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	<title>Stephanie Slegtenhorst &#8211; La revue Légion</title>
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		<title>Le 22e et les cent derniers jours</title>
		<link>https://legionmagazine.com/fr/2018/07/le-22e-et-les-cent-derniers-jours/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Stephanie Slegtenhorst]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Jul 2018 23:50:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles principaux]]></category>
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					<description><![CDATA[Entant que membre de la 5e Brigade d’infanterie de la 2e Division canadienne, le 22e Bataillon (canadien-français) a joué un rôle essentiel dans les efforts du Canada au cours des 100 derniers jours de la guerre. Le 22e Bataillon commença à livrer combat, dans le cadre de l’offensive des Cent Jours du Canada, à la [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="caption_img">
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        <div class="caption">
            <span>Le 22e Bataillon bivouaquant derrière la ligne de combat durant la bataille d’Amiens. </span>
            
        <div class="credit">
            <span>BAC/PA-002860</span>
        </div>

        </div>
        
    </div>
<p class="p1"><b>Entant que membre</b> de la 5<sup>e</sup> Brigade d’infanterie <span class="s1">de la 2<sup>e</sup> Division canadienne, le 22<sup>e</sup> Bataillon</span> (canadien-français) a joué un rôle essentiel dans les efforts du Canada au cours des 100 derniers jours de la guerre.</p>
<p class="p2">Le 22<sup>e</sup> Bataillon commença à livrer combat, dans le cadre de l’offensive des <span class="s1">Cent Jours du Canada, à la bataille d’Amiens. </span>Il assista à un barrage d’artillerie intensif aux côtés de la 1<sup>re</sup> Division canadienne le 8 aout 1918. Il se lança alors dans la bataille, à 5 h 20, espérant surprendre l’armée allemande. Une forte canonnade fut tirée pendant quatre minutes avec l’appui de chars d’assaut, ce qui entraina un retrait hâtif et désordonné de l’ennemi, la capture d’un grand nombre de prisonniers et l’abandon de beaucoup de matériel. Le bataillon, qui avait atteint ses objectifs en début d’après-midi, aida au nettoyage et à la consolidation d’une ligne de front près de Wiencourt-L’Équipée. La bataille lui avait couté cinq morts et 34 blessés.</p>
<p class="p2"><span class="s1">Le lendemain, le bataillon reprit son attaque des positions ennemies et atteignit Caix. Il s’empara de Vrely, puis d’une partie<br />
</span>de Rosiers et du village de Méharicourt, <span class="s2">malgré la résistance féroce des Allemands. Le</span><span class="s1"> bataillon avait fait de grands progrès, mais il avait subi des</span> pertes importantes : 23 morts, 155 blessés et quatre disparus au combat.</p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-4562" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2018/08/Pullquote.jpg" alt="" width="600" height="273" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2018/08/Pullquote.jpg 600w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2018/08/Pullquote-300x137.jpg 300w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></p>
<p class="p2">C’est au cours de cette bataille que le bataillon reçut sa deuxième Croix de Victoria de la guerre. Bien qu’il eût été blessé le premier jour de la bataille, le lieutenant Jean Brillant mit hors combat une position de mitrailleuse allemande, tuant deux de ses servants. Il mena ensuite une attaque contre cinq mitrailleuses et réussit à capturer 150 soldats, mais il fut blessé de nouveau. Le lieutenant mourut de ses blessures le 10 aout, et la Croix de Victoria lui fut décernée à titre posthume.</p>
<p class="p2">Le bataillon continua de se déplacer le long du front pour prendre la relève d’autres troupes, subissant peu de pertes. Cependant, à la fin du mois, il fut lancé dans la bataille de nouveau, cette fois-là à Chérisy. Au cours des combats qui durèrent cinq jours, il subit plus de 25 morts et 250 blessés. Le major Georges Vanier fut l’un de ces blessés, et il fallut lui amputer une jambe, ce qui mit fin à son service au front.</p>
<p class="p2">Après la bataille de Chérisy, le bataillon se rendit à Neuville-Vitasse et y passa le mois de septembre à parcourir le front et soutenir la ligne Hindenburg, puis il se mit en chemin vers le Canal du Nord. À partir d’octobre, le bataillon repoussa les attaques ennemies le long de la ligne du Canal du Nord, remplissant tous ses objectifs, puis il fut envoyé à Tilloy. Il reprit sa progression le long du front, participant à des exercices d’entraînement et résistant aux petits bombardements ennemis pendant lesquels il subit des pertes mineures.</p>
<p class="p2">Le 7 novembre, le bataillon prit part à sa dernière attaque de la guerre, à Blouges, atteignant son objectif cette nuit-là au prix de quatre morts et 31 blessés avant la relève. Pendant l’entraînement, le 11 novembre, le bataillon apprit qu’un armistice avait été signé et, le 15 novembre, 62 hommes du bataillon prirent part à l’entrée officielle de l’armée canadienne à Mons, en Belgique, où il célébra la fin de la guerre.</p>
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		<title>Joseph Kaeble :  le héros de Neuville-Vitasse</title>
		<link>https://legionmagazine.com/fr/2018/04/joseph-kaeble-le-heros-de-neuville-vitasse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Stephanie Slegtenhorst]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Apr 2018 20:14:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles principaux]]></category>
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					<description><![CDATA[Joseph Kaeble, premier militaire canadien de langue française décoré de la Croix de Victoria, nait le 5 mai 1893 à Saint-Moïse, Québec. Sa famille déménage à Sayabec, au Québec, après le décès de son père quand Joseph, aîné de quatre enfants, est garçon, et il y trouve du travail comme mécanicien dans une scierie locale. Après [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="caption_img">
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        <div class="caption">
            <span></span>
            
        <div class="credit">
            <span>Illustration de Sharif Tarabay</span>
        </div>

        </div>
        
    </div>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Joseph Kaeble,</b> premier militaire canadien de langue française décoré de la Croix de Victoria, nait le 5 mai 1893 à Saint-Moïse, Québec. Sa famille déménage à Sayabec, au Québec, après le décès de son père quand Joseph, aîné de quatre enfants, est garçon, et il y trouve du travail comme mécanicien dans une scierie locale.</span></p>
<p class="p2">Après l’annonce de l’autorisa-tion de former le 189<sup>e</sup> Bataillon commandé par le lieutenant-colonel Philippe-Auguste Piuze, Kaeble et une dizaine d’hommes de Sayabec s’enrôlent le 20 mars 1916. Ils passent six mois au camp d’entrainement de Valcartier et partent pour le front le 23 septembre. Une fois sur place, Kaeble est affecté au 69<sup>e</sup> Bataillon puis, le 12 novembre, il est transféré au 22<sup>e</sup> Bataillon qui, après avoir combattu et subi de lourdes pertes à Saint-Éloi et au mont Sorrel, en Belgique, ainsi qu’à Courcelette et à la tranchée Regina, en France, a grand besoin de renforts.</p>
<p class="p2">Les renforts, dont Kaeble fait partie, sont rapidement jetés dans la bataille, notamment celle de la crête de Vimy, en France, en avril 1917. Kaeble y est atteint d’une balle à l’épaule droite le 30 avril. Le 25 mai, au bout de presque un mois de convalescence dans un hôpital de Boulogne, en France, il retourne au front. Il passe le reste de l’année 1917 en Belgique, notamment à la côte 70 et à Passendale. En 1918, le 22<sup>e</sup> Bataillon retourne en France, où Kaeble est promu caporal le 23 avril.</p>
<p class="p2"><span class="s1">En juin, le bataillon se trouve dans le secteur de Neuville-Vitasse, près d’Arras. Pendant la nuit du 8 au 9 juin, les Allemands lancent une attaque contre le secteur défendu par le bataillon. Lorsque le tir de l’ennemi cesse, Kaeble est le seul soldat indemne de sa section. Voyant une cinquantaine d’Allemands s’avancer vers sa position, il saute par-dessus le parapet de sa tranchée, armé d’un fusil-mitrailleur Lewis et, bien que blessé à plusieurs reprises par des fragments d’obus et de bombes, il tire sur l’ennemi jusqu’à ce qu’il s’arrête. Blessé à mort, Kaeble retombe dans la tranchée, mais il continue de tirer sur l’ennemi en retraite en criant « Tenez bon, les gars! Ne les laissez pas passer! Il faut les arrêter! » Il meurt le lendemain de blessures par balle au cou, à la main et aux bras, ainsi que de blessures aux jambes. La mère de Kaeble recevra par la suite la Croix de Victoria des mains du gouverneur général, le duc de Devonshire. Selon les archives, Kaeble a fait l’objet d’une recommandation pour que lui soit décernée la Médaille militaire pour ses actes au cours de cette période. Il repose au cimetière communal de Wanquetin, à 12 kilomètres à l’ouest d’Arras.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">La Croix de Victoria a été décernée à deux Canadiens français seulement pendant la Première Guerre mondiale. La seconde a été remise à titre posthume au lieutenant Jean Brillant pour ses actes de bravoure les 8 et 9 aout 1918.</span></p>
<p class="p2">Kaeble est commémoré partout au Canada. Une montagne, une rue et le mess des soldats et des caporaux à la base des Forces canadiennes Valcartier portent son nom, qui figure aussi sur le monument commémoratif de l’église paroissiale de Sayabec. En 2012, la garde côtière canadienne a annoncé qu’un navire de patrouille de la classe Héros serait nommé en son honneur, et son buste fait partie du Monument aux valeureux à Ottawa, un agencement de neuf bustes et de cinq statues de personnes qui ont vécu pendant des conflits déterminants dans l’histoire du Canada.</p>
<p class="p2"><span class="s1">Les médailles de Kaeble sont exposées au Musée du Royal 22<sup>e</sup> Régiment, situé dans la Citadelle de Québec, et de la terre de sa sépulture a été incorporée aux murs de la chapelle. </span></p>
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		<item>
		<title>Hudson inaugure la Place Vimy</title>
		<link>https://legionmagazine.com/fr/2018/02/hudson-inaugure-la-place-vimy/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Stephanie Slegtenhorst]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Feb 2018 18:53:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>
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					<description><![CDATA[La filiale québécoise Hudson a dévoilé son cénotaphe rénové et le parc qui l’entoure, désormais baptisé Place Vimy en l’honneur du 100e anniversaire de la bataille de la crête de Vimy.  Unique en son genre dans la région de Vaudreuil-Soulanges, le cénotaphe commémore les habitants des 23 collectivités qui ont parti-cipé à la guerre d’Afrique [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="caption_img">
        <img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-4460" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2018/02/44180.jpg" alt="" width="566" height="531" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2018/02/44180.jpg 3217w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2018/02/44180-300x282.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2018/02/44180-768x721.jpg 768w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2018/02/44180-1024x961.jpg 1024w" sizes="(max-width: 566px) 100vw, 566px" />
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            <span>Inauguration du cénotaphe rénové d’Hudson, au Québec. </span>
            
        <div class="credit">
            <span>Bill Louch</span>
        </div>

        </div>
        
    </div>
<p class="p1"><b>La filiale québécoise</b> Hudson a dévoilé son cénotaphe rénové et le parc qui l’entoure, désormais baptisé Place Vimy en l’honneur du 100<sup>e</sup> anniversaire de la bataille de la crête de Vimy.<span class="s1"> </span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Unique en son genre dans la région de Vaudreuil-Soulanges, le cénotaphe commémore les habitants </span>des 23 collectivités qui ont parti-cipé à la guerre d’Afrique du Sud, à la Grande Guerre, à la Seconde Guerre mondiale, à la guerre de <span class="s1">Corée, aux missions de maintien de la paix, à la guerre du Golfe et en Afghanistan, ainsi que ceux qui ont servi dans la marine marchande.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">L’ancien cénotaphe, érigé en 1981, était délabré et envahi par les arbustes et les buissons. « Chaque fois que nous avions [une cérémonie] au jour du Souvenir, il fallait d’abord débroussailler, dit le second vice-président de la filiale Hudson, Rod Hodgson. Ça faisait peine à voir. »</span></p>
<p class="p2">Les rénovations furent d’abord proposées par le premier vice-président, Michael Elliot. Elles commencèrent à l’automne de 2016 grâce à une subvention du programme d’aide à l’édification de monuments commémoratifs d’Anciens combattants Canada et à des dons de membres de la communauté.</p>
<p class="p2">Trois nouvelles plaques en bronze ont été ajoutées au céno<span class="s2">taphe. « Nous n’avions rien ni pour l’Afghanistan, ni pour la guerre des Boers, ni pour la Corée, a déclaré M. Hodgson, alors nous avons com</span>mandé trois nouvelles plaques… <span class="s2">e</span>t elles sont vraiment belles. »</p>
<p class="p2">Ces nouvelles plaques, qui s’ajoutent aux deux plaques qui honoraient déjà les 48 soldats de la région tombés aux deux guerres mondiales, commémorent aussi ceux qui ont servi dans la marine<span class="s2"> marchande, aux missions de maintien de la paix et à la guerre du Golfe.</span></p>
<div class="caption_img">
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        <div class="caption">
            <span>Norman St Aubin, Peter Stephenson et Maxine Bredt (de g. à droite), anciens combattant de la Seconde Guerre mondiale, accompagnés du cornemuseur Graham Batty, étaient parmi les invités d’honneur à la cérémonie. </span>
            
        <div class="credit">
            <span>Bill Louch</span>
        </div>

        </div>
        
    </div>
<p class="p2">Les 19 poteaux de fer qui entourent le cénotaphe ont été <span class="s2">parrainés par des gens de la collectivité, et sont l’un des ajouts les plus poignants au parc. « Il y a une inscription sur chacun des poteaux à la mémoire de quelqu’un », dit Hodgson. Une nouvelle enseigne annonçant la place Vimy a été érigée au milieu des jardins du cénotaphe.</span></p>
<p class="p2"><span class="s2">La cérémonie du 13 aout a commencé par un défilé impromptu. « Nous n’avions pas prévu de défilé… et au dernier moment, il y avait des soldats en service, des cadets de la marine, et nos anciens combattants, dit Hodgson. Je leur ai dit que ceux qui souhaitaient défiler pouvaient le faire. À peu près 45 personnes l’ont fait. » La cérémonie d’inauguration comprenait le dépôt de couronnes par des dignitaires locaux, provinciaux et fédéraux, la <i>Sonnerie aux morts</i> et le dévoilement de la nouvelle plaque de la place Vimy. Trois vétérans de la Deuxième Guerre mondiale représentant l’armée de terre, la marine et l’aviation ont assisté à la cérémonie.</span></p>
<p class="p2"><span class="s2">Un chêne de Vimy a été planté le 28 septembre à la filiale Hudson en présence de Peter Schiefken, député fédéral de Vaudreuil-Soulanges. Deux paires de bottes provenant de la commémoration du 100<sup>e</sup> anniversaire de la bataille de la crête de Vimy en France ont été données par un ancien combattant qui y avait assisté et par Anciens combattants Canada. Les bottes sont exposées à la filiale. </span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le combat pour la colline 355</title>
		<link>https://legionmagazine.com/fr/2018/01/le-combat-pour-la-colline-355/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Stephanie Slegtenhorst]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jan 2018 18:57:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles principaux]]></category>
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					<description><![CDATA[Tout au long de la guerre de Corée, la colline 355 fut l’une des régions les plus contestées par les troupes chinoises et par les troupes des Nations Unies. Située à 40 kilomètres au nord de Séoul, elle était considérée, vu sa taille, ses positions défensives, et le fait qu’elle formait le terrain le plus [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><div class="caption_img">
        <img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-4468" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2018/02/ch-8006-1024x807.jpg" alt="" width="566" height="446" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2018/02/ch-8006-1024x807.jpg 1024w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2018/02/ch-8006-1024x807-300x236.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2018/02/ch-8006-1024x807-768x605.jpg 768w" sizes="(max-width: 566px) 100vw, 566px" />
        <div class="caption">
            <span>Membres de la 3eme Battalion, Princess Patricia’s Canadian Light Infantry aux positions sur la colline 355. </span>
            
        <div class="credit">
            <span>DEPARTMENT OF NATIONAL DEFENCE</span>
        </div>

        </div>
        
    </div><span class="s1"><b>Tout au long</b> de la guerre de Corée, la colline 355 fut l’une des régions les plus contestées par les troupes chinoises et par les troupes des Nations Unies. Située à 40 kilomètres au nord de Séoul, elle était considérée, vu sa taille, ses positions défensives, et le fait qu’elle formait le terrain le plus élevé des environs, comme étant l’une des </span><span class="s2">positions les plus stratégiques.</span></p>
<p class="p2"><span class="s2">Le Royal 22<sup>e</sup> Régiment, commandé par le lieutenant-colonel Jacques Dextraze qui avait commandé les Fusiliers Mont Royal pendant la Seconde Guerre mondiale, fut chargé de tenir des positions aux collines 227 et 355 à l’aide du Royal Canadian Regiment, du Princess Patricia’s Light Canadian Infantry et des forces américaines. Les Van Doos, comme les </span><span class="s1">appellaient affectueusement les anglophones, reçurent la consigne de défendre le terrain entre les deux collines.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Les préparatifs du départ commencèrent le 19 novembre 1951.<br />
</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Les Van Doos avaient l’ordre de ne se replier en aucun cas, de rester maitres de tous leurs secteurs et de surtout ne pas paniquer. Tout cela serait fait à la façon des Van Doos. Le 21 novembre, le bataillon se dirigea vers ses nouvelles positions où il remplaça le 1 King’s Shropshire Light Infantry le 22 novembre à 6 h 30. Ses quatre compagnies se mirent immédiatement à améliorer les défenses.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Les Chinois déclenchèrent leur bombardement au moment où les Van Doos venaient de s’installer. Les bombardements qui s’intensifiaient rapidement étaient d’abord concentrés sur la compagnie D et sur les positions américaines de la colline 355, qui subirent de lourdes pertes. Les obus tombèrent toute la nuit et pendant la matinée.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Toutefois, le bataillon bénéficia d’un bref répit, car le bombardement de l’après-midi tomba sur la compagnie D, puis les Chinois effectuèrent un bombardement intense sur le sommet de la colline 355, forçant les Américains à quitter leurs positions à 17 h 35. Le flanc canadien était maintenant complètement à découvert, et les Chinois pouvaient voir leurs positions d’en haut.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Malgré les attaques vigoureuses, la région resta aux mains des Canadiens, et des chars d’assaut leur furent envoyés en renfort. Dans la matinée du 24 novembre, les Van Doos ayant repoussé quatre attaques chinoises, les Américains reprirent la majeure partie de la colline 355.</span></p>
<p class="p2"><span class="s2">Les bombardements intermittents continuèrent le matin du 24 novembre et Dextraze donna l’ordre de lancer une contrattaque à la colline 227, qui rencontra peu de résistance. Le sommet repris fut tenu jusqu’au soir, tandis que les combats intenses se poursuivaient et la colline 355 fut perdue puis reprise une fois encore aux premières heures du 25 novembre. Les Van Doos reprirent leurs positions, et les Américains débarrassèrent complètement la colline 355 des Chinois qui s’y étaient installés. Une attaque de moindre portée fut lancée contre les Van Doos en provenance de la colline 227, mais<br />
ce fut l’échec pour les Chinois qui firent rapidement marche arrière. Finalement, après quatre jours de combats épuisants, la compagnie D fut remplacée par la compagnie B. Au cours de ces quatre jours, la compagnie D, pratiquement seule, n’avait reçu presque aucune aide des trois autres compagnies canadiennes qui étaient en poste trop loin pour pouvoir les aider.</span></p>
<p class="p2">À la fin des quatre jours de combat, le Royal 22<sup>e</sup> Régiment avait subi plusieurs pertes : 16 morts, 44 blessés et trois disparus présumés morts. Environ 2 000 Chinois furent tués, bien que le chiffre officiel ne soit que de 742. La défense de la colline 355 fut décrite comme l’une des meilleures actions défensives de l’histoire de l’Armée canadienne. En octobre 1952, la colline 355 fut le théâtre d’autres combats intenses auxquels prit part le Royal Canadian Regiment qui, comme les Van Doos, tint ses positions.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le Royal Rifles of Canada à la défense de Hong Kong</title>
		<link>https://legionmagazine.com/fr/2017/12/le-royal-rifles-of-canada-a-la-defense-de-hong-kong/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Stephanie Slegtenhorst]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Dec 2017 20:10:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles principaux]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Royal Rifles of Canada trouve son origine lors des raids des féniens de 1866, au Québec, à l’occasion de la mobilisation du 8th Volunteer Militia Rifles. Le régiment est reconstitué ensuite pour servir à la guerre d’Afrique du Sud puis à la Première Guerre mondiale, et il est dissous en 1917. Le Royal Rifles [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><b>Le Royal Rifles </b>of Canada trouve son origine lors des raids des féniens de 1866, au Québec, à l’occasion de la mobilisation du 8<sup>th</sup> Volunteer Militia Rifles. Le régiment est reconstitué ensuite pour servir à la guerre d’Afrique du Sud puis à la Première Guerre mondiale, et il est dissous en 1917.</p>
<p class="p2">Le Royal Rifles est appelé à servir lors de la déclaration de guerre de 1939. Bien que les esprits se tournent surtout vers le théâtre européen, des incertitudes naissent lorsque le Japon révèle avoir des vues sur le Pacifique. En 1941, la Chine est ravagée par de nombreuses attaques japonaises et, pour remonter le moral de sa colo-nie et montrer qu’elle est sérieuse au sujet de sa défense en Extrême-Orient, la Grande-Bretagne décide d’y envoyer des troupes de garnison, pensant prendre facilement le dessus sur le Japon.</p>
<p class="p2">Le gouvernement de Mackenzie King accepte la demande officielle de Londres d’envoyer en Asie des troupes canadiennes. Le général et chef d’état-major Harry Crerar est chargé de déployer deux bataillons à Hong Kong. Jugeant que le danger n’est pas immédiat, il sélectionne les francophones du Royal Rifles et les Winnipeg Grenadiers, deux bataillons de garnison ayant servi à Terre-Neuve et en Jamaïque dont les effectifs ne sont pas au complet mais qui pourraient l’être au besoin, pense-t-on.</p>
<p class="p2">Le brigadier John Lawson obtient le commandement de la Force C, et les bataillons se rendent rapidement à Hong Kong. Ils y débarquent le 16 novembre et réalisent peu après que la situation est bien plus grave que ce que l’on croyait. De plus, les véhicules destinés aux bataillons, transportés séparément, ne parviennent jamais à Hong Kong et les soldats de renfort sont mal formés.</p>
<p class="p2">Les Canadiens rejoignent les 14,000 soldats britanniques et indiens sous les ordres du général C.M. Maltby, commandant général de Hong Kong, et ils reçoivent une formation intensive pendant trois semaines pour se préparer à la défense de Hong Kong. Les unités canadiennes sont chargées de défendre l’île.</p>
<p class="p2">Quand l’attaque japonaise a lieu, le 8 décembre, les lignes de défense sont en position. Cependant, les alliés sont rapidement taillés en pièces, et le <span class="s1">11 décembre, les troupes reçoivent </span>la consigne de battre en retraite.</p>
<p class="p2">Sur l’île, les deux régiments canadiens sont divisés en deux brigades, le Winnipeg Grenadiers à l’ouest et le Royal Rifles à l’est. L’artillerie lourde japonaise pilon-ne les brigades pour fragiliser leurs défenses. Le 17 décembre, sans renfort en vue, la situation est désespérée et à la tombée de la nuit, le 18 décembre, les Japonais lancent leur invasion en quatre assauts distincts sur les plages du nord de l’île. Le Royal Rifles tente de les repousser, mais il subit de nombreuses pertes et est submergé tôt le 19 décembre.</p>
<p class="p2">Le Royal Rifles, dont les effectifs sont complètement épuisés ou gravement réduits, reçoit l’ordre de se replier. Les Japonais continuent de s’avancer pendant les jours qui suivent. Le 21 décembre, le Royal Rifles réussit à attirer les Japonais vers les collines, mais ses munitions diminuent et il ne peut pas rester sur ses positions. Au cours de la soirée du 23 décembre, le Royal Rifles est contraint de se replier, puis forcé de livrer sa dernière bataille, une mission suicide qui a lieu le jour de Noël et dont le but est de reprendre le terrain perdu. Le bataillon subit à nouveau de lourdes pertes, et peu de temps après, l’île tombe aux mains des Japonais.</p>
<p class="p2">Les pertes subies par les Cana-diens à la bataille de Hong Kong sont élevées : un taux de pertes de 40 %. Les survivants sont faits prisonniers de guerre par les Japonais qui les brutalisent, carils considèrent que ceux qui se rendent sont des lâches. En 1943, 1 184 Canadiens sont envoyés dans des camps de prisonniers de guerre au Japon, où les mauvais traitements se poursuivent. À la fin de la guerre, 1 418 Canadiens seulement rentrent chez eux. Ceux qui avaient été faits prisonniers sont amers et traumatisés par les trai-tements punitifs et inhumains subis aux mains des Japonais, qui enveniment la situation en refusant de présenter des excuses aux survivants pour les souffrances infligées.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La jeunesse se souvient</title>
		<link>https://legionmagazine.com/fr/2017/09/la-jeunesse-se-souvient/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Stephanie Slegtenhorst]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Sep 2017 17:47:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles principaux]]></category>
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					<description><![CDATA[PREMIÈRE place AFFICHES SÉNIOR Les écoliers canadiens participent chaque année, depuis les années 1960 et d’un océan à l’autre, aux concours littéraires et d’affiches de la Légion royale canadienne. Leurs compositions, leurs poèmes et leurs affiches honorent les anciens combattants canadiens et ceux qui sont tombés au champ d’honneur, validant ainsi la pertinence du souvenir [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3 class="p1"><span class="s1"><b>PREMIÈRE place </b>AFFICHES SÉNIOR</span></h3>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-4373" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/10/Poster-1.jpg" alt="" width="600" height="400" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/10/Poster-1.jpg 1500w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/10/Poster-1-300x200.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/10/Poster-1-768x512.jpg 768w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/10/Poster-1-1024x683.jpg 1024w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></p>
<div class="caption_img">
        <img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-4374" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/10/Poster-2.jpg" alt="" width="600" height="818" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/10/Poster-2.jpg 3000w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/10/Poster-2-220x300.jpg 220w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/10/Poster-2-768x1047.jpg 768w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/10/Poster-2-751x1024.jpg 751w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" />
        <div class="caption">
            <span>Les affiches primées dans la catégorie sénior sont celles de Hye In (Grace) Park de Langley, C.-B. (couleur) et de Keyu Chen de Vancouver (n. et b.)</span>
            
        <div class="credit">
            <span></span>
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        </div>
        
    </div>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Les écoliers canadiens</b> participent chaque année, depuis les années 1960 et d’un océan à l’autre, aux concours littéraires et d’affiches de la Légion royale canadienne. Leurs compositions, leurs poèmes et leurs affiches honorent les anciens combattants canadiens et ceux qui sont tombés au champ d’honneur, validant ainsi la pertinence du souvenir pour les jeunes d’aujourd’hui. </span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Les concours se classent en deux divisions – poésie et composition du côté littéraire, et couleur et noir et blanc du côté des affiches – et en quatre catégories : primaire, junior, intermédiaire et sénior. Plus de 100 000 jeunes ont pris part au concours cette année, la compétition a donc été intense. Les soumissions sélectionnées par les filiales sont soumises au concours régional, puis au concours national, où les gagnants sont choisis par la Direction nationale, à Ottawa.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">L’affiche de Keyu Chen, gagnante du concours d’affiches en noir et blanc dans la catégorie sénior, montre un ancien combattant âgé coiffé d’un béret, et dont une pupille a la forme d’une croix blanche. Le mot Remember (souvenir, NDT) est inscrit au bas de l’affiche. </span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Chen, qui suit des cours d’arts visuels à Vancouver, s’est inspirée des livres sur la Seconde Guerre mondiale qu’elle avait lus peu avant pour concevoir une affiche dont le message inciterait fortement à ne pas reproduire les erreurs du passé. « Je n’en reviens pas de voir à quel point il est facile de refaire les mêmes erreurs, alors dans mon affiche, je voulais avertir les gens que, si l’on oublie, il y a des conséquences, » dit-elle. Les membres de sa famille qui ont fait leur service militaire en Chine avant de s’installer au Canada l’ont aussi inspirée. </span></p>
<p class="p2"><span class="s2">La gagnante en composition dans la catégorie sénior, Megan Miller de Moncton, Nouveau-Brunswick, s’est aussi inspirée de membres de sa famille qui ont été militaires. Dans sa rédaction, elle commence par demander « pourquoi portons-nous le coquelicot? », puis elle se penche sur la manière dont on commémore les disparus, sur ce que l’histoire nous apprend, et sur ce que le souvenir veut vraiment dire. « Il y a des militaires dans ma famille, dit-elle, et je pensais à<br />
eux en écrivant. »</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Miller dit que sa classe d’anglais s’inscrit aux concours au grand complet chaque année, et que chaque élève choisit la catégorie qu’il veut. Elle exprime avec éloquence l’aspect personnel du souvenir dans sa composition, montrant comment les familles, les amis et les collectivités se rallient à leurs êtres chers, et attendent leur retour. Elle explique qu’en écrivant, elle réfléchissait à ce que le souvenir pouvait bien signifier pour ses amis qui ont des parents militaires, et pour les gens de sa collectivité qui ont servi ou qui servent actuellement. Elle répond à sa question en conclusion : « Et nous continuons de porter nos coquelicots. Nous continuons d’honorer les hommes et les femmes qui ont donné leur vie pour nous, et de soutenir les familles qui continuent de servir notre pays [&#8230;]. Parce qu’oublier, ce serait une insulte à ceux qui se sont battus : c’est pour cela que nous nous souvenons. »</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">« Le souvenir, ajoute-t-elle, c’est prendre le temps de bien réfléchir à la manière dont le passé a affecté les gens [&#8230;] à la manière dont il affecte encore les gens aujourd’hui, et à son influence chaque année. »</span></p>
<h3 class="p1"><span class="s1"><b>PREMIÈRE place </b>AFFICHES INTERMÉdiaire</span></h3>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-4364" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/10/I_C_1_Ariella-reduced.jpg" alt="" width="600" height="797" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/10/I_C_1_Ariella-reduced.jpg 2972w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/10/I_C_1_Ariella-reduced-226x300.jpg 226w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/10/I_C_1_Ariella-reduced-768x1020.jpg 768w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/10/I_C_1_Ariella-reduced-771x1024.jpg 771w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></p>
<div class="caption_img">
        <img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-4363" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/10/I_BW_1_Grace.jpg" alt="" width="600" height="498" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/10/I_BW_1_Grace.jpg 2489w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/10/I_BW_1_Grace-300x249.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/10/I_BW_1_Grace-768x637.jpg 768w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/10/I_BW_1_Grace-1024x850.jpg 1024w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" />
        <div class="caption">
            <span>Dans la catégorie intermédiaire, les affiches gagnantes étaient celles d’Ariella Amancio de Newmarket, Ont. (couleur), et de Grace Gao d’Ottawa (n. et b.)</span>
            
        <div class="credit">
            <span></span>
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        </div>
        
    </div>
<p class="p2"><span class="s1">Bien que la gagnante de la catégorie sénior des affiches en couleurs, Hye In (Grace) Park de Langley, Colombie-Britannique, soit allée à Ottawa une fois, elle a hâte d’y retourner. Le souvenir, dit-elle, nous sert à ne pas trop nous habituer à notre confort, à ne pas oublier les souffrances des guerres passées, souffrances avec lesquellles elle a un lien personnel. Sa grand-mère s’est enfuie de la Corée du Nord pendant la guerre de Corée et a refait sa vie en Corée du Sud. « Les histoires qu’elle m’a racontées sur la guerre étaient tellement tragiques, [mais] elles sont aussi une source d’inspiration. Je voulais faire savoir aux autres les souffrances causées par la guerre », dit-elle. Sa grand-mère a fait la connaissance de son grand-père après la guerre, et sa famille a ensuite immigré au Canada. </span></p>
<p class="p2"><span class="s1">C’était la deuxième fois que Hye In s’inscrivait au concours, nous dit-elle. L’an dernier, elle avait grimpé jusqu’au niveau provincial.<span class="Apple-converted-space">  </span>Cette année, elle était bien décidée à faire mieux. « J’ai mis beaucoup de temps à planifier l’affiche, nous explique-t-elle. J’ai fait des recherches [&#8230;] et j’ai vu la photo d’une vieille dame qui avait perdu sa famille à la guerre. C’est son expression et l’ambiance de la photo qui m’ont vraiment poussée à faire de mon mieux pour exprimer la tristesse de la guerre. » Son affiche montre une vieille femme, la tête baissée, un drapeau canadien sur les épaules. Deux anciens combattants sont représentés de l’autre côté d’un cours d’eau, et le Mémorial de Vimy se dessine au loin.</span></p>
<h3 class="p1"><span class="s1"><b>PREMIÈRE place </b>AFFICHES junior</span></h3>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-4367" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/10/J_C_1_Roisin-reduced.jpg" alt="" width="600" height="433" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/10/J_C_1_Roisin-reduced.jpg 2119w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/10/J_C_1_Roisin-reduced-300x217.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/10/J_C_1_Roisin-reduced-768x555.jpg 768w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/10/J_C_1_Roisin-reduced-1024x739.jpg 1024w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></p>
<div class="caption_img">
        <img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-4366" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/10/J_BW_1_Karen-reduced.jpg" alt="" width="600" height="476" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/10/J_BW_1_Karen-reduced.jpg 4177w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/10/J_BW_1_Karen-reduced-300x238.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/10/J_BW_1_Karen-reduced-768x609.jpg 768w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/10/J_BW_1_Karen-reduced-1024x812.jpg 1024w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" />
        <div class="caption">
            <span>Les affiches primées chez les juniors sont celles de Roisin Mullende Mount Stewart, Î.-P.-É. (couleur) et de Karen Ki de Scarborough, Ont. (n. et b.)</span>
            
        <div class="credit">
            <span></span>
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    </div>
<p class="p2">Beth Kirby de Cornwall, Île-du-Prince-Édouard, s’était aussi inscrite pour la deuxième fois à un concours littéraire de la Légion. Dans son poème <i>What a poppy brings to mind</i> (ce qu’évoque le coquelicot, NDT), elle examine attentivement ce qui passe par l’esprit de quelqu’un qui pense au souvenir. « Pour le poème, je voulais me pencher sur tout ce à quoi les gens pensent quand ils ont le jour du Souvenir en tête », nous a-t-elle dit<span class="s1">.</span></p>
<h3 class="p1"><span class="s1"><b>PREMIÈRE place </b>AFFICHES primaire</span></h3>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-4370" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/10/P_C_1_Scarlett-reduced.jpg" alt="" width="600" height="383" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/10/P_C_1_Scarlett-reduced.jpg 1904w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/10/P_C_1_Scarlett-reduced-300x191.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/10/P_C_1_Scarlett-reduced-768x490.jpg 768w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/10/P_C_1_Scarlett-reduced-1024x653.jpg 1024w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></p>
<div class="caption_img">
        <img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-4369" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/10/P_BW_1_Charlie-reduced.jpg" alt="" width="600" height="381" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/10/P_BW_1_Charlie-reduced.jpg 2070w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/10/P_BW_1_Charlie-reduced-300x190.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/10/P_BW_1_Charlie-reduced-768x488.jpg 768w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/10/P_BW_1_Charlie-reduced-1024x650.jpg 1024w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" />
        <div class="caption">
            <span>Les affiches gagnantes de la catégorie primaire étaient celles de Scarlett Robinson de Lake Country, C.-B. (couleur) et de Charlie O’Hearn-Stone (n. et b.)</span>
            
        <div class="credit">
            <span></span>
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        </div>
        
    </div>
<p class="p1"><span class="s1"><i>Quand je m’épingle une fleur rouge à la poitrine </i></span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><i>Et qu’elle pèse de tout son poids, là, sur mon cœur,</i></span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><i>Je pense à ceux qui ont offert leur avenir pour leur pays </i></span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><i>Chacun avec ses propres motivations, mais tous avec le même objectif. </i></span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><i>Je pense au sacrifice, à l’humanité et à sa perte. </i></span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><i>Je pense aux tombes anonymes qui ne rendent pas justice à ceux qui y gisent.</i></span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><i>Je pense aux larmes d’une mère et à l’angoisse d’un père. </i></span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><i>Je pense à un petit frère qui s’accroche au souvenir de plus en plus flou de son plus grand modèle.</i></span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La bataille de la Châteauguay</title>
		<link>https://legionmagazine.com/fr/2017/09/la-bataille-de-la-chateauguay/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Stephanie Slegtenhorst]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Sep 2017 17:57:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles principaux]]></category>
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					<description><![CDATA[Lors de la guerre de 1812 qui débuta le 18 juillet, les six colonies de l’Amérique du Nord britannique furent confrontées aux États-Unis pendant presque trois ans. Les Canadiens, anglophones ou francophones, ainsi que leurs alliés autochtones, combattaient aux côtés de l’armée et de la marine britanniques, refusant de battre en retraite devant l’invasion américaine. [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1"><b>Lors de la guerre</b> de 1812 qui débuta le 18 juillet, les six colonies de l’Amérique du Nord britannique furent confrontées aux États-Unis pendant presque trois ans. Les Canadiens, anglophones </span>ou francophones, ainsi que leurs alliés autochtones, combattaient aux côtés de l’armée et de la marine britanniques, refusant de battre en retraite devant l’invasion américaine.</p>
<p class="p2"><span class="s1">Pendant la première année de la guerre, les Américains traversèrent la rivière Détroit dans l’intention d’envahir le Haut-Canada, tandis que le major-général britannique Isaac Brock attaquait par les Grands Lacs. Les deux parties remportèrent des victoires remarquables, et le moral des Canadiens était bon. Cependant, à la bataille de Queenston Heights, en octobre, un coup énorme fut porté au Canada quand mourut Brock.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">À l’automne de 1813, les Américains portèrent leur attention vers Montréal. Le général américain Wade Hampton, soutenu par le général James Wilkinson, avait l’intention d’envahir le Bas-Canada et de capturer la ville. Le plan était simple : Hampton attaquerait le long de la rivière Châteauguay et Wilkinson passerait par le fleuve Saint-Laurent.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Les Britanniques avaient choisi le lieutenant-colonel Charles de Salaberry comme chef d’état-major de la milice. Né au Bas-Canada d’une famille militaire, de Salaberry s’était enrôlé à l’âge de 14 ans et avait servi en Europe, aux Antilles et en Jamaïque avant de revenir au Canada en 1810. En 1812, il fut nommé commandant d’un nouveau corps de bénévoles composé principalement de Canadiens français, sans Britanniques (ce qui était extraordinaire à l’époque). Il s’agissait des Voltigeurs canadiens.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Alors que les Voltigeurs étaient essentiellement des miliciens, de Salaberry leur donna une formation semblable à celle des soldats réguliers. Il déboursa même pour leur équipement lui-même. Il avait donc le respect de ses troupes qui lui furent très fidèles.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Du 21 au 23 octobre, les Américains s’avancèrent vers la frontière et campèrent au bord de l’eau. Leur déplacement ne s’était cependant pas passé sans heurts : jusqu’à 1000 soldats avaient refusé de suivre Hampton au-delà de la frontière. On prévoyait recruter sur place des guides pour obtenir des renseignements sur les hommes de Salaberry et pour guider le colonel Robert Purdy, avec ses 1 500 hommes, qui devaient passer par la rive sud de la Châteauguay afin d’encercler le poste britannique. Les hommes du brigadier général </span>George Izard attaqueraient de front.</p>
<p class="p2">Ayant appris le 21 octobre que les Américains s’avançaient, de Salaberry commença immédiatement ses préparatifs. Il donna l’ordre à sa force, composée de Voltigeurs, de réguliers britanniques, de miliciens locaux et de Mohawks, d’établir des dispositifs de défense en fil de fer barbelé dans les ravins et les sentiers, d’élever des fortifications à l’aide d’arbres abattus, de creuser des tranchées et de dresser d’autres obstacles. De Salaberry stationna ses hommes dans les bois environnants à la faveur de l’obscurité. Il demanda aussi à ses hommes de crier les ordres et de parler entre eux en français, car d’après lui, les Américains ne comprendraient probablement pas.</p>
<p class="p2">Les Américains passèrent à l’attaque le 26 octobre. Les guides embauchés par Purdy ne firent qu’entraver l’avance de son armée, et ils se perdirent lors de leur déplacement vers la rive sud. Hampton, sans contact avec Purdy, lança son attaque sans attendre et essaya d’assiéger les hommes de de Salaberry et il fut accueilli par des coups de feu. Grâce aux préparatifs et aux attaques minutieuses, quoique non conventionnelles, de de Salaberry, les Américains furent rapidement submergés. Avant l’attaque, de Salaberry avait également stationné des clairons dans la forêt environnante qui jouèrent sans cesse de leur instrument pour faire croire aux Américains qu’il y avait plus de troupes cachées qu’il n’y en avait réellement.</p>
<p class="p2">Retenus à cause des obstacles et des tactiques d’attaque non conventionnelles de de Salaberry, les Américains furent forcés de se retirer au bout de quatre heures seulement. La bataille de la Châteauguay était finie.</p>
<p class="p2"><span class="s1">On ne sait pas exactement combien de soldats prirent part à la bataille. Du côté des Canadiens, il y avait 300 à 400 hommes, et il y en avait au moins 1 000 en réserve, alors que du côté des Américains les chiffres varient entre 2 600 hommes et plus de 5 000 hommes. Les chiffres concernant les victimes sont un peu plus faciles à trouver, et extrêmement bas. Les Canadiens ne subirent que 22 pertes, alors que les Américains en subirent 85. Après la bataille, Hampton aurait déclaré qu’il pensait s’être battu contre 7 000 hommes.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">La victoire de la Châteauguay, avec la victoire britannique à Crysler’s Farm en novembre, obligea les Américains à abandonner leur campagne au Saint-Laurent. Montréal ne fut pas réellement en danger pendant le reste de la guerre, ce qui fait de la bataille de la Châteauguay une des plus importantes de la guerre de 1812. </span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Sur les pas des disparus</title>
		<link>https://legionmagazine.com/fr/2017/08/sur-les-pas-des-disparus/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Stephanie Slegtenhorst]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Aug 2017 15:04:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles principaux]]></category>
		<category><![CDATA[Vimy]]></category>
		<category><![CDATA[Vimy Ridge]]></category>
		<category><![CDATA[Ypres]]></category>
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					<description><![CDATA[Alors que nous passons sous une arche à l’entrée du cimetière Maple Copse, la sérénité qui s’en dégage m’oblige à marquer un temps d’arrêt. Ce cimetière, situé à cinq kilomètres au sud-est d’Ypres, en Belgique, est l’un des nombreux endroits où nous faisons halte pendant le voyage d’une semaine organisé en l’honneur du 100e anniversaire [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="caption_img">
        <img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-4249" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/08/1.jpg" alt="" width="600" height="857" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/08/1.jpg 1000w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/08/1-210x300.jpg 210w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/08/1-768x1097.jpg 768w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/08/1-717x1024.jpg 717w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" />
        <div class="caption">
            <span>Au sud-est d’Ypres, en Belgique, se trouve le cimetière Maple Copse, lieu du dernier repos de 154 soldats canadiens morts à la Première Guerre mondiale.</span>
            
        <div class="credit">
            <span></span>
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<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-4258" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/08/Title-Text.jpg" alt="" width="600" height="295" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/08/Title-Text.jpg 600w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/08/Title-Text-300x148.jpg 300w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Alors que nous passons sous </b>une arche à l’entrée du cimetière Maple Copse, la sérénité qui s’en dégage m’oblige à marquer un temps d’arrêt. Ce cimetière, situé à cinq kilomètres au sud-est d’Ypres, en Belgique, est l’un des nombreux endroits où nous faisons halte pendant le voyage d’une semaine organisé en l’honneur du 100<sup>e</sup> anniversaire de la bataille de la crête de Vimy. À part le petit groupe de journa-listes dont je fais partie, il n’y a que </span>deux visiteurs dans le cimetière <span class="s1">aujourd’hui, toute une différence avec ce qui nous attend à Vimy. </span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Maple Copse, où se trouvait un poste de secours avancé au prin-temps et à l’été de 1916, compte 308 tombes, dont la moitié sont celles de Canadiens. Le cimetière est entouré d’érables, nombre de ses pierres tombales sont décorées de drapeaux canadiens, et on peut </span><span class="s2">voir au loin le Mémorial canadien à</span><span class="s1"> la colline 62 (Bois du Sanctuaire). On trouve des monuments dédiés aux Canadiens un peu partout en Flandres, partie néerlandophone du nord de la Belgique. Le Canada y est bien représenté, et pour cause.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Au centre d’Ypres, dont la population de 35 000 habitants demeure immensément reconnaissante au Canada de son service pendant la Première Guerre mondiale, la silhouette de la flèche et des tours de la Halle aux draps se distingue à des kilomètres à la ronde. L’édifice médiéval fut détruit pendant la guerre et reconstruit avant la Seconde Guerre mondiale (à laquelle il survécut), et il abrite maintenant le musée In Flanders Fields qui présente aux visiteurs l’histoire de la Grande Guerre en Flandres de l’Ouest.</span></p>
<div class="caption_img">
        <img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-4254" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/08/6.jpg" alt="" width="600" height="400" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/08/6.jpg 1500w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/08/6-300x200.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/08/6-768x512.jpg 768w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/08/6-1024x683.jpg 1024w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" />
        <div class="caption">
            <span>La Halle aux draps, à Ypres, fut détruite à la Première Guerre mondiale, puis rebâtie.</span>
            
        <div class="credit">
            <span></span>
        </div>

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    </div>
<p class="p2"><span class="s1">Il y a 231 marches jusqu’en haut du clocher, d’où l’on a une vue imprenable sur ce qui était durant la guerre la saillie d’Ypres, renflement de la ligne militaire. « On peut voir le renflement là-bas, dit le guide Erwin Ureel en indiquant l’Est. Il était très petit, et il s’avançait et reculait sans cesse au cours des quatre années de la guerre&#8230; mais jamais de plus de six ou sept kilomètres. »</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Le village de Passchendaele, au Nord, était au cœur d’une autre bataille monumentale de la Grande Guerre. La vue met tout cela en perspective : quatre années de combats, des centaines de milliers de morts, et tout cela pour un si petit lopin de terre.</span></p>
<div class="caption_img">
        <img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-4252" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/08/4.jpg" alt="" width="600" height="857" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/08/4.jpg 1000w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/08/4-210x300.jpg 210w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/08/4-768x1097.jpg 768w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/08/4-717x1024.jpg 717w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" />
        <div class="caption">
            <span>Une cérémonie a lieu chaque jour à la porte de Menin, à Ypres, en l’honneur des disparus.</span>
            
        <div class="credit">
            <span></span>
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    </div>
<p class="p2"><span class="s1">À quelques pas de la Halle aux draps, il y a la porte de Menin, arc de triomphe où sont inscrits 54 396 noms de soldat du Commonwealth qui n’ont pas de sépulture connue. Une rangée après l’autre, des noms recouvrent presque toutes les surfaces. Chaque soir, qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige, une cérémonie de la Dernière sonnerie a lieu ici en l’honneur de ceux dont le nom est inscrit sur ces murs.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Certains de ces noms sont ceux de soldats qui ont rendu l’âme près d’ici le 22 avril 1915, quand les Allemands ont déversé plus de 150 tonnes de chlore gazeux en aval d’une partie de la ligne de front que tenaient deux divisions françaises, ne leur laissant que le choix de s’enfuir ou d’étouffer. Cela exposa le flanc gauche des Canadiens et menaça d’autres positions des Alliés dans la saillie. Les 10<sup>e</sup> et 16<sup>e</sup> bataillons du Canada reçurent l’ordre de contrattaquer une position appelée Bois des cuisiniers, dont ils chassèrent les Allemands avec un courage extraordinaire, au prix de presque 800 victimes. Il s’agissait de la première offensive importante de la guerre menée par des soldats canadiens.</span></p>
<div class="caption_img">
        <img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-4250" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/08/2.jpg" alt="" width="600" height="857" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/08/2.jpg 1000w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/08/2-210x300.jpg 210w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/08/2-768x1097.jpg 768w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/08/2-717x1024.jpg 717w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" />
        <div class="caption">
            <span>Le mémorial à Saint-Julien commémore la participation du Canada à la deuxième bataille d’Ypres, en avril 1915; il fait face à l’endroit d’où les Allemands lancèrent leur première grande attaque au chlore gazeux.</span>
            
        <div class="credit">
            <span></span>
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<p class="p2"><span class="s1">Non loin du Bois des cuisiniers se trouve le Mémorial canadien à Saint-Julien, communément surnommé « Soldat en méditation », et l’un des monuments les plus impressionnants à la saillie d’Ypres. C’est là que les Canadiens subirent eux-mêmes des attaques au gaz, le 24 avril 1915. Le soldat a la tête inclinée et s’appuie sur une arme pointant au sol en signe de respect pour les morts. Il fait face aux champs que le gaz avait recouverts. Le Canada a recensé plus de 6 000 victimes à la deuxiè-me bataille d’Ypres, un tiers de son effectif, mais ses unités tinrent bon jusqu’à ce que les Britanniques les relèvent. C’est à Ypres que le Canada commença à se forger une réputation d’audace et d’intrépidité.</span></p>
<p class="p2">Au nord d’Ypres se trouve la ferme Essex où le médecin militaire John McCrae, qui était alors major, composa « In Flanders Fields » en souvenir d’un ami qui avait été tué près de là le 2 mai 1915. À l’époque, la ferme était un poste de secours avancé, et McCrae était sous-commandant de sa brigade. Les blockhaus qui furent construits par la suite et qui ont<br />
été restaurés par des étudiants donnent encore une idée des con-ditions vraiment pas idéales dans lesquelles McCrae travaillait : <span class="s2">dans la pénombre et le froid, dans</span> des salles humides et exigües.</p>
<div class="caption_img">
        <img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-4251" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/08/3.jpg" alt="" width="600" height="857" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/08/3.jpg 1000w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/08/3-210x300.jpg 210w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/08/3-768x1097.jpg 768w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/08/3-717x1024.jpg 717w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" />
        <div class="caption">
            <span>Des symboles du souvenir ont été laissés parmi les blockhaus au cimetière d’Essex Farm, où John McCrae composa In Flanders Fields.</span>
            
        <div class="credit">
            <span></span>
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    </div>
<p class="p2"><span class="s1">Où que l’on se trouve dans la saillie, des drapeaux canadiens et des coquelicots ornent les pierres tombales et les monuments. Le Mémorial canadien à la colline 62 (Bois du Sanctuaire), situé à Canadalaan – allée du Canada – ne fait pas exception.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Les combats du mont Sorrel et des côtes 61 et 62, prélude de la bataille de la Somme, furent menés au cours de plusieurs mois à l’été de 1916. Les objectifs furent disputés à de nombreuses reprises, notamment au mois de juin. Au cours des premiers jours, les Allemands lancèrent des attaques violentes, capturant leurs objectifs et décimant presque entièrement le Corps canadien. Les Canadiens n’abandonnèrent pourtant pas, et au bout d’un bombardement de quatre jours, ils reprirent le terrain perdu. Le mémorial à la côte 62, bloc de granite au centre d’une place constituée de carreaux de pierre en haut du mont Sorrel, fut érigé en l’honneur de 8 430 victimes. Le panorama est magnifique ici : le bloc de la place est entouré de plaques nominatives et de flèches indiquant l’emplacement d’événements importants de la guerre.</span></p>
<p class="p2"><span class="s2">Le soleil perce le brouillard lorsque nous quittons Ypres, le 9 avril, en route vers la crête de Vimy, en France. Il y a des milliers de personnes à notre arrivée : écoliers, enseignants, cadets, anciens combattants, familles d’anciens combattants. Quand l’attaque fut lancée, il y a un siècle, le champ de bataille était un bourbier glacé, et les Canadiens avaient le vent dans le dos. Aujourd’hui, le soleil brille, il fait chaud et les 25 000 Canadiens assemblés ici forment une mer rouge et blanc plutôt que kaki.</span></p>
<p class="p2"><span class="s2">« J’avais deux raisons de venir ici, nous dit Tom Rolfe de Toronto. Mon beau-fils est ici avec des camarades de classe de Toronto. </span><span class="s1">Et mon grand-père, Tom Rolfe lui aussi, s’est battu ici, où il a mérité la Médaille militaire. » Le grand-père de Rolfe fut gazé à une autre bataille et renvoyé chez lui, mais il survécut, servit pendant la Seconde Guerre mondiale et, remarquablement, y survécut aussi.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Betty Cunningham est venue ici avec un groupe de Georgetown, Ontario, pour honorer le docteur Claude Williams. « Williams a combattu à Vimy et la Croix militaire lui y a été décernée, dit-elle. Quatre générations de sa famille sont ici. C’était un homme extraordinaire, et nous sommes heureux qu’il soit revenu. » Le docteur Williams survécut à la guerre et exerça la médecine à Georgetown pendant 50 ans.</span></p>
<p class="p2"><span class="s2">Quelque 100 000 Canadiens prirent part à la bataille de quatre jours, la première où les quatre divisions canadiennes combattirent côte à côte. Le Canada recensa 7 004 blessés et 3 598 tués à l’issue des combats.</span></p>
<div class="caption_img">
        <img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-4257" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/08/Boots.jpg" alt="" width="566" height="333" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/08/Boots.jpg 1500w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/08/Boots-300x176.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/08/Boots-768x452.jpg 768w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/08/Boots-1024x602.jpg 1024w" sizes="(max-width: 566px) 100vw, 566px" />
        <div class="caption">
            <span>Une des 3 600 paires de bottes déposées près du Mémorial national du Canada à Vimy, qui représentent chaque soldat canadien tombé pendant cette bataille de quatre jours.</span>
            
        <div class="credit">
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    </div>
<p class="p2"><span class="s2">Aujourd’hui, le monument et la pelouse qui l’entoure ont une installation supplémentaire, émouvante : le sentier « Sur les pas des disparus ». Des jeunes, canadiens et français, ont déposé 3 600 paires de bottes militaires qu’ont portées des membres des Forces armées canadiennes. Chaque paire représente un soldat qui a donné sa vie ici.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Un salut de 21 coups de canon signale le début de la cérémonie officielle, et à l’arrivée des dignitaires, cinq biplans, reproductions de ceux de la Première Guerre mondiale, passent au-dessus des pylônes jumeaux du monument (qui représentent le Canada et la France). La cérémonie est un mélange raffiné de protocoles traditionnels, de commémoration et de spectacles artistiques contemporains.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">« La victoire fut obtenue grâce à une lutte, une détermination et une bravoure incroyables, déclare le gouverneur général, David Johnston. Aujourd’hui, 100 ans après, nous honorons leur sacrifice éternel. Nous les pleurons. Et nous nous souvenons d’eux. »</span></p>
<p class="p2"><span class="s2">On a accordé beaucoup d’impor-tance au fait que la victoire à Vimy fut le catalyseur de la naissance d’une nation, le moment où le Canada se forgea une identité en tant que pays fort, indépendant, déterminé à faire </span>la paix. Le premier ministre Justin Trudeau s’attarde sur ce point quand il prend la parole : « Pour leur sacri<span class="s2">fice ultime [&#8230;] les hommes du dominion britannique se sont battus pour la première fois en tant que gens d’un seul pays. Dans ce sens, le Canada est né ici. »</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">« Ils se sont battus bravement et avec beaucoup d’ingéniosité, dit le prince Charles. Ils ont réussi à prendre le terrain élevé essentiel à Vimy, tâche à laquelle bien d’autres avaient échoué. Toutefois, la victoire fut obtenue à un prix insupportablement élevé. »</span></p>
<p class="p2"><span class="s3">La cérémonie est entrecoupée par des acteurs tenant le rôle de soldats au front ou d’épouses, de mères, de pères restés au pays, et par des artistes qui interprètent des chansons : « <i>Hymne à la beauté du monde</i> », « <i>Dante’s Prayer</i> », « <i>Salluit</i> », l’« <i>Élégie</i> », « <i>Dedicated to You</i> », « <i>In Flanders Field</i> », « <i>Crier tout bas</i> ».</span></p>
<p class="p2">Trois anciens combattants cana-diens représentant les peuples canadiens-anglais, canadiens-<span class="s3">français et autochtones lisent l’<i>Acte du Souvenir</i>, puis le sergent Guillaume Damour annonce la minute de silence d’un coup de clairon.</span></p>
<p class="p2"><span class="s3">Le gouverneur général, le prince Charles, le premier ministre et le président français François Hollande déposent des couronnes à la base du monument et les hymnes nationaux – <i>God Save The Queen</i>, <i>Ô Canada</i>, <i>La Marseillaise</i> – retentissent sur la crête, remplacés ensuite par le vrombissement des chasseurs à réaction des forces armées françaises passant au-dessus de la foule.</span></p>
<p class="p2"><span class="s3">« Il fallait que je vienne, » dit Harry Watts de Kitchener, Ontario. Ce vétéran de la Seconde Guerre mondiale est membre de la Légion royale canadienne. « Je n’étais jamais venu ici. J’ai été partout en Europe : en Italie, en Hollande, mais jamais ici. Alors j’ai décidé qu’il était temps. J’ai les larmes aux yeux quand je vois tous ces jeunes gens. Je trouve ça très émouvant qu’ils aient voulu venir ici pour voir cette partie de leur histoire. C’est merveilleux. »</span></p>
<p class="p2"><span class="s3">La cérémonie terminée, des membres de l’assistance affluent autour du mémorial afin de mieux apprécier l’énormité de la bataille qu’il représente. Comme à la porte de Menin, il y a une rangée après l’autre de noms sur les murs en calcaire; cette fois-ci, ce sont ceux des 11 285 soldats canadiens disparus et présumés morts en France.</span></p>
<div class="caption_img">
        <img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-4255" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/08/7.jpg" alt="" width="600" height="353" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/08/7.jpg 1500w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/08/7-300x176.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/08/7-768x452.jpg 768w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2017/08/7-1024x602.jpg 1024w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" />
        <div class="caption">
            <span>La lune se lève au-dessus du Mémorial de Vimy à la fin d’une poignante journée de commémoration.</span>
            
        <div class="credit">
            <span></span>
        </div>

        </div>
        
    </div>
<p class="p2"><span class="s3">Pendant le vol du retour, je réfléchis aux moments remarquables que j’ai passés en Belgique et en France, où j’ai foulé les mêmes champs où les soldats du Canada ont passé quatre années à se battre&#8230; et à mourir.</span></p>
<p class="p2"><span class="s3">Je pense à Maple Copse et à la destruction du cimetière d’origine à cause des batailles qui ont suivi celle du mont Sorrel en 1916. Dans le cimetière, on n’a localisé que 78 tombes, et 26 dépouilles seulement ont été identifiées. Sur chacune des 230 pierres tombales détruites au point d’en être méconnaissables, on lit les mots « Known To Be Buried In This Cemetery » (« gît en ce cimetière », NDT).</span></p>
<p class="p2"><span class="s3">Parmi elles se trouve la tombe du simple soldat Frederick Freeman Laing d’Halifax, âgé de 15 ans à sa mort. Laing était trop jeune pour s’engager : il n’avait que 14 ans quand il embarqua clandestinement à bord du SS <i>Caledonia</i> en aout 1915. Il fut porté à l’effectif du Royal Canadian Regiment, puis entrainé et envoyé au front. Il fut tué le 11 mai 1916, un des plus jeunes Canadiens morts au combat. D’après moi, Laing représente chaque Canadien qui git au saillant d’Ypres ou en France : jeune, résolu, courageux, généreux. Les Canadiens devraient tous avoir l’occasion </span><span class="s2">de visiter ce terrain sacré. </span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>George-Étienne Cartier : le bras droit de Macdonald</title>
		<link>https://legionmagazine.com/fr/2017/07/george-etienne-cartier-le-bras-droit-de-macdonald/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Stephanie Slegtenhorst]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Jul 2017 19:26:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles principaux]]></category>
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					<description><![CDATA[Les Canadiens savent tous qui était sir John A. Macdonald, notre premier premier ministre et l’un des pères de la Confédération. On comprendra que, 150 ans après, on oublie les autres. George-Étienne Cartier était un de ces fondateurs; celui que beaucoup voyaient comme le bras droit de Macdonald. D’aucuns pensent que Cartier, né à Saint-Antoine-sur-Richelieu [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="caption_img">
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            <span>George Etienne Cartier. </span>
            
        <div class="credit">
            <span>McCord Museum</span>
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<p class="p1"><b>Les Canadiens </b>savent tous qui était sir John A. Macdonald, notre premier premier ministre et l’un des pères de la Confédération. On comprendra que, 150 ans après, on oublie les autres. George-Étienne Cartier était un de ces fondateurs; celui que beaucoup voyaient comme le bras droit de Macdonald.</p>
<p class="p2">D’aucuns pensent que Cartier, né à Saint-Antoine-sur-Richelieu le 6 septembre 1814, était un descendant du fameux explorateur Jacques Cartier, mais il y a lieu d’en douter. Il fut admis au barreau en 1835 et, peu de temps après, il rejoignit les Fils de la Liberté, groupe radical qui combattit les Britanniques pendant la rébellion de 1837. Pour sa part dans cette bataille, il fut accusé de trahison et s’exila aux États-Unis. Mais cet exil fut de courte durée : six mois après, il reprit la pratique du droit au Canada.</p>
<p class="p2">Cartier fit son entrée en politique en 1848, lorsqu’il fut élu à l’Assemblée législative de l’Union du Canada, et devint rapidement l’un des politiciens les plus influents du pays. Son premier partenariat avec Macdonald fut noué en 1857, quand ils furent copremiers ministres des parlements de l’Union. C’est alors que Cartier mit en place les bases de la Confédération.</p>
<p class="p2">La province du Canada était en proie à l’instabilité politique au cours des années précédant la Confédération. C’est ainsi que Cartier, Macdonald et George Brown, espérant unir les provinces de l’Amérique du Nord britannique, formèrent en 1864 la Grande Coalition.</p>
<p class="p2">Pendant les trois années suivantes eurent lieu trois confé-rences cruciales : à Charlottetown, à Québec et à Londres. Cartier et Macdonald participèrent aux trois. La conférence de Charlottetown vit la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick, l’Île-du-Prince-Édouard et la pro-vince du Canada accepter, au moins en principe, l’union des colonies britanniques nord-américaines que l’on proposait. La Conférence de Québec déboucha sur 72 réso-lutions qui servirent de base à la constitution canadienne. L’Île-du-Prince-Édouard se retira de l’union proposée lors de la Conférence de Québec. Et finalement, c’est à Londres que le projet de loi sur l’Amérique du Nord britannique fut soumis au Parlement. Après des mois de délibérations, le 29 mars 1867, l’Acte de l’Amérique du Nord britannique recevait la sanction de la reine Victoria. Le Dominion du Canada naquit le 1<sup>er</sup> juillet suivant.</p>
<p class="p2">Après la Confédération, Cartier continua de jouer un rôle important dans le nouveau gouvernement fédéral de Macdonald, fut nommé ministre de la Milice et de la Défense, et fut souvent premier ministre par intérim, lorsque Macdonald était malade. En outre, la loi de l’époque permettant aux politiciens fédéraux de se présenter aux élections provinciales, Cartier fut élu au gouvernement provincial de Pierre-Joseph-Olivier Chauveau.</p>
<p class="p2">Cartier présida également aux négociations visant l’achat à la Compagnie de la Baie d’Hudson de la Terre de Rupert et du Territoire du Nord-Ouest, négocia la création de la province du Manitoba en 1870 et joua un rôle actif dans les négociations concernant l’entrée de la Colombie-Britannique dans la confédération, en 1871. Il présenta le projet de loi sur la construction du Chemin de fer Canadien Pacifique à la Chambre des communes.</p>
<p class="p2">Cartier fut battu lors des élections fédérales de 1872 à Montréal, et on lui offrit tout de suite un siège au Manitoba où il aurait été député de Saint-Boniface à la Chambre de communes. Cependant, il ne se rendit pas au Manitoba. À la place, il se rendit à Londres dans l’espoir de trouver remède à sa maladie rénale chronique. Son voyage fut malheureusement infructueux, et il mourut à Londres, le 20 mai<br />
1873, à l’âge de 58 ans.</p>
<p class="p2">Le legs de Cartier perdure encore aujourd’hui. Il était le cerveau du mouvement de la Confédération et la voix principale de la communauté franco-canadienne, et il joua un rôle prépondérant dans l’entrée du Manitoba et de la Colombie-Britannique dans la Confédération. Macdonald a peut-être été le premier premier ministre du Canada, mais Cartier était sa force motrice, et celle du Canada entier.</p>
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		<title>Des espions dans le Saint-Laurent</title>
		<link>https://legionmagazine.com/fr/2017/06/des-espions-dans-le-saint-laurent/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Stephanie Slegtenhorst]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Jun 2017 15:20:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles principaux]]></category>
		<category><![CDATA[Navy]]></category>
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        <div class="caption">
            <span>Photos de l’espion allemand Walter Alfred Waldemar von Janowski prises par la police. </span>
            
        <div class="credit">
            <span>Groupe des collections historiques de la GRC, Regina, Sask.</span>
        </div>

        </div>
        
    </div>
<p class="p1"><b>L’été de 1942 </b>fut bien différent de ceux que le Canada avait connus depuis plus de cent ans : pour la première fois depuis la guerre de 1812, un ennemi s’introduisit dans les eaux canadiennes. Les sous-marins allemands attaquèrent sans pitié les navires tout au long de la bataille du Saint-Laurent, qui faisait partie de la bataille de l’Atlantique, coulèrent pas moins de 23 navires et firent d’innombrables victimes. Ces attaques sous-marines ne furent pas les seules missions de l’Allemagne dans le Saint-Laurent. À deux reprises au moins, <i>Abwehr</i>, agence du renseignement militaire de l’Allemagne nazie, donna la consigne de se rapprocher suffisamment des rives du Canada pour permettre à un espion d’y débarquer.</p>
<p class="p2"><span class="s1">L’Allemagne ne perdit pas de temps pour implanter ces espions.</span>Elle s’efforça de trouver des hommes capables de s’assimiler à la vie canadienne sans éveiller <span class="s2">les soupçons. Le premier fut le lieu</span>tenant M.A. Langbein. Ce dernier avait vécu au Canada de 1928 à 1932, et travaillé en Alberta et au Manitoba. Le <i>U-213</i> fut chargé de le déposer à l’est de Saint John, et de profiter de l’occasion pour tenter de couler un navire. Sa première tâche fut une réussite, mais la deuxième, un échec. Langbein débarqua aux premières heures du 14 mai 1942, sur une rive du fleuve Salmon, au Nouveau-Brunswick. La stratégie était simple : il porterait un uniforme de la marine, de sorte qu’il puisse être traité comme un prisonnier de guerre s’il était démasqué, au lieu de risquer la peine de mort en tant qu’agent civil. Il avait reçu de l’argent canadien et américain, ainsi qu’un émetteur. Une fois à terre, il enterra son uniforme de marin avec l’émetteur et se dirigea vers St. Martins, puis vers Saint John, Moncton et Montréal, pour finir par s’installer à Ottawa. Il logea au Grand Hôtel que fréquentaient beaucoup de fonctionnaires et de politiciens. Fait étrange, Langbein ne recueillit apparemment aucun renseignement pendant sa mission. Il semble qu’il ait profité de l’occasion pour échapper à l’Allemagne nazie. On ne sait pas exactement combien de temps il est resté au Grand Hôtel, mais à la fin <span class="s2">de 1944, il ne lui restait ni argent, ni option. Il s’est donc rendu aux autorités canadiennes. Les agents de la GRC doutèrent de son histoire :</span> pourquoi un espion allemand viendrait-il au Canada sans y faire d’espionnage? Cependant il leur montra où il avait enterré son uniforme et l’émetteur. Les fonctionnaires vérifièrent qu’aucun fait d’espionnage n’avait eu lieu, et Langbein passa le reste de la guerre dans un camp d’internement.</p>
<div class="caption_img">
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        <div class="caption">
            <span>Navire de défense du port de Saint John 15 patrouillant pendant la Seconde Guerre mondiale. </span>
            
        <div class="credit">
            <span>MDN</span>
        </div>

        </div>
        
    </div>
<p class="p2">Le deuxième espion allemand s’avéra tout aussi inutile, mais pour d’autres raisons. Werner von Janowski arriva au Canada à bord du <i>U-518</i>, qui avait reçu des ordres semblables à ceux du <i>U-213</i>. Von Janowski devait se rendre à Montréal le plus rapidement possible. Comme Langbein, il avait vécu au Canada pendant plusieurs années, ayant immigré en 1930, mais il était retourné en Allemagne peu avant la guerre. Son voyage jusqu’au Canada fut bien plus long que celui de Langbein : Janowski passa 44 jours à bord du sous-marin, et il était atteint de la « puanteur sous-marine » causée par l’humidité et le diesel dans les sous-marins. Il débarqua à la Baie-des-Chaleurs, au Québec, aux premières heures du 9 novembre 1942, avec quelque 5 000 $ canadiens en poche, en vieux billets. Il se changea rapidement et, comme Langbein, enterra son uniforme de marin. Il était cependant beaucoup plus fidèle à sa cause, et il garda son émetteur. Il attendit la lumière du jour et se rendit à un hôtel de la ville où il s’inscrivit sous le nom de William Branton. Il dit au personnel qu’il ne resterait pas longtemps, qu’il n’était là que pour manger un morceau et prendre un bain. La brièveté de son séjour, son odeur, ses vieux billets et ses vêtements firent toutefois naitre les soupçons des gens de l’hôtel. Janowski avait également dit à un client qu’il était arrivé en ville en autobus, alors que le premier autobus n’arrivait pas avant midi ce jour-là. Quand Janowski quitta l’hôtel pour aller prendre le train à la gare de Montréal, le fils du directeur de l’hôtel en informa la police. À l’arrivée des policiers, Janowski s’empressa de se rendre et leur montra où il avait enterré son uniforme, dans l’espoir d’être fait prisonnier de guerre. La GRC tenta sans succès d’en faire un agent double. Janowski fut envoyé en Grande-Bretagne, où il a passé le reste de la guerre dans un camp d’internement.</p>
<p class="p2">On oublie souvent que les sous-marins allemands firent de telles incursions en territoire canadien, au point où ils ont réussi à y faire débarquer des espions dans le plus grand secret. La bataille du Saint-Laurent fut une grande préoccupation pour les défenses canadiennes, et les sous-marins firent des ravages partout où ils allaient. Heureusement, les deux espions que l’Allemagne réussit à placer au Canada ne collectèrent pratiquement aucun renseignement d’importance, et leur rôle fut négligeable dans l’issue de la bataille, dont le Canada sortit victorieux.</p>
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