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	<title>Tom MacGregor &#8211; La revue Légion</title>
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	<lastBuildDate>Thu, 11 Aug 2022 14:03:49 +0000</lastBuildDate>
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		<title>&#8220;À la santé des hommes de DIEPPE!&#8221;</title>
		<link>https://legionmagazine.com/fr/2022/08/a-la-sante-des-hommes-de-dieppe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tom MacGregor]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Aug 2022 14:03:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles principaux]]></category>
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					<description><![CDATA[En souvenir du courage et de la détermination des Forces canadiennes qui conduisirent ce raid qui finit en désastre. John Goheen, guide du pèlerinage bisannuel de la Légion royale canadienne aux champs de bataille et aux cimetières militaires de France, de Belgique et des Pays-Bas, a instauré une tradition. Lorsqu’il emmène son groupe à Dieppe, sur [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="caption_img">
        <a href="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/08/19710261-2183.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-6256 size-full" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/08/19710261-2183.jpg" alt="" width="800" height="481" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/08/19710261-2183.jpg 800w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/08/19710261-2183-300x180.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/08/19710261-2183-768x462.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a>
        <div class="caption">
            <span>Euvre du major Charles Comfort qui a peint des soldats canadiens prenant part au désastreux raid de Dieppe le 19 aout 1942.</span>
            
        <div class="credit">
            <span>Maj. Charles Comfort/MCG/19710261-2183</span>
        </div>

        </div>
        
    </div>
<h2>En souvenir du courage et de la détermination des Forces canadiennes qui conduisirent ce raid qui finit en désastre.</h2>
<p class="p1"><b>John Goheen</b>, guide du pèlerinage bisannuel de la Légion royale canadienne aux champs de bataille et aux cimetières militaires de France, de Belgique et des Pays-Bas, a instauré une tradition. Lorsqu’il emmène son groupe à Dieppe, sur la côte française, il propose un rendez-vous à 5 h sur la plage jonchée de cailloux.</p>
<p class="p2">Une fois les lève-tôt réunis, il sert un calva (l’eau-de-vie locale) ou un scotch à chacun. Puis, à 5 h 20 précisément, tous lèvent leur verre « à la santé des hommes de Dieppe! »</p>
<p class="p2">C’est à cette heure-là que, le 19 aout 1942, au cœur de la Seconde Guerre mondiale, 6 100 soldats alliés, dont 4 963 Canadiens, débarquèrent lors d’un raid audacieux qui tourna vite au désastre.</p>
<p class="p2">Le voyage organisé fait généralement étape à Dieppe au début du mois de juillet. La lumière matinale de l’été permet aux pèlerins de bien voir les falaises hostiles qui dominent la plage, ainsi que les fortifications en béton que les occupants allemands avaient bâties en prévision de l’attaque. Un château du 12<sup>e</sup> siècle se dresse sur l’une des falaises avec d’anciennes défenses renforcées pour la guerre du 20<sup>e</sup> siècle. Bien souvent, l’un des pèlerins s’étonne : « Mais, que leur est-il passé par la tête? »</p>
<blockquote>
<p class="p1"><span class="s1">C’est seulement là qu’ils apprirent </span><span class="s2"><b>qu’il ne s’agissait pas d’un exercice</b></span><span class="s1">.</span></p>
</blockquote>
<p class="p1"><b>À vrai dire</b>, l’assaut audacieux avait fait l’objet de beaucoup de réflexion.</p>
<div class="caption_img">
        <a href="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/08/PA-113249.jpg"><img decoding="async" class="wp-image-6258 size-full" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/08/PA-113249.jpg" alt="" width="800" height="536" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/08/PA-113249.jpg 800w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/08/PA-113249-300x201.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/08/PA-113249-768x515.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a>
        <div class="caption">
            <span>Débarquement lorsqu’ils se lancèrent dans l’attaque.</span>
            
        <div class="credit">
            <span>BAC/3396538</span>
        </div>

        </div>
        
    </div>
<p class="p2">L’idée avait pris naissance au Combined Operations Headquarters que dirigeait lord Louis Mountbatten, vice-amiral charismatique. L’unité avait été établie pour coordonner l’armée de terre, la marine et l’aviation lors d’une série de raids visant à distraire l’ennemi pendant que les Alliés rassemblaient suffisamment de forces du Commonwealth pour une invasion à plus grande échelle du continent.</p>
<p class="p2">Les É.-U. étaient entrés en guerre en décembre 1941. Ils étaient impatients de s’attaquer à l’Allemagne, mais ils n’avaient pas encore établi leur puissance militaire. Les planificateurs savaient que lorsqu’ils prendraient le continent d’assaut, il faudrait commencer par une attaque amphibie. Le mandat des Combined Operations était en partie de concevoir et d’essayer du nouveau matériel et de nouvelles méthodes pour un tel affrontement. Pour Dieppe, Mountbatten et son équipe voulaient planifier un raid plus ambitieux que tous les essais préalables des Alliés.</p>
<p class="p2">Il s’agissait de prendre un port français et de le tenir pendant une journée pour infliger des dommages, capturer des prisonniers, et faire main basse sur autant de renseignements, dictionnaires du chiffre ou de plans que possible, puis de partir avant que les Allemands n’envoient des renforts.</p>
<p class="p2">Le choix finit par se porter sur Dieppe, ville côtière à environ 200 kilomètres de Calais. Commença alors la planification de l’opération <i>Rutter</i>, qui devait être lancée au début du mois de juillet. Le lieutenant-général Bernard Montgomery, à la tête du commandement du sud-est en Grande-Bretagne, était l’un des principaux planificateurs de la mission.</p>
<p class="p2">Les nouveaux chars d’assaut Churchill allaient participer au débarquement sur la plage. Les batteries situées sur les falaises devaient être capturées pendant la nuit précédente, afin d’être neutralisées à l’arrivée des assaillants.</p>
<p class="p2">Lorsque les Américains se joignirent aux Alliés, le dirigeant allemand, Adolf Hitler, était convaincu qu’ils essaieraient d’envahir le continent. Il se mit à construire son mur de l’Atlantique pour renforcer les fortifications le long de la côte entre la Norvège et la frontière espagnole. Hitler voulait s’assurer que les forces de l’Axe pourraient arrêter toute attaque des Alliées, et même les rejeter à la mer.</p>
<div class="caption_img">
        <a href="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/08/LAC-3396538.jpg"><img decoding="async" class="wp-image-6259 size-full" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/08/LAC-3396538.jpg" alt="" width="800" height="969" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/08/LAC-3396538.jpg 800w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/08/LAC-3396538-248x300.jpg 248w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/08/LAC-3396538-768x930.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a>
        <div class="caption">
            <span>Le major-général John Roberts supervisa le raid.</span>
            
        <div class="credit">
            <span>Lawren Harris/MCG/19710261-3102</span>
        </div>

        </div>
        
    </div>
<p class="p2">Mais, les Alliés ignoraient que les Allemands avaient déjà construit un ensemble perfectionné de caves et fortifications dissimulées pour repousser un assaut.</p>
<p class="p2">Parallèlement à toutes ces préparations, les politiciens en Grande-Bretagne et au Canada se demandaient bien quand l’armée allait enfin se battre. Beaucoup de Canadiens étaient en Grande-Bretagne depuis deux ans, et ils avaient <span class="s1">hâte d’aller au combat. Le dirigeant des Soviétiques, Joseph Staline, avait exigé que les Alliés ouvrent un front à l’ouest pour soulager ses forces qui défendaient désespérément leur propre pays à l’est.</span></p>
<p class="p2">William Lyon Mackenzie King, premier ministre canadien, voulait montrer que le Canada participait à l’effort, mais il redoutait un nombre excessif de victimes. James Ralston, ministre de la Défense, avait hâte que les Canadiens aillent au combat. Le lieutenant-général Harry Crerar, commandant de l’armée canadienne en Grande-Bretagne qui remplaçait le général Andrew McNaughton en congé de maladie, avait entendu parler du plan de Dieppe : il demanda que les forces canadiennes participent au raid. <span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<blockquote>
<p class="p1"><span class="s1">Hitler voulait s’assurer que les forces de </span><span class="s2"><b>l’Axe pourraient arrêter toute attaque des Alliées, et même les rejeter à la mer</b></span><span class="s1">.</span></p>
</blockquote>
<p class="p2">En fin de compte, c’est à la 2<sup>e</sup> Division d’infanterie canadienne, commandée par le major-général John Hamilton Roberts, que l’on confia la mission. Les hommes étaient déjà à bord des navires dans des ports du sud de <span class="s1">l’Angleterre quand, après bien du retard, l’opération <i>Rutter</i> fut annulée à cause du mauvais temps.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Les Canadiens furent très déçus. Ils s’étaient entrainés aux tâches confiées et étaient en très bonne forme physique.</span></p>
<div class="caption_img">
        <a href="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/08/LAC-3396538.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-6260 size-full" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/08/PA-171080.jpg" alt="" width="800" height="560" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/08/PA-171080.jpg 800w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/08/PA-171080-300x210.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/08/PA-171080-768x538.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a>
        <div class="caption">
            <span>Presque 5  000 Canadiens avaient embarqué la veille au soir. </span>
            
        <div class="credit">
            <span>BAC/3192395</span>
        </div>

        </div>
        
    </div>
<p class="p2"><span class="s1">Ce fut un retour à la case départ pour les Combined Operations. Toutefois, avant qu’un nouveau plan puisse être dressé, un membre de l’état-major suggéra de simplement reporter l’opération <i>Rutter</i> au mois d’aout. Le général Montgomery n’était alors plus là, car on l’avait choisi pour mener la campagne en Afrique du Nord. C’est donc Mountbatten qui présenta le plan au comité des chefs d’état-major, en arguant que même si l’ennemi s’attendait peut-être à un grand raid, il ignorait où il se passerait.<span class="Apple-converted-space"> </span></span></p>
<p class="p2"><span class="s1">« Si, par un singulier hasard, ils savent que la cible était Dieppe, ils ne nous croient certainement pas assez stupides pour relancer l’opération contre la même cible », insista-t-il. Comme l’a écrit l’historien Mark Zuehlke dans son livre <i>Tragedy at Dieppe</i>, « La logique circulaire porta ses fruits ». Les Canadiens reprirent l&#8217;entrainement comme dans le plan d’origine.</span></p>
<p class="p2">Près de 5 000 hommes de la 2<sup>e</sup> Division d’infanterie canadienne et de la 1<sup>re</sup> Brigade de chars de l’Armée canadienne, ainsi que quelque 1 000 com-mandos britanniques et<br />
50 U.S. Army Rangers, montèrent à bord de navires dans la nuit du 18 au 19 aout. C’est seulement là qu’ils apprirent qu’il ne s’agissait pas d’un exercice. Ils<br />
étaient appuyés par plus de 250 navires militaires et 74 escadrons aériens.</p>
<p class="p2">L’assaut principal aurait lieu devant l’ancien casino, sur les plages qui avaient pour nom de code Red et White. Les forces aux flancs devaient débarquer plus tôt sur les berges à l’est et à l’ouest de Dieppe, à Puys (plage Blue) et à Pourville (plage Green). Les commandos britanniques allaient neutraliser les batteries côtières qui pouvaient bombarder les plages de très loin.</p>
<p class="p2">Le Royal Hamilton Light Infantry devait mener l’assaut à l’ouest, sur la plage White, tandis que l’Essex Scottish Regiment prendrait la tête sur la plage Red. Les deux fronts seraient appuyés par le 14th Army Tank Regiment (The Calgary Regiment [Tank]). Le South Saskatchewan Regiment et le Queen’s Own Cameron Highlanders of Canada débarqueraient près de la plage Green, tandis que le Royal Regiment of Canada et trois pelotons du Black Watch (Royal Highland Regiment) of Canada devaient toucher terre à la plage Blue.</p>
<p class="p2">Aucun bombardement n’aurait lieu au préalable afin de préserver l’effet de surprise et d’éviter la création d’obstacles qui entraveraient la progression des chars de combat.</p>
<p class="p2">Dès le début, ce fut un désastre.</p>
<p class="p2">D’abord, la force d’assaut tomba sur un convoi d’approvisionnement allemand en route vers Rouen, ce qui donna lieu à un échange de coups de feu. Les défenses côtières furent donc alertées de la présence de l’ennemi.</p>
<p class="p2">Les éléments précurseurs arrivèrent 35 minutes en retard à la plage Blue et furent vite coincés sur le bord de mer. Les attaquants à la plage Green étaient à l’heure, mais à peu près la moitié du groupe arriva hors cible et perdit du temps à se rendre à l’endroit assigné.</p>
<p class="p2">Dans le ciel, l’armée de l’air se mesurait à la Luftwaffe, déjà affaiblie. En voyant Dieppe pour la première fois, les soldats furent surpris de cons-tater que la ville n’avait pas l’air d’avoir subi de dommages. Le bombardement intense prévu dans l’opération <i>Rutter</i> avait été remplacé par le mitraillage des défenses des plages effectué par des chasseurs Hurricane peu de temps avant l’arrivée des troupes.</p>
<p class="p2">L’effet de surprise était passé lorsque les forces principales débarquèrent sur les plages en face de la ville à 5 h 20. Les tirs des fusils, mitrailleuses et mortiers pleuvaient sur les navires des soldats qui gagnaient la terre.</p>
<p class="p2">Des hommes furent abattus dans l’eau, tandis que ceux qui parvinrent à la terre ferme se retrouvèrent à courir sur des galets de silice de la taille d’un poing qui roulaient sous leurs pieds. Cela n’avait rien à voir avec plages de sable sur lesquelles les troupes s’étaient entrainées en Grande-Bretagne.</p>
<p class="p2">Le retard des chars pénalisa aussi les hommes qui étaient sur la terre ferme.</p>
<p class="p2">Les chars Churchill du Calgary Regiment avaient été imperméabilisés pour traverser une faible profondeur d’eau avant de foncer sur terre. Malheureusement, certains furent largués trop vite des péniches de débarquement, et ils coulèrent. Des galets se prirent dans les chenilles de ceux qui arrivèrent sur le terrain. Le brise-lames était aussi un obstacle de taille. Seule une poignée de chars put atteindre l’esplanade qui longeait la plage.</p>
<p class="p2">À l’ouest de Dieppe, sur la plage White, le Royal Hamilton Light Infantry <span class="s1">réussit à traverser les barricades de barbelés qui servaient à défendre le littoral, et il sécurisa le vieux casino qui avait été transformé en fortification.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Les communications avec l’état-major de Roberts à bord du NSM<i> Calpe</i> étaient désastreuses pendant tout le chaos. La plupart des postes sans fil étaient endommagés pendant les combats ou dans l’eau de mer. Roberts essayait de savoir ce qu’il se passait. Les messages étaient défaillants et les Allemands participaient à la confusion en envoyant de fausses communications.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">La bataille était déjà perdue lorsque Roberts, après réception d’un message indistinct qu’il interpréta comme l’obtention d’un certain succès sur la plage, ordonna à ses forces de réserve, les Fusiliers Mont-Royal, de partir en renfort. Ce fut un ordre qui, encore aujourd’hui, suscite la controverse.</span></p>
<div class="caption_img">
        <img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-6261 size-full" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/08/PA-183769.jpg" alt="" width="800" height="787" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/08/PA-183769.jpg 800w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/08/PA-183769-300x295.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/08/PA-183769-768x756.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" />
        <div class="caption">
            <span>Seuls 2  210 soldats rentrèrent en Angleterre après la mission, laissant derrière eux 1  946 prisonniers de guerre. </span>
            
        <div class="credit">
            <span>BAC/3378723</span>
        </div>

        </div>
        
    </div>
<p class="p3"><span class="s1"><b>L’ordre de se</b> replier fut finalement donné à 11 h. Les péniches de débarquement ne devaient servir qu’aux hommes. Les chars, les mortiers, les lance-bombes antichars seraient abandonnés.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Beaucoup d’unités subirent le plus grand nombre de victimes quand les hommes quittèrent leurs abris pour courir vers les péniches de débarquement qui s’approchaient. Puis, certains vaisseaux pleins de blessés furent atteints par l’artillerie alors qu’ils essayaient de prendre la mer.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">De retour en Angleterre, les soldats se mirent à compter les victimes et les hommes de retour. Sur près de 5 000 soldats qui avaient embarqué pour le raid, 2 210 rentrèrent; 916 Canadiens étaient morts; et 1 946 hommes abandonnés sur place allaient passer le reste de la guerre dans des camps de prisonniers.<span class="Apple-converted-space"> </span></span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Une pluie de récriminations suivit ce raid désastreux, mais personne n’en assuma la responsabilité. Roberts fut relevé du commandement de la 2<sup>e </sup>Division d’infanterie canadienne début 1943 et il supervisa un dépôt de recrutement pendant le reste de la guerre.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">On apprit sans doute beaucoup sur les atterrissages amphibies pendant l’attaque, ce qui ne confirme certainement pas l’affirmation de Mountbatten qui clamât que « la victoire lors du débarquement en Normandie fut obtenue sur les plages de Dieppe ».</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Il n’en reste pas moins que les anciens combattants canadiens qui refont le voya-ge jusqu’à Dieppe de nos jours sont reçus en héros : ils participent régulièrement à des cérémonies ou défilent en ville. Comme l’historien canadien Steve Harris dit aux anciens combattants pendant un pèlerinage à Dieppe en 2002, « ce qui compte, c’est ce que vous avez vu en défilant dans les rues l’autre jour. Le succès à Dieppe, c’est qu’après trois ans d’occupation, vous avez donné de l’espoir aux Français ».</span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>98 Canadiens ont-ils reçu la Croix de Victoria?</title>
		<link>https://legionmagazine.com/fr/2021/01/98-canadiens-ont-ils-recu-la-croix-de-victoria/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tom MacGregor]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 Jan 2021 18:48:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles principaux]]></category>
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					<description><![CDATA[Tom MacGregor dit que OUI Il est difficile de savoir exactement à combien de « Canadiens » la Croix de Victoria, plus haute distinction du Commonwealth pour bravoure en présence de l’ennemi, a été décernée. Nous, rédacteurs de la revue Légion, avons l’habitude de dire simplement « près de 100 ».  D’une part, la Loi sur la citoyenneté canadienne [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="caption_img">
        <img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-5358 size-full" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/03/tom_final_v2.jpg" alt="" width="800" height="789" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/03/tom_final_v2.jpg 800w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/03/tom_final_v2-300x296.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/03/tom_final_v2-768x757.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" />
        <div class="caption">
            <span></span>
            
        <div class="credit">
            <span>Joel Kimmel</span>
        </div>

        </div>
        
    </div>
<h2 style="text-align: center;"><strong><i>Tom MacGregor dit que OUI</i></strong></h2>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Il est difficile </b>de savoir exactement à combien de « Canadiens » la Croix de Victoria, plus haute distinction du Commonwealth pour bravoure en présence de l’ennemi, a été décernée. Nous, rédacteurs de la revue <i>Légion</i>, avons l’habitude de dire simplement « près de 100 ».<span class="Apple-converted-space"> </span></span></p>
<p class="p1"><span class="s1">D’une part, la <i>Loi sur la citoyenneté canadienne</i> n’est entrée en vigueur que le 1<sup>er</sup> janvier 1947, près de deux ans après le dernier haut fait pour lequel un Canadien a obtenu une VC. Ainsi, selon cette condition, la majorité de « nos » récipiendaires de la VC n’étaient pas du tout canadiens. Terre-Neuve ne faisait pas partie du Canada avant 1949, mais nous nous sentons toujours fiers des VC obtenues par John Bernard Croak et Ricketts Thomas.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Un bon nombre parmi les gens qui en ont été décorés étaient des immigrants, venus principalement de Grande-Bretagne. Certains d’entre eux sont retournés en Grande-Bretagne servir dans les unités avec lesquelles ils avaient été associés avant de venir au Canada. D’autres étaient des Américains venus s’enrôler dans l’armée canadienne parce que leur pays était encore neutre. Nous savons que d’autres sont venus d’Ukraine ou du Danemark.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Quoi qu’il en soit, je soutiens que leur nombre est de 98 : 15 avant la Première Guerre mondiale, 70 à la Première Guerre mondiale, et 13 à la Seconde Guerre mondiale.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Les rédacteurs</b> de la Légion sont arrivés à ce chiffre en consultation avec l’historien Arthur Bishop, fils du titulaire de la VC Billy Bishop, pour une série en 18 parties que nous avons publiée entre 2004 et 2006.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Pour en faire partie, la personne devait remplir au moins une des conditions suivantes :</span></p>
<p class="p2"><span class="s2"><b>• </b></span><span class="s1">avoir servi dans l’armée canadienne au moment de l’acte de vaillance ;</span></p>
<p class="p2"><span class="s2"><b>• </b></span><span class="s1">être né au Canada, dans un de ses territoires ou à Terre-Neuve ;</span></p>
<p class="p2"><span class="s2"><b>• </b></span><span class="s1">avoir établi sa résidence permanente au Canada, dans un de ses territoires ou à Terre-Neuve avant le service pendant lequel l’action a eu lieu ;</span></p>
<p class="p2"><span class="s2"><b>• </b></span><span class="s1">être résident du Canada, d’un de ses territoires ou de Terre-Neuve avant le déclenchement de la guerre au cours de laquelle la prouesse a eu lieu.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Ces critères à l’esprit, Bishop a écrit la série dans la conviction qu’il y avait 96 titulaires canadiens. En réponse au courrier du lectorat, cependant, les rédacteurs ont reconnu qu’il y en avait deux qui avaient été injustement omis et ont ajouté un article à la série.</span></p>
<blockquote><p><strong>Nul doute que certains des 98 hommes consid<span class="s1">éraient qu&#8217;ils étaient Britanniques, Irlandais, Américains, Ukrainiens ou Danois.</span></strong></p></blockquote>
<p class="p1"><span class="s1">Raymond de Montmorency, né à Montréal, servit dans l’armée britannique au Soudan. Lors de la bataille d’Omdurman, le 2 septembre 1898, il faisait partie de la force de cavalerie qui prit part à une victoire décisive de l’armée britannique en infériorité numérique face à 52 000 guerriers mahdistes. Bien entendu, les Britanniques étaient armés de mitrailleuses et d’artillerie, tandis que l’ennemi n’avait que des fusils et des lances, prélude de ce que serait la guerre au XX<sup>e</sup> siècle.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Le Dr John Sinton, né à Victoria, se trouvait dans les ruines d’Orah, en Mésopotamie (Irak d’aujour-d’hui), où il fit preuve d’un grand courage en s’occupant des blessés sous le feu nourri de l’ennemi. Même quand il fut blessé lui-même, il continua de s’occuper des hommes pendant les combats.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Nul doute que certains de ces 98 hommes considéraient qu’ils étaient britanniques, irlandais, américains, ukrainiens ou danois. Nous considérons qu’ils étaient canadiens et nous en sommes fiers.<span class="Apple-converted-space"> </span></span></p>
<div class="caption_img">
        <img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-5361 size-full" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/03/tom_final_v3.jpg" alt="" width="800" height="789" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/03/tom_final_v3.jpg 800w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/03/tom_final_v3-300x296.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/03/tom_final_v3-768x757.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" />
        <div class="caption">
            <span></span>
            
        <div class="credit">
            <span>Joel Kimmel</span>
        </div>

        </div>
        
    </div>
<h2 style="text-align: center;"><strong><i>Brian Pascas dit que NON</i></strong></h2>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Sur les 1 358 </b>Croix de Victoria (VC) décernées à ce jour dans le Commonwealth britannique, 628 ont été attribuées entre 1914 et 1918, pendant la </span><span class="s2">Première Guerre mondiale. Selon les </span><span class="s1">critères utilisés, certaines sources publiées affirment qu’il y eut plus de 70 titulaires canadiens de la VC au cours de la seule Grande Guerre, tandis que d’autres affirment qu’il y en eut 64. Selon ce dernier dé</span><span class="s2">compte, il y a moins de 98 bénéficiaires canadiens de la VC au total.</span></p>
<blockquote><p><strong>Ils servirent dans des unit<span class="s1">és militaires britanniques, mais on les consid<span class="s2">ère comme titulaires canadiens de la vc.</span></span></strong></p></blockquote>
<p class="p1"><span class="s1">Certains utilisent des critères pour les titulaires canadiens de la VC qui comprennent le fait d’être membre d’un service militaire canadien, d’être né au Canada ou d’être résident du Canada. Les deuxième et troisième critères impliquent que quelqu’un n’avait pas nécessairement porté d’uniforme canadien au moment de l’acte lié à la VC.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Cela signifie qu’un soldat servant dans un bataillon britannique ferait partie des titulaires de la VC canadiens s’il avait résidé au Canada avant la guerre.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Par exemple, Michael O’Leary, qui immigra au Canada en 1913 et travailla en Saskatchewan pendant 13 mois, puis retourna au Royaume-Uni pour s’enrôler dans le 1<sup>er</sup> Bataillon de l’Irish Guards en serait un. O’Leary obtint la VC pour son acte de bravoure le 1<sup>er</sup> février 1915 au front de l’Ouest. Les affiches de recrutement l’honoraient en tant que héros irlandais. Son acte de bravoure se produisit deux semaines avant que la 1<sup>re</sup> Division canadienne ne descende dans les tranchées pour la première fois, à Armentières. O’Leary, Edmund de Wind, Thomas Wilkinson et Rowland Bourke servirent dans des unités militaires britanniques, mais on les considère tous les quatre titulaires canadiens de la VC si la résidence au Canada seule est un critère acceptable.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">L’inclusion dans la liste des détenteurs canadiens de la VC pour raison de naissance au Canada ne tient pas compte de ceux qui ont émigré au Royaume-Uni, y ont établi leur résidence permanente et ont servi dans une unité militaire britannique. Philip Bent, John Sinton et Robert Cruickshank naquirent au Canada, mais il émigrèrent au Royaume-Uni et servirent dans des unités de l’armée britannique ou indienne.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Si l’on considère ces trois hommes titulaires canadiens de la VC, 29 membres du Corps expéditionnaire canadien qui ont reçu la VC — comme Hugh Cairns, George Pearkes et James Richardson — devraient être identifiés comme détenteurs britanniques de la VC vu qu’ils naquirent au Royaume-Uni.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Toutefois</b>, si l’un des critères pour dire qu’un récipiendaire de la VC est Canadien est d’avoir servi dans l’armée canadienne, sans tenir compte de sa citoyenneté, de sa résidence, ni de son détachement à une unité militaire non canadienne (le Royal Flying Corps ou la Royal Air Force, par exemple), alors le nombre de récipiendaires canadiens de la VC à la Première Guerre mondiale est réduit à 64. Cela signifie que les membres du CEC (quel que soit le pays de leur naissance ou de leur domicile) et ceux qui, nés au Canada, ont servi dans l’aviation britannique sont des récipiendaires canadiens de la VC.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">En 1919, le lieutenant-général Arthur Currie conserva un registre matricule des Canadiens à qui la VC avait été décernée. Il contenait 62 membres du CEC, dont Billy Bishop (détaché au RFC), William Barker (qui servit dans la RAF) et Alan McLeod (qui servit dans le RFC). Ces critères simples pour la Première Guerre mondiale (essentiellement un insigne de casquette, un insigne de col ou un galon d’épaule canadiens) demeurent valides un siècle plus tard.<span class="Apple-converted-space"> </span></span></p>
<hr />
<p class="p1"><span class="s1"><b>TOM MacGREGOR</b></span><b> </b><span class="s3">travaille à la revue <i>Légion</i> depuis 1989, en tant que rédacteur attitré, rédacteur adjoint et, actuellement, rédacteur-réviseur de nouvelles. Avant de se joindre à la revue, il a travaillé pour <i>The Huntsville Forester</i>, <i>The Edmonton Sun</i> et <i>Maclean’s</i>. Il est également l’auteur de pièces de théâtre, de quatre recueils de poésie et de «  Canada and the Victoria Cross  » dans la série <i>Canada’s Ultimate Story</i>.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>BRIAN PASCAS</b></span><b> </b><span class="s3">est chercheur indépendant et auteur de la série en trois parties <i>Canada’s Great War Victoria Cross Recipients</i> qui a été publiée à www.canadianmilitaryhistory.ca. Il est membre de longue date de la Western Front Association.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les boites « Donnez. Commémorez. » :  la nouvelle ère de la distribution des coquelicots</title>
		<link>https://legionmagazine.com/fr/2021/01/les-boites-%e2%80%89donnez-commemorez-%e2%80%89-la-nouvelle-ere-de-la-distribution-des-coquelicots-p17-18/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tom MacGregor]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 Jan 2021 18:44:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles principaux]]></category>
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					<description><![CDATA[Il suffit de placer une carte de débit ou de crédit sur le coquelicot rouge vif de la boite pour faire instantanément un don de 2 $ au Fonds du coquelicot. Cette année, la Légion royale canadienne et la Banque HSBC Canada se sont alliées pour distribuer des coquelicots dans des boites de collecte de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-5421" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/03/Poppy_Box_Final_BI2.jpeg" alt="" width="1890" height="1102" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/03/Poppy_Box_Final_BI2.jpeg 1890w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/03/Poppy_Box_Final_BI2-300x175.jpeg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/03/Poppy_Box_Final_BI2-1024x597.jpeg 1024w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/03/Poppy_Box_Final_BI2-768x448.jpeg 768w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/03/Poppy_Box_Final_BI2-1536x896.jpeg 1536w" sizes="(max-width: 1890px) 100vw, 1890px" /></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Il suffit de placer</b> une carte de débit ou de crédit sur le coquelicot rouge vif de la boite pour faire instantanément un don de 2 $ au Fonds du coquelicot.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Cette année, la Légion royale canadienne et la Banque HSBC Canada se sont alliées pour distribuer des coquelicots dans des boites de collecte de fonds équipées de lecteurs de cartes de paiement sans contact.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Pour faciliter les dons à une époque où peu de Canadiens ont encore de la monnaie sur eux, la Banque HSBC Canada a travaillé avec des spécialistes des technologies pour adapter le programme aux dernières techniques numériques. Les boites « Donnez. Commémorez. » peuvent lire les cartes de paiement sans contact et les applis de paiement pour cellulaire comme Apple Pay. Après avoir placé sa carte de paiement ou son téléphone cellulaire contre le coquelicot brillant sur le devant de la boite, le donateur ou la donatrice y prend son coquelicot.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">« Nous plaçons 250 boites dans le cadre d’un projet pilote », a déclaré Freeman Chute, agent des projets spéciaux, au siège national de la Légion en novembre.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">La forme des boites de distribution du coquelicot du Souvenir de la Banque HSBC Canada rappelle les pierres tombales militaires du Commonwealth. Les boites portent les mots inscrits sur le cénotaphe d’Halifax : « En l’honneur de ceux qui ont servi, en mémoire de ceux qui sont tombés ».</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">« Nous sommes ravis de présenter aux Canadiens cette nouvelle façon de faciliter le don pendant la campagne nationale du coquelicot, a déclaré le président national, Tom Irvine. Nous sommes heureux de nous associer à la Banque HSBC Canada pour cette innovation, et nous espérons qu’elle se répandra dans les années à venir. »</span></p>
<p class="p1">Les boites « Donnez. <span class="s1">Commémorez. » ont été réparties dans des succursales de la Banque HSBC Canada partout au pays, ainsi que dans certaines succursales de la Légion royale canadienne en Ontario. Les filiales en ont également placé à d’autres endroits, comme Costco, Canadian Tire et Shoppers Drug Mart.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">« Les boites que les succursales placent dans les magasins envoient l’argent directement au compte de coquelicot de la filia-le, a déclaré M. Chute.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Elles ont aussi l’intérêt de ne garder aucun renseignement dans l’appareil même », a-t-il ajouté.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">« Avec un peu d’ingéniosité et d’application, nous avons pu réunir notre équipe et des partenaires pour concevoir quelque chose qui, à notre avis, contribuera au succès de la campagne du coquelicot de la Légion royale canadienne pendant plusieurs années », a déclaré Larry Tomei, vice-président à la direction et responsable en chef de gestion de patrimoine et services bancaires aux particuliers à la Banque HSBC Canada. « C’est vraiment un grand honneur. »</span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La Fondation reçoit un don et accorde une subvention</title>
		<link>https://legionmagazine.com/fr/2020/11/la-fondation-recoit-un-don-et-accorde-une-subvention/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tom MacGregor]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Nov 2020 18:26:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles principaux]]></category>
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					<description><![CDATA[La Fondation nationale de la Légion a reçu un don de 15 000 $ de l’Ordre de Saint-Georges. L’Ordre soutient le personnel militaire et les premiers intervenants du Canada et des États-Unis, ainsi que leurs familles, qui ressentent un besoin concret à cause de tâches stressantes effectuées dans leur pays ou à l’étranger. Elle appuie également [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1"><b>La Fondation</b> nationale de la Légion a reçu un don de 15 000 $ de l’Ordre de Saint-Georges.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">L’Ordre soutient le personnel militaire et les premiers intervenants du Canada et des États-Unis, ainsi que leurs familles, qui ressentent un besoin concret à cause de tâches stressantes effectuées dans leur pays ou à l’étranger. Elle appuie également d’autres </span><span class="s2">organismes dédiés au bien être.<span class="Apple-converted-space"> </span></span></p>
<p class="p2"><span class="s1">« Nous avons entendu parler des nombreuses activités que la </span><span class="s2">Fondation mène pour aider les anciens combattants, alors nous avons lancé notre tout premier appel national à nos membres pour collecter des fonds en faveur des anciens combattants », explique Robert Hamilton, président sortant de l’Ordre de Saint-George et chef du projet de collecte de fonds.<span class="Apple-converted-space"> </span></span></p>
<div class="caption_img">
        <img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-5554 size-full" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/03/Unknown-scaled-1.jpg" alt="" width="800" height="569" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/03/Unknown-scaled-1.jpg 800w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/03/Unknown-scaled-1-300x213.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/03/Unknown-scaled-1-768x546.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" />
        <div class="caption">
            <span>La Fondation nationale de la Légion a reçu un don de 15 000 $ de l’Ordre de Saint-Georges. </span>
            
        <div class="credit">
            <span>Legion National Foundation</span>
        </div>

        </div>
        
    </div>
<p class="p1"><span class="s1"><b>En aout</b>, le président national de la Fondation, David Flannigan, a remis une bourse de 2 500 $ </span><span class="s2">à l’adjudante (deuxième classe) Ashtyn Wells de l’escadron des cadets de l’aviation Kinsmen de St. John’s. Elle entreprend un programme d’études en pharmacie à l’université Memorial à St. John’s.</span></p>
<p class="p2"><span class="s2">La Fondation a été constituée en 2016 et l’Agence du revenu du Canada lui a conféré le statut d’organisme de bienfaisance. Elle se concentre sur le mieux être des anciens combattants, les pèlerinages, les bourses et les concours du souvenir. Elle soutient les initiatives utiles aux anciens combattants et à leur famille au Canada. Les personnes qui font un don à la Fondation reçoivent un reçu pour déduction fiscale. Les dons peuvent se faire en ligne sur le site <a href="https://www.legion.ca/fr/don">https://www.legion.ca/fr/don</a>.<span class="Apple-converted-space"> </span></span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La guerre arrive au port de Sydney</title>
		<link>https://legionmagazine.com/fr/2020/03/la-guerre-arrive-au-port-de-sydney/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tom MacGregor]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Mar 2020 19:07:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles principaux]]></category>
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					<description><![CDATA[Désertée et couverte de graffitis durant des dizaines d’années, l’ancienne batterie de canons située à Chapel Point, à North Sydney, dans l’ile néo-écossaise du Cap-Breton, a été restaurée l’été dernier dans le cadre d’un projet local ayant pour but de créer un parc de 48,5 hectares consacré à l’histoire militaire du Canada. Le projet, qui doit [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="caption_img">
        <img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-4864" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2020/02/Casablanca_convoy.jpg" alt="" width="566" height="458" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2020/02/Casablanca_convoy.jpg 3444w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2020/02/Casablanca_convoy-300x243.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2020/02/Casablanca_convoy-768x622.jpg 768w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2020/02/Casablanca_convoy-1024x829.jpg 1024w" sizes="(max-width: 566px) 100vw, 566px" />
        <div class="caption">
            <span>Un convoi sur l’océan Atlantique se déplace vers l’est en novembre 1942. </span>
            
        <div class="credit">
            <span>US Navy / 80-G-474788</span>
        </div>

        </div>
        
    </div>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Désertée</b> et couverte de graffitis durant des dizaines d’années, l’ancienne batterie de canons située à Chapel Point, à North Sydney, dans l’ile néo-écossaise du Cap-Breton, a été restaurée l’été dernier dans le cadre d’un projet local ayant pour but de créer un parc de 48,5 hectares consacré à l’histoire militaire du Canada.</span></p>
<p class="p2"><span class="s2">Le projet, qui doit être nommé Parc commémoratif de l’Atlantique, </span>est géré par des bénévoles qui veulent « créer un voyage côtier du souvenir qui ravive l’histoire militaire du Canada ».</p>
<p class="p2"><span class="s2">Sydney a joué un rôle important à la Seconde Guerre mondiale en tant que deuxième port par ordre d’importance, après Halifax, concernant la formation de convois. À l’époque, avant que Terre-Neuve se joigne au Canada, Sydney était renommée comme étant la ville d’Amérique du Nord la plus à l’est, ce qui veut dire qu’entre 1939 et 1945, c’était aussi la ville canadienne la plus proche de la guerre.</span></p>
<p class="p2"><span class="s3">Quand la France, la Belgique et les Pays-Bas tombèrent, la Grande-Bretagne perdit ses principales sources d’approvisionnement en Europe continentale. Elle devint entièrement dépendante du Canada et des États-Unis, alors neutres, pour une grande partie de sa nourriture, de son bois et de son carburant, sans parler des hommes, des femmes et des fournitures nécessaires au combat.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Tout cela devait parvenir en Grande-Bretagne à bord de navires traversant l’Atlantique Nord orageux. L’Allemagne, qui en était bien consciente, essaya pour la soumettre de l’affamer au moyen d’un blocus. Dans ce dessein, l’Allemagne déchaina sa flotte de sous-marins, les dangereux U-boote, à la bataille la plus longue de la Seconde Guerre mondiale : la bataille de l’Atlantique.</span></p>
<p class="p2"><span class="s3">Comme l’a souligné l’historien Marc Milner dans <i>The Battle of the Atlantic: Canada’s War at Sea in Canada’s Ultimate Story </i>(La bataille de l’Atlantique : la guerre en mer du Canada dans l’histoire ultime du Canada, NDT), « La </span><span class="s2">bataille de l’Atlantique est la seule grande campagne de la Seconde Guerre mondiale qui ait été façonnée par des facteurs principalement canadiens. En effet, elle n’impliqua pas seulement la Marine royale du Canada : elle fut le principal effort de guerre du pays. Au printemps 1943, le Canada était le deuxième acteur allié par ordre d’importance, après la Grande-Bretagne, dans </span><span class="s1">l’Atlantique Nord. Près de la moitié </span>des escortes faites entre New York et le Royaume-Uni étaient canadiennes. La plupart des navires étaient construits au Canada, et la plupart étaient basés au Canada ».</p>
<p class="p2"><span class="s2">Le port de Sydney est situé dans une baie à deux bras. La ville de Sydney est située sur la rive est du bras sud, dans lequel se jette la rivière Sydney. La ville de Sydney est le centre d’activité de la région, encadrée par plusieurs petites villes comme Sydney Mines, North Sydney et New Waterford.</span></p>
<p class="p2"><span class="s3">Du côté ouest de la baie se trouvait le principal employeur du Cap-Breton, la Dominion Steel and Coal Corporation (DOSCO). Vu la nécessité de construire et de réparer rapidement des navires, son acier et son charbon qui servait à alimenter un grand nombre de navires marchands, étaient d’une très grande utilité.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Comme le reste du Canada, Sydney n’était pas vraiment prête à faire la guerre en 1939. Le port avait joué un rôle majeur à la Première Guerre mondiale, mais seulement </span><span class="s2">vers la fin, quand les autorités s’étaient aperçues que le moyen le plus sûr d’envoyer des navires en Grande-Bretagne était en convois.</span></p>
<p class="p2"><span class="s2">Les fortifications, qui étaient </span><span class="s1">désarmées depuis longtemps, étaient </span>en mauvais état. Il ne se passa pas grand-chose avant 1940, quand la chute de la France provoqua la crise en Grande-Bretagne.</p>
<div class="caption_img">
        <img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-4865" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2020/02/Chapel-Point-Battery-file-1from-Directorate-of-History-and-Heritage-Feb.82019_Page_1_Image_0001.jpg" alt="" width="566" height="447" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2020/02/Chapel-Point-Battery-file-1from-Directorate-of-History-and-Heritage-Feb.82019_Page_1_Image_0001.jpg 2153w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2020/02/Chapel-Point-Battery-file-1from-Directorate-of-History-and-Heritage-Feb.82019_Page_1_Image_0001-300x237.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2020/02/Chapel-Point-Battery-file-1from-Directorate-of-History-and-Heritage-Feb.82019_Page_1_Image_0001-768x607.jpg 768w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2020/02/Chapel-Point-Battery-file-1from-Directorate-of-History-and-Heritage-Feb.82019_Page_1_Image_0001-1024x809.jpg 1024w" sizes="(max-width: 566px) 100vw, 566px" />
        <div class="caption">
            <span>Chapel Hill. </span>
            
        <div class="credit">
            <span>Société du Parc commémoratif de l’Atlantique</span>
        </div>

        </div>
        
    </div>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Au printemps</b> 1940, Halifax n’était en mesure de fournir à Sydney que deux chalutiers convertis en dragueurs de mines et un navire de patrouille de la GRC. En aout, le port reçut deux yachts américains qui étaient destinés à un service d’escorte : le <i>Reindeer </i>et le <i>Husky</i>. Deux remorqueurs furent envoyés à Sydney pour servir de navires d’inspection. Un autre chalutier dragueur de mines et deux autres yachts furent ajoutés à la fin de l’été.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">La ville était en train de prendre un air militaire lorsque le district des chantiers fut clôturé pour des raisons de sécurité et que de nouveaux quartiers et de nouvelles installations furent construits pour le personnel marin arrivant en ville.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Les travaux commencèrent aussi aux fortifications abandonnées. Cinq postes d’artillerie étaient prévus, dont celui de Chapel Point qui serait le premier à entrer en service et qui serait chargé de soutenir les activités d’inspection maritime. Le Cape Breton Highlanders et le Pictou Highlanders furent mis à contribution pour garder les fortifications et l’aéroport. La 16<sup>e</sup> Brigade côtière fut levée pour fournir des canonniers. Un poste de contrôle de tir fut construit sur un terrain élevé situé le long du chemin Kilkenny Lake entre South Bar et Point Petrie. Des cabanes en bois finirent par être construites à toutes les batteries pour abriter les hommes qui avaient dormi sous la toile pendant les premiers mois.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">L’Aviation royale du Canada commença également la construction d’un aérodrome à Reserve Mines, </span>à l’est de Sydney (aujourd’hui l’aéroport JA Douglas McCurdy Sydney). Cependant, on avait <span class="s1">désespérément besoin d’aéronefs en Grande-Bretagne, alors l’Escadron n° 8 dut se contenter d’aéronefs Delta peu solides durant la première partie de 1940. Trois hydravions Stranraer plus robustes finirent par être ajoutés; ils pouvaient escorter les convois jusqu’au coucher du soleil.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Les navires marchands qui descendaient le fleuve Saint-Laurent perdaient des journées précieuses en retournant à Halifax pour se former en convois. Sydney devint donc le point de rassemblement pour bon nombre de ces navires, qui rejoignaient aux Grands Bancs les convois partant d’Halifax.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Le 31 juillet 1940, le premier convoi, composé de 25 navires, quitta Sydney pour rejoindre le convoi HX-62 qui avait quitté Halifax la veille. Les autorités britanniques décidèrent que Sydney serait le point de rassemblement pour les navires dont la vitesse était supérieure à 7,5 nœuds mais inférieure à 9 nœuds. Ces convois lents furent désignés SC.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Le SC-1, formé de 40 navires marchands, prit le large le 15 aout 1940. Le port commença alors un cycle de huit jours entre les convois. Les autorités britanniques avaient espéré que les convois seraient formés de moins de 30 navires, mais le besoin était pressant, alors ils en comprenaient habituellement davantage.</span></p>
<div class="caption_img">
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        <div class="caption">
            <span>La batterie telle qu’elle était au printemps 2019 et après sa restauration en octobre. </span>
            
        <div class="credit">
            <span>Tom MacGregor</span>
        </div>

        </div>
        
    </div>
<p class="p2"><span class="s1">Le SC-7, qui quitta Sydney le 5 octobre, fut le premier convoi attaqué par plusieurs U-boote chassant ensemble comme une meute de loups. Vingt de ses 34 navires furent perdus. À la fin de la saison de navigation de 1940, 48 convois totalisant 967 navires avaient quitté le port de Sydney.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Alors que la guerre trainait en longueur, de meilleurs navires servirent d’escorte, dont les corvettes fabriquées au Canada. Les batteries furent améliorées et l’aérodrome fut complété, puis agrandi, alors que de meilleurs appareils, capables d’escorter les convois plus loin en mer devinrent disponibles.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Les convois vers la Grande-Bretagne n’étaient pas les seuls à être protégés par les navires basés à Sydney. Ils comprenaient aussi des navires en provenance de Montréal ou de Québec et d’autres allant chercher du charbon à Terre-Neuve pour la DOSCO. Par la suite, la MRC défendit aussi les navires ravitaillant les bases que les États-Unis construisaient à Terre-Neuve et au Groenland.</span></p>
<div class="caption_img">
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        <div class="caption">
            <span>Un bombardier Liberator de la Royal Air Force escorte un convoi transatlantique vers 1943. </span>
            
        <div class="credit">
            <span>MDN/BAC/PA-107907</span>
        </div>

        </div>
        
    </div>
<p class="p1"><span class="s2"><b>Lorsque les États-Unis</b> déclarèrent la guerre à l’Allemagne, après l’attaque de Pearl Harbor le 7 décembre 1941, l’amiral Karl </span><span class="s3">Dönitz, commandant de la flotte d’U-boote, déclencha une guerre totale à l’Amérique du Nord. Ses sous-marins trouvèrent dans le golfe du Saint-Laurent un terrain de chasse particulièrement fertile. Certains remontèrent même le fleuve. Au cours de la saison de navigation de 1942, ils coulèrent 20 navires marchands, un transport de troupes américain et deux navires de guerre de la MRC, et ne perdirent que deux de leurs bâtiments.</span></p>
<p class="p2"><span class="s3">Les chantiers navals du Canada ne pouvaient pas produire de nouveaux navires et remettre en état ceux qui existaient déjà assez vite, alors le gouvernement fédéral ordonna la construction d’une nouvelle base navale à Fort Edward, sur le bras sud du port, en face de Sydney. Le terrain de 344 hectares formait une sorte de nouvelle ville. Les ateliers et les voies ferrées étaient situés près de l’eau. Le reste de la base était aménagé en grille, avec des rues pour le logement et un hôpital. La nouvelle base prit le nom de NCSM <i>Protector II</i>, tandis que la base d’origine à Sydney avait celui de NCSM <i>Protector I</i>.</span></p>
<p class="p2"><span class="s3">Le 13 octobre 1942, le vapeur <i>Caribou</i>, traversier faisant la navette entre Sydney et Port aux Basques, T.-N.–L., quitta Sydney vers 21 h 30 avec à son bord 73 civils, dont 11 enfants, 118 militaires et 46 membres d’équipage. Le NCSM <i>Grandmere</i>, un dragueur de mines, escorta le navire en le suivant conformément aux procédures navales britanniques concernant l’escorte d’un seul navire.</span></p>
<p class="p2"><span class="s2">Le 14 octobre à 3 h 40, l’<i>U-69</i> </span>lança une torpille au <i>Caribou</i> qui l’atteignit à tribord. La plupart des passagers étaient dans leurs couchettes, et furent désorientés par l’explosion. Plusieurs canots de sauvetage furent détruits dans l’explosion et d’autres ne purent pas être mis à la mer.</p>
<div class="caption_img">
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        <div class="caption">
            <span>Le vapeur Caribou torpillé par le U-69 coule dans le golfe du Saint-Laurent. Un timbre-poste de Terre-Neuve de 1928 vantait le voyage de neuf heures du Caribou à Sydney, N.-É. </span>
            
        <div class="credit">
            <span>Wikimedia</span>
        </div>

        </div>
        
    </div>
<p class="p2">Le <i>Grandmere</i> vit l&#8217;U-boot en surface et tenta de le percuter, mais le sous-marin plongea. Il largua des grenades sous-marines, mais manqua le sous-marin. Conformément à la procédure établie, le <i>Grandmere</i> poursuivit le sous-marin pendant deux heures, s’arrêter pour sauver les survivants n’en aurait fait qu’une cible plus facile. L&#8217;<i>U-69</i> s’éclipsa et le <i>Grandmere</i> retourna chercher les survivants. Sur les 237 personnes qui étaient à bord, 136 avaient péri. Le seul enfant qui survécut fut un garçon d’Halifax âgé de 15 mois.</p>
<p class="p2">Le naufrage du paquebot était la conséquence d’une attaque de circonstance, qui n’avait pas de sens en termes de stratégie militaire, mais dont l’effet sur le moral était important, en particulier à Sydney et à Port-aux-Basques où la plupart des victimes avaient de la famille et des amis.</p>
<div class="caption_img">
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            <span>Le vapeur Caribou torpillé par le U-69 coule dans le golfe du Saint-Laurent. Un timbre-poste de Terre-Neuve de 1928 vantait le voyage de neuf heures du Caribou à Sydney, N.-É. </span>
            
        <div class="credit">
            <span>Wordpress</span>
        </div>

        </div>
        
    </div>
<p class="p2">Les habitants de Sydney commençaient à s’habituer à la vie portuaire en temps de guerre. Des avis étaient affichés près des téléphones publics pour rappeler à leurs utilisateurs qu’il était interdit de mentionner les navires, leurs mouvements, les troupes, les industries de guerre et même la météo.</p>
<p class="p2"><span class="s3">Les exercices d’extinction des feux étaient monnaie courante. Pendant le premier, selon les historiens Brian Tennyson et Roger Sarty, presque tous les gens qui avaient une voiture conduisirent jusqu’à Hardwood Hill sans allumer leurs feux rien que pour voir la ville dans l’obscurité. Des chefs d’ilot de tous âges furent désignés pour effectuer des exercices antiaériens périodiques.</span></p>
<p class="p2"><span class="s3">Sur une note plus réjouissante, vu le grand nombre de militaires présents dans la ville à cause de la guerre, les groupes communautaires organisaient des danses et mettaient en place des cantines où l’on vendait des cigarettes, des boissons non alcoolisées et des sandwichs.</span></p>
<div class="caption_img">
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        <div class="caption">
            <span>Un convoi se forme dans le port de Sydney pendant la Seconde Guerre mondiale. </span>
            
        <div class="credit">
            <span>Société du Parc commémoratif de l’Atlantique</span>
        </div>

        </div>
        
    </div>
<p class="p1"><b>Deux ans</b> après le naufrage du <i>Caribou</i>, une catastrophe survint à nouveau dans des circonstances étrangement similaires.</p>
<p class="p2">Le vapeur <i>Burgeo</i> était affecté au transport de passagers entre Sydney et Port-aux-Basques. Le 24 novembre 1944, il était escorté par le NCSM <i>Shawinigan</i> et un navire de la garde côtière américaine. Ayant tiré les leçons de la tragédie passée, il zigzagua pendant la traversée et entra dans le port sans incident. Le <i>Shawinigan</i> se détacha et patrouilla seul à la recherche d&#8217;U-boote, prévo-yant de retrouver le <i>Burgeo</i> au matin pour le voyage du retour.</p>
<p class="p2">Cette nuit-là, le <i>Shawinigan</i> trouva l&#8217;<i>U-1228</i> sur son chemin, qui se préparait à retourner en Europe après une chasse infruc-tueuse. L’U-boot tira une torpille acoustique GNAT qui frappa la corvette quatre minutes plus tard. Le navire explosa avant de pouvoir appeler au secours. Les 91 membres d’équipage furent perdus.</p>
<p class="p2">Le <i>Burgeo</i> quitta le port le matin, mais il ne vit pas le <i>Shawinigan</i> pendant le voyage. Vu que le silence radio était en vigueur, ce n’est que lorsque le traversier arriva à Sydney sans escorte que la marine sut que quelque chose clochait. Au cours des recherches qui durèrent trois jours, on ne retrouva qu’une partie de la passerelle et six corps.</p>
<p class="p2">Encore une fois, les victimes étaient bien connues à terre, et la communauté se trouvait dans le deuil.</p>
<p class="p2">La Bataille de l’Atlantique se termina lorsque la guerre en Europe prit fin : le 8 mai 1945. Cependant, la nouvelle ne fut pas suivie par les joyeuses célébrations comme celles qui furent tenues dans la plupart des villes nord-américaines. « Bien que le jour eût été déclaré jour férié, aucune célébration de victoire civique ne fut organisée, ont écrit Tennyson et Sarty. Plus important encore, les danses et les spectacles publics furent tous annulés, et les restaurants et les magasins, fermés, dans l’espoir de contrôler les célébrations publiques. Peut-être encore plus mal avisé, les magasins d’alcool furent également fermés. »</p>
<p class="p2">En conséquence, des bandes d’hommes erraient dans les rues sans moyen d’exprimer leurs émotions. Des émeutes finirent par éclater. Des fenêtres furent brisées et les magasins d’alcool, pillés. Il fallut plusieurs jours pour rétablir l’ordre. Encore aujourd’hui, on se dispute pour savoir sur qui on devrait jeter la responsabilité.</p>
<p class="p2">Le port de Sydney avait fait ses preuves à la guerre. Environ 7 500 navires y avaient formé des convois avant de faire le dangereux voyage vers la Grande-Bretagne.</p>
<p class="p2">Après la guerre, les chantiers navals étaient occupés à remettre des navires en état, mais le mili-taire réduisit rapidement la pré-sence de l’armée et de l’aviation. Les chantiers navals ne durèrent que quelques années et même les industries de l’acier et du charbon finirent par s’effondrer. Aujourd’hui, le Cap-Breton dépend davantage du tourisme que de l’armée ou des mines de charbon.</p>
<p class="p2">La société du Parc commémoratif de l’Atlantique a l’intention de développer un parc comprenant une plage, une aire de pique-nique et des sentiers pédestres avec des panneaux d’interprétation, ainsi que de recréer une réplique de cantonnement de Premières nations. Une fois terminé, il devrait donner un coup de pouce au tourisme et rappeler aux visiteurs et aux habitants le rôle noble que le port a joué dans l’histoire militaire du Canada.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Innovation et tradition</title>
		<link>https://legionmagazine.com/fr/2019/10/innovation-et-tradition/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tom MacGregor]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Oct 2019 14:22:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>
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					<description><![CDATA[La Légion doit s’adapter aux nouvelles technologies tout en restant fidèle à ses traditions, selon le nouveau directeur exécutif national de la Légion royale canadienne, Steven Clark. M. Clark, ancien directeur de l’administration à la Direction nationale, a pris ses fonctions actuelles le 16 mai, quand son prédécesseur a pris sa retraite. « Les deux [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-4829" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2019/10/Slider.jpg" alt="" width="566" height="318" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2019/10/Slider.jpg 960w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2019/10/Slider-300x169.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2019/10/Slider-768x432.jpg 768w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2019/10/Slider-480x270.jpg 480w" sizes="(max-width: 566px) 100vw, 566px" /></p>
<p class="p1"><b>La Légion</b> doit s’adapter aux nouvelles technologies tout en restant fidèle à ses traditions, selon le nouveau directeur exécutif national de la Légion royale canadienne, Steven Clark.</p>
<p class="p2">M. Clark, ancien directeur de l’administration à la Direction nationale, a pris ses fonctions actuelles le 16 mai, quand son prédécesseur a pris sa retraite.</p>
<p class="p2">« Les deux domaines sur lesquels je veux me concentrer le plus sont la communication et l’innovation », dit-il.</p>
<p class="p2">Les médias sociaux offrent de nouvelles possibilités pour la Légion de communiquer avec ses membres. « Nous devons tenir le public au courant de ce que nous faisons afin d’attirer de nouveaux membres », dit-il.</p>
<p class="p2">Il veut aussi améliorer l’efficacité des systèmes informatiques de la Légion.</p>
<p class="p2">« On peut maintenant renou-veler son adhésion en ligne. Pour certaines personnes, cela n’a rien d’étrange, mais nous avons encore l’ancien système, où les gens vont à leur filiale pour procéder au renouvellement. Cela ne changera jamais, dit-il. Nous ferons ce qu’il faut pour que tous nos membres se sentent à l’aise. »</p>
<p class="p2"><span class="s1">M. Clark dit être attaché aux traditions, mais qu’il est important de saisir les nouvelles opportunités. « Nous examinerons les moyens de faire les choses plus efficacement, pour faire des économies », dit-il.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Le père de M. Clark, originaire du Nouveau-Brunswick, servait dans l’aviation à la Base des Forces canadiennes Chatham. M. Clark a fait ses études à l’Université du Nouveau-Brunswick et à l’Université Saint-Thomas, toutes deux situées à Fredericton. Il y a obtenu un baccalauréat ès arts et un baccalauréat en éducation.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">« Je pensais faire carrière dans l’enseignement, dit-il. Mais j’ai toujours été intéressé par le théâtre. Après avoir obtenu ses diplômes, il s’est occupé de la gestion du Théâtre du Nouveau-Brunswick, une des troupes de théâtre les plus réputées au Canada.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Quatre ans plus tard, une occasion s’est présentée à l’organisation des cadets de l’Air. « Ma famille avait des liens étroits avec le militaire, alors quand l’occasion de travailler avec les cadets s’est présentée, je l’ai saisie », dit-il. Il s’est installé à la BFC Greenwood, en Nouvelle-Écosse, en tant qu’agent principal de formation du centre d’entrainement estival des cadets de l’Air. En 1988, il a déménagé à Halifax où, en tant que réserviste de classe C, il a supervisé les activités des cadets de la Nouvelle-Écosse et de l’Île-du-Prince-Édouard.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">En 1991, il est venu à Ottawa, au quartier général de la Défense nationale, pour occuper le poste d’officier d’état-major pour les cadets de l’Air et ensuite, durant 15 ans, celui d’agent administratif au quartier général national de la Ligue des cadets de l’Air.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">« J’avais passé 18 ans dans l’organisation des cadets et je me suis dit qu’il était temps de passer à autre chose », dit-il. En 2005, il est venu à la Maison de la Légion comme officier d’administration. « Vu l’association étroite entre la Légion et les organisations de cadets, je savais que je serais en mesure de rester en contact avec les cadets de l’Air. »</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">En tant qu’officier d’adminis-tration, M. Clark a été secrétaire du Comité du Coquelicot et du Souvenir, où il a dirigé les concours littéraires et d’affiches et s’est occupé de l’administration du pèlerinage du Souvenir. Il a été chargé des pèlerinages de 2005, de 2007 et de 2015.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Il a joué un rôle déterminant dans la création de la pluie de coquelicots virtuelle, vidéo de coquelicots projetée, le soir, sur les murs de l’édifice du Centre, à Ottawa, pendant la période du Souvenir. </span></p>
<p class="p2"><span class="s1">« La Légion est bien connue pour la campagne du coquelicot, mais il n’y avait pas d’événement unique qui expliquait ce qu’il en était. Il était important que l’on ait quelque chose à ce sujet au siège central, dit-il. Il a fallu environ trois ans de planification et de négociations pour y arriver. »</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Il a également façonné le Mur virtuel d’honneur, qui montre les photos de plus de 2 000 anciens combattants canadiens. </span>« Il est très important de ne pas oublier qui nous commémorons par le Souvenir, » dit-il.</p>
<p class="p2">Récemment, il a travaillé à une vidéo sur les Deux minutes de silence, qui sert notamment aux écoles.</p>
<p class="p2"><span class="s2">Il a également siégé au comité de la Défense et à celui de la Constitution et des lois. Lorsque Brad White a été titularisé au poste de secrétaire national, en 2009, M. Clark a été promu directeur de l’administration. Le poste a changé de nom depuis, pour devenir « directeur des Services d’entreprise », en 2018.</span></p>
<p class="p2"><span class="s2">M. Clark et son épouse, Donna, habitent à Kanata. Ils aiment les voyages, le cyclisme et la randonnée. Leur fille, Abbey, travaille à la Bibliothèque publique d’Ottawa. </span></p>
<p class="p2"><span class="s2">« Notre travail consiste à exécuter les résolutions prises aux congrès nationaux, dit-il. Nous voulons faire évoluer l’organisation selon les attentes de nos membres. » </span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les traditions des Highlands exposées au Musée de la guerre</title>
		<link>https://legionmagazine.com/fr/2019/10/les-traditions-des-highlands-exposees-au-musee-de-la-guerre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tom MacGregor]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Oct 2019 14:26:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles principaux]]></category>
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					<description><![CDATA[Le son aigu de la cornemuse retentit au Musée canadien de la guerre, à Ottawa, pendant une nouvelle exposition consacrée aux soldats des Highlands (hautes terres écossaises, NDT) et aux unités qu’ils ont formées pendant le XXe siècle. L’exposition, Gerriers des Highlands, inaugurée le 7 juin, se déroulera jusqu’au 12 janvier. Elle comprend plus de 200 [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-4833" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2019/10/highlandwarriors.jpg" alt="" width="566" height="338" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2019/10/highlandwarriors.jpg 4200w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2019/10/highlandwarriors-300x179.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2019/10/highlandwarriors-768x458.jpg 768w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2019/10/highlandwarriors-1024x611.jpg 1024w" sizes="(max-width: 566px) 100vw, 566px" /></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Le son aigu </b>de la cornemuse retentit au Musée canadien de la guerre, à Ottawa, pendant une nouvelle exposition consacrée aux soldats des Highlands (hautes terres écossaises, NDT) et aux unités qu’ils ont formées pendant le XX<sup>e</sup> siècle. L’exposition, Gerriers des Highlands, inaugurée le 7 juin, se déroulera jusqu’au 12 janvier. Elle comprend plus de 200 artéfacts du Musée de la guerre et des musées de Glasgow, en Écosse.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">« Vous avez des artéfacts merveilleux, ici, au Musée canadien de la guerre, en particulier votre art militaire », a déclaré le conservateur de l’exposition, Allan Carswell, qui a été conservateur du National War Museum of Scotland à Édimbourg.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">L’exposition est divisée en trois parties. La première porte sur les clans d’Écosse et leurs traditions. La seconde explique comment l’armée britannique leva des régiments dans les Highlands pour ses guerres en Europe. La troisième partie traite de l’expérience écossaise au Canada.</span></p>
<p class="p2">Au Moyen Âge, les Highlands, régions sauvages du Nord-Ouest de l’Écosse, s’organisaient autour des familles, des clans. Ces derniers s’affrontaient souvent entre eux, jusqu’au XVII<sup>e</sup> siècle, quand quelques clans finirent par dominer de vastes territoires.</p>
<p class="p2"><span class="s1">Le guerrier des Highlands idéal était brave, fort et adroit.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">L’arme la plus souvent associée aux guerriers est l’épée à garde en panier. Les Écossais étaient très habiles forgerons et fabriquaient les poignées, mais les lames étaient importées d’Allemagne. Les pistolets et les mousquets s’ajoutèrent ensuite à l’arsenal du guerrier.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Après l’échec des rébellions jacobites, tentatives de restauration de la famille Stuart au trône d’Angleterre, des lois furent promulguées qui interdisaient une grande partie de la culture des clans, y compris l’emploi des armes et même le port du tartan.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Néanmoins, l’armée britannique, reconnaissant la valeur des guerriers écossais des hautes terres, levait des régiments parmi eux pour les guerres </span>en Europe, en particulier contre <span class="s1">l’armée redoutable de Napoléon, en </span>France, au début du XIX<sup>e</sup> siècle.</p>
<p class="p2"><span class="s1">Comme les mœurs écossaises commençaient à disparaitre, nombre d’anciens soldats des Highlands acceptèrent de s’installer dans les nouveaux territoires de l’Empire britannique. Ils prisaient beaucoup le Canada, en particulier la Nouvelle-Écosse.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Après la ratification de la Confédération, au Canada, la Grande-Bretagne en retira ses garnisons et un système de milice y fut institué. La plupart des unités de la milice prirent des noms des Highlands et en adoptèrent les traditions, en particulier le tartan et la cornemuse.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Les soldats des Highlands jouèrent un rôle important pour repousser les invasions des Féniens au XIX<sup>e</sup> siècle.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Les régiments de Highlanders du Canada se distinguèrent aux deux guerres mondiales. En plus de la cornemuse de James Richardson, qui naquit en Écosse et grandit au Canada, l’exposition comprend la Croix de Victoria qui lui fut décernée. Quand il servait dans le 16<sup>e</sup> Bataillon (Canadian Scottish) du Corps expéditionnaire canadien à la bataille de la Somme, Richardson fit preuve d’une grande bravoure en jouant de sa cornemuse pour encourager ses camarades. Plus tard ce jour-là, il retourna au front pour récupérer sa cornemuse, mais on ne le revit jamais vivant.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">« Aujourd’hui, il y a plus de régiments de Highlanders au Canada que dans l’armée britannique », a déclaré Carswell.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">L’exposition montre la tradition écossaise jusqu’à nos jours, et comprend une chemise de camouflage et des médailles décernées au lieutenant-colonel Nicholas Calder du Royal Regiment of Scotland, en Afghanistan, en 2008. </span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Inquiétude concernant les inondations – 58econgrès de Québec</title>
		<link>https://legionmagazine.com/fr/2019/10/inquietude-concernant-les-inondations-58econgres-de-quebec/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tom MacGregor]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 05 Oct 2019 14:10:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>
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					<description><![CDATA[Vu les graves inondations du printemps, les délégués au 58e congrès de la division du Québec ont adopté une résolution tardive permettant l’utilisation rapide de fonds du coquelicot en cas de catastrophe naturelle déclarée par le gouvernement fédéral ou un gouvernement provincial. La résolution tient compte du fait que les gouvernements sont plus susceptibles de déclarer [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-4812" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2019/10/Convention-Banner-Fr.jpg" alt="" width="566" height="108" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2019/10/Convention-Banner-Fr.jpg 1500w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2019/10/Convention-Banner-Fr-300x57.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2019/10/Convention-Banner-Fr-768x146.jpg 768w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2019/10/Convention-Banner-Fr-1024x195.jpg 1024w" sizes="(max-width: 566px) 100vw, 566px" /></p>
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        <div class="caption">
            <span>Le vice-président national Owen Parkhouse (à g.) et Ouellet au salut. </span>
            
        <div class="credit">
            <span>Tom MacGregor</span>
        </div>

        </div>
        
    </div>
<p class="p1"><b>Vu les graves</b> inondations du printemps, les délégués au 58<sup>e</sup> congrès de la division du Québec ont adopté une résolution tardive permettant l’utilisation rapide de fonds du coquelicot en cas de catastrophe naturelle déclarée par le gouvernement fédéral ou un gouvernement provincial.</p>
<p class="p2">La résolution tient compte du fait que les gouvernements sont plus susceptibles de déclarer l’état d’urgence pour une zone donnée par décret plutôt que par procédure législative.</p>
<p class="p2">Le conseil exécutif provincial avait voté la motion lors d’une réunion la veille du congrès qui a eu lieu du 17 au 19 mai à l’aréna Cynthia-Coull, sur la Rive-Sud de Montréal.</p>
<p class="p2">Lorsque l’état d’urgence est déclaré à la suite d’une catastrophe naturelle, une filiale peut dépenser jusqu’à 50 % des fonds du coquelicot disponibles pour venir en aide aux sinistrés.</p>
<p class="p2">On estime que 10 000 personnes dans la province ont été obligées de quitter temporairement leur domicile et, dans certaines régions, l’armée a été appelée en renfort.</p>
<p class="p2">« Nous avons adopté cette motion pour pouvoir réagir plus rapidement, a expliqué le président du Comité des résolutions, Mike Fitzgerald. S’il y a une catastrophe naturelle dans votre région, appelez la Direction du Québec et nous prendrons une décision très rapidement. »</p>
<p class="p2">La résolution ne sera ratifiée que si elle est adoptée au congrès national de 2020.</p>
<div class="caption_img">
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        <div class="caption">
            <span>Le président Ken Ouellet (à g.), accompagné du premier vice-président, William Howe, se prépare à déposer une couronne. </span>
            
        <div class="credit">
            <span>Tom MacGregor</span>
        </div>

        </div>
        
    </div>
<p class="p2">Après les cérémonies d’usage à l’aréna, le vice-président national Owen Parkhouse déclara le congrès officiellement ouvert. Des dignitaires locaux et la présidente de la filiale Greenfield Park, Cheryl Moores, prononcèrent quelques mots de bienvenue.</p>
<p class="p2">Ensuite, un défilé est allé de la filiale au cénotaphe situé devant l’hôtel de ville de Longueuil. Les dates de la guerre d’Afghanistan venaient d’être ajoutées au cénotaphe, qui honore aussi les victimes des deux guerres mondiales et de la guerre de Corée.</p>
<p class="p2">La Mère de la Croix d’Argent, Ann Cruise Broden, a déposé la première couronne, suivie de M. Parkhouse, président de la Direction du Québec, de Ken Ouellet, et d’autres dignitaires.</p>
<p class="p2">De retour à l’aréna, les 112 délégués se sont mis au travail.</p>
<p class="p2">L’ombudsman des vétérans récemment nommé, Craig Dalton, a été l’un des premiers à prendre la parole.</p>
<p class="p2">« Notre priorité absolue est de venir en aide aux anciens combattants et à leur famille. Nous plaidons pour eux, a-t-il déclaré. En second lieu, il s’agira de faire des recommandations au sujet d’Anciens Combattants Canada et de ses politiques ou de ses activités. Au cours des deux prochaines années, nous examinerons les règlements d’ACC relatifs aux soins de santé. »</p>
<p class="p2">M. Dalton a déclaré qu’en troisième lieu, il allait se pencher sur les prestations pour les réservistes. « Nous savons que la plupart de ces politiques ont été conçues pour les membres des forces régulières, mais nous voulons nous assurer qu’elles aident aussi les réservistes, » a-t-il dit.</p>
<p class="p2">M. Stephen Lemieux d’ACC a dit aux délégués que son ministère avait récemment mis 25 lits de soins de longue durée à la disposition de jeunes anciens combattants au Québec.</p>
<p class="p2">Lors du rapport du président, M. Ouellet a dit que son comité continuait les visites mensuelles à l’hôpital de Sainte-Anne à Sainte-Anne-de-Bellevue, où il n’y a plus que 140 résidents (il y en avait 210 quand il avait été élu président, en 2017). « L’hôpital supprime continuellement des lits et des services autrefois réservés aux anciens combattants depuis qu’il a été transféré au ministère de la Santé du Québec.</p>
<p class="p2">Un recours collectif a été déposé, argumentant que la qualité du service s’est détériorée depuis 2016, quand l’hôpital a été transféré à<br />
la province.</p>
<p class="p2">L’officier d’entraide Jérôme Gagnon a rapporté que la division avait 400 nouveaux clients depuis le congrès de 2017 et que 292 demandes avaient été envoyées à ACC. Plus de 200 décisions d’ACC ont vu plus de 8 millions $ attribués aux clients de la division.</p>
<p class="p2">La directrice générale, Paulette Cook, a présenté un rapport sur la Ligue royale des anciens combattants du Commonwealth et le travail que la Légion royale canadienne fait en son nom pour aider les anciens combattants nécessiteux aux Antilles. Les délégués ont recueilli 2 180 $ pour la LRACC.</p>
<p class="p2">Le président de l’adhésion, Christopher Wheatley, a dit que la division avait 11 533 membres en 2018, soit 663 membres de moins que l’année précédente. « N’oublions pas que l’adhésion est l’élément vital de la Légion et que sans elle, la Légion ne survivra pas », a-t-il déclaré.</p>
<p class="p2">M. Parkhouse a transmis les salutations de la Direction nationale et parlé du plan stratégique de la Légion approuvé au congrès national de 2018. « Le nouveau plan stratégique transformera la Légion en une organisation moderne, tout en restant fidèle à ses racines », a-t-il dit.</p>
<div class="caption_img">
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        <div class="caption">
            <span>L’ombudsman des vétérans, Craig Dalton (à d.), donne un aperçu des priorités de son bureau. </span>
            
        <div class="credit">
            <span>Tom MacGregor</span>
        </div>

        </div>
        
    </div>
<p class="p2">Il a ajouté qu’améliorer l’adhésion était la priorité absolue. « Les filiales sont le visage de la Légion. Il est important que les gens soient bien reçus lors de leur première visite à une filiale. Nous devons être accueillants, » a-t-il conclu.</p>
<p class="p2">Les délégués ont adopté cinq résolutions, dont une qui change-rait le terme « membre ordinaire » en « membre régulier », jugé préférable pour traduire le terme anglais <i>ordinary member</i>.</p>
<p class="p2">Selon une autre résolution, <i>La Revue Légion</i> devrait être distribuée à tous les membres en anglais et en français intégralement, y compris les annonces publicitaires.</p>
<p class="p2">Un vote a servi à modifier les règlements du fonds fiduciaire du coquelicot afin que chaque filiale conserve au maximum 40 000 $ au 30 septembre de chaque année. Les fonds excédentaires devront alors être remis en fiducie à la Direction du Québec, qui les dépensera conformément aux directives du manuel du coquelicot.</p>
<p class="p2">Le président sortant, Norman Shelton, a expliqué que les finances de la division faisaient l’objet d’une vérification complète parce que le système avait été infecté par un virus informatique. Les chiffres définitifs seront envoyés aux filiales une fois la vérification terminée.</p>
<p class="p2">M. Parkhouse a également présidé aux premières élections entièrement ouvertes car le premier vice-président, William Howe, la trésorière, Madonna Boch, et les vice-présidents Mike Fitzgerald et Larry Tremblay avaient tous annoncé leur intention de quitter leurs fonctions.</p>
<p class="p2">M. Ouellet, membre de la filiale Alphonse Desjardins de Lacolle, a été reconduit dans ses fonctions de président.</p>
<p class="p2">Sylvain Hamel, de la filiale Cowansville, a battu Roger Hétu, de la filiale Richelieu de St-Jean-sur-Richelieu et été élu au poste de premier vice-président. M. Hétu n’était pas présent au congrès, mais il avait envoyé une lettre indiquant qu’il briguait un mandat.</p>
<p class="p2">Neuf personnes ont posé leur candidature aux trois postes de vice-président : le titulaire Len Pelletier de la filiale Buckingham, M. Hétu, Pat McCabe de la filiale Châteauguay, Sandra Routledge de la filiale Montcalm Memorial de Rawdon, Claude Paquet de la filiale Lt-Col. Charles Forbes de Loretteville, Trevor Holmes de<br />
la filiale Brownsburg, Christian Lord de la filiale Lt-Col. Robert Grondin de Shawinigan, Robert Brosseau de la filiale Alphonse Desjardins et Robert Bouthot de la filiale Cowansville.</p>
<p class="p2">M. Pelletier et Mme Routledge ont été élus au premier tour de scrutin et M. Lord, au second.</p>
<p class="p2">Le président des débats, Christopher Wheatley de la filiale Chomedey de Laval a battu M. Hétu et été reconduit dans ses fonctions de président. Norman Shelton de la filiale Terrebonne Heights de Mascouche Heights a été nommé trésorier par acclamation.</p>
<p class="p2">M. Ouellet a remercié les anciens membres de l’exécutif et tous les bénévoles qui avaient travaillé pendant de nombreuses heures afin que la Légion puisse « fournir le service qu’ils méritent à nos anciens combattants ».</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>UNE JUSTE APPRÉCIATION</title>
		<link>https://legionmagazine.com/fr/2019/09/une-juste-appreciation/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tom MacGregor]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Sep 2019 20:28:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles principaux]]></category>
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					<description><![CDATA[En 1917, on promit aux combattants du Canada que le gouvernement s’occuperait des survivants et des blessés. Cette promesse mena à la Loi sur les pensions. Il y a cent ans, l’adoption de la Loi sur les pensions créa un cadre pour l’aide aux anciens combattants handicapés du Canada. Encore aujourd’hui, c’est elle qui régit [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="caption_img">
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        <div class="caption">
            <span>Des anciens combattants handicapés se détendent dans un hôpital de Toronto en 1916. L’écusson (en regard) de la Great War Veterans Association que portaient ses membres.</span>
            
        <div class="credit">
            <span></span>
        </div>

        </div>
        
    </div>
<h3 class="p1"><strong><span class="s1">En 1917, on promit aux combattants du Canada que le gouvernement s’occuperait des survivants et des blessés. Cette promesse mena à la <i>Loi sur les pensions</i>.</span></strong></h3>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Il y a cent ans</b>, l’adoption de la <i>Loi sur les pensions</i> créa un cadre pour l’aide aux anciens combattants handicapés du Canada. Encore aujourd’hui, c’est elle qui régit les prestations offertes aux vétérans de la Seconde Guerre mondiale, de la guerre de Corée, de la Gendarmerie royale du Canada et de la force régulière qui en ont fait la demande avant 2006.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">La <i>Loi sur les pensions</i> comblait un vide, et c’était la façon dont le premier ministre Robert Borden tenait une promesse qu’il avait faite aux militaires du Corps canadien en avril 1917, peu de temps avant la capture héroïque de la crête de Vimy, en France.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">« Le gouvernement et le pays considèreront comme leur premier devoir de veiller à ce qu’une juste appréciation de vos efforts et de votre courage soit portée à la connaissance des gens du pays, avait-il dit. Aucun homme, qu’il revienne des Flandres ou qu’il y reste, n’aura de raison valable de reprocher au gouvernement d’avoir abandonné à leur sort les hommes qui ont remporté la victoire et ceux qui ont perdu la vie. »</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">La promesse avait été faite sans vraiment savoir ce que signifiait « une juste appréciation ». Le gouvernement conservateur de Borden, puis son gouvernement de coalition, après 1917, fut submergé par l’impact de la Première Guerre mondiale sur le Canada. 620 000 hommes et femmes s’enrôlèrent, sur une population de 7,8 millions d’habitants. Environ 66 600 d’entre eux y laissèrent la vie et plus de 172 000 furent blessés ou estropiés.</span></p>
<div class="caption_img">
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        <div class="caption">
            <span>Des membres supérieurs de l’Association des amputés de la Grande Guerre, qui s’appellera plus tard les Amputés de guerre du Canada, se réunissent à Vancouver, en 1932. </span>
            
        <div class="credit">
            <span>Archives de la ville de Vancouver/99-4257</span>
        </div>

        </div>
        
    </div>
<p class="p2"><span class="s1">Le Canada n’avait pas de processus de pensions officiel. Les vétérans de la guerre de 1812, de la rébellion du Nord-Ouest et des raids des Féniens avaient été payés en certificats qui pouvaient servir à acheter des terres pour créer des fermes dans ce qui semblait être à l&#8217;époque une quantité infinie de terres inutilisées au Canada. Les pensions qui existaient dépendaient souvent du grade et de faveurs politiques.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Vu le grand nombre d’hommes qui s’enrôlèrent, les familles qu’ils laissaient au pays furent les premières à se trouver dans le besoin.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">En aout 1914, sir Herbert Ames, riche homme d’affaires de Montréal et député, créa le Fonds patriotique canadien pour aider les familles des hommes en service actif et de ceux qui étaient handicapés en revenant de la guerre.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Un réseau de bénévoles fut mis sur pied pour visiter les foyers et évaluer les besoins. Une épouse pouvait recevoir de 5 $ à 10 $ par mois, et de 1,50 $ à 6 $ par enfant.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Ces bénévoles se faisaient travailleurs sociaux et donnaient des conseils, qu’on les leur demande ou pas, sur la préparation d’un budget, les soins aux enfants, la nutrition et l’hygiène. Cela se faisait selon des normes morales élevées. Tout ménage jugé indigne pouvait être exclu du programme, sans appel.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>En 1915</b>, le gouvernement créa la Commission des hôpitaux militaires (CHM) pour servir les anciens combattants blessés ou malades. Le sénateur James Lougheed, leader du gouvernement au Sénat, en était le ministre responsable. Des édifices furent acquis et transformés en hôpitaux. Une usine fut construite à Toronto pour produire des prothèses.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Les anciens combattants qui avaient la tuberculose à leur retour furent envoyés à des sanatoriums, souvent à la campagne ou l’air était plus pur, disait-on. </span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Le public ressentait de la sympathie pour les aveugles et les amputés, mais ceux qui avaient des problèmes de santé mentale, ceux qu’on appelait alors les commotionnés, étaient laissés aux soins de leur famille. S’ils n’avaient pas de famille ou si elle ne pouvait pas s’en occuper, ils étaient envoyés aux institutions pour malades mentaux ou déficients intellectuels.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">La véritable préoccupation du gouvernement était de faire en sorte que tous ces soldats qui revenaient puissent réintégrer la vie civile, qu’ils reprennent leur emploi pour gagner leur vie par eux-mêmes.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Il y aurait des pensions pour ceux qui avaient un handicap attribué au service militaire, mais elles ne devaient servir à les aider que pendant qu’ils retournaient à leur ancien travail si possible. Dans le cas contraire, une formation de reconversion serait offerte gratuitement.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">La philosophie fut résumée dans une affiche d’information produite par la Commission des hôpitaux militaires intitulée <i>What every disabled soldier should know </i>(ce que tout soldat handicapé devrait savoir, NDT). Elle était pleine de maximes optimistes, et même inspirantes (traductions) :</span></p>
<p class="p1"><span class="s2">• </span><span class="s1">Qu’il n’y a pas de mot comme « impossible » dans son dictionnaire.</span></p>
<p class="p1"><span class="s2">• </span><span class="s1">Que son ambition naturelle de bien gagner sa vie peut être assouvie.</span></p>
<p class="p1"><span class="s2">• </span><span class="s1">Que le Service de santé de l’armée canadienne et la Commission des hôpitaux militaires existent pour l’assister dans cette tâche.</span></p>
<p class="p1"><span class="s2">• </span><span class="s1">Qu’il doit leur faciliter le travail.</span></p>
<p class="p1"><span class="s2">• </span><span class="s1">Que les soins qu’il aura seront les meilleurs et les plus efficaces dont la science est capable.</span></p>
<p class="p1"><span class="s2">• </span><span class="s1">Que si son handicap l’empêche de retourner à son ancien travail, il sera formé gratuitement à un nouveau métier.</span></p>
<p class="p1"><span class="s2">• </span><span class="s1">Que sa propre volonté et sa détermination lui permettront de réussir.</span></p>
<p class="p2">Dans la liste de promesses, on lisait aussi « que chaque homme handicapé par le service recevra une pension ou une gratification proportionnelle à son handicap ».</p>
<div class="caption_img">
        <img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-4807" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2019/10/John_Lancelot_Todd_1905.jpg" alt="" width="566" height="848" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2019/10/John_Lancelot_Todd_1905.jpg 1060w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2019/10/John_Lancelot_Todd_1905-200x300.jpg 200w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2019/10/John_Lancelot_Todd_1905-768x1151.jpg 768w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2019/10/John_Lancelot_Todd_1905-683x1024.jpg 683w" sizes="(max-width: 566px) 100vw, 566px" />
        <div class="caption">
            <span>John Todd était chercheur et professeur à l’Université McGill quand il fut nommé, en 1916, commissaire des pensions. </span>
            
        <div class="credit">
            <span>Wikimedia</span>
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        </div>
        
    </div>
<p class="p2">Le Canada ne s’étant jamais engagé dans une telle voie, il dut voir à l’étranger ce qui fonctionnait et ce qui ne fonctionnait pas. Les États-Unis étaient passés par la guerre civile plus de 50 ans auparavant et ils versaient toujours des pensions. Borden envoya à Washington le lieutenant-colonel George Adami, professeur de pathologie à l’Université McGill de Montréal, et mentor de John McCrae, pour étudier les pensions militaires.</p>
<p class="p2">Un des problèmes dont le gouvernement canadien avait peur, c’était les « veuves à pension », c’est-à-dire les femmes qui épousaient un ancien combattant vieillissant et qui avaient donc droit à une pension à vie après le décès de leur mari. Le dernier soldat américain ayant pris part à la guerre de 1812 mourut en 1905, mais le gouvernement payait encore des pensions aux veuves de cette guerre. La dernière veuve d’un vétéran de 1812 mourut pendant la guerre de Corée.</p>
<p class="p1"><span class="s3"><b>Le major John Todd</b>, médecin et professeur à l’Université McGill, examina les pensions militaires d’autres pays. Pendant la guerre, il fut affecté au Pensions and Claims Board en Angleterre, le comité des réclamations et des pensions que présidait l’homme d’affaires sir Montagu Allan.</span></p>
<p class="p2"><span class="s3">Dans une lettre au Canada, Todd écrivit : « La question la plus grave au Canada, à l’heure actuelle, c’est la question des pensions. Si elle n’est pas retirée de la politique et mise entre les mains d’une commission d’environ trois hommes, nous aurons des problèmes en la matière qui, à notre échelle, fera sembler dérisoires ceux des États-Unis. »</span></p>
<p class="p2"><span class="s3">Todd apprit que la France permettait à ses anciens combattants de gagner de l’argent en plus de leur pension, ce qui était considéré comme étant une incitation au travail, alors qu’en Grande-Bretagne, le montant des pensions diminuait à mesure que les revenus des bénéficiaires augmentaient. Il considérait cela comme une incitation à l’oisiveté.</span></p>
<p class="p2"><span class="s3">Todd croyait que les pensions devaient compenser le handicap et non pas la perte de revenu. Il devait y avoir des lignes directrices pratiques. La France avait mis en place une table des invalidités fondée sur la science. Un handicap de 100 % serait accordé en cas de perte des deux bras ou des deux jambes, ou des yeux. Un seul œil ou le bas d’une jambe, c’était un handicap de 40 %. La perte des organes reproducteurs était évaluée à 60 %.</span></p>
<p class="p2"><span class="s3">Todd produisit un rapport suggérant un système dépourvu de considérations émotionnelles et de patronage. Allan l’envoya à Ottawa, où un comité parlementaire était aux prises avec les mêmes problèmes.</span></p>
<p class="p2"><span class="s3">Le rapport fut accepté pratiquement dans son intégralité et le 3 juin 1916 fut créé le Bureau des commissaires des pensions qui se composait de trois personnes. Le Bureau était présidé par le millionnaire montréalais JKL Ross, et Todd et le lieutenant-colonel RH Labatt, membre de la famille de la brasserie du même nom, étaient les deux autres commissaires.</span></p>
<p class="p2"><span class="s3">La commission mit en place un bureau à Ottawa et embaucha des professionnels de la santé pour examiner les rapports de médecins et les comparer au dossier médical du demandeur. L’historien Desmond Morton fit remarquer que les examinateurs « pourraient également vérifier s’il y avait quelque invalidité avant l’enrôlement ou des indications d’inconduite ». À titre d’exemple, il écrivit qu’on refusait la pension à la veuve d’un soldat qui s’était noyé parce que le soldat avait nagé en dehors des limites. La maladies vénériennes étaient aussi un motif de refus.</span></p>
<p class="p2"><span class="s3">« En 1917, Todd avait mis en place un système pour sauver le Canada de son propre ‘mal des pensions’, écrivit Morton. Si le Parlement donnait aux soldats canadiens les taux de pension les plus hauts du monde, Todd rendait cette générosité facile. A peine 5 % des pensionnés bénéficiaient d’un taux de 100 %; la plupart moins de 25 %. »</span></p>
<p class="p2"><span class="s3">Les anciens combattants s’aperçurent bien vite que le système les désavantageait.</span></p>
<p class="p2"><span class="s3">Les hommes politiques de toutes les allégeances étaient désireux d’obtenir la faveur des anciens combattants, mais ils faisaient face à une myriade d’opinions. Il y avait les Army and Navy Veterans in Canada, précurseurs des Army, Navy and Air Force Veterans of Canada (ANAVETS), mais il y avait aussi des dizaines d’associations régimentaires qui établissaient chacune leurs propres listes de priorités. Les Amputés de guerre du Canada avaient été formés pour s’occuper des besoins particuliers de ceux qui avaient perdu un membre. Dans les sanatoriums, les anciens combattants tuberculeux avaient formé un réseau de chapitres.</span></p>
<p class="p2"><span class="s3"> En 1917, une commission parlementaire avait entendu divers groupes d’anciens combattants. L’augmentation du montant des pensions était le seul objectif commun à ceux qui avaient comparu.</span></p>
<p class="p2"><span class="s3">Plus tôt cette année-là, la Great War Veterans Association (GWVA) avait été formée. Elle devint rapidement la plus grande association d’anciens combattants et elle parvint à unifier plusieurs organi-sations, créant ce qui allait devenir la Légion royale canadienne.</span></p>
<div class="caption_img">
        <img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-4808" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2019/10/Posters.jpg" alt="" width="566" height="345" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2019/10/Posters.jpg 1800w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2019/10/Posters-300x183.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2019/10/Posters-768x468.jpg 768w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2019/10/Posters-1024x624.jpg 1024w" sizes="(max-width: 566px) 100vw, 566px" />
        <div class="caption">
            <span>Les affiches montrant des anciens combattants invalides retournant au travail étaient monnaie courante après la guerre. Une bande dessinée (ci-dessous) où un pensionné âgé de la guerre de 1812 et une femme beaucoup plus jeune que lui portant une robe de mariée se rendent à l’église. À la main, ils tiennent un certificat de pension où l’on peut lire, « si je meurs, payer ma veuve ». </span>
            
        <div class="credit">
            <span>MCG/19900076-845; Library of Congress/2012647521</span>
        </div>

        </div>
        
    </div>
<p class="p1"><b>En 1918</b>, la Commission des hôpitaux militaires devint le ministère du Rétablissement civil des soldats, dont Lougheed était le ministre responsable. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le ministère fut rebaptisé ministère des Anciens combattants.</p>
<p class="p2">Après l’armistice, le Parlement conclut qu’il était nécessaire de créer une loi pour entériner son régime de pensions. Un comité spécial fut formé. La GWVA, qui avait pour secrétaire-trésorier le dynamique Grant MacNeil, avait grossi en nombre, et elle obtint la permission d’être entendue, d’appeler des témoins et de les interroger à l’audience.</p>
<p class="p2">La GWVA, qui ne reconnaissait pas de grade parmi ses membres, exigeait que les pensions soient égales, sans tenir compte du grade qu’avait l’ancien combattant quand il était en service.</p>
<p class="p2">L’avocat de la Commission des pensions Kenneth Archibald rédigea la loi, laquelle était longue de 30 pages et officialisait une grande partie de ce qui était déjà en place. Le projet de loi fut présenté au Parlement en juin et voté avant les vacances d’été, et la loi entra en vigueur le 1<sup>er</sup> septembre.</p>
<p class="p2">Un simple soldat totalement invalide recevrait 720 $ par année, une veuve, 570 $ et un premier enfant 180 $. « Jusqu’en décembre, quand le Congrès américain accrut les taux d’invalidité américains à un maximum de 1 200 $, les taux canadiens étaient les plus élevés dans le monde », écrit Morton.</p>
<p class="p2">Le Bureau des commissaires des pensions était devenu la Commission des pensions. Les commissaires avaient toujours le dernier mot. On considérait qu’un tribunal d’appel serait<span class="Apple-converted-space">  </span>trop couteux et inutile.</p>
<p class="p2">Le lieutenant-colonel John Thompson était le nouveau président, mais il était aussi économe que ses prédécesseurs. Le ton très moralisateur resta intact. Une veuve fut privée de sa pension quand elle accueillit un pensionnaire mâle.</p>
<p class="p2">La <i>Loi sur les pensions</i> était loin d’être parfaite. MacNeil accusa la commission d’être biaisée. Lorsque le Parti libéral dirigé par Mackenzie King prit le pouvoir en 1921, il répondit aux plaintes des anciens combattants en créant une commission royale sur les pensions présidée par le ministre et éminent chef de guerre James Ralston. Son rapport accablant, en 1924, conduisit à divers changements, dont la mise en place d’un système d’appel adéquat et la création de ce qui est maintenant le Bureau de services juridiques des pensions.</p>
<p class="p2">La <i>Loi sur les pensions</i>, modifiée à de nombreuses reprises, existe depuis 100 ans. Bien que les anciens combattants soient maintenant couverts par la <i>Loi sur le bienêtre des vétérans</i>, la<i> Loi sur les pensions</i> sera toujours considérée comme le point d’origine pour des générations d’anciens combattants et pour ceux qui militent que leur service soit reconnu.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Nouvelle manière d’aider les anciens combattants du Commonwealth</title>
		<link>https://legionmagazine.com/fr/2019/08/nouvelle-maniere-daider-les-anciens-combattants-du-commonwealth/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tom MacGregor]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Aug 2019 13:36:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>
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					<description><![CDATA[Conseil exécutif national a approuvé un nouveau plan, lors de sa réunion à Ottawa les 13 et 14 avril, qui améliorerait grandement les conditions de vie des anciens combattants du Commonwealth et de leurs survivants démunis aux Antilles. Le plan a été présenté par Chris Warren, secrétaire général de la Ligue royale des anciens combattants [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2019/08/IMG_0634-DECGroup-v2.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-4739" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2019/08/IMG_0634-DECGroup-v2.jpg" alt="" width="566" height="332" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2019/08/IMG_0634-DECGroup-v2.jpg 2797w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2019/08/IMG_0634-DECGroup-v2-300x176.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2019/08/IMG_0634-DECGroup-v2-768x451.jpg 768w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2019/08/IMG_0634-DECGroup-v2-1024x601.jpg 1024w" sizes="(max-width: 566px) 100vw, 566px" /></a></p>
<p class="p1"><b>Conseil </b>exécutif national a approuvé un<span class="s1"> nouveau plan, lors de sa réunion à Ottawa les 13 et 14 avril, qui amé</span><span class="s2">liorerait grandement les conditions </span><span class="s1">de vie des anciens combattants du Commonwealth et de leurs survivants démunis aux Antilles.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Le plan a été présenté par Chris Warren, secrétaire général de la Ligue royale des anciens combattants du Commonwealth (LRACC). </span>Selon ledit plan, le siège de <span class="s1">Londres assume la responsabilité des pensions versées aux anciens combattants et à leurs survivants dans la plupart des pays antillais du Commonwealth, tout en augmentant leur niveau de vie.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">À l’heure actuelle, la Légion royale canadienne a 51 anciens </span><span class="s2">combattants et 89 veuves sous son </span><span class="s1">égide dans 16 pays des Antilles. Les pensions fournies par la Légion équivalent actuellement à un repas chaud par jour. Les veuves et les survivants reçoivent la moitié d’une pension. Les pensions sont distribuées dans leurs pays par les organisations d’anciens combattants homologues de la Légion.</span></p>
<p class="p2">Le changement découle de l’apport financier administré par le ministère britannique pour le développement international (DFID). Ces fonds seront remis à la LRACC à condition qu’ils soient versés directement à l’organisation d’anciens combattants du pays désigné.</p>
<p class="p2"><span class="s1">Les pays désignés sur la liste du DFID sont Antigua, Belize, Dominique, Grenade, Guyana, </span><span class="s2">Jamaïque, Montserrat, Sainte-Lucie</span><span class="s1"> et Saint-Vincent.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Selon le nouveau plan, la Légion continuera de s’occuper des anciens combattants dans les sept pays antillais du Commonwealth qui ne sont pas sur la liste. Ces pays sont les Bahamas, la Barbade, les Bermudes, les iles Caïman, Saint-Kitts, Trinité-et-Tobago et les iles Turques et Caïques. Cependant, seuls trois pays – les Bahamas, Saint-Kitts et Trinité-et-Tobago – ont actuellement des anciens combattants ou des survivants qui reçoivent des pensions. </span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Dans le cadre du nouvel arran-gement, la valeur nutritive de la pension passerait à 2 400 calories : deux repas par jour. En outre, selon le plan, les pensions versées aux survivants équivaudraient aux pensions des vétérans.</span></p>
<h3 class="p1">DANS LE CADRE DU NOUVEL ARRANGEMENT, LA VALEUR NUTRITIVE DE LA PENSION PASSERAIT À 2 400 CALORIES : DEUX REPAS PAR JOUR. EN OUTRE, SELON LE PLAN, LES PENSIONS VERSÉES AUX SURVIVANTS ÉQUIVAUDRAIENT AUX PENSIONS DES VÉTÉRANS.</h3>
<p class="p2"><span class="s1">Le coût accru pour la Légion royale canadienne est estimé à 25 000 $ par année répartis sur cinq ans. Les anciens combattants sont tous des vétérans de la Seconde Guerre mondiale, et leur nombre devrait diminuer sensiblement pendant cette même période.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">La Légion continuera de faire don de fournitures du coquelicot et d’autres types de soutien à tous les pays antillais du Commonwealth.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Par ailleurs</b>, le trésorier national, Mark Barham, a rapporté que la Direction nationale avait un excédent de 277 165 $ en 2018, beaucoup plus que les 53 759 $ que l’on prévoyait.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Le président national, Tom Irvine, a présenté le rapport du Comité des anciens combattants, des services et des ainés. Le CEN a accepté de prélever 90 000 $ sur le fonds du coquelicot pour soutenir la bourse de maîtrise de la LRC pendant un cycle de trois ans. La bourse est annoncée chaque année au forum de l’Institut canadien de recherche sur la santé des militaires et des vétérans.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Le CEN a également accepté de soutenir financièrement la Quinism Foundation, le Projet des eaux curatives Canada et Project Trauma Support.</span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-4742" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2019/08/IMG_0608.jpg" alt="" width="566" height="377" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2019/08/IMG_0608.jpg 5184w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2019/08/IMG_0608-300x200.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2019/08/IMG_0608-768x512.jpg 768w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2019/08/IMG_0608-1024x683.jpg 1024w" sizes="(max-width: 566px) 100vw, 566px" /></p>
<p class="p2"><span class="s1">Le président du Comité du Coquelicot et Souvenir, Angus Stanfield, a déclaré que le nouveau programme du coquelicot numérique a eu beaucoup de succès en 2018. L’argent recueilli lors de la campagne a été distribué aux </span>filiales. Le CEN a convenu que l’argent qui sera recueilli dans le cadre des campagnes à venir ira<br />
au fonds du coquelicot national, où il pourra être utilisé dans les communautés qui en ont besoin et dont les fonds locaux sont insuffisants.</p>
<p class="p2">Le CEN a rejeté une motion qui aurait restreint les prix monétaires des concours littéraires et d’affiches aux trois premières places. Le CEN a convenu que les fonds du coquelicot pourraient couvrir jusqu’à 50 % du coût de la construction, de l’entretien ou de la conservation d’un cénotaphe appartenant à une filiale de la Légion. Cela représente une augmentation de 25 pour cent de ce qui était précédemment autorisé.</p>
<p class="p2">Le président du comité des relations publiques, Owen Parkhouse, a rapporté que son comité avait été occupé pendant la nouvelle année, car le poste de ministre des Anciens combattants fluctuait. Cela a conduit la Légion à déclarer publiquement qu’elle regrettait la porte tournante au bureau du ministre et qu’elle doutait de l’engagement du gouvernement envers les anciens combattants. La Légion a publié un autre communiqué de presse saluant la nomination de Lawrence MacAulay au poste de ministre.</p>
<p class="p2">Irvine a indiqué que la planification du prochain congrès national qui aura lieu du 22 au 27 aout 2020 à Saskatoon, allait bon train. Le congrès de 2022 aura lieu à Saint John, N.-B.</p>
<p class="p2">Le président du Comité de l’avenir, Bruce Julian, a présenté un projet de politique pour les filia-les de la Légion devant traiter les cas où un Légionnaire porte des médailles ou un uniforme auxquels il n’a pas droit. Bien que le phénomène ne soit pas nouveau, il est devenu plus évident étant donné l’instantanéité des communications insufflée par les médias sociaux. En particulier, le groupe Stolen Valor Canada est fort affairé à dénoncer les personnes qui usurpent les honneurs militaires sur son site Web.</p>
<p class="p2">Le CEN a approuvé la politique selon laquelle l’individu peut se faire entendre et raconter sa version des faits. Cependant, les fausses représentations du service militaire sont des infractions pénales et peuvent ternir l’image de la filiale et de la Légion dans son ensemble. Si la personne refuse de retirer la médaille ou l’uniforme offensants, la filiale peut informer les autorités de l’infraction pénale. Si les gestes de la personne jettent le discrédit sur la Légion, la filiale peut déposer une plainte en vertu de l’article III des statuts généraux.</p>
<p class="p1"><b>Dans les rapports</b> de direction divisionnaire, le président de la Division de la Saskatchewan, Lorne Varga, a déclaré que la division avait acheté un nouveau bâtiment et qu’elle déménagerait cet été. La direction a également eu du succès lors de la campagne Red Shirt Friday (vendredi de la chemise rouge, NDT) qu’elle a lancée pour montrer son appui envers les Forces armées cana<span class="s2">diennes. Plus de 700 chemises ont </span>été vendues en quelques mois.</p>
<p class="p2">Le président de la Division du Manitoba–Nord-Ouest de l’Ontario, Ronn Anderson, a rapporté qu’il avait représenté la Légion au dévoilement, à Winnipeg, de la pièce de 2 $ frappée par la Monnaie royale canadienne en l’honneur du 100<sup>e</sup> anniversaire de l’armistice. La filiale <span class="s1">St. James de Winnipeg a également accueilli une partie de l’émission de téléréalité <i>Amazing Race Canada</i>,</span> où les concurrents ont dû disputer une partie de fléchettes pour pouvoir passer à l’épreuve suivante.</p>
<p class="p2">La présidente de la Division de l’Ontario, Sharon McKeown, a déclaré que sa direction avait lancé dans deux filiales un projet pilote concernant un concours littéraire pour les personnes âgées en se fondant sur les concours littéraires et d’affiches que la Légion organise pour les écoliers.</p>
<p class="p2">Le président de la Division du Québec, Ken Ouellet, a montré aux membres la nouvelle plaque d’immatriculation que la province a créée pour les anciens combattants.</p>
<p class="p2">Le président de la Division de la Nouvelle-Écosse–Nunavut, Mel Crowe, a indiqué qu’après 55 ans en fonctionnement continuel, le camp de leadership de la jeunesse de 2018 a été annulé en raison de problèmes imprévus relatifs à la responsabilité.</p>
<p class="p2">Le président de la Division de Terre-Neuve-et-Labrador, Berkley Lawrence, a déclaré que la planification concernant la restauration du Monument commé<span class="s2">moratif de guerre de St. John avait </span>commencé à temps pour son centenaire, en 2025.</p>
<p class="p2">Enfin, les membres du CEN ont remercié le directeur exécutif national, Brad White, et le directeur des services financiers, Tim Murphy, de leurs années de service, et ils leur ont souhaité bonne chance pour leur retraite.</p>
<p class="p1"><strong><span class="s1">Également entendu au CEN</span></strong></p>
<p class="p1"><b>Le Conseil exécutif national a discuté des points suivants lors de sa réunion des 28 et 29 avril.</b></p>
<p class="p1"><span class="s1">•</span> Une stratégie et des lignes directrices concernant les anciens combattants sans abri ont été approuvées, qui seront distribuées à toutes les directions en complément de leurs propres programmes pour anciens combat-tants sans abri.</p>
<p class="p1"><span class="s1">•</span> Une épinglette a été conçue par le service de l’approvisionnement en l’honneur du 75<sup>e</sup> anniversaire du jour J. Le CEN a donné son accord pour que les légionnaires et les dames auxiliaires portent l’épinglette au revers droit de leur uniforme, en dessous de l’épin-glette <i>Appuyons nos troupes</i>, jusqu’au<br />
31 décembre 2019.</p>
<p class="p1"><span class="s1">•</span> Le vice-président Owen Parkhouse a été nommé à la présidence d’un nouveau comité formé pour régler la célébration, en 2026, du centenaire de la Légion.</p>
<p class="p1"><span class="s1">•</span> La Légion se joindra à l’ambassade des Pays-Bas et à la direction du Festival canadien des tulipes pour organiser une célébration, en 2020, du 75<sup>e</sup> anniversaire de la libération des Pays-Bas. Des bulbes de tulipe à planter cet automne seront bientôt disponibles.</p>
<p class="p1"><span class="s1">•</span> Un document de travail décrivant la position de la Légion sur un certain nombre de questions concernant à la défense a été approuvé, lequel sera distribué lors de la prochaine campagne électorale fédérale.</p>
<p class="p1"><span class="s1">•</span> Douze filiales et postes ont résilié leur charte en 2018 : trois au Manitoba–Nord-Ouest de l’Ontario, deux en Saskatchewan, au Québec et à la Zone Est des États-Unis, et une en Alberta–Territoires du Nord-Ouest, en Ontario et en Nouvelle-Écosse–Nunavut.</p>
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