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	<title>John MacFarlane &#8211; La revue Légion</title>
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		<title>L&#8217;art d&#8217;émouvoir : le Programme d&#8217;arts des Forces canadiennes, 2001-2006</title>
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		<dc:creator><![CDATA[John MacFarlane]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 May 2006 03:24:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles principaux]]></category>
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					<description><![CDATA[&#8220;La mission de l&#8217;art n&#8217;est pas de copier la nature, mais de l&#8217;exprimer. &#8211;Honoré de Balzac le Chef-d&#8217;oeuvre inconnu, p. 394. Le ministère de la Défense nationale a créé le Programme d&#8217;arts des Forces canadiennes (PAFC) il y a cinq ans. La représentation artistique du travail des Forces canadiennes, au pays comme à l&#8217;étranger, ajoute [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h1></h1>
<p>&#8220;La mission de l&#8217;art n&#8217;est pas de copier la nature, mais de                   l&#8217;exprimer.<br />
<em>&#8211;Honoré de Balzac le Chef-d&#8217;oeuvre inconnu,</em> p.                 394.</p>
<p>Le ministère de la Défense nationale a créé le Programme d&#8217;arts                   des Forces canadiennes (PAFC) il y a cinq ans. La représentation                   artistique du travail des Forces canadiennes, au pays comme à l&#8217;étranger,                   ajoute un élément important à la compréhension de ce travail.                   Les anciens combattants remarquent souvent qu&#8217;il leur est difficile                   de trouver les mots pour exprimer ce qu&#8217;ils ont vécu. On peut                   se servir de photographies pour reconstituer le passé mais                   c&#8217;est l&#8217;art qui permet d&#8217;exprimer les émotions qui sont difficiles à saisir                   avec un appareil de photo; les artistes fournissent donc un                   complément intéressant aux autres moyens cherchant à immortaliser                   la vie militaire. Nous présentons ici un court sommaire des                   premiers cinq ans du programme.</p>
<p>Dans le cadre d&#8217;un projet pilote du PAFC, trois artistes ont été sélectionnés à l&#8217;été 2002                   pour accompagner les Forces canadiennes sur les lieux de l&#8217;opération                   Apollo, en Asie du Sud-Ouest. Ensuite, entre 2003 et 2005,                   21 artistes ont été choisis lors d&#8217;une première compétition                   et ils viennent juste de terminer leur expérience. En décembre                   2005, cinq nouveaux artistes furent choisis pour commencer                   leurs travaux pendant la période 2006-2007. Mais avant de parler                   de ces artistes du PAFC, il serait utile de faire un survol                   rapide des autres programmes d&#8217;art militaire canadiens du 20e                   siècle.</p>
<p>Le premier programme d&#8217;art militaire canadien a été officiellement                   créé en 1916. Une centaine d&#8217;artistes travaillant pour le Canadian                   War Memorials Fund ont exécuté plus de 800 tableaux, sculptures                   et oeuvres imprimées. Sous la direction de Max Aitken, l&#8217;âme                   du programme, les artistes, selon les historiens Dean Oliver                   et Laura Brandon, &#8220;illustrent, perpétuent et éclairent les                   principaux événements de la Première Guerre mondiale telle                   que les Canadiens l&#8217;ont vécue, mais ils marquent également                   une étape importante dans l&#8217;évolution de l&#8217;art canadien&#8221;. Les                   membres du Groupe des Sept ont été durement frappés par leur                   expérience, dont Fred Varley, A.Y. Jackson, Arthur Lismer et                   Frank Johnston. Selon Varley, &#8220;vous, au Canada [&#8230;] vous ne                   pouvez pas du tout imaginer ce qu&#8217;est la guerre.&#8221; L&#8217;idée qu&#8217;il                   faut faire l&#8217;expérience de la vie militaire afin de la comprendre                   revient souvent dans les récits des artistes de guerre.</p>
<p>Pendant la Seconde Guerre mondiale, 31 peintres officiels,                   dont la plupart portaient déjà l&#8217;uniforme, ont été engagés                   dans le cadre du programme d&#8217;art militaire pour servir aux                   côtés des soldats, marins et aviateurs canadiens. C&#8217;était une                   autre guerre et ce programme a produit des oeuvres différentes                   au lieu de mettre l&#8217;accent sur la tragédie et la destruction,                   la plupart des cinq mille images (plus petites) montrant les événements,                   les machines et les différents acteurs dans toutes les situations.                   Toutefois, comme cela avait été le cas pour les organisateurs                   du programme précédent, les responsables du programme pendant                   la Seconde Guerre mondiale (Vincent Massey, le Colonel A.F.                   Duguid, le major C.P. Stacey et le directeur H.O. McCurry du                   Musée des beaux-arts du Canada) insistaient pour que les artistes                   soient là, avec leurs sujets. Cette politique fut appuyée par                   des artistes comme Alex Colville, qui a décrit ce qu&#8217;il a ressenti à Bergen-Belsen                   peu de temps après la libération de ce camp : &#8220;Ce fut une expérience                   profondément émouvante.&#8221; Et Charles Comfort, ayant passé un                   an avec l&#8217;armée canadienne en Italie, a noté qu&#8217;il lui était                   impossible de ne pas être touché par les événements qu&#8217;il a                   vus.</p>
<p>Entre 1968 et 1995 il y avait le Programme d&#8217;aide des Forces                   canadiennes aux artistes civils (CAFCAP) dans le cadre duquel                   une quarantaine d&#8217;artistes ont créé environ 250 oeuvres. La                   plupart d&#8217;entre eux ont travaillé en temps de paix et dépeint                   les activités des forces dans diverses situations, au pays                   et à l&#8217;étranger. L&#8217;annulation du programme a créé un vide,                   lequel a été comblé quelques années plus tard par le PAFC.</p>
<h2>Les premiers artistes du PAFC</h2>
<p>Le 6 juin 2001, le chef d&#8217;état-major de la Défense, le général                   Maurice Baril, a annoncé la création du PAFC qui visait une                   fois de plus à donner à des artistes l&#8217;occasion de dépeindre                   le travail des forces dans le monde entier. La première étape                   consistait à former un comité de sélection pour que les artistes                   du PAFC jouissent du soutien des communautés militaire et artistique.                   Ce comité, présidé par Serge Bernier, Directeur histoire et                   patrimoine, incluait Joe Geurts (directeur du Musée canadien                   de la guerre), Jean-Louis Roux (président du Conseil des Arts                   du Canada), Roch Carrier (directeur de la Bibliothèque nationale                   du Canada), Pierre Théberge (directeur du Musée des beaux-arts                   du Canada), la sénateure Lucie Pépin et l&#8217;artiste Michael Flahault.</p>
<p>L&#8217;été suivant, John Horton était l&#8217;artiste nommé pour accompagner                   la marine en Asie du Sud-Ouest. Né en Angleterre et diplômé des écoles                   d&#8217;art de Poole, Bournemouth et Wimbledon, il a servi dans la                   Royal Navy et dans la réserve navale canadienne. Installé à Vancouver                   depuis 1964, il travaille en design et en architecture et,                   depuis 1970, peint la marine. Il est arrivé au golfe Persique                   en juillet 2002, à bord du NCSM Algonquin, et il s&#8217;est rapidement                   adapté à son milieu. &#8220;J&#8217;ai été dans la marine&#8221;, explique-t-il,                   et même si certains aspects étaient nouveaux, &#8220;je savais à quoi                   m&#8217;attendre en m&#8217;embarquant.&#8221; L&#8217;accueil chaleureux de l&#8217;équipage                   a facilité son intégration : &#8220;Ils ont été si gentils avec moi                   et m&#8217;ont traité comme un des leurs.&#8221; Une de ses premières tâches                   a été de décider quoi peindre afin de démontrer &#8220;ce qu&#8217;on faisait                   et ce qu&#8217;était la vie dans la marine moderne&#8221;. Il a fini par                   estimer que les abordages étaient la clé des opérations et                   il représente fort bien ce thème dans deux tableaux: Arraisonnement à l&#8217;aube                   et &#8216;Go Fast&#8217;&#8211;Interdiction. Selon lui, &#8220;ces deux tableaux à eux                   seuls montrent en quoi consistait l&#8217;opération canadienne dans                   le golfe Persique&#8221;. (Pour voir ces tableaux et les tableaux                   des autres artistes, consulter le site web du PAFC à www.forces.gc.                   ca/dhh.) Tout en choisissant ses thèmes et en faisant des croquis,                   M. Horton prenait des photographies pour les détails mais cela                   s&#8217;est avéré difficile avec l&#8217;humidité.</p>
<p>Allan Mackay, né à Charlottetown (Î.-P.-É.), l&#8217;artiste nommé pour                   l&#8217;armée, a un diplôme du Nova Scotia College of Art. Il a fait                   carrière dans les arts visuels en tant que directeur-conservateur,                   administrateur des affaires culturelles et artiste professionnel.                   Il travaille maintenant comme consultant en conservation pour                   le Musée des beaux-arts de Kitchener-Waterloo. Son arrivée à l&#8217;aéroport                   de Kandahar a été mémorable : &#8220;C&#8217;était certainement intéressant                   d&#8217;arriver en Afghanistan à bord d&#8217;un Hercules [&#8230;] je plongeai                   dans le milieu où je me trouvais.&#8221; Pendant qu&#8217;il cherchait                   l&#8217;inspiration pour les thèmes de ses travaux il filmait; il                   travaille à partir de photographies et il a filmé environ cinq                   heures de vidéo. De retour au Canada, il a choisi les images                   et commencé à les travailler avec un mélange de fusain, de                   pastels, de pastels à l&#8217;huile et de cire. Son usage de la cire                   est vraiment remarquable et véhicule efficacement son interprétation                   de l&#8217;environnement. &#8220;J&#8217;utilise un pinceau large trempé dans                   un mélange de cire fondue et de vernis de dammar et je répands                   la cire en une couche unie ou presque unie sur le dessin&#8230;. Étant                   donné la poussière et le sable dans cette région, une telle                   technique permet de rendre d&#8217;une certaine manière [&#8230;] l&#8217;apparence                   du paysage et de l&#8217;air.&#8221; Puisqu&#8217;il était sur place, il a vu                   lui-même le sable et la poussière et ces éléments, moins visibles                   sur les photos, sont nettement présents dans ses représentations.</p>
<p>L&#8217;artiste nommé pour accompagner la force aérienne fut Ardell                   Bourgeois. Né en Alberta, il a déménagé plusieurs fois avant                   de s&#8217;établir en Colombie-Britannique où il a étudié au Emily                   Carr College of Art and Design. En mai 2002 il recevait un                   appel téléphonique du gérant du programme, le major André Levesque,                   qui lui offrait de participer au programme et deux mois plus                   tard il était sur les lieux. Il s&#8217;est d&#8217;abord familiarisé avec                   le milieu : &#8220;Il y avait beaucoup de choses à regarder et j&#8217;essayais                   de saisir certaines des activités. J&#8217;ai fini par choisir ce                   qui me frappait le plus, des activités auxquelles je participais                   directement.&#8221; Après avoir choisi ses thèmes, il a pris des                   photographies et fait des esquisses sur lesquelles il travaillerait                   de retour au Canada. Il a peint un tableau sur place, non sans                   mal, une reine sans hangar. &#8220;La chaleur posait un problème,&#8221; explique-t-il. &#8220;L&#8217;élément                   principal que j&#8217;avais vraiment sous-estimé, c&#8217;était à quel                   point elle aurait des effets sur la peinture à l&#8217;huile et la                   lumière&#8230; Il faisait jusqu&#8217;à 48 degrés Celsius [&#8230;] à dix heures                   du matin et la peinture était si liquide qu&#8217;elle n&#8217;adhérait                   pas bien à l&#8217;isorel [&#8230;]. J&#8217;avais un temps limité pour peindre                   parce que je devais attendre que les aéronefs ne soient plus                   sur l&#8217;aire de trafic.&#8221;</p>
<p>Vu les bons résultats du projet pilote, le PAFC a lancé sa                   première compétition ouverte à tous les artistes canadiens.                   Le comité de sélection a retenu 21 candidats qui allaient participer à des                   missions entre mai 2003 et décembre 2005. Afin d&#8217;assurer aux                   artistes l&#8217;accès leur permettant de vraiment comprendre les                   activités militaires, la coopération des membres des Forces                   canadiennes était essentielle. Les artistes ont tous grandement                   apprécié cette coopération. L&#8217;équipage du NCSM Calgary a accueilli                   au nom de la marine à Esquimalt les artistes Douglas Bradford,                   Ho Tam et Maskull Lasserre. À Halifax, l&#8217;équipage du NCSM Toronto                   a accueilli pendant deux semaines les artistes David Collier,                   François Béroud et Andrew Wright en avril 2005.</p>
<p>L&#8217;armée a pour sa part reçu quatre artistes en décembre 2003 à Sherbrooke                   pendant une semaine d&#8217;entraînement en préparation pour une                   mission en Afghanistan. Il s&#8217;agissait de Jacques Hamel, Karole                   Marois, Sylvie Pecota (qui est allée aussi en Haïti), et Edward                   Zuber. De plus, Gertrude Kearns a participé pendant une semaine,                   en août 2004, aux exercices de préparation de type FIBUA (combat                   dans les zones bâties), à la base de Petawawa.</p>
<p>L&#8217;aviation, quant à elle, a accueilli l&#8217;artiste Alex Meyboom à Trenton                   pendant la période très chargée de janvier 2005 lorsque les                   membres du DART partaient aider les victimes du tsunami en                   Asie du Sud-Est. Et en avril 2005, la base de Cold Lake en                   Alberta a reçu la visite de Katherine Taylor et de Mark Richfield                   pendant cinq jours.</p>
<p>Il y a aussi des artistes qui ont choisi les événements commémoratifs                   comme sujet. Ainsi, en juin 2004, à l&#8217;occasion des cérémonies                   du soixantième anniversaire du débarquement, Ian Wall a accompagné des                   groupes d&#8217;anciens combattants en Normandie. Et, en novembre                   2004, Zeqirja Rexhepi et Kevin Goligher ont observé les événements                   de la journée du souvenir, le premier à Ottawa et le deuxième à Kingston.                   Finalement, en mai 2005, Karole Marois s&#8217;est jointe aux anciens                   combattants en Hollande pour les cérémonies du soixantième                   anniversaire du jour de la victoire en Europe.</p>
<h2>Les cinq nouveaux artistes</h2>
<p>Pendant l&#8217;automne 2005, le PAFC a lancé une deuxième compétition,                   ouverte à tous les artistes canadiens, et le comité de sélection                   a retenu cinq candidats qui participeraient à des missions                   entre janvier 2006 et décembre 2007. (Les artistes intéressés à soumettre                   leur candidature sont priés de noter qu&#8217;il y aura une autre                   compétition à l&#8217;automne 2007 et ils sont invités à consulter                   le site web de la Direction histoire et patrimoine du ministère                   de la Défense nationale pour les détails.) Le comité de sélection,                   présidé par l&#8217;historien de l&#8217;art François-Marc Gagnon, comprend                   Laura Brandon, Michel Gaboury, Greg Hill et Zeqirja Rexhepi.</p>
<p>Karen Bailey d&#8217;Ottawa est l&#8217;un des cinq nouveaux artistes.                   Elle a étudié au Reigate School of Art and Design en Angleterre                   et a fait douze expositions solos depuis 1987. Elle est spécialiste                   en science héraldique et en calligraphie. Elle veut essayer                   de démontrer dans ses travaux comment chaque participant contribue                   au bon fonctionnement de chaque mission, souvent en travailleur                   invisible. &#8220;C&#8217;est l&#8217;interaction entre les hommes et les femmes à l&#8217;avant-plan                   et les autres en arrière-scène qui m&#8217;intéresse le plus.&#8221;</p>
<p>Allan Ball, un artiste d&#8217;Edmonton, a étudié en arts visuels à l&#8217;Université de                   l&#8217;Alberta. Il a présenté douze expositions solos depuis 1990                   et il utilise plusieurs médias dans ses travaux. Il se souvient                   des activités militaires de son père qui ont marqué sa jeunesse.                   Il désire étudier de plus près la vie quotidienne des soldats,                   de même par ailleurs que le rôle de la religion.</p>
<p>Catherine Jones, une artiste d&#8217;Halifax, a étudié au Nova Scotia                   College of Art and Design et a fait quinze expositions solos                   depuis 1980, dont &#8220;At the End of the Day&#8221;, une étude de 21                   portraits. Ces portraits, illustrant d&#8217;anciens soldats canadiens,                   britanniques et allemands, sont inspirés du dîner de la réconciliation à Ortona                   en 1998 et fondés sur le thème du pardon. &#8220;Le pardon est l&#8217;une                   des qualités humaines les plus rares&#8221;, explique-t-elle. &#8220;Quel                   beau témoignage de voir ces hommes qui, malgré le fait qu&#8217;ils                   ont été des ennemis mortels, ont pu s&#8217;asseoir pour manger et                   trinquer ensemble.&#8221; Elle a quelques projets qu&#8217;elle aimerait                   réaliser dans le cadre du PAFC et elle considère que &#8220;c&#8217;est                   un privilège et un honneur d&#8217;être choisie&#8221;.</p>
<p>William MacDonnell, un artiste de Calgary, a étudié au Nova                   Scotia College of Art and Design et il a fait vingt-quatre                   expositions solos depuis 1979. Ses tableaux ont représenté plusieurs                   scènes de guerre et les conséquences des guerres dans les villes                   allemandes en 1919 et en 1946, la signature de l&#8217;armistice à la                   fin de la Première Guerre mondiale, les lendemains des opérations                   de maintien de la paix en Croatie et les champs ruinés en Indochine                   après la guerre. À travers ses oeuvres, on voit sa réflexion                   au sujet de la mémoire collective d&#8217;une société et aussi le                   phénomène de l&#8217;oubli.</p>
<p>Scott Waters, de Toronto, a étudié les arts visuels à l&#8217;Université York                   et il a fait huit expositions solos depuis 1998. Ancien soldat                   du PPCLI, il s&#8217;intéresse à la culture militaire et à l&#8217;éthique                   de travail protestante. Sa collection &#8220;The Hero Book&#8221; est peinte                   sur du contreplaqué, &#8220;un matériau très utilisé par le commun                   des mortels&#8221;. Selon lui, le PAFC représente &#8220;un de ces projets                   idéals&#8221; et il espère peindre les soldats en déploiement et                   les patrouilles tout comme les repas au mess.</p>
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<p>Le comité consultatif, toujours présidé par Serge Bernier,                   inclut en 2006 Joe Geurts, Laura Brandon, François-Marc Gagnon,                   Greg Hill, Ian Wilson, Michel Gaboury et Joe Day. Il cherche à faire                   connaître les oeuvres réalisées dans le cadre du PAFC. C&#8217;est                   ainsi qu&#8217;une exposition a été faite à l&#8217;ambassade canadienne à Washington                   entre octobre et décembre 2005 et il y en aura une autre au                   musée Shearwater entre avril et septembre 2006. Le comité cherche                   aussi à améliorer le programme. Pour les cinq nouveaux artistes                   du PAFC et ceux qui suivront leurs traces, les objectifs ressemblent                   beaucoup à ceux des artistes des programmes des deux guerres                   et du CAFCAP, l&#8217;idée étant de constater de visu ce que font                   les forces canadiennes et ensuite de le communiquer, de l&#8217;exprimer                   dans les oeuvres d&#8217;art. Mais la différenciation entre le soldat                   et le civil est moins grande aux guerres modernes qu&#8217;à celles                   d&#8217;autrefois, et assurer l&#8217;accès nécessaire aux artistes n&#8217;est                   pas toujours facile. Suite aux expériences concernant le projet                   pilote de 2002 et le premier groupe de 21 artistes entre 2003                   et 2005, plusieurs ont suggéré qu&#8217;on donne plus de temps et                   de liberté de mouvement aux artistes dans les zones de combat.                   Pour des raisons de sécurité toutefois, c&#8217;est difficile à réaliser.                   Trouver un équilibre entre l&#8217;accès et la sécurité sera un défi                   pour les gens du programme dont l&#8217;objectif est de générer des oeuvres                   artistiques qui sauront refléter les souvenirs des anciens                   combattants et offrir aux générations à venir, avec les témoignages                   photographiques, un portrait complet de ce qu&#8217;était la vie                   dans les forces canadiennes au début du 21e siècle.</p>
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