<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Sheena Bolton &#8211; La revue Légion</title>
	<atom:link href="https://legionmagazine.com/fr/author/sheena-bolton/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://legionmagazine.com/fr</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Fri, 17 Jun 2011 12:56:04 +0000</lastBuildDate>
	<language>en-US</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>
	<item>
		<title>Logistique</title>
		<link>https://legionmagazine.com/fr/2011/07/logistique/</link>
					<comments>https://legionmagazine.com/fr/2011/07/logistique/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sheena Bolton]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Jul 2011 04:01:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles principaux]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://legionmagfren.wpengine.com/?p=937</guid>

					<description><![CDATA[Activation de Théatre - Transport - Entretien - Communications - Services de Santé - Génie - Maintien de L'ordre

Les journées sont longues et parfois démentes, mais sans elles, les Forces canadiennes (FC) ne pourraient pas fonctionner outre-mer ni au pays. En règle générale, les hommes et les femmes qui font ce travail en coulisse pendant des jours — et des nuits — ne sont que rarement reconnus pour avoir accompli des tâches presque impossibles. Ils sont tous placés sous le Commandement du soutien opérationnel du Canada (COMSOCAN) et ils ont été extrêmement occupés à l’achèvement de la mission de combat canadienne de cinq ans en Afghanistan.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="caption_img "	style="width:630px"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-948" title="[PHOTO : LE CPL JAX KENNEDY, CAMÉRA DE COMBAT DES FORCES CANADIENNES]" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2011/07/CONOSCOMLead5.jpg" alt="[PHOTO : LE CPL JAX KENNEDY, CAMÉRA DE COMBAT DES FORCES CANADIENNES]" width="630" height="236" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2011/07/CONOSCOMLead5.jpg 630w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2011/07/CONOSCOMLead5-300x112.jpg 300w" sizes="(max-width: 630px) 100vw, 630px" /></p>
<div class="credit"><span>PHOTO : LE CPL JAX KENNEDY, CAMÉRA DE COMBAT DES FORCES CANADIENNES</span></div>
</div>
<p><strong>Activation de Théatre &#8211; Transport &#8211; Entretien &#8211; Communications &#8211; Services de Santé &#8211; Génie &#8211; Maintien de L&#8217;ordre</strong></p>
<p><strong>Les journées sont longues et parfois démentes, mais sans elles, les Forces canadiennes (FC) ne pourraient pas fonctionner outre-mer ni au pays. En règle générale, les hommes et les femmes qui font ce travail en coulisse pendant des jours — et des nuits — ne sont que rarement reconnus pour avoir accompli des tâches presque impossibles. Ils sont tous placés sous le Commandement du soutien opérationnel du Canada (COMSOCAN) et ils ont été extrêmement occupés à l’achèvement de la mission de combat canadienne de cinq ans en Afghanistan.</strong></p>
<p>Une grande partie de leur travail dans ce pays ravagé par la guerre consiste à rapatrier les soldats et leur équipement : une entreprise colossale qui a commencé il y a quelques mois, bien avant que soit prise la décision selon laquelle le rôle du Canada changerait d’une mission de combat, qui prendra fin en juillet, à une mission de formation. La présence militaire du Canada en Afghanistan s’étend sur pres-que 10 ans, une expérience soutenue par COMSOCAN commune à des milliers de militaires et relative à toutes sortes de choses : logistique opérationnelle, ingénierie, communications, entretien de l’équipement, santé et services de police militaire.</p>
<p>Le major-général Mark McQuillan, dont la responsabilité globale est de planifier et coordonner la logistique afférente à toutes les missions militaires du Canada, est la personne chargée de diriger ce qu’on a surnommé la mission de transition du COMSOCAN. Il nous disait au début de l’année que son personnel et lui ont travaillé longtemps à arrêter les détails de la transition de cette année. « La planification est en bonne voie, disait-il. Il n’y a pas de doute que nous allons être extrêmement occupés cet été, ainsi que cet automne. Nous allons transporter plusieurs centaines de véhicules et des milliers de conteneurs maritimes pleins d’équipement soit au nord à Kaboul pour servir à la mission formative, soit au Canada. »</p>
<p>Le COMSOCAN travaille régulièrement avec le Commandement Canada qui s’occupe des opérations intérieures et avec le Commandement de la Force expéditionnaire du Canada (COMFEC) qui est responsable des opérations internationales, dont celle d’Afghanistan. Le Commandement doit être prêt à œuvrer dans divers environnements, avec l’objectif fondamental de faire en sorte que les commandants d’unité puissent se concentrer sur leurs stratégies sans s’inquiéter de la logistique. « Ces derniers temps, nous nous sommes concentrés sur […] la transition pendant laquelle nous emportons tout le matériel de Kandahar et le rapportons au Canada », dit McQuillan.</p>
<div class="caption_img "	style="width:515px"><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-953" title="Un technicien des transmissions. [PHOTO : LE SGT FRANK HUDEC, CAMÉRA DE COMBAT DES FORCES CANADIENNES]" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2011/07/CONOSCOMInset32.jpg" alt="Un technicien des transmissions. [PHOTO : LE SGT FRANK HUDEC, CAMÉRA DE COMBAT DES FORCES CANADIENNES]" width="515" height="357" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2011/07/CONOSCOMInset32.jpg 515w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2011/07/CONOSCOMInset32-300x207.jpg 300w" sizes="(max-width: 515px) 100vw, 515px" /></p>
<div class="caption"><span>Un technicien des transmissions. </span></div>
<div class="credit"><span>PHOTO : LE SGT FRANK HUDEC, CAMÉRA DE COMBAT DES FORCES CANADIENNES</span></div>
</div>
<p>Chaque article [qui est là-bas] sera examiné pour détermi-ner s’il convient de le rapporter, si c’est rentable. Quand ce sera fait, notre personnel se concentrera sur le moyen de transport le plus économique. McQuillan et son équipe rapportent de tout : des véhicules blindés aux systèmes d’arme, en passant par les autres grosses pièces d’équipement dont les Forces auront probablement besoin dans leurs opérations à venir. S’il y a lieu, le COMSOCAN se débarrassera, sur place, du matériel qu’il n’est pas rentable de rapporter au pays. « Si ça coute 10 000 $ de le transporter jusqu’au Canada et que ça couterait 2 000 $ de l’acheter, ce sera vendu sur place, nous explique-t-il.  »</p>
<p>« On forme notre personnel pour qu’il soit toujours prêt à rapporter à l’intérieur des barbelés tout le matériel qui se trouve à l’extérieur de ces derniers, à compter le matériel de fond en comble, à y apposer un code à barres, à l’emballer convenablement et à l’envoyer au Canada », nous disait l’adjudant-chef Serge Froment en février. Il remarquait qu’au besoin le personnel réparerait le matériel avant de le rapporter. « On pourrait simplement rapporter tout le matériel au Canada et tout réparer ici, mais je ne pense pas que ce serait aussi efficace. »</p>
<p>Quand il est prêt à partir, le matériel peut être envoyé directement de Kandahar au Canada par avion ou, plus lentement, par voie terrestre ou marine en passant par les plaques tournantes du transport des FC au Pakistan et à Spangdahlem, en Allemagne. « On va mener essentiellement ce qu’on pourrait appeler une aire de rassemblement intermédiaire à un autre endroit pour y faire la répartition de la charge de travail avant de le rapporter au Canada, nous explique McQuillan. On a l’intention de transporter une bonne partie de notre matériel en avion [comme les systèmes d’arme] et plus vite on peut atterrir et répartir les cargaisons, plus c’est rentable. »</p>
<p>La fermeture soudaine du Camp Mirage en Asie du Sud-Ouest, en novembre dernier, a occasionné un pépin. « On avait de très bonnes relations avec les Émirats arabes unis (ÉAU)[&#8230;], alors quand on déménage d’un endroit idéal sur le plan géographique, où l’on a de très bonnes relations, c’est sûr qu’il y a un certain impact, mais en même temps on a pu faire face », dit McQuillan.</p>
<p>Pendant presque 10 ans, le mystérieux Camp Mirage a abrité l’élément de soutien des FC en Afghanistan. Quand les FC ont reçu la consigne de mettre un terme à leurs activités aux ÉAU dans les 30 jours, elles ont fait le point sur tout le matériel, avec le concours de l’équipe de fermeture du COMSOCAN, l’ont transféré, s’en sont débarrassé ou l’ont emballé. « En un mois à peu près, on est partis de Mirage et on a repositionné nos activités à Chypre, puis à Spangdahlem », déclare McQuillan. La fermeture signifiait le déménagement de 244 personnes, l’emballage et l’envoi de 54 conteneurs maritimes et de près de 80 palettes de fret aérien, et le transport de 19 véhicules.</p>
<p>Dans l’ensemble, les responsabilités du COMSOCAN concernent le soutien de l’activation dans le théâtre, ainsi que du maintien en puissance de la mission et de son achèvement. Ses fonctions sont les services de soutien afférents au combat, dont les actions du génie militaire, les services de santé, la police militaire, la logistique et l’entretien du matériel terrestre, ainsi que le soutien du personnel, la gestion des ressources et des communications, et les systèmes d’information.</p>
<div class="caption_img "	style="width:515px"><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-957" title="Des véhicules logistiques. [PHOTO : LE CPL SHILO ADAMSON, CAMÉRA DE COMBAT DES FORCES CANADIENNES]" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2011/07/CONOSCOMInset2.jpg" alt="Des véhicules logistiques. [PHOTO : LE CPL SHILO ADAMSON, CAMÉRA DE COMBAT DES FORCES CANADIENNES]" width="515" height="700" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2011/07/CONOSCOMInset2.jpg 515w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2011/07/CONOSCOMInset2-220x300.jpg 220w" sizes="(max-width: 515px) 100vw, 515px" /></p>
<div class="caption"><span>Des véhicules logistiques. </span></div>
<div class="credit"><span>PHOTO : LE CPL SHILO ADAMSON, CAMÉRA DE COMBAT DES FORCES CANADIENNES</span></div>
</div>
<p>Avant la création, en 2006, du COMSOCAN, chaque arme des FC était responsable de son propre soutien opérationnel. Cela a souvent donné lieu à des inefficacités lors d’opérations conjointes. Aujourd’hui, le commandement emploie quelque 2 000 personnes, dont 700 civils. « [Cette division] est essentielle pour nos opérations; les civils procurent un certain degré de continuité à l’organisation, car ils sont extrêmement bien formés et compétents, et les soldats, en ce qui concerne la majorité de nos unités, doivent être prêts au déploiement dans des délais très brefs, non seulement parce qu’on appuie des opérations comme celles en Afghanistan, mais aussi parce qu’on répond aux opérations d’urgence [ailleurs] », ajoute Froment.</p>
<p>McQuillan dit que le COMSOCAN sert principalement au maintien en puissance. « C’est donc l’approvisionnement en matériel, dont les piliers sont les dépôts de matériel, et les systèmes d’infrastructure et de distribution au Canada, mais c’est sûr qu’on passe une grande partie de notre temps à gérer la circulation du matériel depuis le Canada jusqu’aux endroits où se déroulent nos opérations ».</p>
<p>Le commandement, dont le budget annuel s’élève à 91 millions de dollars, a plusieurs dépôts et 19 unités au Canada, dont le Groupe de soutien en matériel du Canada qui est responsable de la gestion du matériel au pays. Il a un dépôt à Montréal, un autre à Edmonton et quatre dépôts de munitions : un à Rocky Point, sur l’ile de Vancouver, un à Dundurn, en Saskatchewan, un à Angus, en Ontario, et un à Bedford, en Nouvelle-Écosse.</p>
<p>Le Régiment des transmissions interarmées des FC et le Groupe de soutien interarmées des FC qui fournissent les systèmes de communication et d’information et qui s’occupent du transport, de l’approvisionnement, des contrats et des services postaux, sont aussi sous l’égide du COMSOCAN. Quant au génie, McQuillan a une unité d’ingénieurs spécialisés à Moncton (N.-B.) dont les professionnels appuient souvent l’activation dans le théâtre et sont vraiment experts quand il s’agit de fournir une gestion de projet « sur le terrain ». Le Groupe des services de la Police militaire qui s’occupe du maintien de l’ordre et de la sécurité des opérations partout dans le monde est aussi de la compétence du commandement. La partie santé du COMSOCAN a eu un rôle essentiel dans la mission en Afghanistan, car le commandement est chargé de diriger l’endroit de détente des troupes, à Chypre. Les militaires canadiens sont tenus d’y passer un certain temps après leur mission. « On fait les exposés concernant le soutien psychologique et on leur permet de consacrer un certain temps aux loisirs, dit McQuillan. C’est une occasion pour nos gens de récupérer quand ils sortent d’un environnement de combat à haute intensité pour rentrer dans un environnement familial. »</p>
<p>Froment dit que le commandement a muri et qu’il est reconnu partout dans le monde comme étant une organisation efficace, tout en faisant remarquer qu’il apprend et s’améliore à chaque mission. « D’autres pays nous demandent souvent comment [&#8230;] on s’organise, peut-être pour copier notre organisation. » Au début de 2011, Froment a assisté à une conférence de l’OTAN où des représentants de trois pays lui ont dit qu’ils observaient la façon dont le Canada quittait l’Afghanistan et qu’ils espéraient en apprendre quelque chose.</p>
<p>Le colonel Martin Girard, chef d’état-major du COMSOCAN et premier conseiller du commandant, nous dit que l’organisation a été structurée pour réagir rapidement. Tout de suite après le tremblement de terre de 2010 en Haïti, le COMSOCAN et le COMFEC ont examiné les besoins canadiens et une équipe de reconnaissance des FC se trouvait sur place, avec son soutien médical, moins de 12 heures après le séisme. L’assistance de la marine canadienne aussi était cruciale et l’équipe a déployé des troupes en moins de deux semaines pour l’opération Hestia. Le COMSOCAN était particulièrement occupé, car il fournissait le personnel et l’équipement pour l’opération Podium aux Jeux olympiques d’hiver à Vancouver. Il a déployé 400 personnes pour cette opération. Elles ont commencé l’ouverture du théâtre en novembre et se sont chargées de la composante médicale de 120 personnes, qui servait de minihôpital. Elles s’occupaient du soutien logistique, du transport, des communications, de l’information, du génie, de l’infrastructure, de l’environnement et de la police militaire. « Il y a eu un tremblement de terre quelques semaines avant le début des Olympiques, alors c’était la frénésie pour nous, ici, dit Girard. On offrait notre soutien à l’occasion d’une nouvelle crise et, en même temps, on devait appuyer les Olympiques, alors on était vraiment occupés. »</p>
<p>« Heureusement que la planification de l’opération Podium était terminée et au stade du maintien en puissance quand il a fallu s’occuper de l’évènement en Haïti; on a alors pu se concentrer sur ce dernier, affirme Girard. L’opération Hestia était incroyable parce que c’était un tremblement de terre. J’ai expérimenté quatre ouragans en Haïti, mais eux, on les voit venir, alors que ce n’est pas le cas pour les tremblements de terre. On a travaillé dur, de longues journées pendant le premier mois pour planifier et apporter le matériel nécessaire au théâtre : les véhicules, les hôpitaux de campagne, les services de recherche et sauvetage et de recherche et sauvetage urbains, l’épuration de l’eau. C’était vraiment fou, mais en fin de compte ç’a été une histoire couronnée de succès en ce qui nous concerne. »</p>
<p>Pendant Hestia, le COMSOCAN a établi une base de rassemblement à Barahona, en République dominicaine, pour transporter les véhicules et autres fournitures jusqu’en Haïti. Le transport aérien tout seul aurait été trop cher; on a donc apporté les véhicules, le matériel et les conteneurs maritimes à Barahona dans deux transports maritimes stratégiques », déclare Girard.</p>
<p>Le COMSOCAN a commandé environ 174 vols militaires et nolisés dans l’opération Hestia où plus de 1,8 million de kilogrammes de cargaison militaire et 545 000 kilogrammes de cargaison en aide humanitaire ont été transportés par avion. En outre, plus de 4,2 millions de kilogrammes ont été transportés par bateau.</p>
<p>Girard dit que la principale différence entre la planification des opérations internationales et celle des opérations intérieures, c’est la fiabilité des ressources. Aux endroits comme l’Afghanistan et Haïti, le COMSOCAN doit être complètement autosuffisant, mais lors des opérations intérieures, les ressources sont déjà en place. La seule région intérieure qui ne fasse pas partie de cette catégorie est celle du Nord, où le COMSOCAN doit aller du 6 au 26 aout 2011, dans le cadre de l’opération Nanook. « On va appuyer le Com Canada pour cette opération. »</p>
<p>La vitesse du travail change, mais le commandement demeurera occupé pendant la fermeture de Kandahar et l’ouverture d’un théâtre dans un rôle de formation à Kaboul. De plus, le commandement doit travailler en Lybie. « On ne sait jamais ce qui va arriver, dit Girard, mais on doit être prêts. Tout le monde compte sur nous […] et on répond aux attentes. »</p>
<p>Girard aime son travail et les gens avec qui il travaille. « C’est sûr qu’on n’a pas assez de ressources, personne n’en a assez, mais en tant qu’équipe, on s’arrange. [&#8230;] on fait ce qui soutient vraiment nos soldats et c’est très satisfaisant. J’estime que c’est une organisation très jeune, remarquable. Il faut qu’on améliore nos processus internes et externes, mais il y a toujours place à l’amélioration. »</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://legionmagazine.com/fr/2011/07/logistique/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les curleurs du Québec sont victorieux à leur deuxième chez-eux</title>
		<link>https://legionmagazine.com/fr/2011/05/les-curleurs-du-quebec-sont-victorieux-a-leur-deuxieme-chez-eux/</link>
					<comments>https://legionmagazine.com/fr/2011/05/les-curleurs-du-quebec-sont-victorieux-a-leur-deuxieme-chez-eux/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sheena Bolton]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 May 2011 19:27:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://legionmagfren.wpengine.com/?p=805</guid>

					<description><![CDATA[En dépit de ne pas s’être exercée le matin afin de dormir quelques minutes de plus, l’équipe du Québec a joué dur et elle est restée invaincue tout au long des 55e Championnats nationaux de curling, lesquels ont eu lieu du 19 au 25 mars à Hudson, au Québec. La victoire n’a pas été facile [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>En dépit de ne pas s’être exercée le matin afin de dormir quelques minutes de plus, l’équipe du Québec a joué dur et elle est restée invaincue tout au long des 55e Championnats nationaux de curling, lesquels ont eu lieu du 19 au 25 mars à Hudson, au Québec.</p>
<p>La victoire n’a pas été facile pour cette équipe de la filiale Col. John Bourque de Sherbrooke formée par le premier Danny Comeau, le second Matt McCrea, le troisième Evan Mooney et le capitaine Jeff Cheal, car les huit équipes ont joué avec cœur pendant toute la semaine. </p>
<p>« Nous avions beaucoup d’aspirations en arrivant. Comme à n’importe quel tournoi, on veut réussir tout en s’amusant, dit Cheal. C’est une halle extra, avec beaucoup de compétition intéressante, et chaque partie était serrée. On a eu la main heureuse. »</p>
<p>La communauté d’Hudson a montré le meilleur des petites villes canadiennes au cours de la semaine. Il s’agit d’une agglomération s’étirant sur 15 km le long de la rivière Outaouais à 56 km à l’ouest de Montréal, qui a été fondée par des fer­miers canadiens français et des voyageurs au début du XVIIIe siècle. Au début du XIXe, la région en est devenue une de fermiers anglais à l’arrivée d’un grand nombre d’immigrants provenant de l’Angleterre, de l’Écosse, de l’Irlande et des États-Unis. </p>
<p>La filiale s’appelait Lake of Two Mountains quand elle fut fondée, en 1945, mais elle a opté pour le nom Hudson, en 1978, quand elle a emménagé dans les locaux qu’elle occupe actuellement. Elle a quelque chose de particulier, soit deux pistes de glace à curling dans son édifice. </p>
<p>Vu que sept divisions seulement avaient envoyé une équipe, la filiale hô­tesse a aussi inscrit sa propre équipe pour en avoir un nombre pair. Douze des 13 parties ont été jouées à la filiale, quatre équipes jouant dans chacune. L’exception était la 9e partie, qui a eu lieu au Club de golf Whitlock et à laquelle les huit équipes ont joué en même temps. </p>
<p>Le président du comité du transport, John Coutts, et ses bénévoles ont reçu les équipes à l’aéroport Pierre-Elliott-Trudeau avoisinant, à Dorval. Les équipes ont toutes exprimé leur reconnaissance aux chauffeurs qui ont beaucoup agrémenté leur séjour. L’équipe de Terre-Neuve-et-Labrador formée par Cyril Alexander, Barry Lamond, Ray Lackey et le capi­taine Dennis Byrne a offert une veste de l’équipe au chauffeur Norm St-Aubin et l’ont surnommé « entraineur » pendant la semaine en guise de remerciement. </p>
<p>Le dimanche matin, les premiers évènements officiels étaient le déjeuner, la couture des armoiries par les bénévoles, les exercices des équipes et la réunion des capitaines. Les cérémonies d’ouverture se sont passées sur la glace. Les équipes ont défilé derrière un cornemuseur et elles ont été reçues par le président Peter Mansell et le maire Mike Elliot. Le vice-président du Comité national des sports, Les Nash, a transmis les salutations de la Direction nationale.</p>
<p>« Bienvenue, je vous souhaite une bonne semaine, la glace a vraiment l’air vive, dit Elliot. Profitez d’Hudson. » La pierre de cérémonie a été lancée par le légendaire Bob Putnam et ses deux enfants, Jim et Lynda Putnam, ont balayé devant elle. Bob est un membre fondateur de la filiale locale et les membres de la famille jouent tous trois au curling au niveau national. Lynda était membre de l’équipe du Québec, entièrement féminine, en 1996. </p>
<p>Bob s’est senti honoré de pouvoir lan­cer la première pierre. « Nous sommes très fiers d’en faire partie. » Il dit que cet évènement est un bon exemple de ce que sont la Légion, les petites villes canadiennes et la camaraderie. </p>
<p>Lynda a ajouté : « Nous avons grandi en jouant au curling. C’est traditionnel dans notre famille, et nous sommes très excités que la compétition soit dans notre ville cette année. » C’était encore plus marquant pour la famille Putnam, car le petit-neveu de Bob, Mooney, jouait pour l’équipe du Québec.</p>
<p>Le seul pépin de la semaine a été le fait que l’équipe de la Saskatchewan formée par Randy Graham, Garry Wagner, Mel Mylrea et le capitaine Al Coutts, qui s’est placée deuxième, est arrivée sans ses ba­lais. La filiale lui en a prêté jusqu’à ce que les leurs arrivent, juste à temps pour leur première partie.</p>
<p>Les compétitions ont commencé le dimanche après-midi. Le Québec et la Colombie-Britannique–Yukon ont démarré par une partie serrée qui a duré longtemps, et pendant laquelle l’arbitre a demandé aux deux équipes d’activer le jeu; elle s’est terminée par une victoire de 7-5 pour le Québec. L’Île-du-Prince-Édouard a commencé puissamment contre l’équipe hôtesse d’Hudson, dérobant cinq points à la cinquième manche et remportant la partie à 8-2 au bout de sept manches.</p>
<p>Rien n’était encore certain à la fin de la 6e partie. Le Québec, le Manitoba–Nord-Ouest de l’Ontario et l’Î.-P.-É. étaient ex æquo en première place à trois victoires et aucune défaite. Un des matchs décisifs s’est joué à la 9e partie, au club Whitlock. Le Manitoba et la Saskatchewan y ont joué une partie serrée. Les Saskatchewanais ont réussi à obtenir un point aux quatrième, cinquième et sixième manches, et deux à la huitième, mais les Manitobains les ont rattrapés en inscrivant deux points à la neuvième, ce qui amenait le score à 7-6 pour la Saskatchewan. Il s’agissait de la première défaite du tournoi pour l’équipe formée par Bob Curry, Doug Fisher, Rob Fisher et le capitaine Jim Todoruk de la fi­liale manitobaine Dauphin.</p>
<p>L’Î.-P.-É. et le Québec semblaient en difficulté en ce qui concernait l’ajustement à la nouvelle glace, et ils n’ont pu inscrire de point aux deux premiers bouts. Le Québec a joué puissamment aux troisième et cinquième manches. L’équipe de l’Î.-P.-É. formée par Earle Prount, Doug Simmons, Ted Malfadyen et le capitaine Mel Bernard de la filiale George Pearkes VC de Summerside a remporté les sixième et septième manches. Ce qui est arrivé à la huitième est le meilleur souvenir qu’a McCrea, quand un joli coup de Cheal a donné une avance de deux points au Québec. « Ils nous avaient rattrapés et en avaient deux de placées. Jeff a rasé la garde et frappé leurs pierres fortement, alors on a marqué deux points », dit McCrea, membre de l’équipe depuis quatre ans. L’Î.-P.-É. est revenue en force et égalisé la partie, ce qui a mené à un 11e bout. Le tout s’est joué au dernier lancer de Cheal, lequel a été réussi et terminé le match à 7-6 pour le Québec.</p>
<p>Le mercredi après-midi, le Québec a bouclé sa première place en battant la Saskatchewan 8-3 en neuf jeux. </p>
<p>La bataille pour la deuxième place se préparait à la fin de la journée. Comme concurrents, il y avait la Saskatchewan, le Manitoba et l’Î.-P.-É., tous à quatre victoires et deux défaites. À la fin du 11e match, la Colombie-Britannique se trouvait aussi à quatre victoires et deux défaites. Toutefois, sa défaite de 5-6 contre la Nouvelle-Écosse–Nunavut ce soir-là l’a exclue du tournoi. Si le Manitoba réussissait à battre le Québec le lendemain matin, il y aurait une belle entre lui et le gagnant de la partie Î.-P.-É. Saskatchewan. </p>
<p>En fin de compte, le Manitoba et le Québec ont eu un match au score élevé où le Manitoba a subtilisé trois points à la deuxième manche, mais le Québec l’a rattrapé en en subtilisant quatre à la troisième et trois autres à la cinquième, et signé ainsi sa victoire. C’était un résultat de 8-5 après sept bouts. Il ne restait plus que la bataille entre l’Î.-P.-É. et la Saskatchewan pour la deuxième place. Le score était ex æquo à deux après le cinquième bout. La Saskatchewan a pris de l’avance aux sixième et septième bouts. L’Î.-P.-É. l’a rattrapée au huitième, mais n’a pas pu vaincre. La Saskatchewan a gagné 7-4.</p>
<p>« Je pense qu’on était un peu mécontents après le premier bout, mais on s’est repris », dit Graham à propos du match. </p>
<p>L’équipe de la Saskatchewan, qui comptait le plus grand nombre de partisans à Hudson, était assez contente de la semaine. « Nous avons eu de bons lan­cers, la nourriture était excellente et tout s’est bien passé », dit Coutts. L’équipe, qui consiste en deux joueurs chevronnés et deux débutants, s’est mesurée au cours des années à nombre des mêmes personnes et c’est toujours plaisant de les revoir. Mylrea ajoute : « On s’est fait beaucoup de bons amis ».</p>
<p>Quant à l’équipe du Québec, Hudson semble être son porte-bonheur. « J’adore venir à Hudson, j’ai de la parenté ici, Jeff a de la parenté ici, et ils sont tous venus regarder plusieurs de nos parties, dit Mooney. Le père de Matt aussi est venu, ce qui lui a vraiment fait plaisir. Nous avons remporté trois championnats provinciaux ici. C’est notre deuxième national ici, et on l’a gagné les deux fois. Alors on aime vraiment la place. »</p>
<p>L’équipe ne se souvenait pas exactement quelle fut leur partie la plus difficile. « L’équipe hôtesse nous a donné du fil à retordre, dit Cheal. Ce n’est pas facile de choisir la plus difficile parce qu’elles sont toutes assez serrées. Quand on a joué contre la Nouvelle-Écosse et Terre-Neuve, on a perdu. » McCrea ajoute que leurs cinq premières parties se sont jouées sur la dernière pierre.</p>
<p>En plus du curling, la filiale a occupé les joueurs grâce à un tour à la Sucrerie de la Montagne où ils ont joui de gâte­ries en sucre d’érable, de nourriture et d’amusements. C’était la première visite à une cabane à sucre pour bon nombre de curleurs. Les équipes de l’Î.-P.-É. et de la Saskatchewan surtout étaient excitées.</p>
<p>Après que l’ultime pierre ait glissé sur la glace, le jeudi matin, la filiale s’est transformée en salle de banquets pour les évènements de la soirée. Chaque équipe a alors parlé de sa ville. </p>
<p>Nash a remercié la présidente du Comité des préparatifs locaux, Barb Robinson, et ses bénévoles. On a aussi remercié la Banque nationale de son sponsorat du tournoi qui s’élevait à 5 000 $. Il dit, pour résumer la semaine : « La camaraderie, l’amitié et l’hospitalité à cet évènement sont le dessus du panier. » Il a encouragé chaque membre rentrant chez lui à renforcer sa filiale et les partisans du curling : « Il n’y a pas de meilleure façon de rencontrer des gens. »	</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://legionmagazine.com/fr/2011/05/les-curleurs-du-quebec-sont-victorieux-a-leur-deuxieme-chez-eux/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Dix ans après, la Conférence discute du 11 septembre</title>
		<link>https://legionmagazine.com/fr/2011/05/dix-ans-apres-la-conference-discute-du-11-septembre/</link>
					<comments>https://legionmagazine.com/fr/2011/05/dix-ans-apres-la-conference-discute-du-11-septembre/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sheena Bolton]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 May 2011 19:23:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://legionmagfren.wpengine.com/?p=800</guid>

					<description><![CDATA[Les 24 et 25 février, plus de 500 personnes ont rempli le Château Laurier, au centre-ville d’Ottawa, à l’occasion du symposium de la Conférence des associations de la défense (CAD). Comme d’habitude, les conférenciers à l’évènement de deux jours étaient éminents, tels que le ministre de la Défense nationale, Peter MacKay, et le Dr John [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les 24 et 25 février, plus de 500 personnes ont rempli le Château Laurier, au centre-ville d’Ottawa, à l’occasion du symposium de la Conférence des associations de la défense (CAD).  Comme d’habitude, les conférenciers à l’évènement de deux jours étaient éminents, tels que le ministre de la Défense nationale, Peter MacKay, et le Dr John Hamre du Center for Strategic and International Studies des États-Unis. </p>
<p>La CAD est un groupe qui englobe nombre d’associations de militaires, dont la Légion royale canadienne est la plus grande. Cette année, il y avait deux thèmes à la réunion : les questions liées à la sécurité Canada–États-Unis 10 ans après le 11 septembre et les Forces canadiennes après la mission de combat en Afghanistan.</p>
<p>À l’ouverture de la conférence, Hamre a prononcé un discours sur la gestion de notre défense commune à une époque d’austérité budgétaire, en insistant particulièrement sur le fait que le Canada et les États-Unis devraient unir leurs efforts davantage, mais que, pour ce faire, les États-Unis devraient penser leurs politiques différemment. </p>
<p>« Les États-Unis changent énormément actuellement à cause de la récession, et ce fut un avertissement sans frais pour presque tout le monde », dit-il.</p>
<p>D’après lui, la méprise principale des deux pays concerne la sécurité inté­rieure. Il aimerait beaucoup que, lors de la prochaine attaque, on ne se fasse pas plus de mal à nous-mêmes que nous en feront les terroristes. Ces temps-ci, dit-il, plutôt que d’unir nos efforts pour régler un problème, chacun s’efforce de trouver des faiblesses chez l’autre. Les États-Unis devraient aussi modifier leur façon de penser, car ils sont dans un cadre stratégique des années 1950 et 1960; ils doivent coopérer avec les autres pays plutôt que de faire cavaliers seuls. </p>
<p>Trois groupes de discussion ont suivi le discours-programme. Le premier, comprenant l’ancien ambassadeur du Canada aux États-Unis, Michael Wilson, l’ancien ambassadeur des États-Unis au Canada, James Blanchard, et le lieute­nant-général Frank Grass, sous-commandant de l’U.S. Northern Command (NorthCom), s’est penché sur les relations Canada–États-Unis depuis le 11 septembre 2001. Tous s’entendaient pour dire que le Canada et les États-Unis devraient poursuivre leur étroite colla­boration. Le citoyen canadien moyen ne sait pas à quel point les deux pays unissent leurs efforts, mais il faut encore plus de communication, surtout relativement à NORAD (Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord) et à NorthCom dont le personnel provient des deux pays. Nous de­vrions aussi nous entraider en ce qui concerne la patrouille de la frontière, mais sans voir la frontière comme un mur entre les deux pays. Les autres groupes ont discuté de problèmes de sécurité actuels, surtout ceux de la région de l’Asie-Pacifique et de celle de l’Arctique, ainsi que ceux de l’après-Afghanistan. </p>
<p>Vendredi matin, le premier orateur, le ministre MacKay, mentionna brièvement la crise en Libye. « Dans le cadre de leur combat pour la démocratie, ils (les Libyens) ont enduré un chaos inoubliable, de la violence et un régime qui attaque outrageusement ses propres citoyens, affirma-t-il. L’abus du pouvoir gouvernemental épouvantable et persistant doit s’arrêter et, au Canada, nous sommes prêts à combattre en compagnie d’autres pays pacifiques pour appuyer les aspirations légitimes du peuple libyen. »</p>
<p>Il déclara que les FC ont été occupées en 2010, ayant entrepris des opérations internationales en Afghanistan et en Haïti, ainsi que des opérations intérieures telles que les Olympiques de Vancouver, le Sommet du G-8 et celui du G-20, et les secours humanitaires après l’ouragan Igor. En juin seulement, 12 000 membres des Forces ont été déployés. </p>
<p>« On peut dire que nous assistons à des changements pour le moins historiques au Moyen-Orient : les dictateurs tombent comme des dominos, bien que l’on ne puisse prédire les rebondissements à venir », dit MacKay. Ces rebon­dissements pourraient servir à définir les problèmes éventuels relatifs à la sécurité et les FC doivent s’assurer d’être toujours efficaces et fiables. Elles font cela grâce à l’engagement du gouvernement, à l’ouverture de centres de soutien et à l’acquisition de nouveau matériel. </p>
<p>« Laissez-moi vous dire franchement, dit-il. Le monde a besoin de ce que peut offrir notre pays. Les Forces ont besoin d’une combinaison de capacités mo­dernes pour demeurer un partenaire prêt, crédible et efficace. » Le Canada doit aussi maintenir ses alliances internationales fondamentales, y compris ses relations étroites avec les États-Unis. </p>
<p>« Au cours des 200 dernières années, nos deux pays ont développé les relations les plus serrées, les plus chaleureuses et les plus réussies du monde. Nous avons bien changé depuis que nous avons marché sur Washington en 1812, déclara MacKay. Ces relations ont indubitablement sécurisé notre pays. »</p>
<p>Il a prévenu l’auditoire que c’est par la voie maritime que le Canada est le plus vulnérable. « Nous avons la côte inoccupée la plus longue du monde; méfions-nous de l’eau. »</p>
<p>Après MacKay, le vice-amiral Bruce Donaldson, vice-chef d’état-major de la défense, qui remplaçait le chef d’état-major de la défense Walter Natynczyk dont l’absence avait été occasionnée par un problème de famille urgent, prit la parole. Il parla de l’après-Afghanistan : le personnel des Forces se concentrerait sur la ville de Kaboul.</p>
<p>« Il n’y aura plus d’unités des Forces canadiennes au Kandahar après 2011, dit-il. Cependant, un petit nombre de militaires canadiens pourraient être affectés dans d’autres régions de l’Afghanistan, où les risques auront été évalués comme n’étant pas supérieurs à ceux à Kaboul. »</p>
<p>Le général Mieczyslaw Bieniek, commandant adjoint du Commandement suprême des Forces alliées – Transformation de l’OTAN, a discouru sur l’importance de réorganiser l’OTAN et de préserver sa puissance. </p>
<p>Le général Keith Alexander, commandant de l’U.S. Cyber Command et directeur de la National Security Agency, l’un des conférenciers les plus intéressants, a expliqué que le Canada et les États-Unis sont en danger relativement à la cybermenace et qu’ils sont relativement découverts.  </p>
<p>« Le montant de renseignements transmis dans le réseau cette année va dépasser tous les renseignements qui ont existé au cours des 5 000 dernières années, affirma Alexander. Imaginez la Bibliothèque du Congrès. Quand on pense à la quantité d’informations qu’il y a dans la Bibliothèque du Congrès, ça fait 15 ou 20 téraoctets (milliers de gigaoctets) d’informations, et la quantité de ces deux siècles d’informations est transmise dans le réseau d’aujourd’hui en cinq minutes. »</p>
<p>La quantité d’informations imprimées dans le New York Times en une semaine dépasse ce qu’on voyait pendant toute une vie dans les années 1800; 107 billions de courriels ont été envoyés à tra­vers le réseau l’année dernière, dont 89 p. 100 étaient des pourriels. Facebook a plus de 600 millions d’utilisateurs, ce qui en fait le 3e pays du monde en ordre d’importance démographique.</p>
<p>« Cela donne des occasions monumentales. Toutefois, les risques sont importants aussi, dit-il.  Pour ce qui est des risques, réfléchissez à ce qui est déjà arrivé. Par exemple, il y a 250 000 pourriels toutes les heures dans les réseaux militaires des États-Unis. »</p>
<p>Il y a actuellement 4 000 sites Web de terroristes qui contrôlent d’autres sites. Aux États-Unis, 75 p. 100 des habitants ont déjà eu un cyberproblème comme un virus ou un vol de propriété intellectuelle. L’année dernière, d’après McAfee, le fournisseur de progiciels antivirus, le cout des cybercrimes a dépassé le billion de dollars. Il se dit soucieux en ce qui concerne la capacité de notre pays de récupérer, de se régénérer et de retourner au réseau après une atteinte à la sécurité. « Dans un avenir pas très lointain – selon certaines estimations, dans les trois ans – il y aura des attaques destructives contre notre réseau et (ni vous ni nous) ne sommes prêts à nous défendre contre ces attaques », dit Alexander. En 2008, un cyberpro­blème s’est transformé en une atteinte à la sécurité nationale quand un logiciel espion pernicieux a été transmis accidentellement, dans une clé USB, d’un réseau non classifié à un réseau classifié. Le problème a été réglé rapidement, dit-il, mais cela montre que les défen­ses sont nécessaires. </p>
<p>Il faut éduquer les dirigeants gouvernementaux et les militaires, et il faut trouver des solutions et les mettre en œuvre. Il insiste sur l’importance de cela en donnant des exemples de simples erreurs opérationnelles qui ont entrainé des effets désastreux, y compris la panne de courant du 14 aout 2003, où 45 millions de logements aux États-Unis et 10 millions au Canada ont manqué d’électricité à cause d’un pépin informatique.</p>
<p>« Voyez ce qui arrive rien qu’à cause des erreurs que nous faisons. Imaginez donc ce qui pourrait arriver lors d’une attaque », dit Alexander.  Les conséquences pourraient être désastreuses et les deux pays doivent unir leurs efforts. Ce sera difficile parce que ce qu’il y a à défendre ne peut pas se voir, mais c’est nécessaire. « On ne peut pas attendre qu’une crise arrive; il faut régler ce problème. »</p>
<p>Les délégués ont entendu d’autres nouvelles sur les Forces canadiennes, y compris les commentaires du lieute­nant-général Peter Devlin, chef d’état-major de l’Armée de terre, qui a rapporté que l’armée est dans un stade de « rechargement » après l’Afghanistan et qu’elle sera prête pour les conflits à venir. Le lieutenant-général André Deschamps, chef d’état-major de la Force aérienne et le vice-amiral Dean McFadden, chef d’état-major de la Force maritime, ont aussi fait le point. </p>
<p>La journée s’est terminée par une discussion de groupe sur les défis que devront relever les Forces et le ministère de la Défense nationale. L’information principale a été donnée par le lieutenant-général Andrew Leslie, chef de la Transformation, qui dit qu’il existe neuf plans sur la structure à venir des Forces et que, d’après lui, s’il le fallait, avant de réduire le matériel, les forces et la réserve, on devrait se pencher sur le personnel de l’administration centrale.	</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://legionmagazine.com/fr/2011/05/dix-ans-apres-la-conference-discute-du-11-septembre/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Une nouvelle médaille  pour les opérations à l’étranger</title>
		<link>https://legionmagazine.com/fr/2010/11/une-nouvelle-medaille-pour-les-operations-a-l-etranger/</link>
					<comments>https://legionmagazine.com/fr/2010/11/une-nouvelle-medaille-pour-les-operations-a-l-etranger/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sheena Bolton]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Nov 2010 14:08:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://legionmagfren.wpengine.com/?p=638</guid>

					<description><![CDATA[La gouverneure générale Michaëlle Jean a annoncé le 8 septembre que la reine a approuvé une nouvelle médaille servant à combler une lacune dans la reconnaissance du service à l’étranger. La Médaille de service opérationnel (MSO), créée le 5 juillet 2010, sera décernée avec divers rubans, selon le théâtre d’opération ou le type de service, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La gouverneure générale Michaëlle Jean a annoncé le 8 septembre que la reine a approuvé une nouvelle médaille servant à combler une lacune dans la reconnaissance du service à l’étranger.</p>
<p>La Médaille de service opérationnel (MSO), créée le 5 juillet 2010, sera décernée avec divers rubans, selon le théâtre d’opération ou le type de service, dont ceux d’Asie du Sud-Ouest, de la Sierra Leone, d’Haïti et du Soudan, ainsi qu’avec les rubans Humanitas et Expédition.</p>
<p>« Toutes sortes de gens auront droit à cette nouvelle médaille », a déclaré André Lévesque, directeur des distinctions honorifiques et de la reconnaissance au ministère de la Défense nationale (MDN). « Ce sont surtout des membres des Forces canadiennes qui les obtiendront, mais des policiers et des civils y auront aussi droit. »</p>
<p>Le MDN estime qu’il y aura 3 200 récipiendaires en tout, dont environ 50 poli-ciers, a dit Lévesque.</p>
<p>Étant donné qu’il y a six sortes de ruban, il y a six dates de commencement d’admissibilité. L’admissibilité au théâtre d’Asie du Sud-Ouest débute le 7 octobre 2001, à celui de la Sierra Leone, le 31 juillet 2002, à celui d’Haïti, le 6 mars 2004, et à celui du Soudan, le 15 septembre 2004.</p>
<p>Le ruban Humanitas, c’est-à-dire humanitaire, est un nouveau concept.</p>
<p>« La Médaille du service spécial avait une barre, mais elle ne pouvait servir qu’aux militaires alors que le Canada déploie des efforts humanitaires à l’aide des forces policières et d’autres organismes », a affirmé Lévesque.</p>
<p>L’Humanitas commence le 1er aout 2009. Les militaires et les policiers qui ont pris part à l’opération Hestia en Haïti ont donc droit à ce ruban.</p>
<p>L’admissibilité au ruban Expédition commence le 7 octobre 2001. Pour l’instant, il n’y a qu’une seule mission qui y donne droit, l’opération Proteus, à laquelle 18 militaires canadiens ont travaillé avec les Américains pour coordonner les questions de sécurité entre Israël et l’Autorité palestinienne, à partir du 3 mai 2005.</p>
<p>« Nos soldats et nos policières et po­liciers méritent notre reconnaissance et notre gratitude », a déclaré la gouverneure générale.</p>
<p>La MSO, ronde, de couleur argent et d’un diamètre de 36 millimètres, est suspendue à une barrette droite. Une effigie de la reine Elizabeth II portant un diadème canadien de feuilles d’érable et de flocons de neige, entourée des inscriptions « Elizabeth II Dei Gratia Regina » et « CANADA », se trouve sur l’avers.</p>
<p>Sur le revers se trouve la couronne royale, encadrée de trois feuilles d’érable reliées par une tige de chaque côté et au centre de laquelle il y a un globe terrestre au-dessus de branches de laurier et de feuilles de chêne qui se croisent.</p>
<p>Les rubans ont 32 millimètres de largeur, la bande centrale représentant le théâtre ou la mission. Celle de l’Asie du Sud-Ouest est de la couleur du sable, celle de la Sierra Leone, vert clair, celle d’Haïti, bleu roi, celle du Soudan, vert foncé, celle d’Humanitas, blanche, et celle d’Expédition, gris clair. La couleur du milieu est bordée des deux côtés par des rayures rouges et blanches.<br />
La médaille sera portée après la Médaille du service général et avant la Médaille du service spécial, selon l’ordre de préséance du Régime canadien de distinctions honorifiques.</p>
<p>« La carte du monde indique la mondialité; il pourrait donc s’agir de n’importe quel endroit au monde », a dit Lévesque. « Ce qui est intéressant à propos du ruban Expédition, c’est qu’il nous permet de reconnaitre les hommes et les femmes qui servent dans ces opérations sans qu’il soit nécessaire de créer une toute nouvelle médaille à chaque fois. »</p>
<p>Cette médaille peut aussi être accompagnée d’une barrette de rotation pour un service totalisant 210 jours.</p>
<p>La porte-parole de Rideau Hall, Marie-Pierre Bélanger, a expliqué qu’une fois la médaille achevée, le gouverneur général procèdera à une cérémonie de présentation inaugurale. « La date n’a pas encore été fixée, mais elle aura lieu pendant le mandat du prochain gouverneur général, et après la cérémonie inaugurale, elle sera remise selon la chaine de commandement habituelle », a-t-elle dit.</p>
<p>Les membres des Forces canadiennes et des forces de police ont déjà commencé à faire des demandes.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://legionmagazine.com/fr/2010/11/une-nouvelle-medaille-pour-les-operations-a-l-etranger/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
