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	<title>Sharon Adams &#8211; La revue Légion</title>
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	<lastBuildDate>Fri, 04 Nov 2022 17:34:07 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Déclin de l’opinion favorable sur les FAC, selon le dernier sondage biennal</title>
		<link>https://legionmagazine.com/fr/2022/11/declin-de-lopinion-favorable-sur-les-fac-selon-le-dernier-sondage-biennal/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sharon Adams]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Nov 2022 17:33:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles principaux]]></category>
		<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>
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					<description><![CDATA[Un rapport commandé par le ministère de la Défense nationale indique que la confiance du public à l’égard de l’armée a décliné au cours des cinq dernières années, période où les Forces armées canadiennes ont essayé d’augmenter leur pourcentage de femmes, de minorités et d’autochtones et de pallier un manque de personnel. Selon le sondage [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><b>Un rapport </b>commandé par le ministère de la Défense nationale indique que la confiance du public à l’égard de l’armée a décliné au cours des cinq dernières années, période où les Forces armées canadiennes ont essayé d’augmenter leur pourcentage de femmes, de minorités et d’autochtones et de pallier un manque de personnel.</p>
<p class="p2">Selon le sondage de la société Earnscliffe Strategy Group, 65 % des Canadiens ont une bonne opinion des FAC, mais c’est une baisse par rapport aux 82 % d’il y a deux ans. Dix ans après la guerre en Afghanistan, les Canadiens, surtout les jeunes adultes, savent moins ce que fait l’institution militaire.</p>
<p class="p2"><span class="s1">Le ministère s’intéresse à l’opinion publique sur les FAC depuis 2017. </span></p>
<p class="p2">L’étude biennale des écarts indique aux cadres des Forces armées canadiennes « ce qui a marché ou pas, ainsi que les éléments qu’il conviendrait de prendre en compte lors de la planification », explique la déclaration que nous a adressée le ministère.</p>
<p class="p2">Les rapports de 2018, 2020 et 2022 s’appuient sur des sondages menés par téléphone ou en ligne auprès de 1 500 Canadiens, ainsi que sur de nombreux groupes de discussion organisés partout au pays.</p>
<p class="p2">Les opinions de 1 501 adultes canadiens ont été recueillies dans le cadre de la plus récente étude. Dix groupes de discussion<br />
organisés à Toronto, Montréal, Winnipeg, Vancouver et Moncton (N.-B.) sont venus compléter les données.</p>
<p class="p2">« Les impressions des Canadiens sur les FAC sont dans l’ensemble soit bonnes, soit neutres », explique le rapport. On peut compter sur les FAC en cas d’urgence, disaient les personnes interrogées, qui reconnaissaient la contribution des FAC pendant la pandémie et leurs interventions lors de catastrophes. Cependant, les personnes interrogées ont aussi exposé leur déception des mesures prises face à l’inconduite sexuelle, au racisme systémique et dans le cadre du soutien en matière de santé mentale pour les militaires et anciens combattants.</p>
<p class="p2">Il y a deux ans, 70 % des personnes interrogées estimaient que l’armée était un bon choix de carrière pour les femmes, et la moitié pensait qu’elles étaient respectées au travail. Ces chiffres ont baissé cette année et sont passés à respectivement 56 % et un tiers.</p>
<blockquote>
<p class="p1"><span class="s1">Le manque d’inclusion est </span><b>un obstacle au recrutement et au recyclage du personnel</b></p>
</blockquote>
<p class="p1"><b>Le scandale </b>concernant l’incon-duite sexuelle s’est répercuté sur la fierté que les citoyens ressentent envers l’institution militaire et sur la confiance qu’ils éprouvent face à sa capacité à redresser la situation, note le rapport.</p>
<p class="p2">Seulement 21 % des participants ont estimé que les FAC traite-raient les allégations de manière adéquate, et 38 % n’étaient pas de cet avis. Un quart seulement des participants s’est dit convaincu que la culture militaire pouvait changer favorablement.</p>
<p class="p2">« Les personnes interrogées ont suggéré que la transparence, la promotion d’un plus grand nombre de femmes à des postes de direction pour que les victimes d’inconduite sexuelle puissent mieux signaler ces comportements, ainsi que des efforts en matière d’éducation et de prévention, leur redonneraient confiance en la capacité des FAC à changer », conclut le rapport.</p>
<p class="p2">Selon la déclaration, de telles observations fournissent « des renseignements instructifs […] pour la continuation des efforts des FAC en matière de recrutement et d’élaboration de politiques, programmes et initiatives à cet égard ». Un milieu de travail inclusif est une priorité absolue. « Nous prenons des mesures réfléchies et coordonnées à tous les niveaux de l’organisation pour éliminer le racisme, la discrimination, les préjugés, les stéréotypes nuisibles et les barrières systémiques. »</p>
<p class="p2">Des progrès ont été faits dans tous ces domaines, nous confiait il y a quelques mois Wayne Eyre, général et chef d’état-major de la défense. Changement notable, la direction est désormais évaluée sur sa capacité à favoriser l’inclusion.</p>
<p class="p2">Le manque d’inclusion est un obstacle au recrutement et au recyclage du personnel, avait expliqué Jennie Carignan, lieutenante-générale, lors du même entretien. En tant que chef de la conduite professionnelle et de la culture, il lui incombe de changer les<br />
politiques et programmes pour remédier aux problèmes systé-miques comme la discrimination, le racisme et le sexisme.</p>
<p class="p2">Les données sur les attitudes des Canadiens envers l’institution militaire sont importantes, car les FAC sont confrontées à des pénuries de personnel depuis des dizaines d’années. Il manque environ 10 000 personnes aux FAC pour atteindre l’effectif complet de 100 000, et il en manque 2 000 pour son minimum de 68 000 membres de la force régulière et 5 000 pour son minimum de 29 000 réservistes à temps partiel.</p>
<p class="p2">En outre, les FAC veulent que les femmes représentent 25 % de son personnel d’ici 2026. Actuellement, elles ne sont que 16 %, et les FAC accusent aussi un retard dans le recrutement de Canadiens racialisés et de membres des populations autochtones.</p>
<p class="p2">Voici les mots de Gregory Lick, ombudsman des Forces armées canadiennes, en mai dernier : « Avec un déficit d’environ 10 000 à 12 000 militaires dans la Force régulière et la Réserve, et des milliers de postes civils à combler, une crise se profile peu à peu.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>ACC propose un meilleur soutien à la santé mentale</title>
		<link>https://legionmagazine.com/fr/2022/06/acc-propose-un-meilleur-soutien-a-la-sante-mentale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sharon Adams]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Jun 2022 13:41:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles principaux]]></category>
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					<description><![CDATA[Une couverture maximale de deux ans de services de santé mentale est dorénavant proposée aux anciens combattants qui présentent ou ont présenté une demande de prestations à Anciens combattants Canada.  « Une prise en charge précoce et un accès plus rapide aux services de santé mentale permettront d’améliorer la santé des anciens combattants », a écrit [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="caption_img">
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            <span></span>
            
        <div class="credit">
            <span>iStock</span>
        </div>

        </div>
        
    </div>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Une couverture</b> maximale </span>de deux ans de services de santé mentale est dorénavant proposée aux anciens combattants qui présentent ou ont présenté une demande de prestations à Anciens combattants Canada.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p class="p2">« Une prise en charge précoce et un accès plus rapide aux services de santé mentale permettront d’améliorer la santé des anciens combattants », a écrit dans un courriel Josh Bueckert, porte-parole d’ACC.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p class="p2">Avant le 1<sup>er</sup> avril 2022, les anciens combattants devaient prouver que leur affection ou leur incapacité était liée à leur service pour obtenir l’approbation de prestations d’invalidité ouvrant droit à un soutien financier pour des soins de santé mentale.</p>
<p class="p2">Mais, en mars 2022, 34 000 demandes de prestations pour invalidité attendaient encore d’être traitées, entrainant ainsi un délai de deux ans dans l’accès aux soins.</p>
<blockquote>
<p class="p1">« Il n’y aura pas de longs formulaires, donc <span class="s1"><b>le processus devrait être rapide</b></span> et les demandes traitées en temps opportun. »</p>
</blockquote>
<div class="caption_img">
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            <span></span>
            
        <div class="credit">
            <span>Source : Secteur de la dirigeante principale des finances et services ministériels</span>
        </div>

        </div>
        
    </div>
<p class="p2">Le budget fédéral de 2021 a alloué 140 millions de dollars sur cinq ans à ACC, somme qui s’ajoute aux six millions de dollars de financement continu pour aider pendant le traitement de la demande les anciens combattants présentant un trouble de stress posttraumatique, un trouble dépressif ou un trouble anxieux.</p>
<p class="p2">« Nous sommes heureux que les anciens combattants ne soient plus obligés d’attendre des mois pour bénéficier de soins en santé mentale », s’est félicitée Mme Carolyn Hughes, sous-directrice des services aux anciens combattants à la Légion royale canadienne.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p class="p2">« Il n’y aura pas de longs formulaires, donc le processus devrait être rapide et les demandes traitées en temps opportun. On espère voir une amélioration de la santé et de la qualité de la vie des anciens combattants et de leur famille. »</p>
<p class="p2">Selon ACC, même si la demande de prestations est rejetée, les anciens combattants continueront de bénéficier des prestations de santé mentale pendant les deux ans.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les FAC féminisent les rangs français</title>
		<link>https://legionmagazine.com/fr/2022/06/les-fac-feminisent-les-rangs-francais/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sharon Adams]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Jun 2022 13:38:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles principaux]]></category>
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					<description><![CDATA[Les membres des Forces armées canadiennes peuvent dorénavant choisir de se faire appeler par la version féminine de leur rang qui représente le mieux leur identité de genre.     « La modernisation des rangs militaires permet de s’assurer que les membres des Forces armées canadiennes ont le choix de se faire appeler d’une manière [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="caption_img">
        <img decoding="async" class="size-full wp-image-6207" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/04/Female_soldier_tries_to_reach_out_to_Afghan_women_during_Eid.jpg" alt="" width="800" height="499" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/04/Female_soldier_tries_to_reach_out_to_Afghan_women_during_Eid.jpg 800w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/04/Female_soldier_tries_to_reach_out_to_Afghan_women_during_Eid-300x187.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/04/Female_soldier_tries_to_reach_out_to_Afghan_women_during_Eid-768x479.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" />
        <div class="caption">
            <span>Sgt Tanya Casey, <span class="Y2IQFc" lang="fr">un bénévole du Camp Nathan Smith, accueille une femme afghane lors de la célébration de l&#8217;Aïd al-Adha organisée par l&#8217;Équipe de reconstruction provinciale de Kandahar où des sacs de farine, des tapis de prière et du thé ont été donnés. L&#8217;Aïd al-Adha est une fête musulmane célébrée par les musulmans du monde entier.</span></span>
            
        <div class="credit">
            <span>Master Corporal Angela Abbey, Canadian Forces Combat Camera</span>
        </div>

        </div>
        
    </div>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Les membres</b> des Forces armées canadiennes peuvent dorénavant choisir de se faire appeler par la version féminine de leur rang qui représente le mieux leur identité de genre. <span class="Apple-converted-space">   </span></span></p>
<p class="p2"><span class="s1">« La modernisation des rangs </span>militaires permet de s’assurer que les membres des Forces armées canadiennes ont le choix de se faire appeler d’une manière qui correspond à leur identité », a déclaré la majore-<span class="s1">générale Lise Bourgon, cheffe du personnel militaire par intérim.<span class="Apple-converted-space"> </span></span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Tous les membres des FAC, notamment ceux qui s’identifient comme non-binaires, peuvent choisir de féminiser leur rang et leur spécialité en français : <i>la majore</i>, <i>la générale</i>, <i>l’aviatrice</i>,<i> la matelot</i>.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Il s’agit de la dernière étape visant </span><span class="s2">à promouvoir l’inclusivité et la diversité de genre dans les FAC.</span></p>
<p class="p2"><span class="s2">Les FAC veulent qu’un quart de leurs membres soient des femmes d’ici 2026. Il n’y en avait que 16 % en 2020. Les FAC n’ont </span><span class="s1">pas atteint non plus leur objectif de 11,8 % de membres issus des communautés racisées.<span class="Apple-converted-space"> </span></span></p>
<p class="p2"><span class="s1">« J’ai senti pendant toute ma carrière que je n’étais pas acceptée, a expliqué la générale à l’occasion d’un entretien accordé à la <i>Presse canadienne</i>. Je devais utiliser un terme masculin pour me qualifier. Ce n’est pas moi, ce n’est pas le genre avec lequel je me sens à l’aise. » Elle est militaire depuis 34 ans.<span class="Apple-converted-space"> </span></span></p>
<p class="p2"><span class="s1">« Maintenant, je peux enfin être majore-générale », conclut-elle.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">En 2020, la Marine royale canadienne a adopté une dési-gnation des rangs plus inclusive en anglais, en laissant tomber le terme <i>seaman</i> et en le remplaçant par le terme <i>sailor</i> (marin). Avant le changement, la marine avait sondé 18 000 militaires, civils et anciens combattants; plus de 75 % étaient pour l’adoption des termes neutres sur le plan du genre.<span class="Apple-converted-space"> </span></span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Le vice-amiral Art McDonald qui commandait alors la marine souligne que le changement n’avait pas pour seul but le recrutement : il s’agissait aussi d’évoluer avec son temps. <span class="Apple-converted-space"> </span></span></p>
<p class="p1"><span class="s1">En novembre 2021, la générale Bourgon a annoncé un certain nombre de changements visant à améliorer la diversité et l’inclusivité.<span class="Apple-converted-space"> </span></span></p>
<blockquote>
<p class="p1"><span class="s1">TOUS LES MEMBRES DES FAC PEUVENT CHOISIR DE </span><b>FÉMINISER LEUR RANG ET LEUR SPÉCIALITÉ EN FRANÇAIS</b></p>
</blockquote>
<p class="p1"><span class="s1">« Je suis tout à fait résolue à créer un environnement de travail accueillant, inclusif, sécuritaire et respectueux pour tous les membres de notre équipe », a-t-elle affirmé.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Une mise à jour des instructions sur la tenue se trouvait en tête de liste, « axée sur l’élimination des obstacles au choix de vêtements et à d’autres aspects de l’apparence personnelle des militaires […] qui leur donne toute liberté de choisir l’uniforme dans lequel ils se sentent le plus à l’aise ».<span class="Apple-converted-space"> </span></span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Parmi les changements se trouve le Cadre de travail concernant la santé des femmes, élément de la stratégie de santé et de mieuxêtre des FAC, et une nouvelle politique de congé pour raisons familiales, notamment la perte d’un enfant, la violence familiale, les situations liées à la famille et les accommode</span>ments religieux et spirituels.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p class="p1">L’inclusivité fait aussi partie du plan d’équité en matière <span class="s1">d’emploi, des processus de formation et des changements visant à prévenir la partialité en matière de promotion et de sélection.<span class="Apple-converted-space"> </span></span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Les normes professionnelles ont été actualisées dans le nouveau manuel <i>The CAF Ethos: Trusted to Serve </i>(L’éthos des FAC : con-fiance pour le service, NDT) où sont définies les attentes et les valeurs nécessaires pour le commandement et où l’on se concentre sur les traits de caractère.<span class="Apple-converted-space"> </span></span></p>
<p class="p1"><span class="s1">« Autrefois, il se concentrait beaucoup plus sur la compétence, nous a confié le général Wayne Eyre, chef d’état-major de la défense, à l’occasion d’une entrevue. Je suis persuadé que si vous avez un bon caractère quand vous commandez, les compétences suivront.<span class="Apple-converted-space"> </span></span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La lutte contre le sans-abrisme va bon train malgré la pandémie</title>
		<link>https://legionmagazine.com/fr/2022/06/la-lutte-contre-le-sans-abrisme-va-bon-train-malgre-la-pandemie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sharon Adams]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Jun 2022 13:28:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles principaux]]></category>
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					<description><![CDATA[Les programmes offrant services et logement aux anciens combattants sans abri n’ont pas connu d’interruption, même quand le pays se confinait pendant la pandémie.      « Le nombre de sans-abris n’a pas diminué pendant la pandémie », note Ray McInnis, directeur du bureau d’entraide de la Légion royale canadienne. On ignore le nombre d’anciens combattants [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="caption_img">
        <a href="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/04/legion800.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-6213 size-full" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/04/legion800.jpg" alt="" width="800" height="534" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/04/legion800.jpg 800w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/04/legion800-300x200.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/04/legion800-768x513.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a>
        <div class="caption">
            <span>Programme de la Légion aidant les vétérans sans abri </span>
            
        <div class="credit">
            <span>Legion.ca</span>
        </div>

        </div>
        
    </div>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Les programmes </b>offrant </span>services et logement aux anciens combattants sans abri n’ont pas connu <span class="s1">d’interruption, même quand le pays se confinait pendant la pandémie.<b><span class="Apple-converted-space"> </span></b> <span class="Apple-converted-space">   </span></span></p>
<p class="p2"><span class="s1">« Le nombre de sans-abris n’a pas diminué pendant la pandémie », note Ray McInnis, directeur du bureau d’entraide de la Légion royale canadienne.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">On ignore le nombre d’anciens combattants sans logis au Canada. Avant la pandémie, la fourchette estimée était de 3 000 à 5 000.<span class="Apple-converted-space"> </span></span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Les répercussions de la pandémie sur le nombre d’anciens combattants sans abri n’émergeront pas </span>avant le bilan des pertes d’emploi, l’arrêt des programmes d’aide financière et la fin des mesures de protection contre les expulsions au cours des mois à venir.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p class="p2">On sait toutefois qu’avant la pandémie, les anciens combattants étaient surreprésentés dans les refuges pour sans-abris : environ 1,7 % des Canadiens sont d’anciens combattants, et les anciens combattants représentaient 4,4 % de la population dans les refuges en 2018.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p class="p2">En Ontario, l’opération <i>Leave the Streets Behind </i>(laisser la rue derrière soi, NDT) a aidé près de 1 000 anciens combattants sans abri, dont un dixième sont des femmes, dans presque 200 municipalités depuis 2010, année du lancement du programme.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p class="p2">« La pandémie ne nous a pas empêchés de travailler, explique Dave Gordon, président du programme Homeless Veterans Program de la Division de l’Ontario de la Légion. Rien n’a été arrêté. »</p>
<p class="p2">La Division de l’Ontario est actuellement en train de former des comités régionaux pour faire connaitre le programme et trouver des moyens de collaborer avec les collectivités afin d’aider les anciens combattants sans abri.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p class="p2">« Nous n’en sommes qu’aux premiers stades », avoue M. Gordon. Les comités iront présenter le programme dans les refuges locaux, les postes de police, les lieux de travail des premiers intervenants et dans les municipalités. Les anciens combattants sans abri ainsi repérés dans le cadre du programme peuvent bénéficier d’une aide alimentaire et financière, de vêtements et d’autres services proposés dans la communauté ou dans la région.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Le modèle de l’Ontario a été adopté en 2012 pour le programme national Leave the Streets Behind de la Légion, actuellement en place dans six divisions provinciales et territoriales. Il offre un soutien financier immédiat et aiguille les anciens combattants vers des services sociaux et communautaires.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Parallèlement, le travail a aussi continué pour accroitre le nombre de logements de transition et de longue durée pour les anciens combattants sans abri. Plusieurs nouveaux projets ont vu le jour depuis le début de la pandémie.</span></p>
<blockquote>
<p class="p1"><span class="s1">L’OPÉRATION </span><span class="s2"><i>LEAVE THE STREETS BEHIND</i></span><span class="s1"> A </span><b>AIDÉ PRÈS DE 1 000 ANCIENS COMBATTANTS SANS ABRI</b><span class="s1">.</span></p>
</blockquote>
<p class="p2"><span class="s1">La fondation Homes for Heroes Foundation a ouvert son deuxième village de minimaisons à Edmonton </span><span class="s1">en décembre 2021. Le premier avait été construit à Calgary en 2019.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Le village ATCO Veterans Village se compose de 20 minimaisons nichées dans un quartier établi, chacune portant le nom d’un soldat canadien décédé pendant son service. <span class="Apple-converted-space"> </span></span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Les minimaisons de moins de 28 mètres carrés disposent d’une cuisine, d’un salon et d’une chambre. Elles forment un petit quartier avec un accès à un jardin collectif et à un espace de loisirs partagé où se côtoient les résidants. Ces derniers ont accès à des services sociaux et à des programmes de soutien au centre de ressources situé sur place, ainsi qu’aux bureaux de conseillers.<span class="Apple-converted-space"> </span></span></p>
<p class="p1"><span class="s2">La ville a fait don du terrain. L’Alberta a fourni un financement de 1,1 million de dollars; le gouvernement fédéral, 1 million de dollars; et les dons privés se sont élevés à 2,3 millions de dollars.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1"><b>La fondation </b>Homes for Heroes Foundation prévoit construire des villages semblables partout au pays. Elle espère lancer son troisième fin 2022 avec des logements de transition pour 25 anciens combattants à Kingston, Ontario, et elle prépare des projets dans d’autres provinces.<span class="Apple-converted-space"> </span></span></p>
<p class="p1"><span class="s1">L’une des caractéristiques de ce programme est le soutien suivi sur place, avec notamment des programmes de santé physique ou mentale, l’accès aux services d’Anciens combattants Canada et aux organismes sociaux, ainsi qu’un soutien informel entre pairs pour aider les anciens combattants à refaire leur vie.<span class="Apple-converted-space"> </span></span></p>
<p class="p1"><span class="s1">L’initiative Multifaith Housing </span>Initiative a mis en œuvre le <span class="s1">projet Veterans’ House à Ottawa </span>sur l’ancien site de la BFC Rockcliffe en janvier 2021.</p>
<p class="p1"><span class="s1">L’édifice de trois étages avec 40 appartements offre des services de santé mentale et de soutien aux toxicomanes. On devait loger 16 personnes, mais le projet a été revu à la hausse plusieurs fois en raison de besoins croissants. On estime que les anciens combattants représentent 8,5 % des clients des refuges pour sans-abris à Ottawa.<span class="Apple-converted-space"> </span></span></p>
<p class="p1"><span class="s1">L’Alliance canadienne pour mettre fin à l’itinérance a lancé Prêt pour zéro Canada en 2019. Plus d’une trentaine de collectivités du pays s’efforcent ainsi de mettre au point un modèle visant à mettre fin au sans-abrisme chronique et au sans-abrisme des anciens combattants.<span class="Apple-converted-space"> </span></span></p>
<p class="p1"><span class="s1">London, Ontario, est devenue la première communauté Prêt pour zéro à atteindre « pratiquement zéro » itinérance chez les anciens combattants en octobre 2020 : la ville de 400 000 habitants avait suffisamment de logements pour accueillir tous les anciens combattants sans abri.<span class="Apple-converted-space"> </span></span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Le travail n’est pas fini, avait déclaré M. John Slugget, agent des services de la filiale Victory de la Légion à London, lors d’un entretien.<span class="Apple-converted-space"> </span></span></p>
<p class="p1"><span class="s1">« L’itinérance subsistera toujours, et nous devons continuer de travailler ensemble en tant que communauté pour soutenir ces personnes et faire en sorte qu’elles aient toujours un logement dans notre communauté. »<span class="Apple-converted-space"> </span></span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La  bicyclette du débarquement</title>
		<link>https://legionmagazine.com/fr/2022/06/la-bicyclette-du-debarquement/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sharon Adams]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Jun 2022 13:10:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles principaux]]></category>
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					<description><![CDATA[Rapide et silencieuse, cette bicyclette pliante joua un rôle clé pour les Canadiens en Normandie Les 14 000 soldats canadiens qui débarquèrent à Juno Beach le jour J du 6 juin 1944 avaient apporté du matériel bien curieux : plus de mille bicyclettes. Alors que les Alliés débarquaient et se déployaient sur les plages du nord de la [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="caption_img">
        <a href="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/04/DSC03358.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-6203 size-full" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/04/DSC03358.jpg" alt="" width="800" height="450" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/04/DSC03358.jpg 800w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/04/DSC03358-300x169.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/04/DSC03358-768x432.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a>
        <div class="caption">
            <span>Hauled bicycle like this one that sparked a friendship between Marius Aubé.</span>
            
        <div class="credit">
            <span></span>
        </div>

        </div>
        
    </div>
<h3 class="p1"><span class="s1">Rapide et silencieuse, cette bicyclette pliante joua un rôle clé pour les Canadiens en Normandie</span></h3>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Les 14 000 soldats </b>canadiens qui débarquèrent à Juno Beach le jour J du 6 juin 1944 avaient apporté du matériel bien curieux : plus de mille bicyclettes.</span></p>
<p class="p2">Alors que les Alliés débarquaient et se déployaient sur les plages du nord de la France, les Canadiens avaient pour mission d’établir une tête de plage et de percer vers Caen. La plupart des bicyclettes étaient distribuées aux fantassins pour leur permettre de se déplacer plus rapidement et plus furtivement, avec pour consigne de les laisser sur place une fois usage fait.</p>
<p class="p2">Les civils récupéraient souvent les bicy<span class="s1">clettes abandonnées pour leurs déplacements</span> là où régnait une pénurie de carburant pendant et après la guerre. Comme elles rendaient service jusqu’à ce qu’elles tombent en morceaux, peu ont subsisté.</p>
<div class="caption_img">
        <img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-6204" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/04/e010750642.jpg" alt="" width="800" height="430" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/04/e010750642.jpg 800w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/04/e010750642-300x161.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/04/e010750642-768x413.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" />
        <div class="caption">
            <span>Des Canadiens qui ont débarqué à Juno Beach le jour J transportaient des bicyclettes </span>
            
        <div class="credit">
            <span>MDN/BAC/4233778</span>
        </div>

        </div>
        
    </div>
<p class="p2">Mais, l’une de ces bicyclettes a survécu, et elle a enrichi la collection du Centre Juno Beach, musée canadien aménagé près de la plage du débarquement. « Nous n’avons pas acquis une simple bicyclette, mais un objet chargé d’histoire », a écrit Marie-Ève Vaillancourt, responsable expositions et développement, sur le site Web du centre.</p>
<p class="p1"><span class="s2"><b>La bicyclette</b> modèle « Airborne Folding Paratrooper » de l’entreprise Birmingham Small Arms (BSA) fut remise à Marius Aubé du Corps royal de l’intendance de l’Armée canadienne. Il atterrit près de la plage de Graye-sur-Mer le jour J. L’intendance mit à profit ses bicyclettes qui servaient d’appoint aux camions lourds et aux jeeps fournissant la nourriture, le carburant et les munitions aux soldats lors de leur progression vers le front.</span></p>
<p class="p2"><span class="s2">Le soldat Aubé, de Sherbrooke, Qc, se noua d’amitié avec une famille d’agriculteurs à Banville, en France, et lorsque le Corps </span><span class="s1">partit, il donna sa bicyclette au garçon de 14 ans, Christian Costil, scellant ainsi une amitié qui dura toute une vie et pendant laquelle ils entretinrent une longue correspondance. Certaines de leurs lettres ont aussi été remises au musée.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Costil utilisa la bicyclette à la ferme pendant 14 ans, puis il s’en servit pour faire ses tournées en tant que releveur de compteurs électriques jusqu’à sa retraite, en 1985. La bicyclette, précieusement conservée et méticuleusement entretenue, prit aussi sa retraite. Comme le souhaitait Christian Costil, elle fut donnée au musée après son décès en novembre 2020.</span></p>
<div class="caption_img">
        <img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-6205" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/04/Marius-Aube.jpg" alt="" width="800" height="937" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/04/Marius-Aube.jpg 800w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/04/Marius-Aube-256x300.jpg 256w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/04/Marius-Aube-768x900.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" />
        <div class="caption">
            <span>Christian Costil </span>
            
        <div class="credit">
            <span>Centre Juno Beach</span>
        </div>

        </div>
        
    </div>
<p class="p1"><span class="s1"><b>La BSA </b>avait commencé à fabriquer des bicyclettes en 1880. Pendant la Première Guerre mondiale, elle approvisionna l’armée britannique en mitrailleuses Lewis en plus d’équiper de bicyclettes les soldats britanniques. Les bicyclettes firent vite leurs preuves en fournissant aux soldats un moyen de se déplacer facilement et rapidement. De surcroit, elles étaient plus </span>faciles à entretenir que les chevaux.</p>
<p class="p2">L’entreprise continua de <span class="s1">produire des bicyclettes pour les consommateurs après la Grande Guerre, il lui fut donc facile de reprendre une production militaire lorsqu’éclata la Seconde Guerre mondiale. La BSA produisit 130 000 bicyclettes militaires, dont plus de 60 000 destinées à être aéroportées pour des planeurs ou des parachutistes.</span></p>
<p class="p2"><span class="s2">Le cadre des bicyclettes aéroportées était doté de charnières et l’on desserrait deux écrous à oreilles pour les plier en deux. La bicyclette pouvait être larguée avec son propre parachute, mais pliée, elle pouvait aussi accompagner le parachutiste lors de son saut. Les roues s’attachaient à la suspente du parachute, et lorsque le parachute se déployait, le parachutiste pouvait baisser la bicyclette pour qu’elle touche terre en premier. Après l’atterrissage, il n’y avait plus qu’à redresser les roues, serrer les écrous à oreilles et se mettre en selle.<span class="Apple-converted-space"> </span></span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le code vestimentaire actuel des FAC nuit-il à l’inclusion et à la diversité?</title>
		<link>https://legionmagazine.com/fr/2022/03/le-code-vestimentaire-actuel-des-fac-nuit-il-a-linclusion-et-a-la-diversite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sharon Adams]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Mar 2022 18:05:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles principaux]]></category>
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					<description><![CDATA[Ed Storey dit que NON Le 1er novembre 2021, le journal des Forces armées canadiennes, The Maple Leaf, a publié un message de la majore-générale Lise Bourgon, cheffe du personnel militaire par intérim, concernant « les initiatives à court terme pour la diversité, l’inclusion et la modification de la culture ». « Les membres des Forces [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="caption_img">
        <a href="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/03/storey_final2.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-6119 size-full" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/03/storey_final2.jpg" alt="" width="800" height="800" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/03/storey_final2.jpg 800w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/03/storey_final2-300x300.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/03/storey_final2-150x150.jpg 150w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/03/storey_final2-768x768.jpg 768w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/03/storey_final2-600x600.jpg 600w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/03/storey_final2-400x400.jpg 400w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a>
        <div class="caption">
            <span>Ed Storey </span>
            
        <div class="credit">
            <span>Illustrations de Joel Kimmel</span>
        </div>

        </div>
        
    </div>
<h2 class="p1" style="text-align: center;"><strong><span class="s1"><i>Ed Storey dit que </i></span></strong><span class="s1"><i>NON</i></span></h2>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Le 1<sup>er</sup> novembre </b>2021, le journal des Forces armées canadiennes, <i>The Maple Leaf</i>, a publié un message de la majore-générale Lise Bourgon, cheffe du personnel militaire par intérim, concernant « les initiatives à court terme pour la diversité, l’inclusion et la modification de la culture ».</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">« Les membres des Forces armées canadiennes peuvent s’attendre à une refonte des instructions sur la tenue, a-t-elle déclaré, axée sur l’élimination des obstacles au choix. Ainsi, cette refonte éliminera les choix binaires en permettant aux militaires de choisir l’uniforme qui leur convient. Les changements apportés à nos politiques sur l’apparence donneront lieu à une nouvelle approche qui sera sécuritaire, inclusive et moderne, et qui fournira une norme applicable à tous. En éliminant les termes liés au sexe et les instructions distinctes pour les hommes et les femmes, cette refonte permettra à nos instructions sur la tenue de tenir compte de la diversité de nos gens en uniforme, tout en continuant d’accorder la priorité à l’efficacité opérationnelle et à la sécurité. »</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Les instructions sur la tenue ont souvent fait l’objet de controverse, et certaines unités et personnes les font respecter plus rigoureusement que les autres. La longueur règlementaire des cheveux, les chaussures bien cirées et les uniformes soigneusement repassés sont depuis longtemps les marques d’une force militaire bien formée.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Ce que les gens qui n’ont jamais porté l’uniforme pourraient considérer comme étant un excès de minutie est en réalité un moyen d’inculquer le souci du détail et l’aptitude à bien obéir aux ordres, deux aspects importants du métier des armes. Les instructions sur la tenue servent aussi de référence à la continuité de l’apparence.</span></p>
<blockquote>
<p class="p1"><strong>BEAUCOUP DE CES STYLES, COMME LES VÊTEMENTS OPÉRATIONNELS, NE SONT <span class="s1">PAS GENRÉS</span>.</strong></p>
</blockquote>
<p class="p2"><span class="s1">L’édition actuelle des instructions sur la tenue des FAC que l’on trouve en ligne est un pavé de 231 pages publié en 2017 (A-DH-265-000/AG-001) qui couvre l’éventail complet des vêtements et insignes militaires canadiens. Le document concerne les trois armes. On y trouve des renseignements sur les innombrables uniformes et écussons, des uniformes opérationnels aux uniformes de grande tenue, et la façon dont leur port est autorisé.<span class="Apple-converted-space"> </span></span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Mais, il reflète </b>aussi la diversité et l’inclusion. La section 3 concerne </span>les accommodements religieux et spirituels. On y trouve neuf types de coiffure : béret, casquette, chapeau, hidjab, toque, turban, bonnet de fourrure, bonnet Yukon et calot. Il fait état des coupes de cheveux permises, et il y en a beaucoup.</p>
<p class="p2">La conception de l’uniforme militaire a évolué vers la réduction de l’importance concernant l’unicité. Beaucoup de ces styles, comme les vêtements opération<span class="s1">nels, ne sont pas genrés. D’autres </span>tenues règlementaires sont presque identiques.</p>
<p class="p2">Éliminer les obstacles au choix du militaire concernant les vêtements et autres aspects de l’apparence risque d’être difficile dans l’armée d’aujourd’hui. La désignation « royal », restaurée en 2011, a conduit à l’introduction de lignes de vêtements et d’insignes particulières pour chacune des armes, ce qui avait été découragé durant l’ère de l’unification. Cela pourrait rendre très difficile la transition à un système d’habillement plus inclusif, car il y a maintenant bien plus d’articles à modifier.</p>
<p class="p2">Le Canada est un pays d’une riche diversité. Les instructions sur la tenue illustrent l’étendue de l’évolution de l’organisation concernant les besoins de ses membres tout en reflétant les valeurs canadiennes et n’ont pas besoin d’être révisées.</p>
<div class="caption_img">
        <a href="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/03/storey_final2.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-6120 size-full" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/03/sharon_adams_final.jpg" alt="" width="800" height="800" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/03/sharon_adams_final.jpg 800w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/03/sharon_adams_final-300x300.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/03/sharon_adams_final-150x150.jpg 150w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/03/sharon_adams_final-768x768.jpg 768w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/03/sharon_adams_final-600x600.jpg 600w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/03/sharon_adams_final-400x400.jpg 400w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a>
        <div class="caption">
            <span>Sharon Adams </span>
            
        <div class="credit">
            <span>Illustrations de Joel Kimmel</span>
        </div>

        </div>
        
    </div>
<h3 class="p1" style="text-align: center;"><span class="s1"><i>Sharon Adams dit que OUI</i></span></h3>
<p class="p1"><b>Les Forces </b>armées <span class="s1">canadiennes sont en train </span><span class="s2">de remanier leurs instructions sur la tenue afin qu’elles soient plus inclusives. Il était grand temps. Durant la majeure partie de l’histoire, les uniformes militaires ont été conçus par des hommes, pour des hommes, afin de bâtir l’identité de groupe et d’éliminer l’individualité. Mais pas pour l’éradiquer.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Les humains restent humains, après tout. Les écussons, titres d’épaule, insignes de grade, attributs régimentaires et médailles des soldats, marins et aviateurs qui les distinguent en tant que membres de groupes ou en tant qu’individus sont tout aussi importants pour les militaires que leurs uniformes.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">L’uniforme militaire représente aussi les valeurs du pays. On s’attend à ce que les gens qui le portent les incarnent et ils le font avec fierté. Toutefois, les valeurs évoluent, et l’uniforme devrait en faire autant.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Les Forces armées canadiennes devraient servir d’exemple aux autres institutions et aux entre-<br />
prises du pays.</span></p>
<p class="p2"><span class="s2">Lorsque les emplois militaires </span>se sont féminisés en 1989 (à <span class="s2">l’exception du service des sous-marins où il a fallu attendre </span><span class="s1">2001), nombre de femmes soldats ont dû « devenir des hommes ». Pour certaines, cela s’est traduit par revêtir des uniformes de travail et </span><span class="s2">d’opération qui n’avaient pas été conçus pour la taille et la forme de leurs corps et de leurs pieds.</span></p>
<p class="p2"><span class="s2">Du moins, cela a été le cas jusqu’à ce qu’on s’aperçoive que l’efficacité, sans parler de la sécurité, était compromise à cause de l’inconfort physique.</span></p>
<p class="p2"><span class="s2">De nos jours, ce sont les idées dépassées sur le genre qui sont </span><span class="s1">cause d’inconfort. Selon les instructions sur la tenue, les femmes sont libres de porter des jupes, des blou-ses et d’autres articles liés au genre et, pour des raisons religieuses, des pantalons, des jupes longues, des chemises et des hidjabs.</span></p>
<blockquote><p><strong>AVOIR LA PERMISSION D&#8217;ENTRER NE VEUT PAS DIRE ÊTRE BIEN REÇU.</strong></p></blockquote>
<p class="p2"><span class="s1">Le mot « libres » est celui qui pose problème – il donne à certaines personnes accès à quelque chose, mais pas à d’autres. La politique fait état de raisons culturelles, et non de nécessité opérationnelle.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Il y a aussi des restrictions sur l’apparence liées au genre – comme l</span><span class="s2">’obligation pour les hommes d’avoir des cheveux courts, mais les femmes, ainsi que les hommes autochtones et sikhs peuvent avoir les cheveux suffisamment longs pour les tresser. Là aussi, il s’agit de disparité de genre.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Avoir un seul uniforme et un seul code d’apparence pour tous serait une solution facile, mais c’est irréaliste. Tout le monde a les cheveux longs, et tout le monde porte une jupe; ou personne.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Les femmes</b> devraient avoir des uniformes conçus pour elles qui mettraient en valeur leur force et leur féminité. Elles ne devraient pas être obligées d’abandonner leur identité pour pouvoir servir leur pays. Peut-il y avoir une égalité réelle, un respect réel, dans une organisation qui manque de respect au genre? C’est l’une des différences les plus visibles parmi nous, et si nous ne pouvons pas la respecter, comment pourrions-nous respecter les différences moins visibles ou même tout à fait invisibles?</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Les personnes lesbiennes, gaies, transgenres, queers ou bispirituelles </span><span class="s2">sont visiblement différentes, mais elles ne devraient pas être obligées de l’être. Un uniforme adapté </span><span class="s1">au genre et qui aille bien est nécessaire, tout comme un langage respectueux </span><span class="s2">et l’égalité des chances. C’est un aspect important du respect de soi et de l’identité personnelle.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Avoir la permission d’entrer ne veut pas dire être bien reçu, et c’est encore assez loin du sentiment d’avoir sa place. Avoir sa place passe par une vraie acceptation des différences et la satisfaction des besoins qui va de pair.<span class="Apple-converted-space"> </span></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>ED STOREY</b></span>, ancien technicien en géomatique militaire, a pris sa retraite à l’issue de 34 ans de service. Il étudie aussi les objets commémoratifs militaires et en fait la collection. Il a également écrit des articles et des livres sur les vêtements et l’équipement militaires.</p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>SHARON ADAMS</b></span> a fait une grande carrière dans le journalisme, et elle a commencé à une époque où l’on s’attendait à ce que les femmes, si elles voulaient réussir, portent le costume comme les hommes. Elle est notre rédactrice attitrée depuis 2007.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le MDN et les FAC présentent leurs excuses aux victimes d’inconduite sexuelle</title>
		<link>https://legionmagazine.com/fr/2022/03/le-mdn-et-les-fac-presentent-leurs-excuses-aux-victimes-dinconduite-sexuelle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sharon Adams]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Mar 2022 15:32:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles principaux]]></category>
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					<description><![CDATA[Des excuses officielles ont été présentées en décembre aux militaires, anciens combattants et employés civils qui ont subi un traumatisme sexuel ou une discrimination de genre dans l’armée, et du manque de réponse des institutions chargées de les protéger.   « Nous sommes désolés. Je suis désolée », a dit Anita Anand, minis-tre de la [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="caption_img">
        <a href="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/03/Anita_Anand.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-6095 size-full" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/03/Anita_Anand.jpg" alt="" width="800" height="533" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/03/Anita_Anand.jpg 800w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/03/Anita_Anand-300x200.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/03/Anita_Anand-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a>
        <div class="caption">
            <span>Anita Anand, ministre de la Défense nationale.</span>
            
        <div class="credit">
            <span>wikimmedia.org</span>
        </div>

        </div>
        
    </div>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Des excuses</b> officielles<b> </b>ont été présentées en décembre aux militaires, anciens combattants et employés civils qui ont subi un traumatisme sexuel ou une discrimination de genre dans l’armée, et du manque de réponse des institutions chargées de les protéger. <span class="Apple-converted-space"> </span></span></p>
<p class="p2"><span class="s1">« Nous sommes désolés. Je suis désolée », a dit Anita Anand, minis-tre de la Défense nationale, en reconnaissant que les gouvernements qui se sont succédé avaient échoué à éliminer le harcèlement sexuel, les agressions sexuelles et la discrimination fondée sur le genre dans l’armée.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">« Votre gouvernement ne vous a pas protégés, et nous n’avons pas non plus fait le nécessaire pour disposer de systèmes adéquats qui garantissent la justice. »</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">« Nous regardons en face des vérités difficiles, a déclaré le général Wayne Eyre, chef de l’état-major général. Le préjudice que vous avez subi a eu lieu sous notre responsa-bilité. Sous ma responsabilité. »</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Il a reconnu les abus de pouvoir derrière ces comportements, ainsi que ses répercussions sur les survivants : sentiment de trahison, confiance ébranlée, carrières compromises. « On parle d’atteintes à votre moi profond, à votre caractère. À votre dignité et à votre humanité. »</span></p>
<p class="p2"><span class="s2">« J’ai consacré ma vie à cette institution, je l’aime, et j’en ai le cœur brisé. »<span class="Apple-converted-space"> </span></span></p>
<p class="p2"><span class="s1">La sous-ministre Jody Thomas, vétérane de la marine, a présenté des excuses de la part du ministère de la Défense nationale à toutes les autres personnes affectées : survivants, partenaires, parents, enfants et témoins qui se sont sentis démunis.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">« Je crois que les excuses étaient sincères », a noté Mme Lori Buchart, présidente de It’s Not Just 700, un groupe de soutien de pairs pour les militaires qui ont subi un traumatisme sexuel dans le cadre de leur service. Mais, a-t-elle ajouté, certains survivants n’accepteront des excuses que de la personne qui leur a fait du mal, et pour d’autres « rien ne pourra jamais réparer le tort subi ».</span></p>
<p class="p1"><span class="s2"><b>Mme Thomas</b> a suscité de nombreux commentaires en ligne lorsqu’elle a admis qu’elle s’était sentie démunie en tant que témoin d’actes de misogynie, d’homopho-bie, de rituels d’initiation et d’exclu-<br />
sion au cours de sa carrière dans la marine. Elle « comprend très bien la situation », a écrit une personne. « Sous-ministre, ce sont là des excu-<br />
</span><span class="s1">ses que j’accepte », une autre a lancé.<span class="Apple-converted-space"> </span></span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Plus de 7 600 personnes ont regardé les excuses en direct sur Facebook, et les commentaires allaient de « De belles paroles sans action » à « Ce sont là les excuses que nous attendions toutes et tous ».<span class="Apple-converted-space"> </span></span></p>
<p class="p2"><span class="s2">Toutefois, de nombreux survivants, comme Harvey Gingras de Winnipeg, ont préféré visionner les excuses en différé, avec du soutien émotionnel. « Les politiciens ont laissé tomber les anciens combattants, surtout ceux comme nous, dit-il. »</span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Les excuses</b> ont été présentées à l’issue d’une douloureuse année pour les Forces armées canadiennes, au cours de laquelle de multiples allégations d’inconduite sexuelle contre des officiers supérieurs ont fait l’objet d’enquêtes.<span class="Apple-converted-space"> </span></span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Le public a pris connaissance du problème en 2015, lorsqu’une ancien-ne juge de la Cour suprême a révélé une culture sous-jacente de sexualisation hostile aux femmes et aux militaires LGBTQ au sein des FAC.</span></p>
<p class="p2"><span class="s2">Le général Jonathan Vance, alors chef d’état-major de la défense, a lancé l’opération <i>Honneur </i>pour éliminer les comportements dommageables et inappropriés dans les FAC.<span class="Apple-converted-space"> </span></span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Les victimes d’inconduite sexuelle ont intenté des recours collectifs en justice et obtenu un règlement de 900 millions de dollars en 2019. Presque 19 000 demandes ont été présentées avant l’échéance de novembre 2021.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Outre une indemnité maximale de 155 000 $ selon la gravité de l’acte et le degré de préjudice, le règlement prévoit aussi un programme de démarches réparatrices dans le cadre duquel les survivants peuvent exposer leur vécu à de hauts fonctionnaires du MDN et des FAC.<span class="Apple-converted-space"> </span></span></p>
<p class="p2"><span class="s1">L’opération <i>Honneur </i>a été remise en cause lorsque deux femmes ont accusé le général Vance d’inconduite sexuelle. Quand l’une d’elles a raconté son histoire aux médias, d’autres se sont manifestées, ce qui a entrainé des enquêtes sur une demi-douzaine d’officiers supérieurs et des critiques de dirigeants qui apportaient leur soutien aux personnes faisant l’objet d’une enquête.<span class="Apple-converted-space"> </span></span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Le général Vance a été accusé d’entrave à la justice en juillet.<span class="Apple-converted-space"> </span></span></p>
<p class="p2"><span class="s1">L’opération <i>Honneur</i>, vue comme une trahison, s’est soldée par des accusations sur son inefficacité. Deux comités de la Chambre des communes ont lancé des études sur l’inconduite sexuelle dans l’armée.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Mme Anand a transféré en novembre les enquêtes et les poursuites judiciaires sur les cas d’inconduite sexuelle aux autorités civiles. Le cas de Vance a été remis au système de justice civil et le procès est prévu pour mai 2023.<span class="Apple-converted-space"> </span></span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Les excuses marquent un tournant décisif, a souligné M. Eyre, qui rend hommage aux survivants, aux plaignants des recours collectifs et aux associations de défense d’intérêts dans ce combat pour le changement.</span></p>
<p class="p2"><span class="s2">« C’est injuste, nous avons chargé les victimes de préjudices d’amorcer le changement, a noté M. Eyre. Cela n’aurait pas dû être à vous de porter ce fardeau.<span class="Apple-converted-space"> </span></span></p>
<p class="p2"><span class="s1">« Il va falloir prendre des mesures </span><span class="s2">concrètes pour provoquer des changements réels et durables. Cette fois-ci, nous n’échouerons pas [&#8230;]. Il s’agira d’un travail difficile et compliqué pour lequel une unité d’intention est nécessaire afin d’atteindre l’objectif.</span></p>
<p class="p2"><span class="s2">« C’est un travail que nous avons déjà entamé. »</span></p>
<p class="p2"><span class="s2">« Les paroles étaient sincères, a conclu Mme Buchart. Les mots importent; les mesures encore plus. Il y a encore des gens qui croient que ce n’est pas un problème, et c’est là un défi. »</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Toutefois, elle a dit faire preuve d’un « prudent optimisme ».<span class="Apple-converted-space"> </span></span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Un pavillon rendu à la marine</title>
		<link>https://legionmagazine.com/fr/2022/02/un-pavillon-rendu-a-la-marine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sharon Adams]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Feb 2022 20:03:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles principaux]]></category>
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					<description><![CDATA[Conservé comme trophée, il avait flotté sur un U-boot qui s’était rendu Les pavillons de vaisseaux servent à indiquer leur nationalité. Ils incarnent aussi l’honneur de l’équipage. « Clouer son pavillon » en le fixant au mât était une façon de montrer la détermination de l’équipage à ne jamais se rendre : c’est ce que [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="caption_img">
        <a href="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/02/flags.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-6028 size-full" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/02/flags.jpg" alt="" width="800" height="704" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/02/flags.jpg 800w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/02/flags-300x264.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/02/flags-768x676.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a>
        <div class="caption">
            <span>Un béret de marin de la Kriegsmarine pris comme trophée. </span>
            
        <div class="credit">
            <span>Edward W. Dinsmore/MDN/<br /></span>
        </div>

        </div>
        
    </div>
<h2><strong>Conservé comme trophée, il avait flotté sur un U-boot qui s’était rendu</strong></h2>
<p>Les pavillons de vaisseaux servent à indiquer leur nationalité. Ils incarnent aussi l’honneur de l’équipage. « Clouer son pavillon » en le fixant au mât était une façon de montrer la détermination de l’équipage à ne jamais se rendre : c’est ce que fit le cuirassé allemand Bismarck en 1941 lorsqu’il sombra, son étendard de combat toujours hissé, après la royale volée que lui avait administrée la marine britannique.</p>
<p><div class="caption_img">
        <img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-6026" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/02/Flag.png" alt="" width="800" height="605" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/02/Flag.png 800w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/02/Flag-300x227.png 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/02/Flag-768x581.png 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" />
        <div class="caption">
            <span>Ce pavillon de la marine du Canada </span>
            
        <div class="credit">
            <span>BAC/MDN/PA-116720</span>
        </div>

        </div>
        
    </div><br />
Le contraire était de « mettre pavillon bas », c’est-à-dire de baisser le pavillon et de le remettre aux vainqueurs avec le navire, qui le remplaceraient par leur propre pavillon. C’est ce geste hautement symbolique que le Bismarck refusa aux Britanniques.<br />
Il fut toutefois librement accordé au Canada à la fin de la guerre : le pavillon canadien fut hissé sur deux U-boots dans l’Atlantique Ouest qui se rendirent.</p>
<p><div class="caption_img">
        <img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-6027" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/02/This-Canadian-Naval-Ensign.jpg" alt="" width="800" height="619" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/02/This-Canadian-Naval-Ensign.jpg 800w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/02/This-Canadian-Naval-Ensign-300x232.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2022/02/This-Canadian-Naval-Ensign-768x594.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" />
        <div class="caption">
            <span>U-889 après sa reddition (à gauche) près de Shelburne, N.-É., le 13 mai 1945. Le drapeau fut gardé comme trophée. </span>
            
        <div class="credit">
            <span>Victoria Ioganovv/MRC</span>
        </div>

        </div>
        
    </div>Le 4 mai 1945, l’amiral Karl Dönitz ordonna aux équipages des U-boots de rejoindre leur port d’attache ou de se rendre aux Alliés, tout en leur assurant que leur « honneur ne serait pas entaché ».<br />
Il y avait alors 156 sous-marins allemands en mer.</p>
<p>Deux qui patrouillaient en Atlantique Ouest se rendirent à des navires canadiens et furent escortés dans des ports de Terre-Neuve et de Nouvelle-Écosse.</p>
<blockquote>
<p class="p1"><span class="s1"><b><i>« Je pensais que ce serait une bonne idée de le rendre à la marine. »</i></b></span><i>—Bob Haden, matelot de 2<sup>e</sup> classe</i></p>
</blockquote>
<p>L’U-889 fut intercepté le 10 mai au large de la côte sud-est de Terre-Neuve et se rendit officiellement le 13 mai, à son arrivée à Shelburne, N.-É.<br />
Il fut mis au service de la Marine royale canadienne le lendemain. Le sous-marin « était doté de la toute dernière technolo-gie », note Jean Stéphane Ouellet, capitaine de vaisseau, commandant de la Force des sous-marins canadiens d’Esquimalt, C.-B.<br />
Le NCSM U-889 arbora le pavillon de la marine canadienne pendant que sa technologie, les torpilles acoustiques et le réseau d’hydrophones en particulier, était analysée et mise à l’essai au Centre de recherche navale à Halifax.<br />
L’U-889 allait être remis à la marine étasunienne et bien que l’on dissuadât la collecte de trophées, « il n’est pas déraisonnable de présumer que les officiers et les marins voulaient un souvenir », explique le capitaine Ouellet.</p>
<p>Le matelot de 2e classe Bob Haden, mécanicien motoriste affecté à l’U-boot, avait des vues sur une horloge en laiton, déclara-t-il dans un article publié dans Lookout. Cependant, la pendule avait aussi été remarquée par un officier, qui lui offrit le pavillon en échange.<br />
Et voilà comment un objet historique ca-nadien fut mis de côté pendant plus de trois quarts de siècle, jusqu’à ce que Bob Haden se décide à le redonner à la marine à l’âge de 97 ans. Il le remit à M. Ouellet à l’automne 2021 lors d’une cérémonie à la filiale Prince Edward de la Légion royale canadienne, à Victoria.<br />
Le pavillon va être encadré et affiché au quartier général de la Force des sous-marins canadiens, à Esquimalt, à côté du pavillon canadien du NCSM U-190, sous-marin qui, en avril 1945, fit sombrer le NCSM Esquimalt, dernier bâtiment canadien perdu aux mains de l’ennemi.L’U-889 fut sabordé par les États-Unis en 1947, mais l’U-190 eut une fin plus symbolique : il fut pris pour cible et coulé par des vaisseaux de la Marine royale canadienne et des aéronefs de l’aéronavale le 24 juillet 1947 à l’endroit où avait sombré l’Esquimalt.</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La lame de Fujita</title>
		<link>https://legionmagazine.com/fr/2021/11/la-lame-de-fujita/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sharon Adams]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Nov 2021 15:47:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles principaux]]></category>
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					<description><![CDATA[Lorsqu’un vice-amiral japonais se rendit, en 1945, il déposa aussi son tachi Le lieutenant de marine canadien William Lore était à bord d’un bâtiment de la flotte britannique lorsqu’elle entra dans le port de Victoria, Hong Kong, en aout 1945. En reconnaissance des sacrifices de Canadiens à la bataille de Hong Kong, Lore fut mis [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3 class="p1"><span class="s1">Lorsqu’un vice-amiral japonais se rendit, </span><span class="s1">en 1945, il déposa aussi son <i>tachi</i></span></h3>
<div class="caption_img">
        <a href="https://legionmagazine.com/en/wp-content/uploads/2021/11/1a114815.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-73049 size-full" src="https://legionmagazine.com/en/wp-content/uploads/2021/11/1a114815.jpg" alt="" width="800" height="591" /></a>
        <div class="caption">
            <span>Lorsque le major-général Umekichi Okada cède son sabre, le vice-amiral Ruitaro Fujita se prépare à céder le sien au contre-amiral Cecil Harcourt. </span>
            
        <div class="credit">
            <span>Jack Hawes/BAC/PA-114815</span>
        </div>

        </div>
        
    </div>
<p class="p1"><span class="s1"><b><span class="Apple-converted-space">Le </span>lieutenant </b>de marine canadien William Lore était à bord d’un bâtiment de la flotte britannique lorsqu’elle entra dans le port de Victoria, Hong Kong, en aout 1945. En reconnaissance des sacrifices de Canadiens à la bataille de Hong Kong, Lore fut mis à la tête du groupe qui libéra les prisonniers du camp de Sham Shui.<span class="Apple-converted-space"> </span></span></p>
<p class="p2"><span class="s1">En septembre, il vit le vice-amiral Ruitaro Fujita signer l’acte de reddition. Il vit aussi Fujita céder son sabre au contre-amiral britannique Cecil Harcourt.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Pour l’officier japonais, céder son sabre militaire était une humiliation nationale et personnelle. Un sabre militaire, au Japon, ce n’était pas seulement une arme : il avait une signification spirituelle; c’était un lien avec des traditions remontant à plusieurs siècles.</span></p>
<div class="caption_img">
        <a href="https://legionmagazine.com/en/wp-content/uploads/2021/11/1Lore-William-relaxing-onship.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-73054 size-full" src="https://legionmagazine.com/en/wp-content/uploads/2021/11/1Lore-William-relaxing-onship.jpg" alt="" width="800" height="834" /></a>
        <div class="caption">
            <span>Le lieutenant William Lore observe la cérémonie de reddition à Hong Kong. </span>
            
        <div class="credit">
            <span>Chinese Canadian Military Museum</span>
        </div>

        </div>
        
    </div>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Au Japon</b>, la fabrication de sabres de qualité est un art millénaire. La première lame courbe, évolution d’un procédé transmis d’une génération à l’autre, fut produite par un artisan vénéré vers 700 apr. J.-C.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Le forgeage d’une lame affilée et suffisamment solide pour supporter les coups sans s’ébrécher ni se briser pendant le combat est remarquable. Plusieurs barres de fer, certaines dures, d’autres molles, sont chauffées jusqu’à presque 1 400 °C et martelées pour en arriver à une lame longue et fine. La courbe caractéristique s’obtient lorsque le métal chaud est plongé dans l’eau froide. Lorsqu’elle est froide, la lame est polie jusqu’à ce qu’elle brille comme un miroir, afin que les ennemis y voient leur reflet avant de mourir.</span></p>
<p class="p2"><span class="s2">Les samouraïs croyaient que les lames incarnaient les vertus du bushidô, c’est-à-dire les préceptes constituant la morale du guerrier : justice, courage, bienfaisance, respect, honnêteté, honneur et loyauté. Les sabres accompagnaient souvent les samouraîs jusqu’à leur mort.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<div class="caption_img">
        <a href="https://legionmagazine.com/en/wp-content/uploads/2021/11/E1160_HRCropped.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-73051 size-full" src="https://legionmagazine.com/en/wp-content/uploads/2021/11/E1160_HRCropped.jpg" alt="" width="800" height="393" /></a>
        <div class="caption">
            <span>La poignée du sabre de Fujita est recouverte de peau de raie. Le laiton est décoré de fleurs de cerisier. </span>
            
        <div class="credit">
            <span>Musée maritime national/WPN1185</span>
        </div>

        </div>
        
    </div>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Les officiers</b> japonais avaient tous un sabre entre 1939 et 1945. Ces armes étaient aussi en grande partie des symboles, insignes de grade décorés d’un gland au bout de la poignée.</span></p>
<p class="p2">Malgré sa décoration à fleurs de cerisier, son motif d’ancre et ses poignée et fourreau en peau de raie, le sabre de Fujita n’avait rien d’extraordinaire; l’arsenal de la marine japonaise en avait fabriqué pour la guerre. Celui-là avait été fait en 1942.</p>
<p class="p2"><span class="s1">Il y avait toutefois des soldats japonais qui avaient un sabre familial vieux de plusieurs siècles, œuvre d’art crée par un maitre armurier. Nonobstant la signification personnelle ou historique, les militaires japonais durent tous déposer leurs armes, y compris leurs sabres, dont beaucoup furent détruits par la suite.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Après la guerre, c’étaient des butins aux yeux des soldats américains ou australiens. Rares étaient ceux qui savaient qu’ils avaient des articles d’importance artistique ou historique entre les mains. Un grand nombre de sabres précieux rouillèrent dans les greniers et dans les caves aux États-Unis et en Australie.</span></p>
<div class="caption_img">
        <a href="https://legionmagazine.com/en/wp-content/uploads/2021/11/DH883D.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-73056 size-full" src="https://legionmagazine.com/en/wp-content/uploads/2021/11/DH883D.jpg" alt="" width="800" height="596" /></a>
        <div class="caption">
            <span>Des officiers japonais déposent leur sabres, en Malaisie, en 1945. </span>
            
        <div class="credit">
            <span>Wikimedia</span>
        </div>

        </div>
        
    </div>
<p class="p2"><span class="s1">Une lame fabriquée en 1673 et utilisée par les ancêtres samouraïs d’un certain capitaine Sugita fut remise, à Bornéo, à un capitaine de l’armée de l’air australienne. Bien que l’identité du propriétaire fût connue, la lame ne fut jamais remise à la famille, et elle a été mise en vente récemment. Le prix était de 5 000 $US.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Le sort d’une autre lame, la <i>Honjō Masamune</i>, considérée comme étant le meilleur sabre du Japon, demeure inconnu. Ce sabre, conquis dans un combat en 1561 et transmis de shogun à shogun, fut déclaré trésor national du Japon en 1939. Il fut rendu en 1945 et prétendument remis à un sergent de l’U.S. Foreign Liquidations Commission en 1946, et l’histoire en a perdu la trace.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">La plupart des lames capturées furent détruites, mais certaines furent retournées aux familles qui en étaient propriétaires ou données à des musées. La lame de Fujita fait partie de la collection du National Maritime Museum à Greenwich, Londres.<span class="Apple-converted-space"> </span></span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Un feu incontrôlé détruit la filiale Lytton</title>
		<link>https://legionmagazine.com/fr/2021/11/un-feu-incontrole-detruit-la-filiale-lytton/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sharon Adams]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Nov 2021 15:31:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles principaux]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://legionmagfren.wpengine.com/?p=5917</guid>

					<description><![CDATA[Lytton, C.-B., a été dévastée le 30 juin par un feu incontrôlé.  L’hôpital, le poste d’ambulances et la pharmacie ont été ravagés. La banque, le musée, le café, les deux épiceries ont été entièrement détruits&#8230; et avec eux, la filiale Lytton de la Légion royale canadienne.  « Ce sera tout un défi, nous avait confié Sheila [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="caption_img">
        <a href="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/11/image006-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-5919 size-full" src="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/11/image006-1.jpg" alt="" width="800" height="600" srcset="https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/11/image006-1.jpg 800w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/11/image006-1-300x225.jpg 300w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/11/image006-1-768x576.jpg 768w, https://legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2021/11/image006-1-400x300.jpg 400w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a>
        <div class="caption">
            <span>Le cénotaphe de la filiale Lytton a survécu à la conflagration qui a ravagé le village. </span>
            
        <div class="credit">
            <span>Division de la C.-B.–Yn</span>
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<p class="p1"><b>Lytton, C.-B.</b>,<b> </b>a été dévastée le 30 juin par un feu incontrôlé.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p class="p2"><span class="s1">L’hôpital, le poste d’ambulances et la pharmacie ont été ravagés. La banque, le musée, le café, les deux épiceries ont été entièrement détruits&#8230; et avec eux, la filiale Lytton de la Légion royale canadienne.<span class="Apple-converted-space"> </span></span></p>
<p class="p2">« Ce sera tout un défi, nous <span class="s2">avait confié Sheila Maguire, présidente de la filiale, en aout dernier. </span>Mais, nous irons de l’avant. »</p>
<p class="p2">Ce ne sera pas facile. Ça sera cher. Et, ça prendra du temps.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p class="p2">Les murs extérieurs de l’édifice se sont écroulés. « Nous ne récupèrerons rien », a expliqué Mme Maguire.</p>
<p class="p2">Fin aout, elle faisait un dossier pour les assurances, et elle était trop occupée pour envisager l’avenir. Elle espère toutefois que la filiale acquerra un nouvel édifice, lieu de réunion pour les quelque 250 résidents de la ville et environ 2 500 personnes qui habitent dans la vallée.</p>
<p class="p2">« C’était un lieu achalandé dans les années fastes », souligne-t-elle.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p class="p2">Il y a dix ans, la filiale était dans le sous-sol d’un bâtiment qui avait accueilli une salle de cinéma, puis un magasin d’alcools. La filiale avait des dettes et son avenir était incertain, mais quelques membres déterminés ont payé les factures de service public, lui ont prêté des fonds pour approvisionner le bar, et se sont portés volontaires pour en assurer la continuité. La filiale a organisé des diners-partage qui ont lentement renfloué les comptes, suffisamment pour entreprendre 65 000 $ de travaux de rénovation.</p>
<div class="caption_img">
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        <div class="caption">
            <span>Le bâtiment de la filiale est l’un de ceux qui ont été entièrement détruits. </span>
            
        <div class="credit">
            <span>Division de la C.-B.–Yn</span>
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<p class="p2">La filiale a pris en main le rez-de-chaussée lorsque le magasin d’alcools a déménagé. Elle a consacré 85 000 $ à d’autres travaux de rénovation, notamment le remplacement du système de chauffage, du câblage, de la plomberie, de l’isolation, des meubles, de l’équipement de cuisine et des planchers.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p class="p2">Le bâtiment devait être le cœur de la collectivité, un lieu pour les mariages, les réunions, les fêtes et ces moments de convialité quotidiens.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p class="p2"><span class="s2">Il a été détruit dans l’incendie quelques jours seulement avant la réouverture.<span class="Apple-converted-space"> </span></span></p>
<p class="p2">Le financement de la reconstruction n’est qu’une partie du défi, explique Mme Maguire, qui a été <span class="s2">élue présidente en 2016, au début du deuxième stade des rénovations. Il n’est jamais facile d’entreprendre des projets de construction dans les petites villes éloignées des grands centres urbains et, de fait, des magasins de matériel de chantier.</span></p>
<p class="p2">« Nous n’avons pas beaucoup de constructeurs, de travailleurs, de plombiers et d’électriciens à notre disposition. Et ils ont aussi peut-être subi des dégâts dans l’incendie. »</p>
<p class="p2">Faire venir du matériel et de la main-d’œuvre dans cette petite ville située sur la Transcanadienne à 160 kilomètres au sud-ouest de Kamloops sera tout un défi. Kamloops, le centre urbain le plus près, est en plein essor, ce qui entraine une pénurie d’ouvriers qualifiés dans la région.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p class="p2">Plusieurs collectes de fonds ont été organisées en Colombie-Britannique pour aider la filiale. Les filiales qui souhaitent faire des dons peuvent les envoyer à la Direction de la C.-B.—Yn, à l’attention de la filiale Lytton n° 162. Les fonds seront placés en fidéicommis jusqu’à ce que la filiale puisse s’en servir.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
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