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	<title>Kelly-Anne Campbell &#8211; La revue Légion</title>
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		<title>Dieppe: Retour à la plage rouge</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kelly-Anne Campbell]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Nov 2006 03:08:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles principaux]]></category>
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					<description><![CDATA[Le son des cornemuses planant au-dessus de la plage caillouteuse, les réservistes de l&#8217;Essex and Kent Scottish Regiment, dans tous leurs atours, commencent à défiler au bord de l&#8217;eau, retraçant le chemin des ancêtres régimentaires qui se sont lancé à l&#8217;attaque calamiteuse de Dieppe il y a 64 ans. D&#8217;abord, le cornemuseur-major, ensuite l&#8217;orchestre et, [&#8230;]]]></description>
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<p>Le son des cornemuses planant au-dessus de la plage caillouteuse,                   les réservistes de l&#8217;Essex and Kent Scottish Regiment, dans                   tous leurs atours, commencent à défiler au bord de l&#8217;eau, retraçant                   le chemin des ancêtres régimentaires qui se sont lancé à l&#8217;attaque                   calamiteuse de Dieppe il y a 64 ans. D&#8217;abord, le cornemuseur-major,                   ensuite l&#8217;orchestre et, finalement, les troupes en kilt, arrivent                   en haut de la place à pic, apparaissant lentement aux yeux                   de la foule assemblée dans l&#8217;esplanade.</p>
<p>Les soldats continuent à travers cette zone qui autrefois était                   si meurtrière, du nom de code de Plage rouge, et viennent se                   mettre au garde-à-vous à quelques mètres à peine d&#8217;un nouveau                   monument qui va être dédié aux hommes de leur régiment. Quelques                   instants après, un Spitfire semble émerger de la Manche, à quelques                   mètres à peine, dirait-on, derrière les troupes; il s&#8217;élance                   vers le ciel au-dessus de la foule et puis se dirige vers l&#8217;intérieur                   des terres, au-dessus de la ville portuaire de France. À ce                   moment-là, on dirait que la Plage rouge a été récupérée, et                   le sentiment de tragédie et de perte qu&#8217;on associe si souvent                   aux plages de Dieppe est éclipsé par l&#8217;admiration et la fierté du                   courage et du dévouement envers le devoir que les hommes de                   l&#8217;Essex Scottish ont démontré le 19 août 1942.</p>
<p>Le 19 août 2006, cette récupération symbolique d&#8217;un bout de                   plage à Dieppe est le début d&#8217;une cérémonie émouvante, par                   moments purgatrice, pour dévoiler et dédier un monument commémorant                   les sacrifices faits par les membres de l&#8217;Essex Scottish durant                   la Seconde Guerre mondiale. Le régiment, qui a été formé dans                   la région de Windsor, dans le Sud ontarien, est une des premières                   unités canadiennes qui ont été envoyées au combat car elle                   a participé au raid malheureux. Ce jour-là, en 1942, le régiment                   a été annihilé. Sur les 553 officiers et membres des autres                   rangs de l&#8217;unité qui ont participé au raid, seuls trois officiers                   et 49 soldats sont retournés en Angleterre.</p>
<p>Sur les 4 963 Canadiens qui ont pris part au raid, 913 ont                   perdu la vie et 1 946 ont été faits prisonniers. En plus de                   l&#8217;Essex Scottish, la participation canadienne comprenait le                   Calgary Regt., les Cameron Highlanders of Canada, les Fusiliers                   Mont-Royal, la Royal Hamilton Light Infantry, le Royal Regt.                   of Canada, le South Saskatchewan Regt., le Royal Highland Regt.                   of Canada et le Toronto Scottish Regt.</p>
<p>Bien que l&#8217;Essex Scottish Regt. ait été reconstitué rapidement                   et qu&#8217;il ait participé aux combats acharnés en Europe du Nord-Ouest                   en 1944 et 1945, le raid est toujours un des événements les                   plus significatifs de la vie du régiment, et il continue d&#8217;affecter                   les gens des collectivités qui entourent Windsor aujourd&#8217;hui.</p>
<p>Il est donc approprié que le nouveau monument de l&#8217;Essex Scottish                   soit situé sur la Plage rouge et que la plus grande partie                   des fonds utilisés pour sa construction proviennent des comtés                   d&#8217;Essex et Kent. Le projet du Mémorial de Dieppe, comme on                   l&#8217;appelle, était un travail fait avec amour pour ces collectivités                   et il a vite été développé en un plan ambitieux qui a abouti à bien                   plus que de simples construction, installation et dédicace                   d&#8217;un nouveau monument.</p>
<p>Avec le concours d&#8217;Anciens combattants Canada, le ministère                   de la Défense nationale et la ville de Dieppe, les citoyens                   et entreprises locales de Windsor et des collectivités avoisinantes                   ont ramassé suffisamment de fonds pour permettre à plusieurs                   anciens combattants de se rendre à Dieppe à l&#8217;occasion du dévoilement                   et pour faire un voyage de 12 jours qui servait à retracer                   les moments clés de l&#8217;histoire du régiment.</p>
<p>Au fur et à mesure que le projet grandissait, le nombre de                   Windsorois qui se sentaient forcés de s&#8217;engager à ce qu&#8217;on                   devrait appeler de façon plus appropriée un pèlerinage grandissait                   aussi. Quand le groupe, dépassant les 100 personnes, a quitté Windsor,                   le 9 août, il était formé d&#8217;anciens combattants ainsi que de                   veuves, de frères, de soeurs, d&#8217;enfants, de petits-enfants et                   d&#8217;amis d&#8217;anciens combattants, et il y avait aussi un contingent                   de membres actifs de l&#8217;Essex and Kent Scottish. Le voyage,                   dirigé par Julian Whippy et Clive Harris de Battle Honours                   Limited, culminait dans une étape de deux jours à Dieppe qui                   comprenait une visite au champ de bataille, une cérémonie en                   soirée au cimetière militaire canadien de Dieppe, où la majorité des                   Canadiens tués durant le raid sont ensevelis, et la cérémonie                   de dévoilement du monument.</p>
<p>Le projet du Mémorial de Dieppe était essentiellement la tentative                   d&#8217;une collectivité d&#8217;apprendre à accepter les pertes dont elle                   a souffert à Dieppe durant la guerre. Chaque membre du groupe                   est relié émotionnellement au régiment et à Dieppe. Bien que                   dévastatrices, leurs histoires expliquent pourquoi le pèlerinage                   et le monument sont aussi importants aux gens des comtés d&#8217;Essex                   et Kent. De plus, ces histoires sont typiques des sacrifices                   faits par toutes les collectivités canadiennes durant la Seconde                   Guerre mondiale.</p>
<p>Quand on marche le long de la côte en un beau jour ensoleillé,                   il est difficile de s&#8217;imaginer Dieppe il y a 64 ans. Pourtant,                   lors de la visite du champ de bataille, on essaie de voir la                   Plage rouge comme l&#8217;ont vue les membres de l&#8217;Essex Scottish                   quand ils ont atterri. Au bord de l&#8217;eau, en regardant en haut                   vers la ville, du point de vue d&#8217;un soldat attaquant, les belles                   falaises et plages deviennent soudainement sinistres. Même                   les particuliers les moins militaires qui soient s&#8217;aperçoivent                   que, du point de vue de la topographie, ce n&#8217;est pas un endroit                   qui favorise l&#8217;attaquant. En 1942, les Allemands étaient extrêmement                   bien préparés à concentrer fortement leur feu sur toute force                   qui se risquerait à envahir. Gardant ça à l&#8217;esprit, on essaie                   de s&#8217;imaginer comment cela aurait pu être et comment quelqu&#8217;un                   aurait pu trouver le courage de sauter d&#8217;un engin de débarquement                   pour courir sur les pierres glissantes pendant que le feu des                   mitrailleuses, des mortiers et de l&#8217;artillerie explosait tout                   autour de soi. Pour ceux qui n&#8217;y étaient pas, c&#8217;est presque                   impossible de le comprendre; pour les hommes qui y étaient,                   il est clair que c&#8217;est impossible de l&#8217;oublier.</p>
<p>James McArthur avait 19 ans quand il a prit part au raid.                   Il se souvient qu&#8217;ils avaient été &#8220;bien entraînés et qu&#8217;ils étaient                   sûrs de la victoire&#8221;, alors au début il n&#8217;y avait guère de                   peur. D&#8217;une façon semblable, Maurice Snook, qui était alors                   sergent-major, se souvient qu&#8217;il n&#8217;était pas particulièrement                   effrayé en s&#8217;approchant de Dieppe parce que &#8220;nous avions un                   travail à faire&#8221;. Il se souvient que le feu traceur en l&#8217;air était                   vraiment beau à voir, et il ajoute en souriant &#8220;nous avons                   vite appris à garder la tête basse&#8221;. Snook dit que ce n&#8217;est                   qu&#8217;après avoir atterri qu&#8217;il a commencé à ressentir la peur. &#8220;Nous                   ne pouvions rien faire avec ce qu&#8217;on avait. Il fallait courir                   jusqu&#8217;au mur.&#8221;</p>
<p>La reddition a eu lieu à 13 h, après des heures passées derrière                   la digue. Snook se souvient que sur les 120 hommes de sa compagnie,                   il y a eu 28 morts et 38 blessés. Pour Snook, voir huit de                   ses hommes atteints presque directement par un obus alors qu&#8217;ils                   essayaient de s&#8217;abriter dans un cratère sur la plage est un                   souvenir des plus traumatisants.</p>
<p>Pour ceux qui ont fait l&#8217;expérience du raid, il y avait nombre                   de raisons d&#8217;y retourner. Harold Scharfe est retourné pour                   se souvenir &#8220;de ceux qui ne sont jamais repartis [&#8230;] des                   gens avec qui je suis allé à l&#8217;école&#8221;. En particulier, il est                   retourné se souvenir de son ami d&#8217;enfance Leo Trombley qui                   a atterri sur la plage avec lui ce jour-là, mais qui n&#8217;est                   jamais retourné chez lui. Scharfe dit qu&#8217;il pense au raid tous                   les jours et, à cause de ça, il croit que &#8220;chaque jour est                   une gracieuseté&#8221;. C&#8217;est la huitième fois qu&#8217;Ian MacDonald,                   qui avait 19 ans lors du raid, revient à Dieppe. &#8220;Je suis heureux                   de revenir&#8221;, dit-il, remarquant que c&#8217;est important d&#8217;aller                   voir ses vieux amis. Ben Brinkworth, un Américain qui s&#8217;est                   engagé dans l&#8217;Essex Scottish deux jours après que le Canada                   ait déclaré la guerre, y retourne pour la quatrième et dernière                   fois, dans un effort, dit-il, d&#8217;arriver à une conclusion sur                   le moment déterminant de sa vie.</p>
<p>Pour McArthur, ce pèlerinage est la première fois depuis le                   raid qu&#8217;il revient à Dieppe. Il dit que revenir à cet endroit                   est très traumatisant, et bien qu&#8217;il ait eu de la difficulté à laisser                   la femme qui est son épouse depuis 60 ans pour une longue durée,                   il s&#8217;est toujours demandé ce qui était arrivé à ses amis. &#8220;C&#8217;est                   très important pour moi de savoir qu&#8217;ils sont en paix.&#8221;</p>
<p>Le raid a aussi été traumatisant pour les amis et la famille                   des hommes qui sont restés derrière. Joan Tanner de Surrey                   (Angleterre) est venue honorer son premier mari, Lorne Alden                   Lauzon de Windsor. Lauzon, un brancardier de l&#8217;Essex Scottish,                   a été tué sur la plage durant le raid. Vu les circonstances                   de sa mort, les restes de Lauzon n&#8217;ont pas été recouvrés, alors                   il n&#8217;a pas été enterré au cimetière militaire canadien de Dieppe                   avec les autres hommes de son régiment. À la place, son nom                   est gravé dans un monument au cimetière militaire de Brookwood                   en Angleterre. Tanner était particulièrement heureuse de découvrir                   que Lauzon est commémoré dans une exposition au musée de Dieppe                   où sont inscrits les noms de ceux qui ont été tués. C&#8217;est important                   pour elle qu&#8217;il soit commémoré ici, et elle dit que durant                   ce voyage, tout comme lors de sa visite passée à Dieppe, elle                   a ressenti que &#8220;ceci est pour toi Lorne&#8221;.</p>
<p>Le frère de Liliane Parker, James William Scott, a aussi servi                   dans l&#8217;Essex Scottish. Il a été blessé à Dieppe et a été emprisonné jusqu&#8217;en                   janvier 1945. Après la guerre, Scott est resté extrêmement                   fier de son régiment et, jusqu&#8217;à son décès, peu de temps avant                   le voyage, il a fait partie du comité qui a organisé le projet                   du monument. L&#8217;uniforme de Scott a été donné au Centre de la                   plage Juno, en Normandie, et Parker, qui est venue à sa place,                   dit qu&#8217;elle a été très émue quand elle l&#8217;a vu. &#8220;Quand j&#8217;ai                   vu l&#8217;uniforme exposé, j&#8217;ai vu mon petit frère comme il était                   quand il était jeune.&#8221; Elle est heureuse que le monument et                   l&#8217;uniforme servent de dernier hommage à son frère et au régiment                   qu&#8217;il aimait.</p>
<p>Les plages de Dieppe sont fascinantes aussi pour les descendants                   des anciens combattants. Shirley Taylor est venue à Dieppe                   parce qu&#8217;elle désirait &#8220;ressentir&#8221; ce que son père, James Taylor                   a vécu. En ce jour-là, dit-elle, son père était sans-filiste.                   Quand il a quitté l&#8217;engin de débarquement, c&#8217;est l&#8217;autre homme,                   un sans-filiste aussi, qui portait la radio. Il a été tué et                   la radio endommagée. Son père est allé s&#8217;abriter en sécurité relative                   derrière la digue, et il ne s&#8217;est jamais senti aussi impuissant                   que lorsqu&#8217;il a vu la vague suivante d&#8217;engins arriver et qu&#8217;il                   ne pouvait pas leur dire de ne pas venir.</p>
<p>Philippe Gratton, un simple soldat de 18 ans de l&#8217;Essex and                   Kent Scottish qui va entrer dans le Programme de formation                   des officiers des forces régulières en automne, est honoré d&#8217;accompagner                   son grand-père James McArthur. Gratton dit qu&#8217;il n&#8217;a pas vraiment                   compris ce que son grand-père a enduré avant d&#8217;aller à la Plage                   rouge. McArthur, quant à lui, dit qu&#8217;il n&#8217;aurait pas pu venir                   sans son petit-fils, dont il est si fier.</p>
<p>En 1992, le régiment a installé un monument en l&#8217;honneur de                   l&#8217;Essex Scottish sur la digue. En 2002, toutefois, le temps                   et l&#8217;embrun avaient exercé leurs ravages. Le lieutenant-colonel                   Phil Berthiaume et le colonel honoraire W.R. Martin décidèrent                   qu&#8217;il faudrait un nouveau monument qui durerait plus longtemps.                   Le plus grand nombre des organisateurs pensaient que la vieille                   plaque devrait être déplacée au cimetière militaire local avoisinant                   où nombre de membres de l&#8217;Essex Scottish ont été enterrés.                   La plaque n&#8217;a pas pu être installée à l&#8217;intérieur du cimetière à cause                   des règlements de la Commission des sépultures de guerre du                   Commonwealth, mais avec l&#8217;aide de la ville de Dieppe elle a été placée                   tout juste à l&#8217;extérieur des portes du cimetière. Le 18 août                   2006, les membres du pèlerinage de Dieppe s&#8217;assemblent pour                   la bénédiction, par l&#8217;aumônier régimentaire Kim Gilliland,                   de la plaque qui a essentiellement été le catalyseur du projet                   de commémoration.</p>
<p>La visite au cimetière permet aussi aux participants d&#8217;aller                   voir les endroits où gisent les nombreux proches qui ne sont                   pas retournés chez eux. Alors que les anciens champs de bataille                   offrent un aperçu des horreurs de la guerre, les cimetières                   illustrent clairement le prix terrible que le Canada a payé pour                   la victoire. Le nombre de pierres tombales est bouleversant                   et les épitaphes sont des rappels des gens qui sont morts.                   Les inscriptions évoquent des images de mères et de pères qui                   se lamentent d&#8217;avoir perdu un fils, de soeurs et de frères à qui                   manque un cher frère, d&#8217;épouses qui pleurent leur mari, et                   d&#8217;enfants qui grandissent sans leur père.</p>
<p>Pour les familles laissées derrière, le fait que l&#8217;être cher                   est enterré parmi les amis avec qui il a servi est un petit                   réconfort. Bien que le premier époux de Liliane Parker n&#8217;ait                   pas participé au raid, la visite au cimetière lui permet de                   lui rendre hommage. Le lieutenant d&#8217;aviation Joseph Ovila Peltier                   de Windsor a été tué le 31 juillet 1944. Ses restes ont d&#8217;abord été ensevelis                   dans un cimetière américain. Toutefois, en 1946, Parker a appris                   la nouvelle qu&#8217;ils avaient été apportés au cimetière militaire                   canadien de Dieppe. Parker dit que cela lui a fait grandement                   plaisir parce que cela signifiait que Peltier gisait auprès                   des &#8220;gars de chez nous&#8221;, tous les amis qu&#8217;il avait et avec                   qui il avait fait ses classes.</p>
<p>Pour le cadet de 17 ans Mike Leblanc, qui a été choisi spécialement                   pour participer au voyage, les cimetières sont bouleversants.                   En voyant le cimetière de la Commission des sépultures de guerre                   du Commonwealth à Ypres, il dit &#8220;j&#8217;en suis resté muet&#8221;. Néanmoins,                   Leblanc pense qu&#8217;il doit aux hommes de les visiter et de raconter                   ce qu&#8217;il a vu. Vu que les hommes qui en ont été témoins nous                   quittent, il pense que c&#8217;est à lui de d&#8217;assurer cette succession                   pour s&#8217;assurer qu&#8217;on continue de s&#8217;en souvenir.</p>
<p>La plupart, toutefois, étaient trop accablés pour pouvoir                   parler de leur expérience dans les cimetières, surtout les                   anciens combattants. Néanmoins, leurs actes exprimaient clairement                   leurs émotions : des larmes, une marche vive jusqu&#8217;à la tombe                   d&#8217;un ami particulier ou une main placée sur une pierre tombale                   avec amour. Dans une scène particulièrement poignante, un ancien                   combattant passe quelques minutes accroupi devant la tombe                   d&#8217;un ami. Et bien que, vu son âge, cette position est plutôt                   difficile pour lui, il prend le temps de réarranger et replacer                   un drapeau régimentaire jusqu&#8217;à ce qu&#8217;il soit satisfait qu&#8217;il                   est juste comme il faut.</p>
<p>Au cimetière, on est accablé par des sentiments de tristesse                   et de perte. Quand la foule s&#8217;assemble sur la Plage rouge pour                   la cérémonie du dévoilement du monument, toutefois, l&#8217;humeur                   est sombre. Néanmoins, il y a aussi un sentiment sous-jacent                   de fierté et d&#8217;accomplissement. Les membres du voyage ont persévéré tout                   au long d&#8217;un pèlerinage énormément émotionnel. Il semble y                   avoir une meilleure compréhension et peut-être une nouvelle                   fierté, des hommes de l&#8217;Essex Scottish et de ce qu&#8217;ils ont                   accompli à la Seconde Guerre mondiale. Il semble aussi y avoir                   une grande fierté dans le fait que le projet du monument a                   réussi à créer un hommage durable au régiment. En fait, ce                   sentiment d&#8217;accomplissement semble grandir au fur et à mesure                   que l&#8217;Essex and Kent Scottish fait sa marche symbolique sur                   la plage. C&#8217;est une image qui restera gravée dans bien des                   mémoires.</p>
<p>En tout, plus de 200 personnes participent à la cérémonie,                   mais l&#8217;invitée la plus honorée est indubitablement l&#8217;infirmière                   Agnès Marie Valois qui, après le raid, a soigné les soldats                   canadiens blessés. Son arrivée est une occasion de joie qui                   fait couler les larmes sur les joues d&#8217;au moins un ancien combattant.                   Nombre des vétérans de Dieppe avaient dit énormément de bien                   d&#8217;elle durant le voyage, et son arrivée est l&#8217;occasion d&#8217;une                   joyeuse réunion.</p>
<p>Le monument lui-même a été conçu par Rory O&#8217;Connor, une jeune étudiante                   en arts de Windsor. Les gens du voyage adorent simplement cette                   jeune femme et ils n&#8217;a raient pas pu être plus fiers de sa                   création. Les caractéristiques principales du monument, qui                   a été confectionné à Windsor, comprennent l&#8217;emblème régimentaire,                   la date du 19 août 1942 et le nom de code Plage rouge. La caractéristique                   qui sera peut-être la plus durable, c&#8217;est que tous les 19 août à 13                   h, la lumière solaire va passer à travers une ouverture en                   forme de feuille d&#8217;érable et éclairer une autre feuille d&#8217;érable                   marquetée au sol. Cela marquera le moment exact de la reddition                   et de la fin du raid.</p>
<p>Pour une famille, la cérémonie elle-même apportait une conclusion.                   Donald et Harold Knight sont des frères qui ont débarqué à Dieppe.                   D&#8217;après Bryon et Bruce Knight, leur père Donald a été blessé durant                   le raid. Harold avait atteint un engin de débarquement et aurait                   pu retourner en Angleterre, mais à la place il est retourné auprès                   de son frère. Les deux ont été faits prisonniers et ont survécu à la                   guerre. Bien que leurs père et oncle soient morts depuis, Bryon                   et Bruce Knight et leur soeur Debbie Tetzlaff sont venus à Dieppe                   pour eux. Bryon, un sergent cornemuseur, et Bruce, un batteur                   de la Sun Parlour Pipe Band ont le privilège de mener les troupes                   lors de leur défilé sur la plage. Après la cérémonie, les frères,                   portant les insignes de casquette de leurs père et oncle, restent                   un moment tout seuls sur la plage pour jouer une chanson en                   leur honneur. D&#8217;après Bryon Knight, le voyage lui a apporté une &#8220;conclusion&#8221;.                   Il nous explique que son père disait toujours qu&#8217;il s&#8217;est battu à Dieppe                   pour que ses fils ne soient jamais obligés de le faire.</p>
<p>Farley Mowat a expliqué une fois qu&#8217;un régiment vit et respire                   grâce au sang et au souffle des hommes qui en font partie.                   Le projet du mémorial de Dieppe, toutefois, illustre qu&#8217;un                   régiment vit et respire aussi grâce au sang et au souffle des                   collectivités qui donnent leurs hommes et maintenant leurs                   femmes, à ce régiment. Pour les particuliers, le voyage est                   une occasion de se souvenir, de commémorer et peut-être d&#8217;obtenir                   une conclusion en ce qui concerne les tragédies personnelles.                   Pour la collectivité, toutefois, le projet représente les efforts                   d&#8217;une collectivité d&#8217;accepter les pertes qu&#8217;elle a souffertes                   un jour tragique de la Seconde Guerre mondiale.</p>
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