{"id":105,"date":"2006-07-01T22:11:14","date_gmt":"2006-07-02T03:11:14","guid":{"rendered":"http:\/\/28330.vws.magma.ca\/fr\/?p=105"},"modified":"2006-07-01T22:11:14","modified_gmt":"2006-07-02T03:11:14","slug":"des-fleurs-embellissent-les-tombes-militaires-au-canada","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legionmagazine.com\/fr\/2006\/07\/des-fleurs-embellissent-les-tombes-militaires-au-canada\/","title":{"rendered":"Des fleurs embellissent les tombes militaires au Canada"},"content":{"rendered":"<h1><\/h1>\n<p>Le terrain a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9par\u00e9 et maintenant il y a des fleurs qui                   embellissent des centaines de tombes militaires \u00e0 travers l&#8217;Am\u00e9rique                   du Nord. L&#8217;Agence canadienne de la Commission des s\u00e9pultures                   de guerre du Commonwealth s&#8217;efforce depuis les ann\u00e9es 1990                   d&#8217;\u00e9tablir un programme r\u00e9gulier d&#8217;horticulture pour ses sites                   les plus grands. Le projet a pris de la vitesse durant ces                   derni\u00e8res ann\u00e9es; il y a 49 lots \u00e0 travers le continent qui                   se font embellir actuellement, et il y en a d&#8217;autres \u00e0 venir.<\/p>\n<p>L&#8217;objet en est de faire ressembler davantage les sites d&#8217;enterrement                   du Canada \u00e0 ceux des cimeti\u00e8res de la commission en Europe, \u00e0 Hong                   Kong et ailleurs, dit Brad Hall, le secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de l&#8217;Agence                   canadienne. &#8220;C&#8217;est une progression naturelle de l&#8217;entretien                   des tombes militaires en Am\u00e9rique du Nord.&#8221;<\/p>\n<p>La CSGC, dont le si\u00e8ge social est au Royaume-Uni, supervise                   la comm\u00e9moration de 1,7 million de particuliers qui ont perdu                   la vie en servant dans les forces du Commonwealth aux deux                   guerres mondiales; 110 000 d&#8217;entre eux \u00e9taient Canadiens.<\/p>\n<p>Les cimeti\u00e8res militaires de la commission, comme ceux de                   Tyne Cot en Belgique et Sai Wan \u00e0 Hong Kong, sont renomm\u00e9s                   pour leur calme beaut\u00e9. Beaucoup sont pleins de roses et leur                   arrangement d&#8217;arbres, d&#8217;arbustes \u00e0 pousse basse et de plantes                   vivaces herbac\u00e9es en font des emplacements qui ressemblent                   plus \u00e0 des jardins qu&#8217;\u00e0 des cimeti\u00e8res.<\/p>\n<p>D&#8217;apr\u00e8s la CSGC, le concept \u00e0 la base des cimeti\u00e8res du Commonwealth                   est &#8220;la cr\u00e9ation d&#8217;une association sentimentale entre les jardins                   de chez nous et les champs \u00e9trangers o\u00f9 gisent les soldats&#8221;.                   C&#8217;est pour cela que le personnel horticole essaie d&#8217;utiliser                   des plantes qui sont indig\u00e8nes dans les pays de ses membres.                   Sur les 710 acres que la CSGC contr\u00f4le \u00e0 travers le monde,                   plus de 450 font l&#8217;objet d&#8217;un excellent entretien horticole.<\/p>\n<p>Bien entendu, les cimeti\u00e8res militaires les plus grands sont                   en France et en Belgique, o\u00f9 une grande partie des combats                   ont eu lieu. La commission n&#8217;a pas de cimeti\u00e8re au Canada.                   Toutefois, fait remarquer Hall, il y a une chose qu&#8217;on oublie                   souvent. &#8220;Il y a plus de tombes canadiennes au Canada qu&#8217;en                   Italie, aux Pays-Bas, en Allemagne et \u00e0 Hong Kong ensemble.                   Ici, nous nous occupons des co\u00fbts cach\u00e9s de la guerre, les                   gars qui sont morts \u00e0 l&#8217;entra\u00eenement, qui ont succomb\u00e9 aux                   maladies, ou qui ont servi outre-mer, y ont \u00e9t\u00e9 bless\u00e9s, sont                   revenus, et puis sont morts durant les ann\u00e9es de guerre. Les                   gens, naturellement, ont tendance \u00e0 se concentrer sur les cimeti\u00e8res                   impeccables qui repr\u00e9sentent un sacrifice outre-mer visible.                   Mais il y a aussi de ces gens ici.&#8221;<\/p>\n<p>Le nombre de morts cach\u00e9 \u00e9tait \u00e9lev\u00e9. L&#8217;Agence canadienne                   s&#8217;occupe de 15 202 tombes militaires \u00e0 presque 3 300 sites                   en Am\u00e9rique du Nord, dans les 10 provinces, au Yukon, et \u00e0 47                   des 50 \u00e9tats des \u00c9tats-Unis. La plupart des tombes sont soit                   toutes seules, soit en groupes de deux. &#8220;Nous nous occupons                   de lots qui se trouvent dans des cimeti\u00e8res civils, d&#8217;\u00e9glise,                   communautaires ou priv\u00e9s&#8221;, dit Bob Parsons, un inspecteur de                   l&#8217;Agence canadienne qui s&#8217;occupe du programme horticole de                   195 233 $. Cet ancien officier de l&#8217;arm\u00e9e dit en riant, &#8220;autrefois,                   je les \u00e9crasais, les fleurs, je n&#8217;en faisais pas pousser&#8221;.<\/p>\n<p>Jusqu&#8217;\u00e0 ces derni\u00e8res ann\u00e9es, les gens qui visitaient les                   tombes militaires n&#8217;auraient remarqu\u00e9 que bien peu de fleurs,                   ou peut-\u00eatre m\u00eame aucune. &#8220;Les tombes militaires d&#8217;ici n&#8217;\u00e9taient                   pas oubli\u00e9es&#8221;, dit Hall, &#8220;mais on n&#8217;y mettait pas le m\u00eame accent.&#8221; Les                   pays d&#8217;origine, qui financent le travail de la commission (le                   Royaume-Uni, le Canada, l&#8217;Australie, la Nouvelle-Z\u00e9lande, l&#8217;Afrique                   du Sud et l&#8217;Inde) mettent l&#8217;accent sur les lieux d&#8217;enterrement \u00e9trangers. &#8220;Tout                   le monde regardait vers l&#8217;ext\u00e9rieur; personne ne regardait                   vers l&#8217;int\u00e9rieur.&#8221;<\/p>\n<p>En effet, le travail de l&#8217;Agence canadienne, pendant les quelques                   premi\u00e8res d\u00e9cennies, \u00e9tait simplement d&#8217;aller \u00e0 la recherche                   de tombes militaires et d&#8217;y mettre une pierre tombale. Au cours                   des deux derni\u00e8res d\u00e9cennies, l&#8217;agence a assembl\u00e9 une base                   de donn\u00e9es informatis\u00e9e sur leur emplacement et d&#8217;autres renseignements                   fondamentaux, y compris leur \u00e9tat. La gestionnaire des documents                   Johanne Neville s&#8217;occupe de cette base de donn\u00e9es et des demandes                   de renseignements du public. En m\u00eame temps, les cinq ins-pecteurs                   de l&#8217;agence, c&#8217;est-\u00e0-dire Hall, le sous-secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral                   Dominique Boulais, Jerry Mayer, Annick Bilodeau et Parsons,                   essaient de visiter chacune des tombes tous les six ans, que                   ce soit en Saskatchewan rural ou \u00e0 St. John&#8217;s (T.-N.). Bon                   nombre des tombes ont \u00e9t\u00e9 l&#8217;objet d&#8217;un travail de restauration                   consid\u00e9rable ou elles le sont actuellement.<\/p>\n<p>Quand Hall \u00e9tait sous-secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral, durant les ann\u00e9es                   1990 (quand il travaillait avec le secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral d&#8217;alors,                   Dan Wheeldon), il a jet\u00e9 les assises du programme horticole.                   Gr\u00e2ce au financement du si\u00e8ge social au Royaume-Uni et \u00e0 l&#8217;addition                   de deux inspecteurs au petit bureau d&#8217;Ottawa, le programme                   a eu l&#8217;occasion de grandir.<\/p>\n<p>&#8220;On ne peut pas aboutir \u00e0 un gros engagement \u00e0 partir de rien                   du tout&#8221;, dit Hall. &#8220;Nous avons un programme progressif qui                   sert \u00e0 cibler un certain nombre de cimeti\u00e8res chaque ann\u00e9e.                   Le si\u00e8ge social nous est d&#8217;un grand soutien. Je n&#8217;ai pas vraiment \u00e9t\u00e9 oblig\u00e9 d&#8217;exercer                   une pression.&#8221; En 2006, l&#8217;agence s&#8217;occupe de plusieurs emplacements\u00a0:                   le cimeti\u00e8re Ross Bay \u00e0 Victoria, le cimeti\u00e8re Mountain View \u00e0 Vancouver,                   le cimeti\u00e8re Brookside \u00e0 Winnipeg, le cimeti\u00e8re Beechwood \u00e0 Ottawa                   et deux lots \u00e0 St. John&#8217;s qui ont 50 tombes militaires.<\/p>\n<p>&#8220;Nous finan\u00e7ons trois niveaux de travail horticole&#8221;, dit Parsons.                   Le niveau le plus rudimentaire, pour les tombes individuelles,                   est celui o\u00f9 l&#8217;on donne 30-40 $ par ann\u00e9e \u00e0 quelqu&#8217;un pour                   couper l&#8217;herbe et garder la st\u00e8le pr\u00e9sentable. Le niveau suivant,                   avec un soin accru, comprend les cimeti\u00e8res plus grands comme                   celui du Mount Pleasant Group \u00e0 Toronto. Ces sites n\u00e9cessitent                   un entretien plus complexe, mais pas de fleur.<\/p>\n<p>Le troisi\u00e8me niveau, avec embellissement floral, comprend                   les grands groupements de tombes militaires, qui en contiennent                   au moins sept ou huit chacun. Il y a actuellement 1 402 tombes                   qui sont l&#8217;objet de ce niveau de soins \u00e0 travers le Canada. &#8220;Nous                   d\u00e9pensons \u00e0 peu pr\u00e8s 136 000 $ pour les fleurs, ce qui revient \u00e0 environ                   97 $ par tombe durant l&#8217;\u00e9t\u00e9. Une grande partie de cela comprend                   la coupe du gazon&#8221;, dit Parsons.<\/p>\n<p>L&#8217;agence n&#8217;impose pas de fleurs sp\u00e9cifiques, en partie parce                   que le Canada a des climats si diff\u00e9rents, mais c&#8217;est aussi                   une question de cr\u00e9ativit\u00e9. &#8220;On traite avec des groupes de                   gens et des organisations disparates qui ont leurs propres                   fa\u00e7ons de penser&#8221;, dit-il. &#8220;Il n&#8217;y a pas de mal \u00e0 \u00e7a. Nous                   essayons de faire en sorte qu&#8217;ils soient pr\u00e9sentables; nous                   n&#8217;essayons pas d&#8217;imiter les cimeti\u00e8res de la commission, qui                   ont des jardiniers d\u00e9vou\u00e9s.&#8221; Ceci dit, l&#8217;utilisation de g\u00e9raniums                   rouges dans les cimeti\u00e8res comme Mountain View \u00e0 Vancouver                   rappellent en effet, par exemple, le cimeti\u00e8re militaire canadien                   de Beny-sur-Mer, en France.<\/p>\n<p>On est en train de donner la priorit\u00e9 \u00e0 d&#8217;autres lots dans                   70 cimeti\u00e8res canadiens en ce qui concerne le d\u00e9veloppement                   dans le cadre du programme horticole, ce qui repr\u00e9sente presque                   un cinqui\u00e8me du budget d&#8217;exploitation de l&#8217;agence.<\/p>\n<p>Hall dit que l&#8217;agence essaie de prendre le chemin le plus                   facile lorsqu&#8217;il s&#8217;agit de choisir les sites o\u00f9 travailler,                   comme les cimeti\u00e8res qui sont d\u00e9j\u00e0 embellis du point de vue                   horticole, ou les collectivit\u00e9s qui sont fortement militaris\u00e9es. &#8220;Finalement,                   nous nous occuperons de celles qui sont plus compliqu\u00e9es, o\u00f9 il                   y a davantage de parties int\u00e9ress\u00e9es.<\/p>\n<p>Parmi les sites les plus complexes se trouvent ceux o\u00f9 sont                   enterr\u00e9s des morts de guerre et des anciens combattants. La                   commission n&#8217;est responsable que des s\u00e9pultures des morts de                   guerre. Quant \u00e0 Anciens combattants Canada, il n&#8217;a pas de programme                   horticole semblable pour les tombes d&#8217;anciens combattants.                   Vu que la plupart des gens ne font pas la distinction entre                   les deux sortes de tombes, dit Parsons, &#8220;nous essayons de ne                   pas causer des difficult\u00e9s (\u00e0 ACC)&#8221;. Toutefois, les organisations                   se sont serr\u00e9 les coudes auparavant, et elles travaillent actuellement                   avec d&#8217;autres groupes pour \u00e9largir le Cimeti\u00e8re militaire national                   dans le cimeti\u00e8re Beechwood \u00e0 Ottawa.<\/p>\n<p>Le programme horticole a eu un autre avantage, en plus d&#8217;embellir                   et augmenter la dignit\u00e9 des lots d&#8217;inhumation des morts de                   guerre du Canada. Hall dit que l&#8217;affichage color\u00e9 inspire la                   curiosit\u00e9. &#8220;Les gens ordinaires qui viennent au cimeti\u00e8re demandent                   &#8216;comment se fait-il que ces gars sont diff\u00e9rents?&#8217; Cela cr\u00e9e                   de l&#8217;int\u00e9r\u00eat, cela donne lieu \u00e0 des questions, et cela suscite                   ainsi la comm\u00e9moration.&#8221;<\/p>\n<p>Pour obtenir gratuitement un DVD sur le travail de la commission,                   prendre contact avec l&#8217;Agence canadienne, Commission des s\u00e9pultures                   de guerre du Commonwealth, au 66, rue Slater, pi\u00e8ce 1707, Ottawa                   (Ont.), K1A 0P4, ou par t\u00e9l\u00e9phone au 1-613-992-3224, ou encore                   par courriel \u00e0 cwgc-canada@vac-acc.gc.ca<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le terrain a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9par\u00e9 et maintenant il y a des fleurs qui embellissent des centaines de tombes militaires \u00e0 travers l&#8217;Am\u00e9rique du Nord. 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