moutarde. Rapatri\u00e9 en Nouvelle-\u00c9cosse, il mourut des s\u00e9quelles du gaz deux ans plus tard, \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 21 ans et fut enseveli au cimeti\u00e8re de Malagash. <\/p>\n<p>Laura Howells, \u00e9l\u00e8ve \u00e2g\u00e9e de 16 ans, en 11e ann\u00e9e au St. Bonaventure\u2019s College de St. John\u2019s (T.-N.), qui a obtenu la premi\u00e8re place de la cat\u00e9gorie po\u00e9sie s\u00e9niore, a aussi tir\u00e9 parti des exp\u00e9riences d\u2019un membre de sa famille : son grand-p\u00e8re, David Stinson, v\u00e9t\u00e9ran du Vietnam. La filiale Pleasantville de St. John\u2019s avait soumis son \u0153uvre. <\/p>\n<p>Le meilleur ami de Stinson est mort le jour o\u00f9 naissait la m\u00e8re de Laura. \u00ab Il ne parle jamais de ses exp\u00e9riences militaires, dit Howells. Il ne r\u00e9v\u00e8le que ceci : [\u2026] son meilleur ami, atteint d\u2019une balle au visage, lui saignait dessus. Il refuse d\u2019en dire plus. \u00bb Quoi qu\u2019il en soit, Howells interpr\u00e8te les sentiments profonds dans son po\u00e8me sur \u00ab l\u2019hommage singulier \u00e0 son pass\u00e9 sombre et tabou \u00bb, dans une salle o\u00f9 \u00ab entour\u00e9 de m\u00e9dailles et de fiert\u00e9, le pr\u00e9cieux drapeau est en berne \u00bb. <\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-1078","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-nouvelles"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1078","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1078"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1078\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1078"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1078"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1078"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}