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	<title>Stephen Thorne &#8211; La revue Légion</title>
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		<title>Regard sur le Nord</title>
		<link>https://legionmagazine.com/fr/2023/02/regard-sur-le-nord/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Stephen Thorne]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Feb 2023 18:57:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles principaux]]></category>
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					<description><![CDATA[Un œil sur les liens d’Iqaluit avec l’armée le jour du Souvenir]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h4 class="p1"><span class="s1">Un œil sur les liens d’Iqaluit avec l’armée le jour du Souvenir</span></h4>
<div class="caption_img">
        <img fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-6393 size-full" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2023/02/20221111-1593ax.jpg" alt="" width="800" height="533" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2023/02/20221111-1593ax.jpg 800w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2023/02/20221111-1593ax-300x200.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2023/02/20221111-1593ax-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" />
        <div class="caption">
            <span>Le ranger Jeetaloo Kakee au salut pendant la cérémonie du jour du Souvenir de 2022 à Iqaluit.</span>
            
        <div class="credit">
            <span></span>
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<p class="p1"><span class="s1"><b>Le jour du Souvenir</b> de 2022, des gens de tous les horizons se sont rassemblés, comme depuis des dizaines d’années, près de la pointe sud de la plus grande ile du Canada, pour rendre hommage aux Canadiens tombés à l’un des champs de bataille de l’histoire de ce vaste pays.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Les doctrines politiques et le monde en général semblaient loin dans le hall des cadets de l’Air à Iqaluit, où environ 200 personnes s’abritaient du froid de la capitale territoriale du Nunavut, sur l’ile Baffin, au bord de la baie Frobisher.</span></p>
<p class="p4"><span class="s1"><i>Nous nous souviendrons d’eux.</i></span></p>
<p class="p1"><span class="s2"><b>Il y avait là </b>des légionnaires venus pour un certain temps quand ils<span class="Apple-converted-space"> </span></span></p>
<p class="p1"><span class="s2">étaient jeunes et s’y étaient établis, des dignitaires comme le nouveau commissaire (équivalent terri-<br />
torial du lieutenant-gouverneur) et </span>l’ancienne première ministre Eva Aariak, des membres de la GRC et des militaires dont le séjour au Nunavut se prolonge curieusement bien au-delà de la durée initiale prévue.</p>
<p class="p2"><span class="s1">Il y avait des travailleurs, des gens derrière un bureau ou sur le terrain qui, ayant échappé à la guerre et aux adversités dans des endroits impro-<br />
bables comme l’Afrique, étaient venus gagner leur vie à moins de 320 kilomètres du cercle arctique. Il y avait de jeunes cadets de l’Air et leurs rêves, ainsi que des Inuits de tout l’Arctique attirés par les possibilités.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">La cérémonie a été célébrée en anglais, en français et en inuktut.</span></p>
<blockquote>
<p class="p1">Les liens avec l’armée dans cet endroit éloigné restent solides.</p>
</blockquote>
<p class="p2"><span class="s1">C’était l’automne dans le Sud peuplé du Canada, mais à Iqaluit, l’hiver sévissait déjà depuis quelques semaines. Selon les ainés inuits, la saison débarque toutefois plus tard que jadis, car l’axe de la terre s’est déplacé et le climat a changé.</span></p>
<div class="caption_img">
        <img decoding="async" class="wp-image-6396 size-full" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2023/02/20221111-1093ax-new.jpg" alt="" width="800" height="372" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2023/02/20221111-1093ax-new.jpg 800w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2023/02/20221111-1093ax-new-300x140.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2023/02/20221111-1093ax-new-768x357.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" />
        <div class="caption">
            <span>Assistée de son aide de camp, le capitaine Doug Robert, la commissaire du Nunavut Eva Aariak dépose une couronne lors de l&#8217;événement. Les cadets de l&#8217;air sont une organisation florissante à Iqaluit.</span>
            
        <div class="credit">
            <span></span>
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        </div>
        
    </div>
<div class="caption_img">
        <img decoding="async" class="wp-image-6397 size-full" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2023/02/20221111-450ax-new.jpg" alt="" width="800" height="361" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2023/02/20221111-450ax-new.jpg 800w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2023/02/20221111-450ax-new-300x135.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2023/02/20221111-450ax-new-768x347.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" />
        <div class="caption">
            <span>Alors qu&#8217;un jeune Inuk salue, des gendarmes marchent vers la cérémonie du jour du Souvenir 2022 à Iqaluit.</span>
            
        <div class="credit">
            <span></span>
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    </div>
<p class="p2"><span class="s1">À l’extérieur, au-delà de l’agglomération d’environ 7 000 habitants, autant dire une ville pour le Nunavut, la blancheur sans limites s’étendait dans toutes les directions sur cette terre ancienne au relief accidenté; la terre de caribous, de bœufs musqués, de loups arctiques et d’ours polaires.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">La lumière tamisée d’un matin couvert de novembre, au-dessus de la limite des arbres, dessinait de longues ombres légèrement floutées au monument à la guerre voisin de la filiale de la Légion royale canadienne. Les drapeaux du Canada, du Nunavut, de la Nouvelle-Écosse et de la Grande-Bretagne flottaient dans la légère brise arctique venant de l’océan, où la glace commençait à se former.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Beaucoup de gens assistant à la cérémonie avaient mis leurs soucis de côté le temps d’un moment de réflexion et de souvenir. La vie à Iqaluit peut constituer un défi, où l’eau potable est problématique et où les prix surpassent ceux du sud.</span></p>
<p class="p4"><span class="s1"><i>Ils ne connaitront jamais l’outrage ni le poids des années.</i></span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Iqaluit </b>(« un endroit où il y a beaucoup de poissons »), port de pêche inuit traditionnel, a été nommée en 1999 capitale du Nunavut, territoire qui faisait autrefois partie des Territoires du Nord-Ouest.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Le développement et les liens avec l’armée de la ville qu’on appelait alors Frobisher Bay datent de la Deuxième Guerre mondiale, lorsque<span class="Apple-converted-space"> </span></span><span class="s1">les U.S. Army Air Forces ont bâti une base de ravitaillement en carburant pour les avions envoyés en Europe.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Nakasuk, guide inuk et apparemment le premier résident de la région, avait aidé en 1941 les plani-ficateurs à choisir un terrain plat pour servir de piste d’atterrissage. Le terrain d’aviation Crystal 2 faisait partie de la ligne d’étapes Crimson, le réseau des États-Unis et du Canada vers la Grande-Bretagne, qui évitait les longs vols où les avions étaient exposés au-dessus des eaux infestées d’U-boots.</span></p>
<p class="p1">Le projet Crimson (son nom de code canadien) a été mis à mal par l’obscurité et le froid extrêmes de l’hiver boréal. Il a été écourté en 1943, quand les Alliés ont changé le cours des combats en Atlantique Nord.</p>
<p class="p1">L’infrastructure achevée n’a cependant pas été gaspillée. La <span class="s1">Compagnie de la Baie d’Hudson a déménagé ses activités méridionales de Baffin à Niaqunngut (« Apex » à l’époque), non loin, pour profiter des installations disponibles. Les édifices de l’entreprise subsistent encore, usés par les éléments.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Avec l’intensification de la guerre froide au milieu des années 1950, NORAD a fait construire une chaine d’emplacements radar, le Réseau d’alerte avancé, ou Réseau DEW. Cela a déclenché une explosion démographique au centre du réseau, à la baie Frobisher.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Des centaines de travailleurs, de militaires et d’administrateurs sont arrivés du sud et, avec la hausse des perspectives professionnelles et des avantages comme de meilleurs soins médicaux, des centaines d’Inuits ont suivi.</span></p>
<div class="caption_img">
        <img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-6394 size-full" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2023/02/20221112-5ax.jpg" alt="" width="800" height="345" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2023/02/20221112-5ax.jpg 800w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2023/02/20221112-5ax-300x129.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2023/02/20221112-5ax-768x331.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" />
        <div class="caption">
            <span>Deux Hercules C-130 militaires de transport posés sur une piste de l’aéroport d’Iqaluit.</span>
            
        <div class="credit">
            <span></span>
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<p class="p1"><span class="s1">On a rapporté qu’en 1957, 489 des 1 200 résidents de la ville étaient inuits. Le gouvernement canadien a accru sa présence, a fait venir des médecins à temps plein, a lancé la construction d’une école et a établi des services sociaux. D’autres Inuits sont arrivés.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Une station radio navale canadienne y a fonctionné pendant 12 ans, jusqu’en 1966. Les militaires étasuniens ont quitté Iqaluit en 1963. Les Forces armées canadiennes maintiennent un détachement à Iqaluit : la Force opérationnelle interarmées (Nord), Nunavut. Elle a joué un rôle essentiel lors d’une </span>crise de l’eau potable en 2021.</p>
<p class="p1">Quelque 40 à 45 membres de la GRC sont postés ici. Il y a des détachements au nord du Nunavut jusqu’à Grise Fiord à la population de 144 personnes, dont deux policiers de la GRC.</p>
<p class="p1">Allen Jagoe, réserviste de la GRC qui a pris sa retraite en 2015, a été policier pendant presque quarante ans. Il est désormais agent de la prévôté et escorte des prisonniers sur tout le territoire, certains même jusqu’aux prisons fédérales dans le sud.</p>
<p class="p1"><span class="s1">Néo-Brunswickois, il a servi à Terre-Neuve pendant 29 ans, puis il est venu à « la grande ville » d’Iqaluit avec sa famille en 2005. Il y est resté.</span></p>
<p class="p1">« J’y suis bien, explique-t-il. C’est un endroit merveilleux de simplicité. On apprend à connaitre les gens. C’est du maintien de l’ordre communautaire. »</p>
<p class="p1"><span class="s1">Les officiers peuvent refuser leur transfert au Nunavut, et le séjour typique est de deux ou trois ans. Toutefois, M. Jagoe note que beaucoup prolongent leur séjour et finissent par rester pendant deux ou trois rotations.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Le Nord, dit-on, vous rentre dans l’âme.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1"><i>Avec amour, ils ont servi leur patrie.</i></span></p>
<div class="caption_img">
        <img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-6395 size-full" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2023/02/20221111-1762ax.jpg" alt="" width="800" height="1124" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2023/02/20221111-1762ax.jpg 800w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2023/02/20221111-1762ax-214x300.jpg 214w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2023/02/20221111-1762ax-729x1024.jpg 729w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2023/02/20221111-1762ax-768x1079.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" />
        <div class="caption">
            <span>Le grand-père en l’honneur duquel Leo Twerdin, secrétaire-trésorier de la filiale Iqaluit de la Légion, était membre du 1er Bataillon canadien de parachutistes pendant la Deuxième Guerre mondiale et a servi dans le Royal Canadian Regiment en Corée.</span>
            
        <div class="credit">
            <span></span>
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<p class="p4"><span class="s1"><b>Les liens</b> avec l’armée dans cet endroit éloigné restent solides. L’escadron des cadets de l’aviation d’Iqaluit n<sup>o</sup> 795 est florissant. Des Rangers Canadien du 1<sup>er </sup>Groupe de patrouille des Rangers canadiens, dont le quartier général est à Yellowknife, sont basés à Iqaluit. Des avions de transport militaires Hercules de divers pays passent par là tous les jours.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Lors de la cérémonie du souvenir, une dizaine de familles ont déposé des couronnes en l’honneur de vétérans de la GRC et de l’armée. Les sœurs Alassua, Udloriak et Kathleen Hanson ont déposé des couronnes en mémoire de leur grand-mère, Jacqueline, de leur père, Phillip et de leur oncle, William. Les Thibaudeau en ont déposé une en l’honneur d’Ivan, leur patriarche, membre du Royal Canadian Dragoons; les Moss, en l’honneur du capitaine de corvette Michael Stuart Moss, médecin de la Marine royale.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Les familles Chown et Witzany-Chown ont déposé une couronne en mémoire de leur grand-père et de leur arrière-grand-père, Alexander McConnachie, vétéran de la Seconde Guerre mondiale qui a servi pendant les six ans de la guerre dans les Fusiliers de Saint John, N.B.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Il y avait les Paton, qui commémoraient des vétérans de la Marine royale, Pauline et de l’armée britannique, Jack. Les Lalonde couvraient les deux guerres mondiales : Archibald et Lillian White ont servi lors de la Grande Guerre, et leurs parents et grands-parents, Jean-Maurice et Marje (White) Lalonde, à l’ère de la Seconde Guerre mondiale, elle était membre du Service féminin de l’Armée canadienne.</span></p>
<blockquote>
<p class="p1">La lumière tamisée d’un matin couvert de novembre au-dessus de la limite des arbres dessinait de longues ombres légèrement floutées au monument à la guerre.</p>
</blockquote>
<p class="p1"><span class="s1">Leo Twerdin, secrétaire-trésorier de la Légion, a déposé une couronne en souvenir du grand-père dont il porte le nom, vétéran du 1<sup>er</sup> Bataillon canadien de parachutistes de la Seconde Guerre mondiale qui a aussi servi dans le Royal Canadian Regiment en Corée.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1"><i>Quand viendra l’heure du crépuscule et celle de l’aurore.</i></span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Le soleil</b> était déjà loin du zénith quand a pris fin la cérémonie. Il avait amorcé son déclin qui se terminerait par la nuit noire peu avant 15 heures. Il ne reviendrait </span>qu’à presque 8 heures le lende-<span class="s2">main. Au solstice d’hiver, la faible lumière du jour règne à peine un peu plus de quatre heures.</span></p>
<p class="p1"><span class="s2">La météo était clémente, et le sergent Kevin Kullualik de la patrouille de Rangers avait prévu de sortir chasser le phoque en bateau pendant quelques heures. La viande servirait à nourrir les familles : l’aide fédérale est insuffisante pour les prix élevés du logement et les couts exorbitants de l’alimentation dans les épiceries locales, où deux litres de lait d’amande coutent 14,69 $; 427 grammes de margarine, 9,29 $; et les tomates de serre sont à 13,99 $ le kilo.</span></p>
<p class="p1"><span class="s2">Le transport de la nourriture est prohibitif : 9 $/kg en bateau entre juin et octobre; 22 $/kg en avion le reste de l’année. Les biens sont subventionnés, mais les prix demeurent effarants : un litre et demi de jus d’orange coute 16,39 $, une douzaine de bouteilles d’un demi-litre d’eau 27,69 $, et le litre de sirop d’érable biologique est à 43,19 $.</span></p>
<p class="p1"><span class="s2">Des immigrants viennent pourtant ici gagner de l’argent. Il y a dix ans, les chauffeurs de taxi étaient principalement des immigrants libanais. Désormais, ce sont des Africains d’Érythrée, d’Éthiopie, du Soudan ou du Cameroun. Les chauffeurs, comme Yonathon qui est venu au Canada d’une Érythrée ravagée par la guerre il y a 20 ans, restent habituellement trois mois d’affilée, puis ils rejoignent leur famille dans le sud, dans ce cas-ci, à Calgary, pendant quatre semaines.</span></p>
<p class="p1"><span class="s2">« On va où il y a du travail », dit-il.</span></p>
<p class="p3"><span class="s2"><i>Nous nous souviendrons d’eux.</i></span><span class="s3"><span class="Apple-converted-space"> </span></span></p>
<div class="caption_img">
        <img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-6398 size-full" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2023/02/20221111-232ax.jpg" alt="" width="800" height="586" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2023/02/20221111-232ax.jpg 800w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2023/02/20221111-232ax-300x220.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2023/02/20221111-232ax-768x563.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" />
        <div class="caption">
            <span>Twerdin est photographié au monument aux morts d&#8217;Iqaluit (ci-dessous, de gauche à droite) avec les autres membres de la branche Chris Ledger, le président Clifford Laurin, le deuxième vice-président Jarrod Selkirk, le sergent d&#8217;armes Bob Worches et l&#8217;ancien président John Graham.</span>
            
        <div class="credit">
            <span></span>
        </div>

        </div>
        
    </div>
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			</item>
		<item>
		<title>Les 44es Championnats nationaux d’athlétisme pour jeunes de la Légion</title>
		<link>https://legionmagazine.com/fr/2022/11/les-44es-championnats-nationaux-dathletisme-pour-jeunes-de-la-legion/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Stephen Thorne]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Nov 2022 15:45:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles principaux]]></category>
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					<description><![CDATA[La 44e édition des Championnats nationaux d’athlétisme pour jeunes de la Légion a eu lieu en aout, après une interruption de deux ans due à la pandémie. Les trois jours d’épreuves ont réuni 690 athlètes adolescents, dont 255 qui étaient parrainés par la Légion royale canadienne et qui se sont très bien défendus face aux clubs d’élite et [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="caption_img">
        <a href="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208072axx.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-6319 size-full" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208072axx.jpg" alt="" width="800" height="533" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208072axx.jpg 800w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208072axx-300x200.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208072axx-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a>
        <div class="caption">
            <span>Des membres du corps d’arbitrage attendent la première épreuve du dernier jour. </span>
            
        <div class="credit">
            <span>Stephen J. Thorne</span>
        </div>

        </div>
        
    </div>
<p class="p1"><b>La 44<sup>e</sup> édition </b>des Championnats nationaux d’athlétisme pour jeunes de la Légion a eu lieu en aout, après une interruption de deux ans due à la pandémie.</p>
<div class="caption_img">
        <a href="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208073-58axx.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-6317 size-full" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208073-58axx.jpg" alt="" width="800" height="533" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208073-58axx.jpg 800w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208073-58axx-300x200.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208073-58axx-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a>
        <div class="caption">
            <span>Dominik Bahadur a remporté trois médailles d’or. </span>
            
        <div class="credit">
            <span>Stephen J. Thorne</span>
        </div>

        </div>
        
    </div>
<p class="p2">Les trois jours d’épreuves ont réuni 690 athlètes adolescents, dont 255 qui étaient parrainés par la Légion royale canadienne et qui se sont très bien défendus face aux clubs d’élite et aux athlètes indépendants des quatre coins du pays. Des équipes de la LRC se sont ainsi mesurées aux 52 clubs et athlètes indépendants : elles ont raflé les trois premières places au tableau des médailles et se sont classées cinquièmes parmi les dix meilleures équipes.</p>
<div class="caption_img">
        <a href="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208061-102axx-Large.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-6321 size-full" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208061-102axx-Large.jpg" alt="" width="800" height="551" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208061-102axx-Large.jpg 800w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208061-102axx-Large-300x207.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208061-102axx-Large-768x529.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a>
        <div class="caption">
            <span>Samuel Jeffery a gagné le décathlon chez les garçons de moins de 18 ans. </span>
            
        <div class="credit">
            <span>Stephen J. Thorne</span>
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<p class="p2">L’Ontario et Terre-Neuve-et-Labrador étaient encore absents cette année en raison de problèmes liés à la COVID. L’équipe de la Colombie-Britannique–Yukon a brillé en remportant 43 médailles, dont 20 médailles d’or. Les équipes de l’Alberta–Territoires du Nord-Ouest (36/16) et du Québec (26/8) suivent dans le classement. L’équipe Manitoba–Nord-Ouest de l’Ontario a obtenu la cinquième place dans les équipes grâce à ses dix médailles, et l’équipe de la Nouvelle-Écosse–Nunavut a été huitième avec huit médailles, dont la moitié en or.</p>
<div class="caption_img">
        <a href="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208069-43axx-Large.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-6323 size-full" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208069-43axx-Large.jpg" alt="" width="800" height="559" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208069-43axx-Large.jpg 800w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208069-43axx-Large-300x210.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208069-43axx-Large-768x537.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a>
        <div class="caption">
            <span>Jennessa Wolfe a obtenu la première place au saut en hauteur Jennessa Wolfe a obtenu la première place au saut en hauteur. </span>
            
        <div class="credit">
            <span>Stephen J. Thorne</span>
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<p class="p2">Les équipes parrainées par la Légion ont décroché 129 des 248 médailles décernées aux championnats, seule vraie compétition nationale pour les athlètes préuniversitaires du pays.</p>
<div class="caption_img">
        <a href="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208060-213ax.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-6325 size-full" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208060-213ax.jpg" alt="" width="800" height="533" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208060-213ax.jpg 800w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208060-213ax-300x200.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208060-213ax-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a>
        <div class="caption">
            <span>La Québécoise Nikita Gauvin-Jonckeau, dernière relayeuse, prend le témoin que lui remet Sofia Agudelo en chemin vers la médaille d’or chez les filles de moins de 16 ans au. </span>
            
        <div class="credit">
            <span>Stephen J. Thorne</span>
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    </div>
<p class="p2">Onze records ont été établis. Aidan Turner de la C.-B.–Yn en a battu quatre lorsqu’il a remporté l’argent au décathlon chez les garçons de moins de 18 ans : il a couru les 100 mètres en 11,02 secondes, a atteint la marque des 7,04 m au saut en longueur et 4,2 m au saut à la perche, et il a lancé un disque à 41,34 m. Avec le médaillé d’or Samuel Jeffery d’Athletics Niagara, ils ont battu le record à cette épreuve : Jeffrey était en tête avec ses 6 519 points, sept à peine en dessous du record national.</p>
<p class="p2">Jake McEacheran de l’équipe de <span class="s1">l’Alberta–Territoires du Nord-Ouest </span>a empoché l’or au lancer du poids et au lancer du disque, ce qui lui a valu le prix Jack Stenhouse en tant que premier athlète de la Légion.</p>
<p class="p2">Le prix Leroy Washburn a été décerné à la Québécoise Sofia Agudelo en tant que première athlète féminine de la Légion, car elle a raflé l’or aux 80 mètres haies, aux 200 mètres haies et au relais de 4 x 100 mètres chez les filles de moins de 16 ans.</p>
<p class="p2">Le prix du président a quant à lui été décerné à Kelly Smith, qui soutient l’investissement de la Légion dans l’athlétisme depuis des dizaines d’années.</p>
<blockquote>
<p class="p1"><span class="s1">Onze records ont été établis. </span><b>Aidan Turner de l’équipe de la C.-B.–Yn en a battu quatre</b><span class="s1">.</span></p>
</blockquote>
<p class="p1"><b>L’évènement date </b>de l’après-Grande Guerre, quand des entraineurs et anciens combattants affiliés à la Légion se sont faits les mentors en athlétisme de jeunes dont les parents étaient morts à la guerre.</p>
<p class="p2">La Légion royale canadienne a lancé son programme de formation en athlétisme en 1957. Elle<span class="Apple-converted-space">    </span>s’est mise à produire des manuels techniques en 1963 et a organisé <span class="s2">sa première rencontre d’athlétisme</span> à l’échelle du Canada en 1975. Les Championnats nationaux d’athlétisme pour jeunes sont devenus le plus gros investissement monétaire de la LRC.</p>
<blockquote>
<p class="p1">Chaque année, les championnats commémorent un évènement de l’histoire militaire du Canada. <span class="s1"><b>Cette année, il s’agissait du raid de Dieppe</b></span>.</p>
</blockquote>
<div class="caption_img">
        <a href="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208070-544axx.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-6326 size-full" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208070-544axx.jpg" alt="" width="800" height="539" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208070-544axx.jpg 800w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208070-544axx-300x202.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208070-544axx-768x517.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a>
        <div class="caption">
            <span>Sorcha Shui a mené son équipe jusqu’à l’or au relais 4 x 100 m chez les filles de moins de 18 ans.</span>
            
        <div class="credit">
            <span>Stephen J. Thorne</span>
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    </div>
<p class="p2">Chaque année, les championnats commémorent un point saillant de l’histoire militaire du Canada. Cette année, il s’agissait du raid désastreux de 1942 à Dieppe, en France. Les athlètes parrainés par la Légion restent une journée supplémentaire pour assister à des séances éducatives et participer à des excursions.</p>
<div class="caption_img">
        <a href="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208079-88axx-Large.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-6314 size-full" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208079-88axx-Large.jpg" alt="" width="691" height="1000" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208079-88axx-Large.jpg 691w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208079-88axx-Large-207x300.jpg 207w" sizes="(max-width: 691px) 100vw, 691px" /></a>
        <div class="caption">
            <span>Sayanthan Arulrajan a raflé l’or au saut en longueur chez les garçons de moins de 18 ans à 6,52 m</span>
            
        <div class="credit">
            <span>Stephen J. Thorne</span>
        </div>

        </div>
        
    </div>
<p class="p2">Les championnats et les programmes connexes constituent l’effort le plus diversifié de la LRC. En effet, ils attirent une tranche représentative de jeunes athlè-tes de la génération montante et les exposent non seulement à la Légion, à ses bonnes œuvres et au passé militaire du Canada, mais aussi les uns aux autres.</p>
<div class="caption_img">
        <a href="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208076-38axx.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-6316 size-full" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208076-38axx.jpg" alt="" width="701" height="1000" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208076-38axx.jpg 701w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208076-38axx-210x300.jpg 210w" sizes="(max-width: 701px) 100vw, 701px" /></a>
        <div class="caption">
            <span>Divine Aniamaka a remporté le triple saut à 14,79 m.</span>
            
        <div class="credit">
            <span>Stephen J. Thorne</span>
        </div>

        </div>
        
    </div>
<p class="p2">Il s’agit aussi d’une occasion pour les jeunes de se fixer des <span class="s1">objectifs, de travailler, de rêver et de se mesurer aux meilleurs. Les avantages sont incalculables, quelle que soit leur performance finale.</span></p>
<div class="caption_img">
        <a href="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208062-193axx-Large.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-6322 size-full" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208062-193axx-Large.jpg" alt="" width="800" height="594" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208062-193axx-Large.jpg 800w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208062-193axx-Large-300x223.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208062-193axx-Large-768x570.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a>
        <div class="caption">
            <span>Shui est prise dans des bras laudatifs après avoir gagné aux 400 m.</span>
            
        <div class="credit">
            <span>Stephen J. Thorne</span>
        </div>

        </div>
        
    </div>
<p class="p2">« C’est un bon programme pour les athlètes, et c’est aussi un bon programme pour la Légion », a déclaré Sandrine Charron, coordinatrice en santé de la région de Sherbrooke qui a assuré la présidence du comité des préparatifs locaux. Elle a recruté quelque 200 volontaires et l’année dernière, elle a aidé à collecter 60 000 $ en fonds de soutien, en biens et en services.</p>
<blockquote>
<p class="p1">Chaque année, les championnats commémorent un évènement de l’histoire militaire du Canada. <span class="s1"><b>Cette année, il s’agissait du raid de Dieppe</b></span>.</p>
</blockquote>
<div class="caption_img">
        <a href="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208072-16axx.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-6327 size-full" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208072-16axx.jpg" alt="" width="800" height="800" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208072-16axx.jpg 800w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208072-16axx-300x300.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208072-16axx-150x150.jpg 150w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208072-16axx-768x768.jpg 768w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208072-16axx-600x600.jpg 600w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208072-16axx-400x400.jpg 400w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a>
        <div class="caption">
            <span>au triple saut, Gabe Ing était un des six athlètes de la Légion venus de l’Î.-P.-É. </span>
            
        <div class="credit">
            <span>Stephen J. Thorne</span>
        </div>

        </div>
        
    </div>
<p class="p2">Elle a déclaré que beaucoup d’athlètes locaux ne connaissaient pas la Légion, ou en tout cas pas avant qu’ils prennent part à son programme de perfectionnement sportif. « Ils savent désormais ce qu’est la Légion, et ils peuvent en parler à leurs amis et à tout le monde.</p>
<p><div class="caption_img">
        <a href="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208070-115axx-Large.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-6328 size-full" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208070-115axx-Large.jpg" alt="" width="800" height="558" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208070-115axx-Large.jpg 800w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208070-115axx-Large-300x209.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208070-115axx-Large-768x536.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a>
        <div class="caption">
            <span>Charles Gendron-Jette et le gagnant. </span>
            
        <div class="credit">
            <span>Stephen J. Thorne</span>
        </div>

        </div>
        
    </div><div class="caption_img">
        <img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-6324" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208060-73axx.jpg" alt="" width="800" height="547" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208060-73axx.jpg 800w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208060-73axx-300x205.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208060-73axx-768x525.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" />
        <div class="caption">
            <span>Yemane Mulugeta courent côte à côte au steeple-chase de 2 000 m. </span>
            
        <div class="credit">
            <span>Stephen J. Thorne</span>
        </div>

        </div>
        
    </div><div class="caption_img">
        <a href="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208076-40ax.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-6315 size-full" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208076-40ax.jpg" alt="" width="800" height="533" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208076-40ax.jpg 800w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208076-40ax-300x200.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208076-40ax-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a>
        <div class="caption">
            <span>Monica Galouon-Eta a obtenu l’or aux 200 m chez les filles de moins de 16 ans.</span>
            
        <div class="credit">
            <span>Stephen J Thorne</span>
        </div>

        </div>
        
    </div><div class="caption_img">
        <a href="Le prix Leroy Washburn a été décerné à Sofia Agudelo en tant que première athlète féminine après avoir décroché trois médailles d’or aux courses"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-6330 size-full" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208057-327abx.jpg" alt="" width="682" height="1000" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208057-327abx.jpg 682w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208057-327abx-205x300.jpg 205w" sizes="(max-width: 682px) 100vw, 682px" /></a>
        <div class="caption">
            <span>Le prix Leroy Washburn a été décerné à Sofia Agudelo en tant que première athlète féminine après avoir décroché trois médailles d’or aux courses. </span>
            
        <div class="credit">
            <span>Stephen J. Thorne</span>
        </div>

        </div>
        
    </div><div class="caption_img">
        <a href="Jake McEacheran de l’Alb.–T. N.-O a remporté l’or au lancer du poids et à celui du disque, grâce à quoi le prix Jack Stenhouse lui a été décerné en tant que premier athlète masculin de la compétition"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-6331 size-full" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208064-152axx.jpg" alt="" width="800" height="533" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208064-152axx.jpg 800w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208064-152axx-300x200.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208064-152axx-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a>
        <div class="caption">
            <span>Jake McEacheran de l’Alb.–T. N.-O a remporté l’or au lancer du poids et à celui du disque, grâce à quoi le prix Jack Stenhouse lui a été décerné en tant que premier athlète masculin de la compétition.</span>
            
        <div class="credit">
            <span>Stephen J. Thorne</span>
        </div>

        </div>
        
    </div><div class="caption_img">
        <a href="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208060-86axx.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-6320 size-full" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208060-86axx.jpg" alt="" width="800" height="800" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208060-86axx.jpg 800w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208060-86axx-300x300.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208060-86axx-150x150.jpg 150w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208060-86axx-768x768.jpg 768w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208060-86axx-600x600.jpg 600w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208060-86axx-400x400.jpg 400w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a>
        <div class="caption">
            <span>Ryan Lofstrom et Francis Hinnah au tournant qui précède la dernière ligne droite aux 300 m chez les garçons de moins de 16 ans </span>
            
        <div class="credit">
            <span>Stephen J. Thorne</span>
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        </div>
        
    </div><div class="caption_img">
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        <div class="caption">
            <span>Noah Louwerse est félicité par un concurrent après avoir mené son équipe à la victoire au relais quatre courses. </span>
            
        <div class="credit">
            <span>Stephen J. Thorne</span>
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        </div>
        
    </div><div class="caption_img">
        <img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-6333" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208067-266axx.jpg" alt="" width="800" height="800" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208067-266axx.jpg 800w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208067-266axx-300x300.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208067-266axx-150x150.jpg 150w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208067-266axx-768x768.jpg 768w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208067-266axx-600x600.jpg 600w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/11/202208067-266axx-400x400.jpg 400w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" />
        <div class="caption">
            <span></span>
            
        <div class="credit">
            <span>Stephen J Thorne</span>
        </div>

        </div>
        
    </div></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le regard et le talent impressionnants de jeunes artistes</title>
		<link>https://legionmagazine.com/fr/2022/09/le-regard-et-le-talent-impressionnants-de-jeunes-artistes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Stephen Thorne]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Sep 2022 13:34:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles principaux]]></category>
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					<description><![CDATA[PREMIÈRES PLACES AUX AFFICHES SÉNIORS Tel est le paradoxe de la guerre : source de chagrin, de souffrance et de préjudices incommensurables, elle a aussi inspiré bien des chefs-d’œuvre artistiques et littéraires au fil des siècles. D’innombrables créations sur ces massacres sanctionnés se sont employées à les glorifier. Toutefois, les plus belles œuvres font ressortir la [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1"><b>PREMIÈRES PLACES </b>AUX AFFICHES SÉNIORS</span></p>
<div class="caption_img">
        <a href="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/09/Screen-Shot-2022-09-23-at-9.26.26-AM.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-6276 size-full" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/09/Screen-Shot-2022-09-23-at-9.26.26-AM.jpg" alt="" width="800" height="504" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/09/Screen-Shot-2022-09-23-at-9.26.26-AM.jpg 800w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/09/Screen-Shot-2022-09-23-at-9.26.26-AM-300x189.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/09/Screen-Shot-2022-09-23-at-9.26.26-AM-768x484.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a>
        <div class="caption">
            <span>L’affiche en noir et blanc, d’Yuet Leung de Markham, Ont., qui a obtenu la première place chez les séniors et son pendant en couleurs d’Eugena Lee de Calgary se rapportent toutes deux aux connexions intergénérationnelles au souvenir.</span>
            
        <div class="credit">
            <span></span>
        </div>

        </div>
        
    </div>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Tel est le paradoxe </b>de la guerre : source de chagrin, de souffrance et de préjudices incommensurables, elle a aussi inspiré bien des chefs-d’œuvre artistiques et littéraires au fil des siècles.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">D’innombrables créations sur ces massacres sanctionnés se sont employées à les glorifier. Toutefois, les plus belles œuvres font ressortir la brutalité et la futilité des pires erreurs du genre humain, parve-nant ainsi à toucher un public qui préférerait ne pas être confronté à la laideur et à la beauté aussi uniques que centrales à la guerre.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><i>Guernica</i>, de Pablo Picasso, qui illustre le bombardement d’un bastion de la résistance républicaine en avril 1937 pendant la guerre civile espagnole, est généralement considéré par les critiques comme étant la peinture contre la guerre la plus émouvante.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">De même, le poème <i>In Flanders Fields </i>que John McCrae a écrit en 1915 sur le champ de bataille d’Ypres, en Belgique, est dans son essence même une magnifique contestation de la guerre, dont les premiers vers sont connus dans le monde entier : « In Flanders Fields, the poppies blow/Between the crosses, row on row (Au champ d’honneur, les coquelicots/Sont parsemés de lot en lot) [&#8230;]. »</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Chaque année, les filiales de la Légion royale canadienne aux quatre coins du pays parrainent des concours d’écriture et d’affiches </span><span class="s1">auxquels peuvent participer des élèves du primaire au secondaire. Les divisions provinciales évaluent ensuite les meilleures œuvres, qui sont enfin envoyées au concours national, avec une remise de prix et une exposition à Ottawa.<span class="Apple-converted-space"> </span></span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Le concours réserve toujours des surprises. Dans le talent des artistes, mais aussi dans la portée des points de vue qui émergent des villes, petites ou grandes, et des villages des coins reculés de ce vaste pays. Cette lucidité transcende la jeunesse et l’expérience des artistes pour émouvoir et faire réfléchir le public.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>PREMIÈRES PLACES </b>AUX AFFICHES JUNIORS</span></p>
<div class="caption_img">
        <a href="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/09/Screen-Shot-2022-09-23-at-9.26.50-AM.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-6277 size-full" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/09/Screen-Shot-2022-09-23-at-9.26.50-AM.jpg" alt="" width="800" height="390" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/09/Screen-Shot-2022-09-23-at-9.26.50-AM.jpg 800w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/09/Screen-Shot-2022-09-23-at-9.26.50-AM-300x146.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/09/Screen-Shot-2022-09-23-at-9.26.50-AM-768x374.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a>
        <div class="caption">
            <span>Ella Ng de Calgary a produit l’affiche en noir et blanc qui a eu la première place chez les juniors, où un ancien combattant est au salut devant un drapeau plein de coquelicots, tandis que le Feuille d’érable entouré de coquelicots a procuré la première place dans la catégorie junior des affiches en couleurs à April Ferner d’Indian Head, Sask.</span>
            
        <div class="credit">
            <span></span>
        </div>

        </div>
        
    </div>
<p class="p2"><b>Du haut de ses 16 ans</b>, Rachel Graham, une élève de Salmon Cove, un village de presque 800 habitants sur la côte ouest de la baie de la Conception à<br />
Terre-Neuve, s’est mise dans la peau d’un soldat en deuil pour composer <i>My Friend </i>(Mon ami, NDT). Son œuvre a obtenu la première place dans la catégorie de poésie des finissants du secondaire en 2022.</p>
<p class="p1">Voici les premiers vers : « In the fields where we once fought gallantly, the flowers now reside/<br />
but here I am forced to stand alone, without you by my side (Dans les champs où nous avons vaillamment combattu, les fleurs ont poussé/et moi je me retrouve là seul, sans toi à mes côtés). Where once the sounds of warfare, unbearable to the ear/is now a deafening silence, of you not being here (Où le bruit insoutenable de la guerre aux oreilles résonnait/le silence assourdissant de ton absence résonne désormais). »</p>
<p class="p1">Ses mots bien choisis permettent de ramener la guerre, un événement à grande échelle, à un sentiment auquel on peut s’identifier : celui de la perte d’un ami, où l’innocence et la naïveté de la jeunesse sont confrontées trop tôt à une douleur profonde que nous finissons tous par connaitre un jour ou l’autre. Elle poursuit ainsi : « We did not know the hardships, that were waiting for us there/the war is so unforgiving, taking lives without a care (Nous ignorions les souffrances qui nous attendaient là/la guerre ne pardonne pas, elle prend les vies sans embarras). »</p>
<p class="p1">Il y a des gagnants de tous les horizons : les essayistes Aarika Haque d’Elrose, Sask. et Lauren Hollett de Dildo, T.-N. (deuxième prix), et les artistes des niveaux intermédiaire et primaire Ella Ng de Calgary et Alexander Gan de Kanata, Ont., une banlieue d’Ottawa, qui ont présenté des affiches en noir et blanc.</p>
<p class="p1">La majorité des gagnants sont originaires de villages et petites villes comme La Glace, Alb., un village d’environ 200 habitants où Kate Goodward a rédigé la composition gagnante dans la catégorie intermédiaire, <i>The Poppy</i>, et comme Cut Knife, Sask., village de presque 600 habitants, où réside Akeira Anseth, deuxième dans la catégorie intermédiaire pour les affiches en noir et blanc.</p>
<p class="p1">On retrouve des localités où la Légion reste un lieu de rassemblement central et une ressource communautaire appréciée et dédiée aux bonnes œuvres. C’est le cas des filiales de Charlottetown, Cavan (Ont.), Humboldt (Sask.), Mont-Carmel (Qc), et Port Hawkesbury (N.-É.).</p>
<p class="p1">La Fondation nationale Légion invite les gagnants à la cérémonie du jour du Souvenir à Ottawa, une occasion de rencontrer la gouverneure générale et de déposer une couronne au nom des jeunes du Canada.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p class="p1">Les œuvres gagnantes des quatre catégories (composition, poésie, affiches en noir et blanc et affiches en couleurs) de chacune des divisions sont exposées au Musée canadien de la guerre à Ottawa pendant un an. Celles qui ont remporté la deuxième ou la troisième place sont exposées à la Colline du Parlement tout le mois de novembre.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>PREMIÈRES PLACES </b>AUX AFFICHES PRIMAIRES<span class="Apple-converted-space"> </span></span></p>
<div class="caption_img">
        <a href="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/09/Screen-Shot-2022-09-23-at-9.27.04-AM.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-6278 size-full" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/09/Screen-Shot-2022-09-23-at-9.27.04-AM.jpg" alt="" width="800" height="363" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/09/Screen-Shot-2022-09-23-at-9.27.04-AM.jpg 800w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/09/Screen-Shot-2022-09-23-at-9.27.04-AM-300x136.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/09/Screen-Shot-2022-09-23-at-9.27.04-AM-768x348.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a>
        <div class="caption">
            <span>Alexander Gan de Kanata, Ont., a obtenu le premier prix du concours d’affiches en noir et blanc grâce à sa représentation de coquelicots tombant du ciel tandis que Khadijah Varteji de Maple, Ont., a mérité celle des affiches en couleurs grâce à une image simple mais puissante de la silhouette d’un soldat parmi les coquelicots dans la catégorie primaire.</span>
            
        <div class="credit">
            <span></span>
        </div>

        </div>
        
    </div>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La guerre mondiale au large de nos côtes</title>
		<link>https://legionmagazine.com/fr/2022/09/la-guerre-mondiale-au-large-de-nos-cotes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Stephen Thorne]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Sep 2022 13:15:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles principaux]]></category>
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					<description><![CDATA[La bataille du Saint-Laurent qui a transformé la vie des Terre-Neuviens Il était près de minuit au bord du fleuve Saint-Laurent ce 8 octobre 1942. Bien installé dans la salle de séjour de la maison du gardien de phare à la Pointe Mitis, Qc, David Gendron, 21 ans, rédigeait une lettre d’amour. Le reste de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="caption_img">
        <a href="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/09/dsd.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-6266 size-full" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/09/dsd.jpg" alt="" width="800" height="656" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/09/dsd.jpg 800w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/09/dsd-300x246.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/09/dsd-768x630.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a>
        <div class="caption">
            <span>En 1942, les U-boots commencèrent à se montrer au large de l’Amérique du Nord, dont l’U-69 qui coula le vaisseau marchand Carolus près du phare de la Pointe Mitis, Qc.</span>
            
        <div class="credit">
            <span>iStock; Reford Gardens; Paul Gendron/Reford Gardens</span>
        </div>

        </div>
        
    </div>
<h2 class="p1">La bataille du Saint-Laurent qui a transformé la vie des Terre-Neuviens</h2>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Il était près de minuit</b> </span>au bord du fleuve <span class="s1">Saint-Laurent ce 8 octobre 1942. Bien installé dans la salle de séjour de la maison du gardien de phare à la Pointe Mitis, Qc, David Gendron, 21 ans, rédigeait une lettre d’amour.</span></p>
<p class="p2">Le reste de la maisonnée dormait : sept de ses frères et sœurs; l’institutrice de la localité qui était en pension; la mère de David, Eugénie; et son père, Octave, le gardien de phare.</p>
<p class="p2">Une guerre faisait rage au large des côtes et dans le monde. Elle était loin, mais pointait peu à peu son nez. La bataille de l’Atlantique avait atteint le golfe du Saint-Laurent et le fleuve.</p>
<p class="p2"><span class="s1">Ce qui allait devenir la bataille du Saint-Laurent avait déjà fait des dizaines de victimes, les premières </span>vies perdues au combat dans les eaux littorales canadiennes depuis la guerre de 1812.</p>
<p class="p2"><span class="s1">Plus de 400 personnes ont péri au cours des trois saisons de navigation durant lesquelles les <i>unterseeboots </i>de l’amiral allemand Karl Dönitz rôdaient près des côtes canadiennes. </span>Le trafic maritime a été coupé à certaines périodes pendant ces trois ans. Et c’est en 1942 que la plupart des pertes ont eu lieu.</p>
<p class="p2"><span class="s1">En tout, les U-boots allaient couler 23 bâtiments marchands et quatre vaisseaux de la Marine canadienne dans l’estuaire et aux alentours, ainsi que cinq autres transporteurs de fret à l’île Bell de Terre-Neuve.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">En juillet 1942, Octave avait signalé la présence d’un sous-marin dans la baie, entre son phare et le lieu de villégiature sur l’autre rive.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Peu après, en Allemagne, un « commandant [d’U-boot] dit que son équipage et lui avaient écouté de la musique dansante au Canada et vu les phares de voitures qui se déplaçaient sur une grande route », publia la <i>Montreal Gazette </i></span><span class="s2">le 15 octobre 1942. Le journal faisait remarquer que la route pittoresque de Gaspé, destination touristique privilégiée, longeait la côte près de Métis-sur-Mer, à deux pas de la Pointe Mitis.</span></p>
<blockquote>
<p class="p1"><span class="s1">Les frappes sous-marines étaient devenues </span>des événements presque familiers, bien que redoutés, de la vie<span class="s1">.</span> <span class="s3">»</span></p>
</blockquote>
<div class="caption_img">
        <img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-6271" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/09/FullSizeRender.jpg" alt="" width="800" height="755" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/09/FullSizeRender.jpg 800w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/09/FullSizeRender-300x283.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/09/FullSizeRender-768x725.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" />
        <div class="caption">
            <span>Pointe Mitis, Qc., où habitaient David Gendron et sa famille. </span>
            
        <div class="credit">
            <span>Paul Gendron/Reford Gardens</span>
        </div>

        </div>
        
    </div>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Mais, en cette soirée</b> d’octobre, alors que s’estompaient les couleurs d’automne et que l’air devenait humide et froid, il n’y avait pas de joyeux touristes, rien que quelques marins maussades sillonnant le grand fleuve emprunté par les peuples autochtones depuis la nuit des temps, et sur lequel Jacques Cartier avait vogué pour la première fois en 1534. Quatre siècles plus tard, ce fleuve était devenu une voie vitale au commerce international et au transport d’hommes et de matériel, ainsi qu’un champ de bataille qui a marqué les civils des petites villes bordant la pitto-resque péninsule de Gaspé.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Une explosion sourde provenant du fleuve retentit soudainement, faisant vibrer les fenêtres du salon de la famille Gendron. Le jeune David, qui assurait le service de nuit en tant que gardien de phare adjoint, détacha les yeux de sa missive. Il dit plus tard qu’il était 0 h 10. Dans le journal du sous-marin, il a été noté que la première frappe avait eu lieu à 23 h 57.</span></p>
<p class="p2">Vinrent ensuite de fortes déflagrations qui firent trembler sur ses fondations de pierres carrées la maison de bois.</p>
<p class="p2"><span class="s1">Le traversier <i>Caribou</i> allait sombrer dans le détroit de Cabot cinq jours plus tard et là, sur le fleuve, le responsable de la tragédie, le capitaine Ulrich Gräf aux commandes de l’U-69, venait de lancer une salve de torpilles.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Une seule suffit pour que coule le <i>Carolus</i>, petit navire à vapeur de 2 375 tonnes qui transportait des barils vides. Il se scinda en deux et sombra poupe en avant au fond du fleuve. Les amarres des barils rangés sur le pont arrière se rompirent, et ceux dans la cale en jaillirent quand </span>fut immergée la poupe. Tout cela ne prit que deux minutes à peine.</p>
<p class="p2">Octave dévala les escaliers et se précipita dehors dès que le bruit retentit. Il traversa en courant les quelques mètres qui séparaient la maison du phare, puis monta à perdre haleine les escaliers en colimaçon qui menaient au <span class="s1">pont-galerie situé à côté de la salle du phare, où il colla un œil à un vieux télescope en laiton.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Des grains de pluie avaient balayé le fleuve pendant toute la soirée, mais selon le journal de Gräf, le fleuve lui-même était « d’huile » et il présentait une « forte phosphorescence ». Comme s’en aperçut alors Octave, la visibilité était telle que sans être expert en guerre navale, on pouvait en conclure qu’un sous-marin allemand commettait ses méfaits à moins de cinq kilomètres de la plage où ses enfants avaient gambadé tout l’été.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>L’<i>U-69 </i>avait tiré </b>en surface. L’<i>Hepatica</i> et l’<i>Arrowhead</i>, deux corvettes canadiennes qui escortaient le convoi NL-9 de Labrador à Québec, lançaient des fusées éclairantes. Elles se seraient même servies de leurs canons de pont contre l’U-boot en fuite.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">À peine un mois plus tôt, à Saint-Yvon, Qc, à 300 kilomètres de la péninsule située dans l’embouchure du fleuve, une torpille avait percuté la côte, et son explosion avait fait voler des fenêtres en éclats dans le village. Octave s’inquiétait pour son foyer et sa patrie. Il pensait même que les Allemands tiraient sur le phare.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Mais à l’époque, les téléphones étaient rares le long de la péninsule gaspésienne. Malgré l’importance de ses fonctions, Octave n’en avait pas.</span></p>
<p class="p2">La station de l’Aviation royale canadienne de Mont-Joli, Qc, se trouvait à 20 kilomètres, et le téléphone le plus près était dans le village, à cinq kilomètres de là. Il quitta la maison avec les plus jeunes de ses enfants.</p>
<p class="p2"><span class="s1">« Je n’ai pas compté mes petits, </span>avoua-t-il sept ans plus tard au magazine <i>Maclean</i>’s. J’en ai pris le plus possible dans la voiture, j’ai fermé les portières et j’ai filé jusqu’au téléphone. »</p>
<p class="p2"><span class="s1">Le trajet fut d’une lenteur exaspé-rante. Octave déposa ses enfants à moitié endormis au bout de la route de service, assez loin de la plage pour apaiser ses craintes. Il ordonna à l’ainé de surveiller les autres, puis il s’en alla faire son rapport.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Six minutes après avoir raccroché, il vit un imposant bombardier au-dessus de la pointe qui se dirigeait tout droit vers le feu de l’action.</span></p>
<p class="p2">« Après cela, dit-il à Jack McNaught, le journaliste de <i>Maclean</i>’s, le gouvernement m’a installé le téléphone à la maison afin que je puisse faire mes rapports plus vite. »</p>
<p class="p2"><span class="s1">Octave obtint aussi la permission d’éteindre le phare cette nuit-là. La rotation continuelle de quatre tours par minute cessa.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>L’extinction des lumières</b> faisait l’objet de débats à Ottawa. Dans les villes et les villages, on réduisait l’intensité de la lumière, mais Pointe Mitis connaissait 1 000 heures de brouillard par an, et selon les autorités, il était, semblait-il, plus important d’aider la navigation que d’atténuer la menace des U-boots. Elles avaient donné l’ordre de maintenir les feux de navigation, sauf avis contraire.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Un système finit par être mis sur pied : la CBC et Radio-Canada diffusaient des avis quatre fois par jour pour dire aux gardiens de phare quand ils devaient éteindre leurs balises. « A » comme « Alphonse » était diffusé trois fois pour maintenir les feux; « B » comme « bonbon » signifiait qu’un U-boot avait été repéré et que les activités devaient cesser jusqu’à nouvel ordre.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Toutefois, malgré le renforcement des mesures de défense pour les convois qui servaient au transport d’hommes et de matériel entre Montréal ou Québec et le Labrador ou les principaux points de rassemblement de la côte est, les effrontés capitaines de sous-marin inscrivaient bien souvent dans leurs journaux que les feux de position des navires marchands et les bouées </span>de navigation qui servaient à les guider, ainsi que les réverbères, les maisons et les phares sur la terre ferme, étaient allumés.</p>
<p class="p2">C’est ainsi que 11 membres d’équipage du <i>Carolus</i> périrent cette nuit-là. Dix-neuf autres furent sauvés.</p>
<p class="p2"><span class="s1">Gräf fit plonger son bâtiment et, après un moment de jeu du chat et de la souris ponctué de grappes de grenades sous-marines, l’<i>U-69 </i>s’éclipsa furtivement en laissant dans son sillage l’émoi d’un naufrage à 300 kilomètres à peine de Québec. Gräf allait causer encore plus d’agitation au large de la côte ouest de Terre-Neuve.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">À la Pointe Mitis, Octave Gendron retourna à un semblant de vie </span><span class="s2">normale sur sa petite bande de terre qui se jetait dans le Saint-Laurent. Il fut gardien de phare à la Pointe Mitis pendant 18 ans, jusqu’en 1954.</span></p>
<p class="p2"><span class="s2">David Gendron termina sa lettre d’amour à sa bienaimée, Simone Leblanc. Ils se marièrent, eurent sept enfants, et vécurent ensemble pendant 45 ans.</span></p>
<p class="p2"><span class="s2">Leur fils Paul, désormais âgé de 76 ans, nous a confié que son père avait travaillé à la Compagnie des chemins de fer nationaux du Canada pendant 15 ans avant d’être directeur des Reford Gardens (Jardins de Métis), lieu historique national à Grand-Métis, Qc pendant 25 ans.<span class="Apple-converted-space"> </span></span></p>
<p class="p2"><span class="s2">Il souligna que les événements de cette nuit de 1942 étaient restés dans les annales de sa famille.</span></p>
<p class="p2"><span class="s2">« La bataille du 9 octobre 1942 devant Métis a marqué la vie de la famille Gendron, explique-t-il dans une entrevue par courriel.<span class="Apple-converted-space"> </span></span></p>
<p class="p2"><span class="s2">« Mon grand-père Octave Gendron [&#8230;] est décédé en 1975, et il nous parlait souvent de la bataille du Saint-Laurent. »</span></p>
<blockquote>
<p class="p1"><span class="s1">« </span><span class="s2">La bataille du 9 octobre 1942 devant Métis a marqué la vie de la famille Gendron, explique-t-il dans une entrevue par courriel. </span><span class="s3">Elle était dans la ligne de mire</span><span class="s2">. »</span></p>
</blockquote>
<div class="caption_img">
        <img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-6270" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/09/FU.jpg" alt="" width="800" height="447" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/09/FU.jpg 1822w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/09/FU-300x167.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/09/FU-1024x572.jpg 1024w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/09/FU-768x429.jpg 768w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/09/FU-1536x857.jpg 1536w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" />
        <div class="caption">
            <span>Le gardien de phare Octave Gendron et son épouse, Eugénie, ont habité à la Pointe Mitis de 1936 à 1954. </span>
            
        <div class="credit">
            <span>Paul Gendron (2); Reford Gardens; Firefly Books</span>
        </div>

        </div>
        
    </div>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Lorsqu’il traversait</b> le détroit de Cabot dans la nuit du 13 au 14 octobre, Gräf remarqua la fumée provenant de la cheminée du traversier <i>Caribou</i>. Le vaisseau du gouvernement voguait de Sydney, N.-É., à Port-aux-Basques, T.-N. Il était à 60 kilomètres du quai, et en plus des 46 membres d’équipage, il y avait 73 civils et 118 militaires à son bord. Il était 3 h 21.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">L’Allemand a déclaré par la suite qu’il s’était mépris sur le traversier de 2 222 tonnes et son escorte, le dragueur de mines de 672 tonnes <i>Grandmère</i>, croyant qu’il s’agissait d’un transport de troupes de 6 500 tonnes et d’un « contretorpilleur à deux cheminées ». À 3 h 40, il lança une torpille qui percuta le flanc tribord du <i>Caribou</i>.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Le traversier coula en quatre mi-nutes, emportant 137 vies. Gräf plongea et se dirigea vers les bruits du naufrage, sachant qu’il ne serait pas attaqué à la grenade sous-marine par le <i>Grandmère</i> en restant à proximité des survivants en surface. Il finit par lancer un leurre et s’échapper.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Le lieutenant (M) James Cuthbert, capitaine du <i>Grandmère</i>, n’abandonna la poursuite pour aller à la recherche de survivants qu’à 6 h 30 : il s’agissait alors d’une priorité controversée, mais ainsi en allait-il de la procédure, et faire autrement aurait entrainé des risques pour son propre bâtiment.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Parmi les 11 enfants qui survécurent au naufrage du Caribou se trouvait Leonard Shiers d’Halifax, alors âgé de 15 mois. Sur les 46 membres de l’équipage, 15 seulement retrouvèrent la terre ferme. Cinq familles en particulier souffrirent énormément : Les Tapper (cinq morts), les Allen (trois), les Skinner (trois) et les Tavernor (le capitaine Benjamin et ses deux fils).</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Les goélettes de pêche des environs affrétées par la Newfoundland Railway Company recouvrèrent 34 corps.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Le journal <i>Royalist </i>de St. John’s déclara que l’attaque avait été « un crime inutile ».</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">« Il n’aura aucun effet sur le cours de la guerre, sinon celui de renforcer notre détermination d’éliminer le nazisme, la honte de l’humanité, de notre monde », déclara-t-il.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">À Port-aux-Basques, le 18 octobre, le cortège funèbre de six des victimes </span>s’étendit sur deux kilomètres.</p>
<p class="p2">Des dizaines d’années plus tard, Norman Crane, ranger de <span class="s2">Terre-Neuve qui avait pris part aux opérations de recherche des corps, dit à Nathan M. Greenfield, auteur de <i>The Battle of the St. Lawrence</i>, </span>que la ville « d’à peu près 2 000 habitants » était sous le choc.</p>
<p class="p2">« En 1942, Port-aux-Basques ne ressemblait pas aux petites villes du continent, expliqua <span class="s1">M. Crane. On aurait plutôt dit une ville du XIX<sup>e </sup>siècle. C’étaient des gens à la vie rude, comme on en trouvait dans beaucoup de collectivités côtières. Mais ils étaient également très respectueux.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">« La perte du <i>Caribou</i> toucha Port-aux-Basques plus que ce qu’on pourrait imaginer de nos jours, poursuivit-il. Ben Tavernor n’était pas seulement le capitaine bien apprécié du Caribou, c’était un homme respecté qu’on savait dévoué à son bateau, et donc au lien avec le monde extérieur. Ses fils n’étaient pas que de bons vivants : ils étaient les fils de Ben Tavernor, et cela comptait pour beaucoup. »</span></p>
<p class="p2">Gräf et son équipage de 45 personnes allaient finir par disparaitre dans l’Atlantique Nord à l’est de Terre-Neuve au mois de février suivant.</p>
<p class="p2"><span class="s1">À la fin de l’été 1942, les résidants des côtes du Québec ou de parties du dominion de Terre-Neuve, notamment le Labrador, étaient conscients des allées et venues des convois et de pratiquement tout autre objet flottant.</span></p>
<div class="caption_img">
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        <div class="caption">
            <span>L’hôtelière Rachel Kruse pose avec des survivants (ci-contre) après que l’U-517 eut coulé trois vaisseaux au large du<br />Cap-Gaspé, Qc, en 1942.</span>
            
        <div class="credit">
            <span> Firefly Books</span>
        </div>

        </div>
        
    </div>
<p class="p2"><span class="s1">On peut parier que beaucoup de ces gens avaient été témoins de la guerre bien plus que la plupart des autres civils au Canada.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Les frappes sous-marines étaient devenues des événements presque familiers, bien que redoutés, de la vie, et voir des survivants imprégnés de mazout trainant péniblement des pieds en débarquant de toutes sortes de bateaux de sauvetage inspirait ces gens sinon assez isolés à donner le meilleur d’eux-mêmes.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Le 7 septembre, le futur as de la campagne du Saint-Laurent, le Kapitänleutnant Paul Hartwig de l’<i>U-517</i>, fit sombrer trois navires marchands au large du Cap-Gaspé : le <i>Mount Pindus</i>, l’<i>Oakton</i> et le <i>Mount Taygetus</i>, causant la mort de sept personnes. Quand il quitta le golfe, environ deux mois plus tard, il avait la perte de neuf bateaux à son actif.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Une grande partie des 78 sur-vivants qui retournèrent sur la terre ferme en fin d’après-midi ce jour de fête du Travail furent transportés à l’hôtel Kruse situé dans la ville de Gaspé, où ils furent pris en charge par Rachel Kruse, veuve d’Alfred, homme d’affaires prospère décédé en 1936.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">On la surnommait à des lieux à la ronde « The Fighting Lady » (la dame combative, NDT) et son hôtel était devenu le centre de la petite collectivité où la musique et les boissons coulaient à flots, tout du moins jusqu’à ce que le marin pianiste reprenne la mer et y disparaisse.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Dès les premiers signes de l’arrivée de ces derniers invités inattendus (l’hôtel avait été réquisitionné par le gouvernement), Mme Kruse alla fouiller dans la grande boite de carton pleine de vêtements d’occasion qu’elle avait amassés en prévision.</span></p>
<p class="p2">Elle choisit des habits qui iraient à chaque personne, à une ou deux tailles près. Des clients de l’hôtel, principalement des résidants de longue durée qui travaillaient à la station de <span class="s1">Fort Ramsay, laissèrent leur lit aux nouveaux venus : beaucoup étaient noirs de mazout et tremblants à cause de la froideur de l’eau.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Ils partirent le lendemain, et leur </span>histoire a pratiquement disparu avec le temps, car les reportages censurés communiquèrent des faits sans s’y attarder.</p>
<p class="p2"><span class="s1">« Personne au Canada n’aurait su que des clients inattendus étaient arrivés pendant la nuit, écrivit en 1984 le vétéran de la marine James W. Essex dans son livre <i>Victory in the St. Lawrence</i>. Quelqu’un prit une photo de Mme Kruse aux premières lueurs de l’aube, quand elle disait au revoir aux hommes qu’elle avait hébergés.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">« Son fils Earl a fièrement affiché cette photo chez lui : on y voyait “la dame combative” entourée des hommes avec qui elle s’était liée d’amitié et qui portaient des vêtements mal ajustés, témoignant de sa détermination et de son bon cœur, mais elle ne fut jamais reproduite dans un journal, quel qu’il soit. »</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Après qu’Hartwig envoya la corvette canadienne <i>Charlottetown </i>par le fond au large de Cap-Chat, Qc, quatre jours après, tuant 10 des 64 membres d’équipage, Dorothy German coucha les blessés sur le plancher de sa salle de séjour à Gaspé, « comme du bois de corde », décrivit Essex.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">À un moment donné, un ordonnance sur le pas de la porte lui fit remarquer que les vêtements imprégnés de sang et de mazout allaient abîmer la moquette. Mme German ne s’arrêta pas.</span></p>
<p class="p2">« Ceux qui étaient dans l’eau lorsque les grenades sous-marines avaient explosé étaient les plus mal en point, écrivit Essex. Les secousses violentes font éclater les vaisseaux sanguins et causent une mort à petit feu.</p>
<p class="p2">« Les haut-le-cœur et l’expectoration de sang en sont des symptômes manifestes. »</p>
<p class="p2">Barry German, le mari de <span class="s1">German, arriva peu après. Capitaine auxiliaire vétéran de la Grande Guerre, il était alors l’officier chargé de Fort Ramsay et le commandant auxiliaire de la flotte de Gaspé.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Il jeta un coup d’œil rapide aux blessés et ordonna qu’on les transporte tous à l’hôpital, où certains moururent. La plupart de ceux qui se rétablirent furent affectés à d’autres navires marchands : ils survécurent parfois à d’autres naufrages, ou non.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>À Conception Bay</b>, sur la côte est de Terre-Neuve, des U-boots firent sombrer cinq cargos près de l’ile Bell en septembre et en novembre 1942,<br />
dont quelques-uns servaient au transport de minerai de fer provenant des mines de l’ile située au nord-est de St. John’s. Soixante-neuf marins marchands périrent.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Les habitants furent témoins de frappes contre le mouillage près de l’ile. Une torpille égarée explosa contre un des quais principaux. Pendant l’action, les résidants embarquèrent sur leurs bateaux pour se porter au secours des rescapés et récupérer les cadavres.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">La guerre était donc toujours présente à l’esprit des gens qui étaient là, et à l’esprit des Terre-Neuviens en général. Il s’agissait après tout d’un peuple dont la vocation première était en mer, et au moins sept goélettes de pêche en Atlantique avaient été coulées par des sous-marins allemands près des côtes ou loin du pays.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Le 7 ou le 8 mai 1942, l’<i>U-136 </i>coula la goélette <i>Mildred Pauline</i>, dont le port d’attache était Sydney, au large de la Nouvelle-Écosse. Le Terre-Neuvien Abraham Thornhill en était capitaine. Le fils de Thornhill, George, âgé de 21 ans, faisait partie de l’équipage de sept marins. Tous périrent.<span class="Apple-converted-space"> </span></span></p>
<p class="p2"><span class="s2">Les U-boots envoyèrent par le fond des cargos appartenant à des Terre-Neuviens et dont les membres d’équipage étaient Terre-Neuviens, y compris le <i>Humber Arm </i>et le <i>Waterton</i> qui appartenaient à la Bowaters Newfoundland Pulp and Paper de Corner Brooks, ainsi que plusieurs vaisseaux appartenant à </span><span class="s1">l’Anglo-Newfoundland Development </span>Company dont le siège était<br />
à St. John’s.</p>
<p class="p2"><span class="s1">Dans les dossiers du ministère de la Justice de l’ancien dominion se trouvent des extraits de lettres écrites par des Terre-Neuviens lorsque de tels événements étaient encore bien présents à l’esprit.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Dans une lettre à Kay Normore, ancienne amie d’école se trouvant en Angleterre, Doris Higgins de Wabana, T.-N., décrivit de façon énigmatique les conséquences de la deuxième attaque à l’ile Bell qui avait eu lieu le lundi précédent, et la façon dont le médecin vint chercher son père à 4 h en lui disant « de se dépêcher, pour l’amour de Dieu, et d’aller chercher les blessés avec la fourgonnette.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">« Il était déjà sorti de son lit parce que nous étions réveillés, tout comme quiconque sur l’ile Bell avait des oreilles », écrivit-elle avant de poursuivre en décrivant « une vision impressionnante et douloureuse » de 11 cortèges funéraires traversant </span>la ville quelques jours après.</p>
<p class="p2">Elle essaya de dissuader son amie de rentrer au pays « par la voie maritime ».</p>
<p class="p2"><span class="s1">« C’est trop dangereux, écrivit Higgins, et Kay, ma chère, nous, ici, le savons que trop bien. »</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Au bout du compte, la bataille du Saint-Laurent ne fut ni gagnée ni perdue. À l’automne 1944, les sous-marins allemands quittèrent simplement le golfe pour les eaux de l’Atlantique aux proies plus nombreuses.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Peu connus ailleurs au pays, les événements extraordinaires de 1942 restent bien présents dans les esprits des Canadiens de l’Atlantique, marqués par des histoires, des monuments et des tombes, ainsi que des souvenirs, des mythes et des légendes.<span class="Apple-converted-space"> </span></span></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Gestion de Crise</title>
		<link>https://legionmagazine.com/fr/2022/06/gestion-de-crise/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Stephen Thorne]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Jun 2022 13:31:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles principaux]]></category>
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					<description><![CDATA[La Colombie-Britannique a subi d’importantes inondations en novembre 2021 et, une fois de plus, les soldats, marins et aviateurs canadiens ont été appelés à la rescousse (cf. page 36). Outre son rôle principal de force de combat, l’armée du Canada intervient lors de situations d’urgence chez nous et à l’étranger depuis des dizaines d’années, des tremblements de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="caption_img">
        <a href="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/04/WATER800.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-6211 size-full" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/04/WATER800.jpg" alt="" width="800" height="534" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/04/WATER800.jpg 800w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/04/WATER800-300x200.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/04/WATER800-768x513.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a>
        <div class="caption">
            <span>Un équipage du 430e Escadron tactique d&#8217;hélicoptères effectue une reconnaissance aérienne après les inondations. Plus de 15 000 hectares du sud de la Colombie-Britannique ont été affectés. </span>
            
        <div class="credit">
            <span>Sdt. Daniel Pereira/Affaires publiques du 39 GBC/CAF</span>
        </div>

        </div>
        
    </div>
<p class="p1"><span class="s1"><b>La Colombie-Britannique</b></span> a subi d’importantes inondations en novembre 2021 et, une fois de plus, les soldats, marins et aviateurs canadiens ont été appelés à la rescousse (cf. page 36).</p>
<p class="p2"><span class="s2">Outre son rôle principal de force de combat, l’armée du Canada intervient lors de situations d’urgence chez nous et à l’étranger depuis des dizaines d’années, des tremblements de terre et typhons dans de lointaines contrées aux inondations et feux incontrôlés partout au Canada.</span></p>
<p class="p2"><span class="s2">Les Forces ont notamment à disposition des ressources logistiques et médicales, une expertise en sauvetage et ingénierie, et bien sûr, des bras forts. Les Forces armées canadiennes avec ses 68 000 soldats réguliers et 27 000 réservistes sont désormais considérées comme une main-d’œuvre à laquelle on a facilement accès quand on a un besoin urgent d’aide.</span></p>
<blockquote>
<p class="p1">les demandes d’intervention d’urgence de militaires <span class="s1"><b>ont explosé avec le changement climatique</b></span>.</p>
</blockquote>
<p class="p2"><span class="s2">Mais, les demandes d’intervention d’urgence de militaires ont explosé avec le changement climatique : le nombre de missions au Canada entre 2011 et 2020 (30) a été multiplié par cinq par rapport à la décennie 1990-2010 (six missions).</span></p>
<p class="p2"><span class="s2">En 2021, en plus de la situation d’urgence en Colombie-Britannique où l’accès terrestre était coupé entre le port de Vancouver et le reste du pays, les militaires sont intervenus lors d’une inondation au Yukon et à Terre-Neuve, de la crise de l’eau contaminée à Iqaluit, et de feux incontrôlés en Colombie-Britannique, au Manitoba et dans le Nord- Ouest de l’Ontario.</span></p>
<p class="p2">De tels déploiements s’ajoutent au rôle traditionnel de recherche et sauvetage de l’Équipe d’intervention en cas de <span class="s2">catastrophe (ÉICC), dont les missions sont principalement à l’étranger.</span></p>
<p class="p2"><span class="s2">Selon de nombreuses études théoriques, institutionnelles et militaires, la hausse des demandes d’intervention de l’armée au Canada, en plus de son rôle principal de défense du territoire, résulte surtout d’évènements liés au climat, comme les feux incontrôlés et les anomalies météorologiques.</span></p>
<p class="p2"><span class="s2">Une grande partie des rapports de ces études ne tenaient pas compte de la pandémie de la COVID-19. Rien qu’en 2021, plus de 1</span> <span class="s2">700 personnes en uniforme ont été envoyées prêter main-forte dans les maisons de soins de longue durée, et 22 000 autres ont été mises en état d’alerte.</span></p>
<p class="p2"><span class="s2">En décembre 2019, trois mois avant que la pandémie n’aggrave la situation, la demande d’aide militaire était si importante et si fréquente que Wayne Eyre, chef de l’armée alors lieutenant-général (actuellement chef d’état-major de la défense) avait dit ceci aux législateurs : « si cela arrive à une plus grande échelle et plus souvent, cela va finir par affecter notre état de préparation au combat ».</span></p>
<p class="p2"><span class="s2">La pression semble n’avoir qu’empiré à peine deux ans plus tard : le recrutement a baissé avec la pandémie et le scandale des inconduites sexuelles a miné les efforts de l’armée pour que davantage de femmes s’engagent.</span></p>
<p class="p2"><span class="s2">Dans un discours à une conférence en octobre 2021, Eyre regrettait le nombre inquiétant d’officiers et de militaires du rang, pierre d’assise du secteur militaire, qui quittaient l’armée, alors que les planificateurs s’efforçaient de remédier au manque de 7 500 soldats, marins et aviateurs.</span></p>
<p class="p2"><span class="s2">Des experts ont suggéré d’autres moyens de procéder aux interventions d’urgence que de compter sur la force régulière, comme de confier ce rôle aux réservistes ou à un service civil spécial. Beaucoup d’anciens combattants ont la compétence et l’expérience nécessaires pour joindre une telle organisation.</span></p>
<p class="p2"><span class="s2">En attendant, des études ont exhorté Ottawa à réévaluer sa propension actuelle à recourir aux militaires et à traiter immédiatement le problème de manière constructive. Nos soldats et notre pays ne méritent pas moins.<span class="Apple-converted-space"> </span></span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Un camp surgit</title>
		<link>https://legionmagazine.com/fr/2021/10/un-camp-surgit/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Stephen Thorne]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Oct 2021 18:00:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles principaux]]></category>
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					<description><![CDATA[DÈS LA DÉCLARATION DE GUERRE EN 1914, DES MILLIERS DE VOLONTAIRES CONVERGÈRENT VERS UN VILLAGE DE TENTES POUR RECEVOIR UNE FORMATION DE BASE La Grande-Bretagne déclara la guerre à l’Allemagne le 4 aout 1914, et le Canada commença immédiatement à se préparer à l’inévitable. Westminster demanda un premier contingent de 25 000 soldats. Le Canada [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h4 class="p1"><i>DÈS LA DÉCLARATION DE GUERRE EN 1914, DES MILLIERS DE VOLONTAIRES CONVERGÈRENT VERS UN VILLAGE DE TENTES POUR RECEVOIR UNE FORMATION DE BASE</i></h4>
<div class="caption_img">
        <a href="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/10/117228u.tif.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-5848 size-full" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/10/117228u.tif.jpg" alt="" width="800" height="504" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/10/117228u.tif.jpg 800w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/10/117228u.tif-300x189.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/10/117228u.tif-768x484.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a>
        <div class="caption">
            <span>Les nouvelles recrues défilent vers l’exercice sur cible à Valcartier. </span>
            
        <div class="credit">
            <span>Bain News Service/É.-U. Bibliothèque du Congrès/2014697490</span>
        </div>

        </div>
        
    </div>
<p class="p1"><span class="s1"><b>La Grande-Bretagne </b></span>déclara la guerre à l’Allemagne le 4 aout 1914, et le Canada commença immédiatement à se préparer à l’inévitable.</p>
<p class="p2">Westminster demanda un premier contingent de <span class="s2">25 000 soldats. Le Canada en envoya 30 617, mobilisés par le ministre de la Milice et de la Défense, Sam Hughes. Sauf au Québec, il n’était pas nécessaire de faire beaucoup pour convaincre les recrues.</span></p>
<p class="p2">Le Canada était un dominion très jeune à l’époque. Les liens avec la « mère patrie » étaient étroits. Presque la moitié des Canadiens qui servirent étaient nés en Grande-Bretagne. Beaucoup d’entre eux avaient une idée roman-tique de la guerre. Ils submergèrent les bureaux de recrutement, les églises et les salles communautaires partout au pays.</p>
<p class="p2">Un grand nombre appartenaient aux milices locales. Certains avaient pris part à la guerre d’Afrique du Sud. Ils étaient agriculteurs, pêcheurs, bucherons ou citadins.</p>
<p class="p2">Le tout nouveau camp de Valcartier, au nord de Québec, se remplit si rapidement qu’on n’eut pas le temps de bâtir des casernes. À la fin du mois d’aout, un village de tentes s’y était établi. En se préparant à accueillir les recrues dont le nombre allait s&#8217;élever à plus de 35 000, le gouvernement expropria 8 600 acres pour agrandir un terrain existant de 5 000 acres.</p>
<div class="caption_img">
        <a href="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/10/19740416-003-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-5850 size-full" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/10/19740416-003-1.jpg" alt="" width="800" height="389" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/10/19740416-003-1.jpg 800w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/10/19740416-003-1-300x146.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/10/19740416-003-1-768x373.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a>
        <div class="caption">
            <span></span>
            
        <div class="credit">
            <span>Collection d’archives George-Metcalf/MCG/19740416-003</span>
        </div>

        </div>
        
    </div>
<p class="p2">Le premier contingent se rendit à Gaspé, Qc, où l’attendaient 30 navires six semaines après l’appel aux armes. Avant leur départ, M. Hughes leur fit parvenir plusieurs exemplaires d’un message de 900 mots intitulé « Where Duty Leads » (où mène le devoir, NDT).</p>
<p class="p2">« Aucune armée d’hommes libres plus ty-pique n’a jamais marché sur l’ennemi, écrivait M. Hughes. Certains ne reviendront pas – et prions Dieu qu’ils ne soient qu’en petit nombre –; en ce qui les concerne, non seulement leur mémoire sera vénérée par leurs êtres chers et par un pays reconnaissant [&#8230;] mais le soldat qui tombe pour la liberté ne meurt jamais : il est revêtu de l’immortalité. »<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p><div class="caption_img">
        <a href="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/10/17025u.tif.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-5851" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/10/17025u.tif.jpg" alt="" width="800" height="887" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/10/17025u.tif.jpg 800w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/10/17025u.tif-271x300.jpg 271w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/10/17025u.tif-768x852.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a>
        <div class="caption">
            <span>Un soldat est vacciné au camp. </span>
            
        <div class="credit">
            <span>Bain News Service/É.-U. Bibliothèque du Congrès/2014697179</span>
        </div>

        </div>
        
    </div><div class="caption_img">
        <a href="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/10/17024u.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-5852" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/10/17024u.jpg" alt="" width="800" height="578" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/10/17024u.jpg 800w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/10/17024u-300x217.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/10/17024u-768x555.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a>
        <div class="caption">
            <span>Le colonel Victor Williams, commandant du camp (à droite, siège arrière, au centre) procède à une revue. </span>
            
        <div class="credit">
            <span>2014697178</span>
        </div>

        </div>
        
    </div><div class="caption_img">
        <a href="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/10/Boxing_at_Valcartier_Camp_19537748951.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-5853 size-full" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/10/Boxing_at_Valcartier_Camp_19537748951.jpg" alt="" width="800" height="498" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/10/Boxing_at_Valcartier_Camp_19537748951.jpg 800w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/10/Boxing_at_Valcartier_Camp_19537748951-300x187.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/10/Boxing_at_Valcartier_Camp_19537748951-768x478.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a>
        <div class="caption">
            <span>Le premier contingent du Corps expéditionnaire canadien se rassemble autour d’un match de boxe, en 1914, avant de mettre le cap sur la Grande-Bretagne. </span>
            
        <div class="credit">
            <span>J.A. Millar/Montreal Daily Star/University of Victoria Librairies</span>
        </div>

        </div>
        
    </div><div class="caption_img">
        <a href="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/10/PA-022739.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-5855 size-full" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/10/PA-022739.jpg" alt="" width="800" height="594" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/10/PA-022739.jpg 800w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/10/PA-022739-300x223.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/10/PA-022739-768x570.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a>
        <div class="caption">
            <span>Le 11e Bataillon se met en rang pour la revue de fourbi en septembre 1914. </span>
            
        <div class="credit">
            <span>DND/LAC/PA-022739</span>
        </div>

        </div>
        
    </div><div class="caption_img">
        <a href="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/10/A_congenial_task-_soldiers_receiving_their_rations_Montreal_Daily_Star_p.17_5_September_1914_19507552426.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-5856 size-full" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/10/A_congenial_task-_soldiers_receiving_their_rations_Montreal_Daily_Star_p.17_5_September_1914_19507552426.jpg" alt="" width="800" height="613" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/10/A_congenial_task-_soldiers_receiving_their_rations_Montreal_Daily_Star_p.17_5_September_1914_19507552426.jpg 800w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/10/A_congenial_task-_soldiers_receiving_their_rations_Montreal_Daily_Star_p.17_5_September_1914_19507552426-300x230.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/10/A_congenial_task-_soldiers_receiving_their_rations_Montreal_Daily_Star_p.17_5_September_1914_19507552426-768x588.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a>
        <div class="caption">
            <span>L’heure de la ration à Valcartier. </span>
            
        <div class="credit">
            <span>J.A. Millar/Montreal Daily Star/University of Victoria Librairies</span>
        </div>

        </div>
        
    </div><div class="caption_img">
        <a href="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/10/C-036116.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-5857 size-full" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/10/C-036116.jpg" alt="" width="800" height="311" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/10/C-036116.jpg 800w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/10/C-036116-300x117.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/10/C-036116-768x299.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a>
        <div class="caption">
            <span>Les soldats se rassemblent à côté du village de tentes de Valcartier peu avant le départ du premier contingent pour la Grande-Bretagne le 3 octobre 1914. </span>
            
        <div class="credit">
            <span>MDN/BAC/PA-3642184</span>
        </div>

        </div>
        
    </div><div class="caption_img">
        <a href="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/10/19533589295_53f007caff_o.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-5858 size-full" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/10/19533589295_53f007caff_o.jpg" alt="" width="800" height="578" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/10/19533589295_53f007caff_o.jpg 800w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/10/19533589295_53f007caff_o-300x217.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/10/19533589295_53f007caff_o-768x555.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a>
        <div class="caption">
            <span>Un détachement de la batterie B de la Royal Canadian Horse Artillery fait des exercices de tir au canon sous des yeux attentifs. </span>
            
        <div class="credit">
            <span>J.A. Millar/Montreal Daily Star/University of Victoria Librairies/Wikimedia</span>
        </div>

        </div>
        
    </div><div class="caption_img">
        <a href="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/10/Sergeant_Hawkins_possibly_during_MacAdam_demonstrations_18910580864.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-5859 size-full" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/10/Sergeant_Hawkins_possibly_during_MacAdam_demonstrations_18910580864.jpg" alt="" width="800" height="564" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/10/Sergeant_Hawkins_possibly_during_MacAdam_demonstrations_18910580864.jpg 800w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/10/Sergeant_Hawkins_possibly_during_MacAdam_demonstrations_18910580864-300x212.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/10/Sergeant_Hawkins_possibly_during_MacAdam_demonstrations_18910580864-768x541.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a>
        <div class="caption">
            <span>Le sergent Hawkins du Canadian Highlanders, dont on ne connait que le nom de famille, regarde une cible, fusil Ross MK III à la main. </span>
            
        <div class="credit">
            <span>J.A. Millar/Montreal Daily Star/University of Victoria Librairies/Wikimedia</span>
        </div>

        </div>
        
    </div></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Une journée monumentale</title>
		<link>https://legionmagazine.com/fr/2021/08/une-journee-monumentale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Stephen Thorne]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Aug 2021 17:27:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles principaux]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://legionmagfren.wpengine.com/?p=5810</guid>

					<description><![CDATA[Le 26 juillet 1936, 3 000 vétérans de la bataille assistèrent à l’inauguration du Mémorial national du Canada à Vimy, en France 26 juillet 1936, 11 ans et 1,5 million de dollars après le début de la construction, 100 000 personnes se rassemblèrent sur les pentes de la crête de Vimy, en France, pour assister à l’inauguration d’un [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3 class="p1">Le 26 juillet 1936, 3 000 vétérans de la bataille assistèrent à l’inauguration du Mémorial national du Canada à Vimy, en France</h3>
<div class="caption_img">
        <a href="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/08/219670070-014_HR.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-5813 size-full" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/08/219670070-014_HR.jpg" alt="" width="800" height="970" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/08/219670070-014_HR.jpg 800w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/08/219670070-014_HR-247x300.jpg 247w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/08/219670070-014_HR-768x931.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a>
        <div class="caption">
            <span>Le roi Édouard VIII, médaille de la Légion canadienne au revers, à la tête des pèlerins de Vimy lors de l’inauguration du Mémorial national du Canada à Vimy, en France. </span>
            
        <div class="credit">
            <span>Georges Bertin Scott/MCG/19670070-014</span>
        </div>

        </div>
        
    </div>
<p class="p1"><b>26 juillet 1936</b>, 11 ans et 1,5 million de dollars après le début de la construction, 100 000 personnes se rassemblèrent sur les pentes de la crête de Vimy, en France, pour assister à l’inauguration d’un des monuments commémoratifs de guerre les plus saisissants d’Europe.</p>
<p class="p2">L’imposant Mémorial national du Canada à Vimy fut conçu par le Torontois Walter Allward en l’honneur des plus de 11 285 Canadiens morts au combat en France pendant la Grande Guerre, et dont on ne connait pas le lieu du dernier repos. Il se dresse au point culminant de la crête où, selon certains, le pays est né.</p>
<p class="p2">Ce monument pour la paix tient la vedette de l’ancien champ de bataille, devenu un parc de 91 hectares sur les lieux où les quatre divisions du Corps expéditionnaire canadien ont combattu pour la première fois ensemble – et ont remporté un succès là où d’autres avaient connu l’échec.</p>
<p class="p2">Quelque 3 000 vétérans de la bataille se promenèrent sur le terrain pour lequel ils s’étaient battus et où 3 598 de leurs compagnons d’armes avaient trouvé la mort. Cette fois-ci, beaucoup d’entre eux avaient des proches à leurs côtés.</p>
<p class="p2">« Ce glorieux monument qui couronne la colline de Vimy fait partie du Canada à jamais, bien que les dépouilles mortelles des fils du Canada gisent loin de chez eux », déclara le roi Édouard VIII lors de l’inauguration.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p class="p2">« Leur vénérée mémoire est sanctifiée sur un sol qui est aussi canadien que n’importe quel arpent de leurs neuf provinces. »</p>
<div class="caption_img">
        <a href="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/08/1e002852542.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-5814 size-full" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/08/1e002852542.jpg" alt="" width="800" height="486" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/08/1e002852542.jpg 800w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/08/1e002852542-300x182.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/08/1e002852542-768x467.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a>
        <div class="caption">
            <span>Le sarcophage de pierre sculpté pour le mémorial en 1935. Le concepteur, Walter Allward, choisit une roche calcaire dans une ancienne carrière romaine de Seget, en Croatie. </span>
            
        <div class="credit">
            <span>BAC/3612539</span>
        </div>

        </div>
        
    </div>
<p class="p2">Le pèlerinage à Vimy fut à l’époque le plus important déplacement de Canadiens en Europe. Ottawa avait renoncé aux frais habituellement demandés pour les passeports et avait même émis des passeports spéciaux pour le pèlerinage à Vimy. Le gouvernement et le secteur privé avaient aussi accordé des congés payés à leurs employés qui voulaient s’y rendre.</p>
<p class="p2">La Légion canadienne avait organisé le logement et le transport. Cinq paquebots transatlantiques escortés par deux bâtiments de guerre canadiens quittèrent Montréal le 16 juillet et arrivèrent au Havre le 24 et le 25. Les pèlerins furent logés dans neuf villes du nord de la France et de la Belgique, et 235 autocars avaient été réservés pour faire la navette. Le voyage de trois semaines et demie coutait 160 $ par personne (soit l’équivalent de 3 000 $ en 2021).</p>
<p class="p2">Au mémorial, le roi Édouard se mêla au public. Des avions militaires survolèrent les têtes en faisant un salut de l’aile. Au pays, les gens étaient captivés, écoutant la radio dans les cuisines et les salons, dans les salles de la Légion et dans les casse-croutes.</p>
<p class="p2">Trois ans plus tard, le Canada était à nouveau en guerre en Europe et aux quatre coins du monde.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p><div class="caption_img">
        <a href="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/08/ts-2-3-sc-su-387.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-5815 size-full" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/08/ts-2-3-sc-su-387.jpg" alt="" width="800" height="591" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/08/ts-2-3-sc-su-387.jpg 800w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/08/ts-2-3-sc-su-387-300x222.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/08/ts-2-3-sc-su-387-768x567.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a>
        <div class="caption">
            <span>Les colonnes du Mémorial de Vimy surplombent les marins défilant à la revue après l’inauguration. </span>
            
        <div class="credit">
            <span>Photo d’archive du Toronto Star/Collection Baldwin/Bibliothèque publique de Toronto</span>
        </div>

        </div>
        
    </div><div class="caption_img">
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        <div class="caption">
            <span>Édouard salue Mme Charlotte Wood de Winnipeg, première Mère de la Croix d’argent du Canada, qui avait perdu deux fils à la guerre. Le président français, Albert Lebrun, les regarde. </span>
            
        <div class="credit">
            <span>Archive Smith/Alamy/2BW3J04</span>
        </div>

        </div>
        
    </div><div class="caption_img">
        <a href="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/08/PA-148880.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-5817 size-full" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/08/PA-148880.jpg" alt="" width="800" height="606" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/08/PA-148880.jpg 800w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/08/PA-148880-300x227.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/08/PA-148880-768x582.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a>
        <div class="caption">
            <span>La pièce maitresse de l’immense monument, le Canada en deuil, fut sculptée dans un bloc de pierre de 30 tonnes. </span>
            
        <div class="credit">
            <span>Bureau de cinématographie du gouvernement canadien/BAC/3224327</span>
        </div>

        </div>
        
    </div><div class="caption_img">
        <a href="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/08/16048300497870d_p1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-5818 size-full" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/08/16048300497870d_p1.jpg" alt="" width="800" height="455" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/08/16048300497870d_p1.jpg 800w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/08/16048300497870d_p1-300x171.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/08/16048300497870d_p1-768x437.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a>
        <div class="caption">
            <span>L’artiste français Georges Plasse fit des esquisses de la vision d’Allward. </span>
            
        <div class="credit">
            <span>Georges Plasse/Walter Seymour Allward/Toronto Reference Library</span>
        </div>

        </div>
        
    </div><div class="caption_img">
        <a href="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/08/iStock-531109315.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-5819 size-full" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/08/iStock-531109315.jpg" alt="" width="800" height="533" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/08/iStock-531109315.jpg 800w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/08/iStock-531109315-300x200.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/08/iStock-531109315-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a>
        <div class="caption">
            <span>Le terrain porte encore les traces des combats. </span>
            
        <div class="credit">
            <span>iStock/531109315</span>
        </div>

        </div>
        
    </div><div class="caption_img">
        <a href="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/08/19890275-051.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-5820 size-full" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/08/19890275-051.jpg" alt="" width="800" height="407" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/08/19890275-051.jpg 800w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/08/19890275-051-300x153.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/08/19890275-051-768x391.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a>
        <div class="caption">
            <span>Des âmes de soldat grimpent la côte dans le tableau du capitaine australien William Longstaff « The Ghosts of Vimy Ridge » (les spectres de la crête de Vimy, NDT). Allward dit qu’il avait été inspiré par un rêve qu’il avait fait pendant la guerre où des soldats morts « se levaient en grand nombre, défilaient silencieusement et reprenaient le combat pour porter secours aux vivants ». </span>
            
        <div class="credit">
            <span>MCG/19890275-051</span>
        </div>

        </div>
        
    </div><div class="caption_img">
        <a href="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/08/iStock-1277880634.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-5821 size-full" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/08/iStock-1277880634.jpg" alt="" width="800" height="1200" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/08/iStock-1277880634.jpg 800w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/08/iStock-1277880634-200x300.jpg 200w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/08/iStock-1277880634-683x1024.jpg 683w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/08/iStock-1277880634-768x1152.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a>
        <div class="caption">
            <span>Le mémorial porte les noms des 11 285 Canadiens morts en France à la Grande Guerre et dont le lieu de sépulture est inconnu. C’est encore un lieu de pèlerinage aujourd’hui. </span>
            
        <div class="credit">
            <span>Nigel Jarvis/iStock/1277880634</span>
        </div>

        </div>
        
    </div></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les Jeux de la vaillance prêts pour 2022</title>
		<link>https://legionmagazine.com/fr/2021/07/les-jeux-de-la-vaillance-prets-pour-2022/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Stephen Thorne]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Jul 2021 14:08:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>
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					<description><![CDATA[Les premiers Jeux de la vaillance du Canada, projet local créé dans la foulée des jeux Invictus de 2017 pour les militaires et anciens combattants qui ont eu lieu à Toronto, sont prêts à se dérouler en novembre 2022 à Ottawa. Les jeux doivent avoir lieu tous les deux ans dans une ville du Canada [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1"><b>Les premiers </b>Jeux de la vaillance du Canada, projet local créé dans la foulée des jeux Invictus de 2017 pour les militaires et anciens combattants qui ont eu lieu à Toronto, sont prêts à se dérouler en novembre 2022 à Ottawa. Les jeux doivent avoir lieu tous les deux ans dans une ville du Canada et on y attend quelque 500 sportifs.<span class="Apple-converted-space"> </span></span></p>
<p class="p2"><span class="s1">La compétition d’une semaine mettra à l’honneur 10 sports adaptés, dont le tir à l’arc, la force athlétique, le tennis, le rugby et le basketball en fauteuil roulant.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Comme l’explique le site Web, les Jeux de la vaillance « sont bien </span>plus qu’une compétition de haut niveau, ce sont aussi un élément essentiel du cheminement des soldats malades et blessés du Canada vers la réadaptation. Nombreux <span class="s1">sont les Canadiens qui ne connaissent pas la portée des traumatismes p</span>hysiques et émotionnels que <span class="s1">subissent les militaires pendant qu’ils servent notre pays, ou le lourd </span>fardeau qui pèse sur les épaules des membres de leur famille.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p class="p2">Les Jeux de la vaillance du Canada rendent hommage à nos militaires et à leur famille en mettant en lumière leur résilience et leurs forces par les sports de compétition. Ces Jeux offrent aux Canadiens une occasion de rendre hommage aux familles de militaires partout au pays ainsi que de les soutenir et de leur exprimer de la gratitude. »</p>
<p class="p2">Avec comme slogan « De l’empathie à l’habilitation », les <span class="s1">compétitions façon Paralympiques </span>visent à sensibiliser la population ainsi qu’à appuyer les anciens combattants et à les aider à surmonter leurs blessures, qu’elles soient mentales ou physiques.</p>
<p class="p2">Le gouvernement de l’Ontario s’est engagé à verser au projet 3 millions de dollars provenant du revenu des jeux Invictus.</p>
<p class="p2">Selon Lisa MacLeod, ministre ontarienne des Industries du patrimoine, du sport, du tourisme et de la culture, les jeux sont conçus de manière à démontrer le « pouvoir transformateur du sport » durant le rétablissement et la réadaptation des anciens combattants blessés.</p>
<p class="p2">Les jeux Invictus biennaux ont été créés par le prince Harry, vétéran d’Afghanistan lui-même, pour aider les anciens combattants et les militaires blessés sur la voie du rétablissement.</p>
<p class="p2">L’évènement inspirateur avait attiré quelque 550 athlètes de 17 <span class="s1">pays à Toronto. Ils avaient participé à une dizaine de sports adaptés sous les yeux de 75 000 spectateurs.<span class="Apple-converted-space"> </span></span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Un groupe d’experts condamne l’inconduite sexuelle et l’extrémisme dans l’armée</title>
		<link>https://legionmagazine.com/fr/2021/06/un-groupe-dexperts-condamne-linconduite-sexuelle-et-lextremisme-dans-larmee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Stephen Thorne]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Jun 2021 13:40:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>
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					<description><![CDATA[Le ministre de la Défense, Harjit Sajjan, a joint sa voix à celles de porte-paroles du monde militaire lors de la conférence annuelle d’Ottawa sur la sécurité et la défense qui a eu lieu en mars, qualifiant les allégations d’inconduite sexuelle d’« extrêmement inquiétantes » et promettant de créer une structure de rapport indépendante pour [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1"><b>Le ministre de la Défense</b>, Harjit </span><span class="s2">Sajjan, a joint sa voix à celles de porte-</span><span class="s3">paroles du monde militaire lors de la conférence annuelle d’Ottawa sur la sécurité et la défense qui a eu lieu en mars, qualifiant les allégations d’inconduite sexuelle d’« extrêmement inquiétantes » et promettant de créer une structure de rapport indépendante pour les victimes.<span class="Apple-converted-space"> </span></span></p>
<p class="p2"><span class="s3">« Soyons clairs, a dit M. Sajjan, le harcèlement, la discrimination et l’inconduite sexuelle, à n’importe quel grade et dans n’importe quelle organisation, militaire ou civile, sont absolument inadmissibles.</span></p>
<p class="p2"><span class="s3">[Ce type de comportement] amenuise notre efficacité en tant qu’alliés et partenaires. Il sape la confiance que les gens ont en nos institutions. Et surtout, il porte atteinte à des gens qui se sont engagés à servir notre pays. »</span></p>
<p class="p2"><span class="s3">M. Sajjan a tenu ces propos au </span><span class="s2">début d’un discours devant un groupe </span><span class="s3">d’experts sur la coopération entre </span><span class="s2">l’OTAN et le Royaume-Uni/le Canada </span><span class="s3">lors d’une conférence virtuelle de trois jours organisée par l’Institut de la Conférence des associations de la défense, groupe qui englobe </span><span class="s2">p</span><span class="s3">lusieurs organisations nationales de la sécurité et de la défense.</span></p>
<p class="p2"><span class="s3">La sous-ministre de la Défense, le chef d’état-major de la défense intérimaire, la commandante du groupe des Services de santé des Forces canadiennes et la cheffe du contingent canadien de l’OTAN en Ukraine avaient déjà condamné ces comportements. Il faut noter qu’à part le CÉMD, il s’agit de femmes.</span></p>
<p class="p2"><span class="s3">« Le lien de confiance a été rompu, a noté M. Sajjan. Le renouer prendra beaucoup de temps et d’efforts. Mais, nous y parviendrons. »</span></p>
<p class="p2"><span class="s3">Le ministre a promis de renforcer le soutien aux victimes de harcèlement sexuel dans l’armée, de créer une structure de rapport indépendante du monde de la défense et de faire le nécessaire pour garantir des</span><span class="s2"> enquêtes « justes et indépendantes ».</span></p>
<p class="p2"><span class="s2">Le même jour, M. Sajjan a reconnu ensuite devant le comité de la défense </span><span class="s3">de la Chambre des communes que trois ans auparavant, l’ombudsman Gary Walbourne lui avait dit que des allégations d’inconduite sexuelle pesaient sur le CÉMD alors en fonction, le général Jonathan Vance.</span></p>
<p class="p2"><span class="s3">Le ministre a dit aux députés qu’il avait décidé de ne pas se pencher sur l’information afin de « protéger l’intégrité de l’enquête ».</span></p>
<p class="p2"><span class="s2">M. Vance, architecte de l’opération </span><span class="s3">Honour qui vise à mettre fin à l’inconduite sexuelle dans les rangs, est accusé de comportement inapproprié par deux subordonnées. La question fait l’objet d’une enquête. Le général nie les allégations.</span></p>
<p class="p2"><span class="s3">Les allégations ont entrainé une série d’évènements. Le successeur de M. Vance à la tête des forces armées, l’amiral Art McDonald, a renoncé à ses fonctions le 24 février, deux mois après avoir accepté le poste, lorsqu’une femme membre d’équipage l’a accusé d’inconduite ayant eu lieu en 2010, alors qu’il était capitaine et elle officière subalterne à bord du NCSM <i>Montréal</i>.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Le remplaçant</b> de M. McDonald, le lieutenant-général Wayne Eyre, a dit à la conférence que les suites avaient été « éprouvantes pour tout</span><span class="s3"> le monde dans le milieu de la défense ». Il a parlé d’une vague d’émotions </span>dans les rangs : choc, déception, trahison, tristesse et un souhait ardent de vrais changements.</p>
<blockquote>
<p class="p1">Nous ne pouvons pas tolérer que des membres de notre communauté soient <span class="s1"><b>maltraités au sein même de notre communauté</b></span>.</p>
</blockquote>
<p class="p2"><span class="s2">Les réactions ont été aggravées par </span><span class="s3">la révélation selon laquelle le commandant aux ressources humaines dans les Forces canadiennes, le vice-</span><span class="s2">amiral Haydn Edmundson, avait fait </span><span class="s3">l’objet d’une enquête vers la fin des années 1990 à la suite d’allégations</span><span class="s2"> d’inconduite sexuelle, notamment des </span><span class="s3">relations avec des subordonnées. Il était à l’époque capitaine de corvette </span><span class="s1">chargé de l’apprentissage dans un centre de formation d’officiers de la marine à Esquimalt, C.-B.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">En 2019, M. Vance a promu M. Edmundson à la tête du Commandement du personnel militaire, lui confiant ainsi une </span><span class="s2">autorité sur les conséquences professionnelles des militaires reconnus coupables d’inconduite sexuelle.</span></p>
<p class="p2"><span class="s3">« Des pans de notre culture sont empreints d’exclusion, a déclaré </span><span class="s2">M. Eyre dans le discours-programme. Ils sont nocifs. Ils favorisent un environnement qui, dans certains de ses recoins, tolère le racisme, la discrimination, le harcèlement et l’inconduite </span><span class="s3">sexuelle [&#8230;]. Ces problèmes sont systémiques. Nous ne pouvons pas tolérer que des membres de notre communauté soient maltraités au sein même de notre communauté. »</span></p>
<p class="p2"><span class="s2">T</span><span class="s3">outefois, les intervenants ont tous reconnu que résoudre les problèmes auxquels sont confrontées les femmes dans l’armée était plus facile à dire qu’à faire.</span></p>
<p class="p2"><span class="s3">La contre-amirale Rebecca Patterson, commandante des Services de santé, a noté l’une des difficultés sur laquelle butent les partisans du changement : l’armée canadienne est « une institution conçue il y a bien longtemps par des hommes et pour les hommes ».</span></p>
<p class="p2"><span class="s3">« Les obstacles visibles ou invisibles auxquels se heurtent les femmes dans leur progression vers des postes de commandement — où elles seraient en mesure de procéder à des changements dans les FAC — [sont] en fait les aboutissants des structures, processus et normes qui satisfont aux besoins d’une culture hétéronormative où dominent les hommes blancs. »</span></p>
<p class="p2"><span class="s3">Comme elle l’a fait remarquer, les politiques et les ordres ont toujours existé. Ce que les soldats, les marins et les aviateurs doivent faire, a-t-elle dit, c’est intérioriser la valeur de chaque individu.</span></p>
<p class="p2"><span class="s3">« En règle générale, si l’on accorde de l’importance à autrui, le risque de lui nuire est moindre, a-t-elle souligné. Je dois dire que nous avons encore beaucoup à faire pour devenir une organisation plus inclusive et plus diverse. Or, c’est absolument essentiel pour régler le système d’inconduite sexuelle. »</span></p>
<p class="p2"><span class="s3">La lieutenante-colonelle Sarah Heer, qui commande 200 militaires canadiens en Ukraine, a admis qu’elle disait avant à ses soldats : </span><span class="s2">« attendez un peu que les dinosaures </span><span class="s3">s’en aillent, et tout ira mieux ».</span></p>
<p class="p2"><span class="s3">« Mais, il y a quelques jours, un officier subalterne m’a dit : “Vous savez, ma colonelle, les dinosaures peuvent donner naissance à d’autres dinosaures [&#8230;] s’ils adoptent les mêmes procédés”. Et elle a raison. Il ne s’agit pas de se débarrasser des dinosaures. L’important, c’est de se débarrasser des mentalités déplacées qui peuvent apparaitre dans n’importe quelle génération. »</span></p>
<p class="p2"><span class="s2">En tant qu’officière, elle dit se trouver dans une position privilégiée pour s’exprimer et n’avoir jamais eu peur de le faire. « Malheureusement, en parlant aux membres de mon équipe, </span><span class="s3">je me suis aperçue que j’étais plutôt naïve quand je pensais que toutes les femmes, ou même tous les membres des Forces canadiennes, pensaient pouvoir s’exprimer librement.</span></p>
<p class="p2"><span class="s3">« Il y en a beaucoup qui ne pensent pas pouvoir se faire enten</span>dre [&#8230;] [ces membres] essaient <span class="s3">encore de trouver leur place et ne veulent pas faire de vagues. »</span></p>
<p class="p2"><span class="s2">La conférence s’est aussi penchée </span><span class="s3">sur un autre problème qui mine la société et l’armée en particulier : l’extrémisme de droite. Les intervenants ont remarqué que les groupes haineux au Canada avaient progressé proportionnellement et au même rythme que leurs homologues étasuniens. Leur nombre </span><span class="s2">a triplé au cours des dernières années, tandis que le terrorisme d’extrême droite a augmenté de plus de 300 % dans le monde.</span></p>
<p class="p2"><span class="s2">Barbara Perry, directrice du Centre </span><span class="s3">on Hate, Bias and Extremism de l’Ontario Tech University d’Oshawa, a déclaré qu’il y avait presque 300 groupes haineux au Canada en 2019-2020 et que plus de 120 incidents violents avaient eu lieu depuis 1990, notamment trois tueries.</span></p>
<p class="p2"><span class="s3">Elle a noté que l’expérience militaire était un lien commun à </span><span class="s2">beaucoup de groupes. Un rapport de police militaire de 2018 indique que 53 militaires avaient été repérés pour leur affiliation à des groupes haineux ou ayant commis des crimes haineux.</span></p>
<p class="p2"><span class="s3">La conversation canadienne a quelque peu contrasté avec un discours précédent du général John Hyten, vice-président de l’U.S. Joint Chiefs of Staff, qui cherchait à minimiser le rôle d’anciens militaires dans l’insurrection au </span><span class="s2">Capitol de Washington, D.C.</span></p>
<p class="p2"><span class="s2">M. Hyten avait dit que les évènements l’avaient frappé « comme un coup au ventre », surtout la participation d’anciens militaires qui avaient « fait le même serment que je fais de soutenir et défendre la Constitution ».</span></p>
<p class="p2"><span class="s2">Il a cependant ajouté qu’il estimait que le nombre d’extrémistes qui portent ou quittent l’uniforme était « très très minuscule » dans l’ensemble.</span></p>
<p class="p2"><span class="s3">En tant que dirigeant militaire, il estime que « le terrorisme intérieur est un crime intérieur » qui, à son degré actuel, devrait être pris en charge par les forces de l’ordre, et non par l’armée. Les difficultés auxquelles l’Amérique est confrontée maintenant sont « loin d’être aussi graves » que celles des années 1860 ou 1960.</span></p>
<p class="p2"><span class="s3">« C’est une démocratie aux points de vue divers, aux perspectives diverses, et aux structures diverses. La force de la démocratie, c’est la capacité, avec le temps, de définir un</span><span class="s2"> objectif commun et de s’entendre. »</span></p>
<p class="p2"><span class="s2">Les intervenants ont dit que l’extrême droite s’essaimait de part et d’autre de la frontière. L’ancien commissaire de la GRC, Robert Paulson, a suggéré que l’on effectue </span><span class="s3">« une évaluation extrêmement précise des menaces » au Canada.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">« Je pense qu’il est à noter que les institutions, particulièrement celles de la sécurité et du renseignement, semblent attirer les gens qui sont enclins à adhérer à ces idéologies », a-t-il dit.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Selon Mme Perry, les deux pays ont des points de vue divergents sur les discours haineux, qu’elle qualifie de dangereux et disséminateurs de haine et de violence envers des communautés précises.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">« Il est important de se rappeler que nous ne sommes pas américains; que nous ne sommes pas absolutistes en ce qui concerne la libre expression; que nous avons </span><span class="s2">cerné et défini des limites à la liberté d’expression dans ce contexte. »<span class="Apple-converted-space"> </span></span></p>
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		<title>L’itinérance des anciens combattants pratiquement éliminée à London, Ont.</title>
		<link>https://legionmagazine.com/fr/2021/05/litinerance-des-anciens-combattants-pratiquement-eliminee-a-london-ont/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Stephen Thorne]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 May 2021 17:09:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>
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					<description><![CDATA[London, Ont., a annoncé le 16 février avoir pratiquement éliminé le problème de l’itinérance chez les anciens combattants dans la ville. La municipalité a joint ses efforts à la campagne nationale Prêt pour zéro Canada (PPZ-C) de l’Alliance canadienne pour mettre fin à l’itinérance (ACMFI) afin de s’attaquer au problème. PPZ-C, qui suit le progrès [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1"><b>London, Ont.</b>, a annoncé le 16 février avoir pratiquement éliminé le problème de l’itinérance chez les anciens combattants dans la ville.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">La municipalité a joint ses efforts à la campagne nationale Prêt pour zéro Canada (PPZ-C) de l’Alliance canadienne pour mettre fin à l’itinérance (ACMFI) afin de s’attaquer au problème. PPZ-C, qui suit le progrès de 12 villes participantes, confirme la déclaration de London : il s’agit effectivement de la première collectivité canadienne à avoir atteint le statut de « pratiquement zéro itinérance chez les anciens combattants ».</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Cela signifie que le nombre d’anciens combattants en proie à l’itinérance est inférieur ou égal à celui qu’une collectivité a prouvé pouvoir loger en un mois.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">En juillet 2020, la ville a dressé une liste nominative de tous les anciens combattants sans abri de la communauté. L’équipe de prévention de l’itinérance et des services de logement de la ville s’est servie de cette liste de 20 noms pour réduire le nombre d’anciens combattants en situation d’itinérance de 75 % en aout et septembre grâce </span>à ses relations avec les organismes qui leur viennent en aide.</p>
<blockquote><p><span class="s2">« La communauté a l’intention de maintenir ces acquis. »</span></p></blockquote>
<p class="p2">« On voit ici le fruit du travail d’une communauté pleine de compassion qui a uni ses forces pour accomplir quelque chose de réellement remarquable », souligne le maire, Ed Holder.</p>
<p class="p2"><span class="s1">La ville s’est démenée pour loger et aider un bon nombre de noms sur la liste en collaborant avec des organismes de service social et des organisations d’anciens combattants, en analysant les données en temps </span><span class="s2">réel et en coordonnant l’accès.<span class="Apple-converted-space"> </span></span></p>
<p class="p2"><span class="s2">« Mettre pratiquement fin à l’itinérance des anciens combattants veut dire que la communauté a l’intention de maintenir ces acquis tout en s’efforçant d’attein</span>dre le zéro absolu », explique Marie Morrison de l’ACMFI.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="p1"><span class="s2"><b>Atteindre</b> zéro itinérance chez les anciens combattants est loin d’être facile, et le problème perdure partout au Canada.<span class="Apple-converted-space"> </span></span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Le problème de l’itinérance touche </span><span class="s2">majoritairement les hommes, et ces anciens combattants sont souvent plus âgés que les civils en proie à l’itinérance. Selon un rapport d’Emploi et Développement social Canada, les anciens combattants utilisent moins les refuges que les civils. Beaucoup d’entre eux évitent la reconnaissance et la gratitude publiques, et ils sont moins disposés à accepter la charité. Ces anciens combattants sans abri ne veulent pas qu’on les trouve; ils restent dans l’ombre</span><span class="s1">.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Le Comité permanent des anciens combattants de la Chambre des communes a rapporté au Parlement </span><span class="s2">en 2019 que l’itinérance touchait probablement 3 000 à 5 000 des presque 650 000 anciens combattants vivant au Canada.<span class="Apple-converted-space"> </span></span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Il a ajouté qu’Anciens combattants Canada comptait sur les organismes communautaires « qui sont les seuls intervenants pouvant rétablir la confiance entre les anciens combattants touchés par l’itinérance et les institutions publiques aptes à mobiliser les ressources nécessaires pour les aider à réintégrer la société. »</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">E</span><span class="s2">n 2020, la Légion royale canadienne a publié un <a href="https://www.legion.ca/fr/soutien-aux-veterans/veterans-sans-abri">plan d’action</a> quinquennal pour éliminer l’itinérance chez les anciens combattants.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Dans le cadre de cette stratégie, une étroite collaboration est nécessaire avec les pouvoirs publics afin </span>de recourir aux pratiques exem<span class="s1">plaires fondées sur la recherche et les preuves et pour enrichir le corpus de connaissances sur le sans-abrisme chez les anciens combattants.</span></p>
<p class="p2"><span class="s2">Comme il est écrit dans le plan, « Une chose est sure, il est inadmissible que ne serait-ce qu’un seul ancien combattant soit sans abri au Canada. »</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">PPZ-C suit l’itinérance chronique des anciens combattants au moyen </span><span class="s2">d’un « <a href="https://fr.bfzcanada.ca/progres-des-collectivites">tableau de données</a> » où sont indiqués les renseignements rapportés par les communautés participantes, notamment les « anciens combattants logés », un décompte de ceux qui ont été logés de manière permanente ou à long terme.</span></p>
<p class="p2"><span class="s2">Depuis le début de la campagne en mars 2019 et selon le tableau de données, 35 anciens combattants ont été logés dans les 12 villes participantes. Vingt-neuf d’entre eux l’ont été à London.<span class="Apple-converted-space"> </span></span></p>
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